Saint-Thomé

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Saint-Thomé
Saint-Thomé
Vue sur le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche Rhône Coiron
Maire
Mandat
Gilbert Petitjean
2020-2026
Code postal 07220
Code commune 07300
Démographie
Population
municipale
459 hab. (2018 en augmentation de 6,99 % par rapport à 2013)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 05″ nord, 4° 37′ 36″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 379 m
Superficie 19,65 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Berg-Helvie
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Thomé

Saint-Thomé est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune est rattachée au canton de Berg-Helvie, rappelant qu'historiquement son territoire dépendait de la tribu gauloise des Helviens durant l'Antiquité. Depuis 2017, la cité est une des quinze communes adhérentes de la communauté de communes Ardèche Rhône Coiron.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire communal se positionne dans la partie centrale du département de l'Ardèche dans l'arrondissement de Privas, à proximité de Viviers, ancienne capitale de la province du Vivarais et non loin de l'agglomération de Montélimar située à quelques kilomètres en direction du nord-est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Thomé est limitrophe de cinq communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Alba-la-Romaine Le Teil Rose des vents
Valvignères N Viviers
O    Saint-Thomé    E
S
Larnas

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Située à proximité de la vallée du Rhône, la commune est sous l'influence du climat méditerranéen avec un ensoleillement annuel assez constant.

Les hivers sont généralement froids et secs, le mistral contribuant à le rendre glacial lorsqu'il souffle. Le printemps et l'automne connaissent des épisodes orageux pouvant être violents appelés orages cévenols ou épisode méditerranéen. L'été est le plus souvent synonyme de périodes de chaleur importante et de sécheresse accentuée par le mistral.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Escoutay

Le territoire communal est traversé par l'Escoutay, un affluent du Rhône[2], lequel prend sa source au pied du plateau du Coiron. Son affluent, la Nègue[3], d'une longueur de 15 km et son sous-affluent, le Dardaillon[4], d'une longueur de 10 km, s'écoulent également sur le territoire communal.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Thomé est une commune rurale[Note 1],[5]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (19,6 %), cultures permanentes (15,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %), zones urbanisées (1,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune de Saint-Thomé est situé en zone de sismicité no 3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes situées à proximité de la vallée du Rhône, mais en limite orientale de la zone no 2 qui correspond au plateau ardéchois[12].

Terminologie des zones sismiques[13]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Le village a connu notamment le séisme du dont l'épicentre se situait vers Le Teil, ainsi que de nombreuses répliques, ce qui fait évoque la proximité avec une faille sismique non répertoriée.

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le village actuel est situé à proximité du site d'Alba-la-Romaine, fondée durant l'Empire romain et ancienne capitale des Helviens, peuple gaulois situé dans le sud de l'actuelle partie Sud du département de l'Ardèche.

Moyen Âge et Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1843 Prosper Pradal    
1843 1846 François Pradal    
1846 1847 Vincent Vernet    
1847 1870 Étienne Simon    
1870 1876 Anastase Allignol    
1876 mai 1896 Pierre Vernet    
mai 1896 1897
(annulation)
Victorin Dupré    
1897 mai 1900 François Rieu    
mai 1900 1908 Vincent Vernet    
mai 1908 1920
(décès)
Ludovic Bonnefoy    
1920 mai 1925 Léon Cornut    
mai 1925 mars 1965 Ernest Raoux PCF Agriculteur
mars 1965 mars 1989 Henri Raoux SFIO puis PS Agriculteur
mars 1989 juin 1995 Marcel Debos DVG Ingénieur
juin 1995 mars 2008 Jean-Pierre Lovichi DVG Directeur du Laboratoire de Lafarge
mars 2008 En cours
(au 24 avril 2014)
Gilbert Petitjean[14] DVG Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2018, la commune comptait 459 habitants[Note 3], en augmentation de 6,99 % par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
412424467554592649657696685
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
710668629589565556535525476
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
468458398345440386332276278
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
288288245257285358381386432
2017 2018 - - - - - - -
445459-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition Drôme-Ardèche-Nord, un ou plusieurs articles à l'actualité de la commune et de la communauté de communes, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique et l'église de Saint-Thomé (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Charles-de-Foucauld - Viviers / Le Teil dont le siège est situé à Viviers qui est également le siège de l'évêché[19].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

ce château positionné sur un piton rocheux et occupe un emplacement stratégique, profondément remanié au fil des siècles, aurait été édifié au XIIe siècle. En partie ruiné, à la fin du XIXe siècle, l'édifice a été entièrement restauré durant la seconde moitié du XXe siècle[20].
  • Le monument aux morts de Saint-Thomé se présente sous la forme d'une simple plaque commémorative, installé dans l'église[21].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le )
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Escoutay (V45-0400) » (consulté le )
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Nègue (V4510500) » (consulté le )
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Dardaillon (V4510540) » (consulté le )
  5. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Préfecture du Rhône, page sur les risques sismiques
  13. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  14. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Site ardeche.catholique.fr, page sur la paroisse Charles de Foucauld – Viviers / Le Teil, consulté le 21 mai 2021.
  20. Site chateau-fort-manoir-chateau.eu, article sur le Château du Châtelas, consulté le 21 mai 2021.
  21. Site monumentsmorts.univ-lille.fr, consulté le 21 mai 2021.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]