Saint Georges et le Dragon (légende)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Saint George et le Dragon de Mattia Preti (1678), conservé à Gozo.

La légende de saint Georges et le Dragon décrit un saint qui apprivoise et tue un dragon qui réclame des sacrifices humains. Le saint sauve ainsi la princesse choisie comme prochaine offrande.

Seul un bout de la légende se trouve dans l'ancienne hagiographie du saint Georges de Lydda datant au moins du VIIe siècle. Le meurtre de dragon peut avoir été inspiré de la légende attachée à saint Théodore Tiron.

Le plus ancien récit connu de l'épisode complet du dragon est un texte en géorgien du XIe siècle[1],[2]. De ses origines orientales, il a été introduit dans la tradition chrétienne occidentale, peut-être par les Croisades. Le premier texte latin date de la fin du XIIe siècle, mais l'histoire n'a été popularisée qu'au milieu du XIIIe siècle, lorsque la légende est apparue dans Speculum Historiale de Vincent de Beauvais et La Légende dorée de Jacques de Voragine, et est devenue un sujet littéraire et pictural favorisé à la fin du Moyen Âge.

Adaptations littéraires[modifier | modifier le code]

Samantha Shannon décrit son roman Le Prieuré de l'Oranger (The Priory of the Orange Tree, 2019) comme une « réécriture féministe » de la légende de saint Georges et le Dragon[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) E.L. Privalova, Pavnisi, Tbilisi, Metsniereba, , 73 p.
  2. Kevin Tuite, « The Old Georgian version of the miracle of St George, the princess and the dragon: Text, commentary and translation », sur Université de Montréal, Département d'anthropologie (consulté le 20 août 2020)
  3. (en) « Shelfie with Samantha Shannon », YouTube, (consulté le 25 février 2021)