Sainte-Anne-de-la-Pérade

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Sainte-Anne-de-la-Pérade
Église de Sainte-Anne-de-la-Pérade.
Église de Sainte-Anne-de-la-Pérade.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Mauricie
Subdivision régionale Les Chenaux
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Diane Aubut
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Péradien, ienne
Population 2 126 hab. (2014)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 35′ 00″ N 72° 12′ 00″ O / 46.583338, -72.20000546° 35′ 00″ Nord 72° 12′ 00″ Ouest / 46.583338, -72.200005
Superficie 10 975 ha = 109,75 km2
Divers
Code géographique 37205
Localisation
Localisation de Sainte-Anne-de-la-Pérade dans Les Chenaux
Localisation de Sainte-Anne-de-la-Pérade dans Les Chenaux

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Sainte-Anne-de-la-Pérade

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Sainte-Anne-de-la-Pérade

Sainte-Anne-de-la-Pérade est une municipalité du Québec (Canada) située dans la municipalité régionale de comté des Chenaux et dans la région administrative de la Mauricie, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent[1]. La ville est située près de l'embouchure de la rivière Sainte-Anne, le long du Chemin du Roy qui relie Montréal et Québec. Il s'agit d'un segment historique de la Route 138 et de la rue Sainte-Anne qui longe toute la Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent.

Sainte-Anne-de-la-Pérade s'avère la capitale mondiale de la pêche au poulamon. La saison de pêche au poulamon, dure généralement de la fin décembre à la fin-février. À chaque hiver, des milliers de touristes viennent à Sainte-Anne pour vivre l'expérience de pêcher sur glace. Un village temporaire constitué de cabanes de pêcheurs, est construit sur les eaux glacées de la rivière Sainte-Anne qui traverse la ville[2],[3].

La pièce maîtresse de la municipalité est l'église Sainte-Anne-de-la-Pérade, une église catholique près des rives de la rivière Sainte-Anne, sur le modèle de la basilique Notre-Dame de Montréal[4].

Demographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[5]
Année Population Variation (%)
2011 2 072 en augmentation+4,1 %
2006 1 991 en diminution-7,4 %
2001 en diminution- %
1996 en diminution- %
1991 en diminution %
1986

Logements privés occupés par les résidents permanents (en 2011) : 954 (sur un total de 1019 logements).

Langue maternelle en 2011:

  • Le français comme langue maternelle : 94,1 %
  • L'anglais comme langue maternelle : 1,0 %
  • Maitrisant l'anglais et le français : 400 habitants ou 19,3%.

Note: En 2011, l'âge médian de la population était de 51,1 ans[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de cette localité remonte à la fin de l’année 1666, ou tout début de l’année 1667, avec la concession de la seigneurie de Sainte-Anne (ou de l’île Sainte-Anne) par l’intendant Jean Talon à Michel Gamelin. L'acte de concession est disparu, mais le titre est clairement mentionné dans l’acte de vente du 29 septembre 1670 : «audit vendeur [Michel Gamelin] appartenant par concession qui lui en a été donnée par Messrs Jean Talon». La date de concession n’est pas connue, mais la première concession par Gamelin au titre de seigneur date du 14 février 1667. C'est le début du peuplement permanent, c'est l'année retenue depuis les années 1940 comme année de fondation de la localité[7]. Des festivités marquant les 350 ans auront lieu en 2017. Cette seigneurie mesurait une demie lieue de front sur une lieue de profondeur, et comprenait l’île Saint-Ignace et l’île Sainte-Marguerite.

Le 29 septembre 1670, la seigneurie de Sainte-Anne a été vendue par Michel Gamelin à Edmond de Suève et Thomas de Lanouguère (Lanaudière), devant le notaire Duquet à Québec.

Le 29 octobre 1672, l'intendant Jean Talon concède une superficie supplémentaire à Edmond de Suève et Thomas Tarieu de Lanouguère (ou Lanaudière), de sorte que la seigneurie mesurera dorénavant 1,5 lieues (4,8 km) de front sur la même profondeur d'une lieue (3,2 km). Une augmentation de 3 lieues fut donnée à Marguerite Denis, veuve de Thomas Tarieu, par le Gouverneur Frontenac et l'intendant Champigny, le 4 mars 1697. Les îles en face furent ajoutées à la seigneurie le 6 avril 1697, et confirmées le 30 octobre 1700. Le 8 janvier 1710, l'ordre fut refuté et les îles furent données à Pierre-Thomas Tarieu de la Pérade, fils de Thomas Tarieu qui était marié à Madeleine de Verchères, héroïne canadienne qui, à 14 ans, avait défendu avec bravoure le fort de ses parents contre les Iroquois. Suivant une autre augmentation de territoire en avril 1735 à Pierre-Thomas Tarieu, le nom de Sainte-Anne-de-la-Pérade fut donné en son honneur[8].

La paroisse catholique commence dès 1667 avec l'établissement des premiers colons. Une chapelle est sans doute aménagée dans une des maisons du lieu. Vers 1671 est construite la première église. Le plus vieil acte des registres paroissiaux conservés date de 1679. Il est possible qu'ils aient été ouvert dès 1667[9]. Il faudra attendre l'année 1693 pour que la paroisse puisse subvenir entièrement aux besoins d'un curé qui pourra alors y résider en permanence. L'érection canonique de la paroisse date du 1er octobre 1714.

