Saint-Télesphore

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Saint-Télesphore
Hôtel de ville de Saint-Télesphore
Hôtel de ville de Saint-Télesphore
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec[1]
Région Montérégie
Subdivision régionale Drapeau de Vaudreuil-Soulanges.svg Vaudreuil-Soulanges
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Yvon Bériault
2017-2021
Code postal J0P 1Y0
Constitution 19 avril 1877
Démographie
Gentilé Télesphorois, e
Population 767 hab. (2017)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 00″ nord, 74° 23′ 00″ ouest
Altitude Min. Rivière Beaudette en aval - 50 m
Max. Butte au nord de Dalhousie-Station - 88 m
Superficie 6 009 ha = 60,09 km2
Divers
Fuseau horaire Heure de l'Est (UTC-5)
Indicatif +1 450 269
Code géographique 71015
Localisation

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Saint-Télesphore
Liens
Site web saint-telesphore.com

Saint-Télesphore, auparavant Rivière-Delisle, Montjoy et Saint-Télesphore-de-Montjoie, est une municipalité située dans la municipalité régionale de comté de Vaudreuil-Soulanges au Québec (Canada). Elle fait partie de la région administrative de la Montérégie[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Saint-Télesphore dans la MRC de Vaudreuil-Soulanges

Saint-Télesphore se trouve dans le pays du Suroît au sud-ouest du Québec. Cette municipalité est située à l'ouest de la MRC de Vaudreuil-Soulanges à la frontière entre le Québec et l'Ontario. Son territoire, dont la forme est un quadrilatère irrégulier, s'insère entre les municipalités de Sainte-Justine-de-Newton et de Saint-Polycarpe au nord, de Rivière-Beaudette au sud-est[3] et de South Glengarry dans les comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry[4]. La superficie totale de la municipalité est de 60,67 km2, dont 60,09 km2 sont terrestres[2].

L'altitude varie de 50 m en aval de la rivière Beaudette à 88 m sur une butte au nord à la limite de Sainte-Justine-de-Newton. Le village de Saint-Télesphore se trouve à 70 m et le hameau de Dalhousie-Station est à une altitude de 73 m[5]. Le territoire est arrosé par la rivière Beaudette et son affluent, le Grand Cours d'eau, de même que par la rivière Delisle et son tributaire, le ruisseau du Village de Saint-Télesphore[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Église Saint-Télesphore
Saint-Télesphore l'hiver

Le chemin Sainte-Catherine (route 340) traverse le village de Saint-Télesphore et relie la collectivité locale à Saint-Polycarpe, 8 km à l'est, et à l'Ontario à l'ouest. Le chemin de la Grande-Côte (route 325) relie Saint-Télesphore à Rivière-Beaudette, 9 km au sud, et à Sainte-Justine-de-Newton 11 km au nord. Le chemin de fer du Canadien Pacifique traverse la partie nord du territoire, dans l'aire agricole[7]. Le village de Saint-Télesphore se trouve au carrefour des chemins Sainte-Catherine et Saint-Télesphore, un kilomètre à l'est du chemin de la Grande-Côte. Le chemin Saint-Georges permet d'accéder à Dalhousie-Station[8]. Les parcs et équipements urbains comprennent entre autres le parc André-Leblanc et un sentier pédestre[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de la Nouvelle-Longueuil, concédée à Paul-Joseph Le Moyne de Longueuil en 1734, comprend le territoire actuel de Saint-Télesphore[10]. Vers les années 1800, les premiers Européens arrivèrent d'Écosse, d'Irlande ainsi que d'Angleterre. Ceux-ci appellent les lieux Rivière-Delisle, Lac-Saint-François Rivière-au-Beaudet. Vers 1829, l'endroit est connu comme Montjoy ou Saint-Télesphore-de-Montjoie[11].

En 1858, La communauté catholique de Saint-Télesphore, deépendant de la paroisse de Saint-Polycarpe, est créée et la paroisse est créée officiellement en 1876. Ce toponyme honore Télesphore, pape du IIe siècle. L'année suivante, en 1877, la municipalité de paroisse de Saint-Télesphore est érigée. En 1879, le bureau de poste de Saint-Télesphore ouvre ses portes. En 1881, la construction de l'église débute et se terminent un an plus tard. La collectivité locale est alors renommée pour la fabrication de la potasse en raison du déboisement et du nettoyage du sol favorisant sa production[11].

Aujourd'hui, elle regroupe la localité de Dalhousie Station qui fait partie intégrante de Saint-Télesphore. Le , Saint-Télesphore change son statut de municipalité de paroisse pour celui de municipalité[12].

Politique[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal, qui compte outre le maire six conseillers, est élu en bloc tous les quatre ans sans division territoriale[2]. Aux élections municipales de 2013, le maire Yvon Bériault est réélu avec 74,7 % des voix et un taux de participation de 65,3 % mais le conseil municipal est presque entièrement renouvelé[13].

Composition du conseil municipal[2],[13]
2005-2009 2009-2013 2013-2017
Maire Claude Cyr Yvon Bériault Yvon Bériault
Conseillers Marielle Bourgon
Jean-Pierre Campeau
Marie-Line Leblanc
Mathieu Léger
David McKay
Robert Robert
Lucie Carrière Bourgon
Jean-Marie Lavoie
Marie-Line Leblanc
Giulio Néri
Robert Théorêt
Serge Villeneuve
François D'André
Paul Gauthier
Martin Gernier*
Kim Jones
Jean-Marie Lavoie**
Raymond Leclair
Robert Théorêt

* Élu à l'élection générale au début du terme mais ayant quitté avant la fin du terme. ** Élu à une élection partielle durant le terme.

