Saint-Sulpice-sur-Risle

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Saint-Sulpice-sur-Risle
Saint-Sulpice-sur-Risle
La mairie, l'église et l'ancien prieuré.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Intercommunalité Communauté de communes des Pays de L'Aigle
Maire
Mandat
Jean Sellier
2020-2026
Code postal 61300
Code commune 61456
Démographie
Gentilé Saint-Sulpiciens
Population
municipale
1 667 hab. (2018 en diminution de 1,77 % par rapport à 2013)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 53″ nord, 0° 39′ 27″ est
Altitude Min. 187 m
Max. 258 m
Superficie 28,45 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine L'Aigle
(banlieue)
Aire d'attraction L'Aigle
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de L'Aigle
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Sulpice-sur-Risle

Saint-Sulpice-sur-Risle est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 1 667 habitants[Note 1] (les Saint-Sulpiciens[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Couvrant 2 845 hectares, le territoire de Saint-Sulpice-sur-Risle est le plus étendu du canton de L'Aigle-Est

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 9,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 748 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « L'Aigle », sur la commune de l'Aigle, mise en service en 1997[9] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,5 °C et la hauteur de précipitations de 753,9 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Évreux-Huest », sur la commune de Huest, dans le département de l'Eure, mise en service en 1968 et à 49 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 10,3 °C pour la période 1971-2000[13] à 10,8 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,2 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Sulpice-sur-Risle est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[16],[17],[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de L'Aigle, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[19] et 11 187 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de L'Aigle dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 32 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (55,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,3 %), terres arables (28,3 %), prairies (21,3 %), zones urbanisées (5,1 %), zones agricoles hétérogènes (3 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Saint Sulpice en 1793, Saint-Sulpice-sur-Tille en 1801[26].

Saint-Sulpice se réfère à Sulpice le Pieux.

La Risle est une rivière de Normandie, qui s'écoule dans les départements de l'Orne et de l'Eure.

Au cours de la période révolutionnaire, la commune a porté les noms de Sulpice-la-Montagne et de Vendémiaire en 1789[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'affaire criminelle Guillon a lieu en 1908 dans une ferme de la localité, jugée par les assises de l'Orne[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et quatre adjoints[28].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
18… 18… Fleury    
juin 1995 En cours Jean Sellier[28] MoDem Vétérinaire, président de la communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Éducation[modifier | modifier le code]

  • École maternelle[29].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].

En 2018, la commune comptait 1 667 habitants[Note 8], en diminution de 1,77 % par rapport à 2013 (Orne : −2,51 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 0649631 1861 2161 3341 3881 2111 2301 164
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0541 1501 1231 0901 0691 0761 1051 1901 235
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 2571 3351 4251 4481 4311 4371 3321 3761 375
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
1 3931 2801 2871 4831 5221 6381 6681 6771 667
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le prieuré et l'église.
  • Église de l'ancien prieuré de Saint-Sulpice[33] inscrite au titre des Monuments historiques[34]. Elle abrite quelques œuvres classées à titre d'objets[35].
  • Monument aux morts place André-Blanchard.
  • Dolmen du Jarrier classé Monument historique[36].
  • Le château du Fontenil (XVe siècle) dont la chapelle et le pressoir sont inscrits[37].
    Château Renaissance, construit en 1544 par la famille Du Buc, alias Du Buc-Richard, blasonnant « d'or à la bande d'azur », sur les fondations d'un château féodal qui aurait appartenu au baron de Semblançay, ministre des Finances de François Ier. Les constructeurs de cette bâtisse imposante (Jehan -ou Jean- du Buc du Fontenil et son épouse Antoinette de Bouquetot) reposent en leur caveau seigneurial du beffroi de l'église de Saint-Symphorien-des-Bruyères. En 1681, les Du Buc, dont une branche (voir Louis-François Dubuc) s'était installée à la Martinique, vendirent le château à la famille D'Érard de Rai. Site de la météorite de L'Aigle en 1803.
  • La forêt de L'Aigle occupe la quasi-totalité de la moitié est du territoire.
  • Sauvé de la ruine par M. J. Suet en 1939, après des années d'abandon, le manoir de La Brunetière (XVIe-XVIIe siècles) est un brillant exemple d'architecture Louis XIII, avec son décor de briques rouges à croisillons bleus et son haut toit pentu, caractéristique des demeures aristocratiques du XVIIe siècle. Agrémenté d'un jardin à la française, le manoir appartient toujours à la famille Deramoudt-Suet.
L'entrée de la manufacture.
  • Musée contemporain de La Manufacture Bohin[38], entreprise créée en 1833 par Benjamin Bohin, seul fabricant français d'aiguilles et d'épingles[39].
  • Château du Souchey.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Benjamin Bohin, créateur de la manufacture d'épingles et d'aiguilles qui porte son nom.

Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[41].
  1. « Ouest-france.fr - Mairie de Saint-Sulpice-sur-Risle » (consulté le ).
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France L'Aigle - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-sur-Risle et L'Aigle », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France L'Aigle - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Saint-Sulpice-sur-Risle et Huest », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique d'Évreux-Huest - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique d'Évreux-Huest - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique d'Évreux-Huest - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Unité urbaine 2020 de L'Aigle », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  20. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  21. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de L'Aigle », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  23. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  24. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  25. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  26. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Jean-François Miniac (préf. Alain Lambert), Les Grandes Affaires criminelles de l'Orne, Paris, Éditions de Borée, coll. « Les Grandes Affaires criminelles », , 336 p. (ISBN 978-2-84494-814-4).
  28. a et b Réélection 2014 : « Saint-Sulpice-sur-Risle (61300) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  29. « Annuaire : présentation des écoles, collèges, lycées, etc. », sur Ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse.
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  33. Frédéric Épaud, De la charpente romane à la charpente gothique en Normandie, CRAHM, 2007 (ISBN 978-2-902685-39-4) p. 283-289
  34. « Église », notice no PA00110937, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Œuvres mobilières à Saint-Sulpice-sur-Risle », base Palissy, ministère français de la Culture.
  36. « Dolmen », notice no PA00110936, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Domaine du Fontenil », notice no PA00110979, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. Le musée ouvre ses portes : reportage sur France 3
  39. Musée de la manufacture Bohin
  40. « CLUB risl'adventure », sur risl'adventure.
  41. « Saint-Sulpice-sur-Risle sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)