En 1820, le bureau de poste ouvre. En 1845, la paroisse municipale est établie, et abolie deux ans plus tard lors d'une restructuration des municipalités provinciales, et est rétablie en 1855. En 1912, le village est séparé de la paroisse municipale et fut incorporé comme village municipal de la Pérade[8].

En mai 1989, le village et la paroisse municipale fusionnent pour créer la nouvelle municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Administration[modifier | modifier le code]

Faisant partie à l'origine du comté de Champlain, Sainte-Anne-de-la-Pérade est incorporée à la municipalité régionale de comté de Francheville en 1982. En 2002, elle est incluse dans la municipalité régionale de comté des Chenaux à la suite de la création de la nouvelle ville de Trois-Rivières et la dissolution de la MRC de Francheville[10].

Culture[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les fromages Le Ste-Anne et Le baluchon sont fabriqués par la fromagerie FX Pichet de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Le Ste-Anne, fromage à pâte molle fait de lait de vache biologique a un goût d'olives, de crème et de beurre.

Les boissons du Roy sont également un produit local créé par la Ferme Tournesol de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Ces boissons alcoolisées sont faites à partir de petits fruits des champs tel que les fraises, bleuets et framboises.

Attraits[modifier | modifier le code]

Pêche aux petits poissons des chenaux

Les Attikameks pratiquaient la pêche aux petits poissons des chenaux bien avant l'arrivée des Européens en terre d'Amérique. L'histoire récente de cette pêche date de février 1938. À Sainte-Anne-de-la-Pérade, les petits poissons des chenaux sont redécouverts par hasard dans la rivière Sainte-Anne.

La pêche sur glace au poulamon atlantique (familièrement désigné "petit poisson des chenaux") fait la renommée mondiale de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Entre Noël et la mi-février, la rivière Sainte-Anne devient un village de cabanes au cœur même du village de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Le village se trouve sur le Chemin du Roy, la Route 138, la plus vieille route d'Amérique du Nord, route très touristique de Montréal à Québec.

L'église, construite entre 1855 et 1869, s'inspire de l'architecture gothique ; ses plans sont adaptés à partir de la basilique Notre-Dame de Montréal. Les doubles clochers culminent à 33 mètres. Elle contient une statue de sainte Anne, réalisée par le Belge Mathias Zen, et achetée en 1885. Elle est dotée d'un orgue Casavant inauguré par Bernard Piché, organiste à la cathédrale de Trois Rivières, le 20 juin 1943. La crypte de l'église est également accessible au public, depuis 2010, de la fin juin à la mi-août. C'est un des rares lieux d'inhumation Ad sanctos ouvert aux visites guidées et à son interprétation au Canada.

Le Domaine seigneurial Sainte-Anne présente l'histoire de trois personnages historiques célèbres ayant habité les lieux, soit Madeleine de Verchères, Elizabeth Hale et Honoré Mercier. L'histoire de la seigneurie de Sainte-Anne ainsi que son Domaine est également vue à travers l'exposition permanente. Le site est ouvert de la mi-juin à la fête du travail.

La maison Gouin fut construite vers 1672 par Michel Feulion. Mathurin Gouin et sa famille, établis à Sainte-Anne-de-la-Pérade depuis mars 1671, y habitaient en juin 1673. «La maison… sert en quelque sorte de manoir seigneurial, de presbytère et d’étude de notaire». (Jacques GOUIN, La famille Gouin en Amérique, s.l., Éditions du Bien Public, coll. «Nos vieilles familles», cahier no 6, 1979, 43 p.)

Maison de Mme Lanaudière, vers 1922
Maison Gouin
Maison près de Sainte-Anne-de-la-Pérade

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « Sainte-Anne-de-la-Pérade », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire date=10 janvier 2011
  2. « Sainte-Anne-de-la-Pérade (Municipalité) », Commission de toponymie du Québec (consulté le 19 février 2010)
  3. « La Région en bref », Tourisme Sainte-Anne-de-la-Pérade (Quebecweb.com)
  4. « L'Eglise - La Pérade.com - Portail Web coulée Ste-Anne-de-la-Pérade », Laperade.com (consulté le 23 décembre 2012)
  5. Données extraites des différents recensements de Statistique Canada et Institut de la statistique du Québec
  6. Recensement de Sainte-Anne-de-la-Pérade
  7. Raymond Douville, Les premiers seigneurs et colons de Sainte-Anne-de-la-Pérade, 1667-1681, Trois-Rivières, Éditions du Bien public, 1946.
  8. a et b « Seigneurie de Sainte-Anne-de-la-Pérade », Commission de toponymie du Québec (consulté le 19 février 2010)
  9. L'état de cette page des registres paroissiens sur lequel est inscrit l'acte de 1679 laisse à croire que les registres se sont ouverts bien avant 1679. À titre de comparaison, les registres de la paroisse de Champlain s'ouvrent en 1664 ou 1665, mais ils sont perdus jusqu'en 1679. Un extrait, annexé à un contrat notarié, prouve l'existence d'un registre avant 1679 dans le cas de Champlain. Il en est sans doute ainsi pour Sainte-Anne.
  10. Toponymie : Sainte-Anne-de-la-Pérade

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Adelphe,
Saint-Prosper-de-Champlain
Saint-Ubalde Saint-Casimir Rose des vents
Sainte-Geneviève-de-Batiscan N Deschambault-Grondines
O    Sainte-Anne-de-la-Pérade    E
S
Batiscan Fleuve Saint-Laurent,
Saint-Pierre-les-Becquets
Fleuve Saint-Laurent,
Deschaillons-sur-Saint-Laurent