Sainte-Bazeille

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Sainte-Bazeille
La mairie (août 2011).
La mairie (août 2011).
Blason de Sainte-Bazeille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Marmande
Canton Marmande-1
Intercommunalité Val de Garonne Agglomération
Maire
Mandat
Gilles Lagauzère
2014-2020
Code postal 47180
Code commune 47233
Démographie
Gentilé Bazeillais
Population
municipale
3 143 hab. (2015 en augmentation de 3,25 % par rapport à 2010)
Densité 152 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 52″ nord, 0° 05′ 42″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 87 m
Superficie 20,67 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-saintebazeille.fr

Sainte-Bazeille est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Marmande située au confluent de la Garonne et de la Gupie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Lagupie au nord, Castelnau-sur-Gupie au nord-est, Beaupuy à l'est, Marmande au sud-est, Gaujac au sud, Couthures-sur-Garonne au sud-ouest, Jusix à l'ouest sur moins d'un kilomètre et Saint-Martin-Petit au nord-ouest.

Communes limitrophes de Sainte-Bazeille
Saint-Martin-Petit Lagupie Castelnau-sur-Gupie
Jusix Sainte-Bazeille Beaupuy
Couthures-sur-Garonne Gaujac Marmande

Communications et transports[modifier | modifier le code]

La principale voie de communication routière est la route départementale D 813, anciennement RN 113, reliant Bordeaux à Marseille.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le no 5, dit de Marmande, distant de 13 km par la route vers le sud - sud-est.

La commune abrite une gare SNCF, la gare de Sainte-Bazeille, entre La Réole et Marmande, sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à sainte Basilla, chrétienne de Galice qui fut, d’après la légende, martyrisée sur son sol au IVe siècle[1].

Le nom de la commune est Senta Baselha en gascon.

Les habitants en sont les Bazeillais[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Caumont seigneurs de Sainte-Bazeille[modifier | modifier le code]

Anissant de Caumont est seigneur de Sainte-Bazeille, de Landerron, de Puch, de Monheurt et autres lieux avant 1247. Il appartenait à la famille de Caumont et vivait au temps de Guillaume II de Caumont. Il était le second fils de Nompar Ier de Caumont, seigneur de Lauzun, et de Guillelmine de Boville. Il a épousé Rembours de Périgord, fille d'Archambaud, comte de Périgord, vicomte de Lomagne et d'Auvillars. Il était mort en juin 1281. Son fils Anissant II de Caumont lui a succédé. Bernard de Boville était coseigneur de Sainte-Bazeille en 1251. Anissant II de Caumont est mort avant 1299 car dans un acte sa veuve, Isabelle de Péberac, est coseigneur de Sainte-Bazeille avec Jourdain de L'Isle. Anissant II a eu de son mariage deux fils, l'aîné Alexandre de Caumont est seigneur de Sainte-Bazeille et eut des démêlés avec Jourdain de L'Isle, coseigneur de Sainte-Bazeille. Ce dernier a pris et brûlé le château d'Alexandre de Caumont. Ayant été accusé de 18 chefs devant le roi Charles IV, condamné par le parlement et pendu en 1323. La guerre en la France et l'Angleterre ayant repris en 1336, Sainte-Bazeille est occupée par les Français en 1338[3]. Le roi d'Angleterre reprend le contrôle de Sainte-Bazeille en 1340. Le frère aîné et héritier de Jourdain de L'Isle, Bernard de L'Isle, coseigneur de Sainte-Bazeille, combat du côté français. Édouard III a donné la moitié de Sainte-Bazeille appartenant à Bernard de L'Isle à Bérard d'Albret qui ne l'a pas conservé très longtemps. Les Français ont repris Sainte-Bazeille en octobre 1342 après un siège qui avait commencé avant le 23 août. Alexandre de Caumont a dû négocier la reddition du château de Sainte-Bazeille avec le comte d'Armagnac et Bérard d'Albret est fait prisonnier. Henri de Lancastre, comte de Derby, remporte la bataille d'Auberoche, le 21 octobre 1345. Sainte-Bazeille a alors choisi de reconnaître le roi d'Angleterre comme suzerain qui a remis la ville à Alexandre de Caumont. Ce dernier est fait prisonnier au cours d'une attaque du pont d'Aiguillon par un écuyer de Jean de France, duc de Normandie, en 1346. Alexandre de Caumont s'était marié avec Blanche de La Mothe, fille d'Amanieu de La Mothe, seigneur de Roquetaillade et de Langon. Il a eu de ce mariage trois filles. L'aînée, Hélène de Caumont, s'est mariée le 26 octobre 1357 avec Bérard d'Albret, fils de Mathe, sœur de Jean Ier d'Armagnac, et lui a apporté les seigneuries de Sainte-Bazeille, de Landerron et de Puch avec le consentement de ses autres sœurs. Alexandre de Caumont est mort en octobre 1357[4].

Les d'Albret seigneurs de Sainte-Bazeille[modifier | modifier le code]

Les Albret sont alors seigneurs de Sainte-Bazeille. François d'Albret est le seul fils né du mariage d'Hélène de Caumont et Bérard d'Albret et leur héritier universel. Il a épousé en 1403, du consentement de Charles Ier d'Albret, son cousin, connétable de France, Jeanne de Roucy, nièce de Jean de Roucy, évêque de Laon, fille de Hugues, comte de Roucy, et de Blanche de Coucy. François d'Albret fait son testament le 3 janvier 1427 et fait de son cousin, Charles d'Albret, un des fils de Charles II d'Albret, son héritier.

