Saint-Denis-de-Gastines

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Saint-Denis-de-Gastines
Saint-Denis-de-Gastines
L'église paroissiale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Ernée
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ernée
Maire
Mandat
Thierry Chrétien
2014-2020
Code postal 53500
Code commune 53211
Démographie
Gentilé Dionysien Gastinais
Population
municipale
1 591 hab. (2015 en diminution de 5,69 % par rapport à 2010)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 34″ nord, 0° 51′ 22″ ouest
Altitude 176 m
Min. 128 m
Max. 247 m
Superficie 48,01 km2
Localisation

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Liens
Site web st-denis-de-gastines.fr

Saint-Denis-de-Gastines est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 1 591 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Denis de Gastines du XIe au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le nombre impressionnant de fermes et de familles implantées dans le coin du Bas-Maine, nous prouve qu'une assez nombreuse population avait commencé de s'y rassembler au XIe siècle. Contrairement à leurs ancêtres païens, ces habitants de la commune évangélisés très tôt par des moines et des ermites devinrent des chrétiens animés d'une fois ardente. Ils éprouvèrent très tôt le besoin de créer une paroisse.

 Sur la date de création et d'édification d'un sanctuaire, sur l'adoption du patronage de Saint Denis, on ne sait rien de précis. La première mention connue de la Paroisse est de 1126; celle où apparaît l'appellation complémentaires de « Gastines » date de l'an 1200. On s'explique qu'un certain moine dévot du premier évêque de Lutèce (Paris aujourd'hui) ait placé la nouvelle paroisse sous le vocable de ce Saint. « Gastines » se comprend moins, c'est le terme géographique qui désigne d'après le dictionnaire de l'Abbé ANGOT, un certain nombre de petits pays de l'ancienne France où la terre, particulièrement humide, marécageuse et stérile par suite d'imperméabilité du sous-sol, retient les eaux de pluie en surface. Des dictionnaires plus anciens donnent simplement au mot « Gastines » le sens de lande. D'après un autre auteur, Gastines vient du latin « Vastum » avec le suffixe « ina » soit « Vastina » et le sens en serait : lieu longtemps inhabilité et inculte. Le hameau de Gastines et de ses environs ne sont pas évidemment de première qualité, mais ils sont loin d'être la caractéristique de la commune entière.

Saint Denis le Gast, dans la Manche, est un pays au sol fertile, sans zone marécageuse. Si Saint Denis dans le Bas-Maine est devenu Saint Denis de Gastines, c'est que Gastines fut la seigneurie sur le territoire de laquelle fut bâtie la sanctuaire.

Une famille de Chevaliers résidant à Gastines et en portant le nom, vivait à cette époque. Un de ces membres, Robert, donne l'église à l'Abbaye du Mont Saint Michel. Le premier prêtre connu, ayant administré la paroisse fut un religieux de ce monastère nommé Cosmes. En 1116 son fils confirma cette donation. Pour expliquer l'origine si peu connue de notre paroisse, Monsieur l'Abbé POINTEAU dans son ouvrage « Les croisés de la Mayenne en 1158 » fait un lien entre le nom de Gaudinus de Ruina et celui de Gastines; il dit en effet : Gaudinus de Ruina, croisé de la liste donné par le moine Jean de la Fustaye serait Gaudin des Ruines ou de la Ruine dit de Gastines. Pour cet historien, Ruines et Gastines sont synonymes. Gaudin serait donc un des membres d'une ancienne et illustre famille dont le manoir qui fut son berceau a laissé son nom au bourg de Saint Denis de Gastines. Cette noble famille dut s'éteindre de bonne heure, car on n'a pas retrouvé son nom dans aucun autre ouvrage.

 L'existence de la paroisse fut confirmée à partir du pontificat de Nicolas Évêque du Mans 1214-1216

Aux XIIe et XIIIe siècles, quelques dons faits aux abbayes, l'un par les seigneurs de Picaigne au profit de Savigny, l'autre par Michel de Saint Denis à la chapelle de la Sencive et un troisième par Juhel de Mayenne sur la terre de la Marchardière en Fontaine Daniel. Nous Retrouvons jusqu'à la révolution la survivance de ces libéralités envers les monastères et les paroisses.

Le terme de « paroisse » se confond avec celui de commune car le nom de commune ne sera adopté que beaucoup plus tard.

Aux XII et XIII siècles fut construite la partie centrale de l'église actuelle, abstraction faite de la chapelle Saint Étienne, d'un côté bas, du Chœur et des sacristies en abside, du portail de la tour, édifiés à des époques ultérieures.

 De l'occupation anglaise au temps de Jeanne d'Arc et Ambroise de Loré, né sur la terre de Loré (en Oisseau), on ne connaît que peu de choses. D'après le dictionnaire de l'Abbé ANGOT, en janvier 1434, la paroisse prend des lettres de congé de la garnison anglaise de Mayenne; Des mêmes sources, nous connaissons la liste des curés de la paroisse à partir du 16e siècle.

