Saint-Thibaut

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Saint-Thibaut
Saint-Thibaut
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Aisne
Maire
Mandat
Sébastien Mercier
2020-2026
Code postal 02220
Code commune 02695
Démographie
Population
municipale
80 hab. (2018 en augmentation de 33,33 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 01″ nord, 3° 37′ 06″ est
Altitude 69 m
Min. 56 m
Max. 168 m
Superficie 4,13 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Reims
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fère-en-Tardenois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Thibaut

Saint-Thibaut est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Saint-Thibaut est un village rural du Soissonnais, situé à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Reims, à 23 km au sud-est de Soissons et à une trentaine de kilomètres au sud de Laon. Le bourg le plus proche est celui de Fismes.

Il est aisément accessible depuis la RN 31, est l'un des plus petits de l'arrondissement de Soissons et ne possède ni église, ni cimetière, ni école.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est limité au nord par la Vesle, affluent en rive gauche de l'Aisne (affluent de l'Oise) et donc un sous-affluent de la Seine par l'Oise.

Il est également drainé par le Ru du Beau et la Fausse rivière, qui se jettent dans la Vesle dans la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Thibaut est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 295 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61 %), forêts (32,6 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village porte le nom d'un bienheureux du Xe siècle né à Vienne (France), Thibaut de Provins. C'est un nom porté par plusieurs comtes de Champagne, tels que Thibaut Ier de Navarre, surnommé Thibaut le Chansonnier).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est fondé au xe siècle par les sires de Chatillons, seigneurs de Bazoches[8].

Le village a été un hameau de Bazoches[9], puis les habitations se sont rassemblées autour du prieuré Saint-Thibauld-les-Basoches, fondé avant 1080 par les seigneurs de Bazoches, sur une colline que surmontent les plateaux du Mont-Notre-Dame et du Mont-Saint-Martin[10],[11]. Quelques années plus tard, Marassès, l'un d'eux, donne en réparation de ses torts ce prieuré à l'abbaye bénédictine de Marmoutiers de Tours, vers l'an 1086.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

« Vers la fin du XVIIe siècle, et très-probablement en 1696, les Bénédictins anglais de l'ordre de Cluny, établis à Paris depuis l'an 1674, succédèrent aux religieux de Marmoutier dans le prieuré de Saint-Thibault de Bazoches[10] ». Les bénédictins étaient, au XVIIIe siècle, seigneurs du village et décimateurs de dix cures.

L'église Saint-Luc est partiellement démolie lors de la Révolution française, et disparait totalement entre 1837 et 1842. Les matériaux vendus au profit de l'église de Bazoches pour servir à la construction d'un chemin et à élever une bergerie sur l'emplacement du bas-côté gauche. Eugène Viollet-le-Duc s'est intéressé à cet édifice, il a fait des démarches pour le sauver sans y parvenir[8].

Le prieuré est vendu comme bien national le à Jean-Louis Grevin pour 21.400 livres (A.D. Aisne, Q 835/91)

Louis de Rivocet, seigneur de Mont-Saint-Martin et de Ville-Savoye, achète le la ferme du prieuré pour 81.500 livres.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le village a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Thibaut est membre de la communauté de communes du Val de l'Aisne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Presles-et-Boves. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[13].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Soissons, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[14]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Fère-en-Tardenois pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[14], et de la cinquième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[15].

Fusion de communes[modifier | modifier le code]

Avant les élections municipales de 2020 dans l'Aisne, les maires sortants de Bazoches-sur-Vesles et Saint-Thibaut — qui ne se représentaient pas — ont évoqué une fusion de leurs communes, qui pourraient constituer une commune nouvelle[16].

En 2020, le projet de commune nouvelle est toujours porté par les deux conseils municipaux nouvellement élus.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant inférieur à 100, le nombre de membres du conseil municipal est de 7[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790   Jean Simon Houtelette    
An IV   Jean Charles Bizon   Président de l'administration Cantonale à Bazoches
An VIII   Gérôme Marlot   Agent Municipal
1805 1810 Casimir Mercier    .
avant 1874 1875 M. Chambraux[18]    
1931 1943 Émile Gladieux    .
1943   Paul Gauthier    .
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Bernard Desormiere    
mars 2008[19] mai 2020 Claudine Horblin DVG  
mai 2020[20] En cours
(au 23 mai 2020)
Sébastien Mercier    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2018, la commune comptait 80 habitants[Note 3], en augmentation de 33,33 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,25 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
141123116130135159145145147
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
145131125128118111110108101
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
111104108519883867073
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
788464494557616162
2017 2018 - - - - - - -
7880-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La mairie : sa taille est proportionnée à celle du village et sa surface au sol est d'environ 25 m². Un petit clocher en maçonnerie jouxte la mairie, abritant une cloche provenant de l'ancienne église paroissiale.
  • Le monument aux morts construit par Camille Bertin et Ernest Revellat est inauguré le par le Maire Émile Gladieux. Pour la circonstance, le village est coquettement pavoisé, fleuri avec la présence du maire et eds corps constitués, du député Monnet, du conseiller général Robinneau, devant une foule rassemblée devant le monument. [25]
En mai 1987, l'ambassadeur des États-Unis, Joe Rodgers, accompagné de son épouse et de sa mère âgée de 93 ans, sont venus faire un pèlerinage privé, à l'occasion du Mémorial Day. Après recueillement, ils ont déposé une gerbe fleurie au pied du monument. Son père avait vaillamment combattu aux côtés des Français dans un régiment de pionniers du Génie et, c'est du village de Saint-Thibaut qu'il avait expédié une carte postale vers les États-Unis pour donner de ses nouvelles[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Saint-Thibaut », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).
  • Carte spéciale des régions dévastées : 33 SE, Soissons [Sud-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne), lire en ligne sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Haution de Bazoches, Histoire de Saint-Thibaut[réf. incomplète]
  9. Carleir, Histoire du duché de Valois, I, P24.[réf. incomplète]
  10. a et b S. Prioux, art. cit. en bibliographie.
  11. « Histoire de saint Thibaut », L'histoire, sur http://www.nd-bermont.fr/, Ermitage Notre-Dame de Belmont (consulté le ).
  12. Journal officiel du 26 octobre 1920, p. 16541.
  13. « communauté de communes du Val de l'Aisne - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  14. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Saint-Thibaut », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  15. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  16. « Dans le Soissonnais, la fusion de Bazoches-sur-Vesles et Saint-Thibaut envisagée », L'Union ,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  18. Almanach annuaire historique, administratif & commercial de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1876, Reims p186.
  19. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  20. « Municipales: un nouveau maire à Saint-Thibaut », L'Union,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. « L'inauguration du monument aux Mort », Journal Local,‎