Saint-Victor-la-Coste

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Saint-Victor-la-Coste
Saint-Victor-la-Coste
Vue générale du village.
Blason de Saint-Victor-la-Coste
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Roquemaure
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Robert Pizard-Deschamps
2014-2020
Code postal 30290
Code commune 30302
Démographie
Gentilé Saint-Victorains
Population
municipale
2 073 hab. (2017 en augmentation de 6,04 % par rapport à 2012)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 46″ nord, 4° 38′ 35″ est
Altitude Min. 68 m
Max. 275 m
Superficie 26,64 km2
Localisation
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Liens
Site web www.saintvictorlacoste.com

Saint-Victor-la-Coste est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie. Ses habitants sont les Saint-Victorains. L'activité dominante est la viticulture.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire actuel de Saint-Victor-la-Coste est occupé par l'homme depuis plusieurs millénaires. Dans les collines des Costes, qui bordent la plaine, la grotte du Mourgue abrite des vestiges néolithiques, celle de Canabier a livré un vase de l'âge du cuivre. Au pied des collines, abondent des gisements néolithiques et de l'âge du bronze.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Durant l'époque romaine, le village était traversé d'une antique voie qui pourrait conduire à l'oppidum de Gaujac (se trouvant à une dizaine de kilomètres). Des sites attestent de la présence romaine, comme les sites de la Tuilerie, de Saint-Martin ou encore la chapelle de Mayran. À Mayran, la partie rurale d'une villa a été récemment fouillée par le Groupe archéologique de la vallée de la Tave, qui a découvert des cuves vinaires, des trous de plantation de pieds de vigne, un aqueduc souterrain.

La chapelle de Mayran[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame de Mayran est une chapelle d'origine romane, située à Saint-Victor-la-Coste.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Victor-la-Coste est la seule agglomération du val de Tave possédant un piton rocheux, ce qui explique la construction d'une forteresse au flanc nord de la colline, et qui se nomme aujourd'hui le Castellas. Cette forteresse appartenait au domaine de la Maison de Sabran, connétables du comte de Toulouse. La puissance des Sabran attire entre le XIe siècle et le XIIe siècle la population de Saint-Victor qui vivait jusque-là dans la vallée et qui vint s'installer sur le flanc nord de la colline. Le Castellas avec ses puissantes fortifications, dominait la plaine de la Tave, et de ses tours majestueuses l'on pouvait surveiller la vallée du Rhône mais aussi les routes qui menait vers Uzès, puissante ville durant le Moyen Âge.

Le village comprend de nombreux vestiges de l'époque médiévale, comme la présence de plusieurs chapelles romanes : les chapelles de Mayran et de Saint-Martin. Ces chapelles occupaient le vaste centre ecclésiastique appartenant au chapitre de la cathédrale d'Uzès du IXe siècle jusqu'à la Révolution. Le plus ancien document connu relatif à Saint-Victor-la-Coste, charte écrite en l'an 896, parle déjà de Saint-Martin, près du "vieux Mayran". Le domain de Saint-Martin comprenait alors des terres, des vignes, des « familiers » (esclaves domestiques). Saint-Martin était même, au Moyen Âge, le lieu d'un important marché régional, faisant du lieu une de plus importantes places économiques de la région, car à l'époque, la richesse marchande d'une région n'est portée que par les marchés et foires locales.

Le pouvoir des Sabran s'est effondré, avec la défaite des comtes de Toulouse, lors de la croisade du roi de France contre les Albigeois. En 1249, le château fort, appelé le Castellas, fut livré au sénéchal royal de Beaucaire qui en fit abattre les fortifications sur ordre du roi. Dès lors, Saint-Victor ne fut plus qu'une seigneurie parmi tant d'autres, appartenant successivement aux vastes domaines de plusieurs familles féodales : les Montlaur, Poitiers, Nicolaï, Gadagne.

Époque moderne (XVIe-XVIIIe s.)[modifier | modifier le code]

Durant les guerres de religion qu'on situe entre 1562 et 1598, le Castellas fut un temps occupé par les troupes royales. Restées à l'abandon durant plusieurs siècles, ses ruines sont actuellement consolidées.

Saint-Victor a été le principal sujet d'étude de l'historien Elie Pelaquier qui après sa thèse (Élie Pélaquier, De la maison du père à la maison commune. Saint-Victor-de-la Coste, en Languedoc rhodanien ( 1661-1799), Montpellier, Publications de l'Université Paul Valéry-Montpellier III, 1996) lui a consacré de nombreux articles, sujet par sujet. Rares sont les villages qui disposent de travaux aussi nombreux pour tout connaître de leur histoire à l'époque moderne.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Serre-la-Coste[1].

L'essor de la viticulture à la fin du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à dire que le XIXe siècle est indéniablement le "siècle d'or" de la viticulture en Languedoc, marqué par une signifiante explosion viticole. Toutefois, l'histoire rurale languedocienne est, dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, parcourue de mouvement réformateur pour tenter de résoudre les problèmes de la production agricole et réduire les épisodes de disettes et de famines.