En 1435 Charles d'Albret donne à Jeanne de Roucy, veuve de François d'Albret, la seigneurie de Buzet. Les troupes françaises envahissent l'Agenais en 1442? Sainte-Bazeille est prise. En février 1452 les Anglais reprennent Sainte-Bazeille et pillent la ville mais ne la gardent pas. En 1456, Charles II d'Albret passa un acte rétablissait une coutume interdisant le démembrement ou l'aliénation du domaine d'Albret et devait être transmis de mâle en mâle par ordre de primogéniture. Ses fils s'engagèrent par serment de le respecter. En 1471, Charles d'Albret se lie à la cause de Charles de France en opposition à son frère, le roi Louis XI avec la Ligue du Bien public, mais il meurt à Bordeaux en 1472. Louis XI ayant fait assiéger la ville de Lectoure, Jean V d'Armagnac doit capituler et accepter de céder ses terres au roi en juin 1472. Avec l'aide de Charles d'Albret, seigneur de Sainte-Bazeille, Jean V d'Armagnac reprend Lectoure par surprise et y fait prisonnier Pierre de Beaujeu, gouverneur de Guyenne. La ville, une nouvelle fois assiégée est prise par les troupes du roi de France. Jean V d'Armagnac est assassiné le 5 mars 1473 ? Charles d'Albret est fait prisonnier. Il est condamné à mort par le parlement de Bordeaux et décapité à Poitiers le 7 avril 1473.

La seigneurie de Sainte-Bazeille est passée à Alain d'Albret en 1473, neveu de Charles d'Albret[5].

Les ducs de Bouillon seigneurs de Sainte-Bazeille[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Sainte-Bazeille possession de la maison d'Albret va alors suivre les péripéties de l'histoire de l'Albret. Le duché d'Albret est cédé le 20 mars 1651 par Louis XIV au duc de Bouillon contre les principautés de Sedan et Raucourt[6]. Il est resté dans cette famille jusqu'à la Révolution.

Après 1789[modifier | modifier le code]

Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune porte le nom révolutionnaire de Chalier[7].

Le 22 juillet 1789 on fait prendre la cocarde à tout le monde et le 30 juillet une grande épouvante saisit les habitants au bruit annonçant des troubles dans certaines paroisses[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Pierre Lapoire PCF Boulanger retraité
mars 2001 mars 2014 Michel Vigneau DVD Pharmacien
mars 2014 en cours Gilles Lagaüzère DVD Viticulteur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Ragogna, région Frioul-Vénétie julienne (Italie) depuis 2010.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2015, la commune comptait 3 143 habitants[Note 1], en augmentation de 3,25 % par rapport à 2010 (Lot-et-Garonne : +0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 332 2 340 2 418 2 656 2 798 2 748 2 800 2 780 2 790
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 814 3 001 2 537 2 552 2 519 2 565 2 526 2 508 2 079
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 998 1 948 1 875 1 633 1 799 1 846 1 831 1 702 1 789
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 824 1 948 2 368 2 626 2 629 2 656 2 769 3 044 3 143
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'actuelle église Notre-Dame, construite à la fin du XIXe siècle en lieu et place d'une chapelle romane (anciennement dédiée à sainte Marie-Madeleine) dont ne fut gardée que la tour faisant office de clocher et qui fut surélevée d'une flèche[1]. L'église présente la particularité d'avoir son portail principal surmonté d'un bandeau portant l'inscription « liberté égalité fraternité » de même qu'une porte latérale dont le tympan porte la même devise[12].
  • L'église Sainte-Bazeille, au cœur du cimetière communal, est l'église primitive de la paroisse et date des VIe et VIIe siècles[13].
  • La salle des fêtes, construite en 1930, a d'abord été un foyer de campagne qui est devenu en 1943 un cinéma, l'Olympia, jusque dans les années 1970 ; elle est remarquable aujourd'hui pour sa façade art déco[14].
  • Une maison à pans de bois est visible au no 36 de la rue Saint-Pey-d'Aaron[15].
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Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Bazeille Blason Écartelé : au premier tiercé en bande d’or, de gueules et d’azur, au deuxième de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d’or, au troisième de gueules plain au quatrième de gueules à la fasce d’argent ; à la fasce ondée d’argent brochant sur la partition ; sur le tout d’azur à la hache d’armes d’argent, à la bordure d’or chargée de neuf tourteaux du champ ; le tout sommé d’un comble de gueules chargé d’un léopard d’or, flanqué en pal d’azur à dextre et à senestre et à senestre, chaque pal chargé d’une fleur de lys aussi d’or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Sports[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Raymond-Louis Alis, Histoire de la ville et de la baronnie de Ste Bazeille (de l'ancien diocèse de Bazas) depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à nos jours, Michel et Médan libraires-éditeurs, Agen, 1892 (lire en ligne)
  • Jacques Dubourg .Sainte Bazeille à travers les siècles Editions Roc de Bourzac 1993.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Vie culturelle et loisirs > Le patrimoine sur le site officiel de la commune, consulté le 25 août 2014.
  2. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 25 août 2014.
  3. C. Chaux, Deux documents sur Sainte-bazeille, p. 340-342, Revue de l'Agenais, année 1903, tome 30 (lire en ligne).
  4. C.H.G.H. 47 : Histoire de Sainte-Bazeille - chapitre III
  5. C.H.G.H. 47 : Histoire de Sainte-Bazeille - chapitre IV
  6. C.H.G.H. 47 : Histoire de Sainte-Bazeille - chapitre VI
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. C.H.G.H. 47 : Histoire de Sainte-Bazeille - chapitre VII
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. « Inscription d'inventaire de l'église Notre-Dame », notice no IA00025940, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Inscription d'inventaire de l'église Sainte-Bazeille », notice no IA00025939, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. La salle des fêtes sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 3 septembre 2014.
  15. « Inscription d'inventaire de la maison à pans de bois », notice no IA00025957, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Site officiel de l'US Bazeille