L'Église[modifier | modifier le code]

L'église qui semble avoir été bâtie, vers le XIe siècle, avait la forme d'une croix latine. Elle se composait d'une nef et de deux chapelles et d'un tout petit sanctuaire. Plus tard, de chaque côté de ce sanctuaire on ajouta deux chapelles qui autres existent encore aujourd'hui. Dans le chœur, le sol était recouvert de parquet formé de planches mal jointes. Il était entouré d'une grille de bous très lourde. La porte d'entrée était couronnée par un ouvrage en plein cintre surmonté d'une croix avec Christ en bois sculpté. Cette boiserie qui avait beaucoup souffert à la révolution fut enlevée lors de la restauration de l'Église. Vers le milieu du XVIe siècle on ajouta du côté l'épître un premier bac côté. Le clocher était alors au milieu de la nef au bas du chœur à la hauteur des portes latérales actuelles. Il était entièrement dégagé des murs et reposait sur six piliers en bois à peine hauts de quatre mètres. Peu de temps avant 1789, le pignon du sanctuaire auquel était adossé le grand autel fut démoli et reconstruit trois mètres plus loin.

 En 1827, l'abbé BOISSIERE commença des réparations nombreuses dans l'église. Il fit élever une sacristie plus grande sur l'emplacement de l'ancienne et fit porter l'autel jusqu'au fond de l'église, ce qui donna plus d'étendue au sanctuaire. On comptait, dans ce temps là, dans l'église : sept autels; il en reste cinq aujourd'hui.

 Monseigneur de CHEVERUS, alors archevêque de Bordeaux, qui portait grand intérêt à sa « chère » paroisse de Saint Denis de Gastines avait provoqué une souscription pour la reconstruction d'une nef latérale du côté de l'Évangile. La révolution de 1830 vint arrêter le projet.

En 1841, son neveu,  Monseigneur de la MASSONNAIS, qui avait remplacé son oncle au siège épiscopal de Bordeaux reprit la souscription qui produisit 15 000 Francs de l'époque. Avec cette somme, on put construire le bas côté et remplacer par quatre pilastres en maçonnerie les six poteaux de bois qui soutenaient le clocher. Le travail dégagea beaucoup la nef de l'Église.

Le 23 décembre 1846 à trois heures du matin, la foudre tomba sur le clocher et y mis le feu. Les habitants auxquels vinrent se joindre vers sept heures les pompiers d'Ernée travaillèrent avec tant d'ardeur qu'à neuf heures ils furent maîtres du feu. Le clocher avait été brûlé jusqu'à sa base mais la cloche était restée à sa place et l'Église était conservée. On renonça à relever la flèche et on songea à la remplacer par une tour.

En 1853, fut élevée la tour actuelle qui devait remplacer le clocher incendié, on y plaça une horloge publique et l'ancienne cloche datant de 1830 fut remise dans la nouvelle tour. On y ajouta deux autres cloches, l'une pesant 1853 livres fut donnée par Madame de la BROUHARDIERE née Lucie D'AUBERT. L'autre pesant 2436 livres fut donnée par Madame La Vicomtesse D'ELIAMI du château de Rigardon; ces dames furent les marraines de ces cloches bénites par Monseigneur de la MASSONNAIS et la consécration de l'église faite par Monseigneur BOUVIER, évêque du Mans, le 27 septembre 1853 comme l'atteste la plaque de cuivre que l'on peut voir dans le fond de l'église sur la droite.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1798 G. Quinton SE  
1798 1800 F. Brochard SE  
1800 1816 Louis Gilles Casimir Richard-Villiers SE  
1816 1817 Henri d’Héliard SE  
1817 1821 M. Deschamps-Dumery SE  
1821 1830 M. de Cœurdoux SE  
1830 1840 Louis Gilles Casimir Richard-Villiers SE  
1840 1882 Constant de Cœurdoux SE  
1882 1892 Charles Poirier-Coutansais SE  
1892 1911 Victor Jousset SE  
1911 1925 Paul d’Etchegoyen SE  
1925 1961 Jean Poirier-Coutansais SE Agriculteur
1961 1983 Georges Chrétien SE Chef d'entreprise
1983 1989 Augustin Quinton SE Retraité agricole
1989 juin 1995 Georges Geslin SE Retraité
mars 2014 Charles Brochard SE Agriculteur
mars 2014[1] en cours Thierry Chrétien SE Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2015, la commune comptait 1 591 habitants[Note 2], en diminution de 5,69 % par rapport à 2010 (Mayenne : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 170 2 879 3 411 3 745 3 516 3 391 3 448 3 434 3 458
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 404 3 434 3 427 3 257 3 257 3 171 3 064 3 043 2 883
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 783 2 774 2 677 2 408 2 331 2 302 2 283 2 354 2 053
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 951 2 048 1 884 1 789 1 721 1 683 1 685 1 686 1 686
2013 2015 - - - - - - -
1 607 1 591 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le festival de musique Au Foin de la Rue a lieu chaque été, depuis 2000.
  • La Grande fête de la moisson est organisée tous les 2 ans.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Montflaux.
  • Château de Rigardon.
  • Le moulin de Fumeçon sur la route de Saint-Denis-de-Gastines à Vautorte fait partie du patrimoine industriel de la commune. Il fabriquait de la farine ; Germaine Justin-Bernard y venait pour assurer le ravitaillement du groupe de résistance locale à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le festival de musique Au Foin de la Rue a lieu chaque été, depuis 2000.
  • La Grande fête de la moisson est organisée tous les 2 ans.
  • Endurathlon, une épreuve sportive sur 24h, compétition en relais entre course à pied et VTT, sur deux circuits ditincts, 1re édition le 22 et 23 juillet 2017

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[8].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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