Sous l'Ancien Régime, la privatisation des biens communaux a fait l'objet de discussions sérieuses entre les autorités royales, les relais provinciaux (sénéchal) et les populations du Gard. Dès 1770, de grand moment de défrichement ont permis de cultiver les garrigues du Gard qui se trouvaient généralement sur des collines.

Durant la Révolution Française, plusieurs lois furent votées entre 1792 et 1793 pour préciser le mode de partage de de ces terres, pourtant jugées "incapables de rien produite".

Sous l'Empire, ces partitions furent approuvées par Napoléon selon la loi adoptée du 9 brumaire an XIII relative aux défrichements et les divisions des biens communaux opérées en 1790.

Sous la Restauration, l'ordonnance royale du 23 juin 1819 [2], signée par Louis XVIII, préservent en partie les principes adoptés par Napoléon sous le Consulat et au début de l'Empire. Ces mesures permettaient en outre de favoriser la location et/ou la vente de parcelles de biens communaux mais surtout, les profits de ces transactions iraient directement aux communes concernées. Dans le canton d'Uzès - dont fait partie Saint Victor la Coste -, cette ordonnance a trouvé un large écho auprès de la population, désireuse d'un partage des terres équitables. Parmi les conséquences de ce phénomène, l'augmentation de la propriété foncière avec des micros et petits paysans est significative. Surtout, le type de cultures plantées sur les parcelles nouvellement défrichées est révélateur de l'action de la petite paysannerie gardoise : la superficie vouée à la vigne a augmenté de manière significatif au cours des décennies révolutionnaire et napoléonienne. En 1819, les surfaces agricoles de Saint Victor la Coste atteignent 6 ha, dont 70% (4,27 ha) des parcelles sont dédiées à la culture viticole et réparties entre 25 détenteurs [3]. Les réformes agraires révolutionnaires et napoléoniennes ont encouragé de nombreux paysans à s'approprier des parcelles communales, plantées successivement en vignes, contribuant ainsi à l'essor de la viticulture dans le Gard, et à Saint Victor la Coste.


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Victor-la-Coste Blason De gueules à la fasce losangée d'argent et de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Robert Pizard-Deschamps[4] SE Retraité
juin 1995 mars 2008 Georges Barthelemy DVD  
mars 1977 juin 1995 René Mathieu PCF Conseiller général du canton de Roquemaure (1979-2004)
mars 1971 mars 1977 Fortuné Buon    
1947 mars 1971 Raoul Laurent    
1944 1947 Aubin Barne    
1940 1944 Fernand Rocher    
1925 1940 Marius Faure    
1919 1925 Léopold Chardenas    
1917 1919 Jules Reynaud    
1916 1917 Marius Estournel    
1912 1916 Louis Belletrux    
1901 1912 Edmond Pelaquier    
1894 1901 Modeste Ponteau    
1888 1894 Léon Boucher    
1886 1888 Antoine Pelaquier    
1878 1886 Joseph Mathon    
1877 1878 Isidore Pelaquier    
1870 1877 Joseph Mathon    
1865 1870 Paul Issoire    
1852 1865 Joseph Mathon    
1848 1852 Jean Mathon    
1840 1848 Gabriel Pascal Issoire    
1832 1840 Auguste Césard Bertrand    
1830 1832 Jacques Pelaquier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2017, la commune comptait 2 073 habitants[Note 1], en augmentation de 6,04 % par rapport à 2012 (Gard : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9967898679449861 0201 0751 0921 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0861 0681 0169941 0351 1351 028954904
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
902882867732744743742714667
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
7759199511 1431 2851 5241 7431 8932 036
2017 - - - - - - - -
2 073--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Castellas, vestige ayant appartenu à la Maison de Sabran mais dont le bâtisseur originel reste inconnu[8]
  • Vieux village, site classé
  • Chapelle et ermitage de Mayran
  • Chapelle Saint-Martin, qui abritait autrefois le célèbre marché de Saint-Victor-la-Coste
  • Lavoirs de Saint-Victor, et ceux de Palus, un hameau du village
  • Voie romaine, qui rejoignait l'oppidum de Gaujac et celui de Laudun et se situe dans une des forêts de Saint-Victor

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Vivier N., « La loi du 20 mars 1813 : une loi mal connue qui a affecté les finances communales », Etudes et documents CHEFF-VII,‎ , p.171-227
  3. Noelle Plack, « Modalités et conséquences socio-économiques de la privatisation des biens communaux dans le Gard (1793-1819) », Annales du Midi, vol. 124, no 277,‎ , p. 53–69 (DOI 10.3406/anami.2012.7392, lire en ligne, consulté le 2 mars 2020)
  4. Le Midi Libre, 02 mars 2014
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. gard-provencal.com: Castellas de Saint-Victor-la-Coste
  9. Fiche sur le site de l'Ordre de la Libération [1]