Saint-Trojan-les-Bains

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Saint-Trojan-les-Bains
Le port de Saint-Trojan, centré sur la pêche et l'ostréiculture, appartient au bassin de Marennes-Oléron.
Le port de Saint-Trojan, centré sur la pêche et l'ostréiculture, appartient au bassin de Marennes-Oléron.
Blason de Saint-Trojan-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Île d'Oléron
Intercommunalité Communauté de communes de l'Île-d'Oléron
Maire
Mandat
Pascal Massicot
2014-2020
Code postal 17370
Code commune 17411
Démographie
Gentilé Saint-Trojannais
Population
municipale
1 382 hab. (2013)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 32″ Nord 1° 12′ 25″ Ouest / 45.8422222222, -1.20694444444
Altitude Min. 0 m – Max. 35 m
Superficie 17,53 km2
Localisation

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Saint-Trojan-les-Bains est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Saint-Trojannais et les Saint-Trojannaises[1].

Localisée dans la partie méridionale de l’île d'Oléron, au cœur d’une vaste pinède, la forêt domaniale de Saint-Trojan, cette petite cité d’un peu moins de 1500 habitants est une des principales stations balnéaires de l’île, et également une des plus anciennes. Faisant directement face à la presqu'île d'Arvert et à Ronce-les-Bains, elle bénéficie d’une double façade maritime, sur l’océan Atlantique à l’ouest et sur le pertuis de Maumusson à l’est. Le site de la pointe de Gatseau, véritable balcon naturel, correspond à la pointe la plus méridionale de l’île d’Oléron.

L’économie communale, jadis centrée sur la production de primeurs (oignon doux de Saint-Trojan), de sel et de résine, est désormais en grande partie tournée vers le tourisme. La ville reste également un port de pêche et une plaque tournante dans la production des huîtres du bassin de Marennes-Oléron, en liaison avec les villes voisines du Château-d’Oléron, de Marennes et de La Tremblade.

Saint-Trojan-les-Bains appartient à la Communauté de communes de l'île d'Oléron, structure intercommunale regroupant 21 889 habitants (2011). Depuis 2011, Saint-Trojan a intégré le réseau des « Villages de pierres et d'eau », label initié par le conseil général afin de promouvoir des sites exceptionnels présentant la particularité d'être situés au bord d'une étendue d'eau (mer, rivière, étang...)[2]. Depuis 2015, la commune s'inscrit dans le périmètre du parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis.

Géographie[modifier | modifier le code]

Emplacement de Saint-Trojan-les-Bains en Charente-Maritime

La commune de Saint-Trojan-les-Bains est située au Sud de l'Île d'Oléron, dans le département de la Charente-Maritime.

Sur un plan plus général, Saint-Trojan-les-Bains est localisée dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »[3].

Une grande partie de son territoire est recouverte par une forêt (constituée notamment de pins maritimes), la forêt de Saint-Trojan. La plupart des bâtiments et constructions se trouvent à l'Est de la commune. C'est au Sud de la commune que se trouve le pertuis de Maumusson, qui sépare l'île de la presqu'île d'Arvert et de la région naturelle du Royannais.

Saint-Trojan-les-Bains est une station balnéaire et un port ostréicole du bassin de Marennes-Oléron ; un train touristique traverse la forêt d'est en ouest.

Le trait de côte est en fort recul côté Atlantique notamment depuis la tempête Xynthia[réf. nécessaire]. Ce recul du trait de côte a lentement gagné sur les dunes au fil des années et, par endroit, la dernière dune ayant disparu, la mer s'infiltre directement dans la forêt à marée haute lors des forts coefficients et/ou fortes dépressions atmosphériques, allant jusqu'à traverser la forêt et déboucher dans la baie de Gatseau.

Communes limitrophes de Saint-Trojan-les-Bains
Le Grand-Village-Plage Le Château-d'Oléron
Saint-Trojan-les-Bains
La Tremblade (Ronce-les-Bains)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village tire son nom de saint Trojan, évêque de Saintes mort en 532. Durant la révolution, de 1791 à 1793, le village sera rebaptisé La Montagne.

En 1793, le village sera officiellement baptisé Saint-Trojean, avant de prendre le nom de Saint-Trojan-les-Bains le 15 décembre 1898[4].

En saintongeais, la commune se nomme Saint-Urjhan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Charente-Maritime.

Scission d'une partie de la commune le 19 novembre 1949 pour former la commune de Le Grand-Village-Plage.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé au 1) losangé d’azur et d’or, au pal de sinople brochant, au 2) d’azur à la coquille renversée accostée de deux pommes de pin le tout d’or [5].

Administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

La mairie de Saint-Trojan.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le , qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le à six ans[6].

La commune ayant moins de 3 500 habitants l'élection des conseillers municipaux est au scrutin majoritaire[7] plurinominal à deux tours, avec panachage :

  • au premier tour, des candidats sont élus s'ils ont obtenu la majorité absolue et le vote d'au moins le quart des électeurs inscrits[8] ;
  • au second tour, la majorité relative suffit. Les listes ne sont pas obligatoires. Les suffrages sont comptabilisés individuellement, et le panachage est autorisé.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Alain Bohée    
2008 En cours Pascal Massicot DVD Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2013, la commune comptait 1 382 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
906 913 829 777 835 886 951 882 990
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
972 1 003 1 018 987 980 989 1 038 1 100 1 161
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 293 1 268 1 465 1 646 2 038 2 255 2 196 1 376 1 565
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
1 473 1 666 1 488 1 275 1 490 1 624 1 495 1 477 1 471
2013 - - - - - - - -
1 382 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le p'tit train de Saint-Trojan[11], conçu par le docteur Pol Gala, fut inauguré le samedi 29 juin 1963 entre Saint-Trojan-les-Bains et Gatseau. Ce réseau, en voie de 0,60 m, largement inspiré, tant par son tracé que par le matériel mis en service, par celui de Royan à Ronce-les-Bains, fonctionne entre avril et septembre. Actuellement long de près de 6 km, le P'tit train de Saint-Trojan dessert les plages de Gatseau et de Maumusson, à la pointe sud de l'île d'Oléron.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Saint-Trojan-les-Bains comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Treize villages unis pour le meilleur et pour le pire, article de Thomas Brosset paru dans Sud Ouest, 10 février 2011
  3. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  4. Données Cassini
  5. Gaso.fr
  6. La décentralisation, site de l'Assemblée nationale
  7. art L. 252 du code électoral
  8. art L. 253 du code électoral
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  11. « Le p’tit train de Saint-Trojan-les-Bains » (consulté le 6 avril 2010)
  12. « Eglise Saint-Trojan »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]