En matière de représentation parlementaire, la population de Saint-Télesphore est rattachée à la circonscription électorale de Soulanges[14] à l'Assemblée nationale du Québec[2] et à la circonscription de Vaudreuil-Soulanges à la Chambre des communes du Canada[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants s'appellent Télesphorois[16].

Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016
772 805 773 769 762 -

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est l'activité économique de base de la communauté locale[11]. L'entreprise de fabrication de machinerie agricole Fernand Campeau, située à Dalhousie, est en exploitation depuis 1888[17].

Éducation[modifier | modifier le code]

La Commission Scolaire des Trois-Lacs administre les écoles francophones[18]

  • École du Val-des-Prés Immaculée-Conception

La Commission scolaire Lester-B.-Pearson administre les écoles anglophones:

  • École primaire Soulanges à Saint-Télesphore
  • l'École primaire Evergreen et l'École primaire Forest Hill (pavillons junior et senior) à Saint-Lazare aussi servent a la ville[19].

Culture[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage L'Hiver publié en 2003, Bernard Clavel insère un texte intitulé Saint-Télesphore de même qu'un autre au titre de Les glaces du Saint-Laurent. Clavel, écrivain français toujours en périple, habite Saint-Télesphore une courte période en 1978 avec son épouse Josette Pratte, écrivaine québécoise. Il y écrit la nouvelle L'Iroquoise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les informations de la fiche proviennent de Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Saint-Télesphore »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Répertoire des municipalités, Gouvernement du Québec, (consulté le 29 juillet 2017), sauf exceptions suivantes :
    a. Code postal : Postes Canada, « Nombre et carte des secteurs de livraison rurale et urbaine », Québec, (consulté le 6 février 2014).
    b. Altitude : Gouvernement du Canada, « L'Atlas du Canada - Toporama », Ressources Naturelles Canada (consulté le 25 juillet 2017), carte 1/15 000.
  2. a, b, c, d et e Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Saint-Télesphore »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Répertoire des municipalités, Gouvernement du Québec, (consulté le 29 juillet 2017).
  3. 710 - MRC de Vaudreuil-Soulanges, Québec, Gouvernement du Québec, (lire en ligne), carte.
  4. Statistique Canada. Saint-Télesphore, Québec (Code 2471015) (tableau et carte). Profil du recensement, produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Recensement 2011, diffusé le 24 octobre 2012. Consulté le 15 mai 2013.
  5. Gouvernement du Canada, « L'Atlas du Canada - Toporama », Ressources Naturelles Canada (consulté le 22 juillet 2017), carte 1/15 000.
  6. Agence forestière de la Montérégie, « Vallée-du-Haut-Saint-Laurent », carte, sur CRÉ de la Vallée-du-Haut-Saint-Saint-Laurent, (consulté le 15 mai 2013).
  7. Ministère des Transports du Québec, La carte routière officielle du Québec : Montérégie (Ouest), Québec, Gouvernement du Québec, (lire en ligne), carte.
  8. Rachel Fournier et al., Les Grand Atlas routier du Québec, Saint-Laurent, Cartothèque Géo-Montages, , 225 p., p. 13.
  9. Marie-Maxime Cousineau, « Saint-Télesphore : Inauguration d'un nouveau sentier pédestre », L'Étoile, vol. 46, no 37,‎ , p. 16 (lire en ligne).
  10. a. Centre d'histoire La Presqu'île, Seigneurie de Nouvelle-Longueuil, 12 décembre 2012.
    b.Commission de toponymie du Québec, Seigneurie de la Nouvelle-Longueuil, consulté le 20 décembre 2012.
  11. a, b et c Commission de toponymie du Québec, « Saint-Télesphore : (municipalité) », Banque de noms de lieux du Québec, Gouvernement du Québec, no 57684,‎ (lire en ligne).
  12. Institut de la statistique du Québec, « Modifications aux municipalités du Québec, août 2010 », Modifications aux municipalités du Québec, Québec, Gouvernement du Québec,‎ (ISSN 1715-6408, lire en ligne).
  13. a et b c. Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Candidatures et résultats pour Saint-Télesphore », Élections municipales 2013, Gouvernement du Québec, no 71015,‎ (lire en ligne).
  14. Commission de la représentation électorale du Québec, « La carte électorale du Québec : Les 125 circonscriptions électorales 2011 », sur Directeur général des élections du Québec (consulté le 20 juin 2013).
  15. Gouvernement du Canada, « Proclamation donnant force de loi au décret de représentation électorale à compter de la première dissolution du Parlement postérieure au 25 août 2004 (TR/2003-154), Annexe: Loi sur la révision des limites des circonscriptions électorales - Décret de représentation », sur Ministère de la Justice du Canada (consulté le 20 juin 2013).
  16. Office québécois de la langue française, « Toponymes québécois commençant par S (de Saint-Philémon à Sutton) », Banque de dépannage linguistique, Gouvernement du Québec, no 1842,‎ (lire en ligne).
  17. Stéphanie Lacroix, « Une entreprise d'ici atteint l'excellence », Première Édition, vol. 28, no 32,‎ , p. 19 (lire en ligne).
  18. « Les écoles et les centres », Commission Scolaire des Trois-Lacs (consulté le 18 janvier 2013)
  19. "Carte Scolaire." Commission scolaire Lester-B.-Pearson. Consulté le 28 septembre 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Justine-de-Newton Rose des vents
Flag of Ontario.svg
South Glengarry
N Saint-Polycarpe
O    Saint-Télesphore    E
S
Rivière-Beaudette