Saint-Sauvy

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Saint-Sauvy
Image illustrative de l'article Saint-Sauvy
Blason de Saint-Sauvy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Canton Gimone-Arrats
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux Arrats Gimone
Maire
Mandat
André Marquisseau
2014-2020
Code postal 32270
Code commune 32406
Démographie
Gentilé Saint-Sauviens
Population
municipale
339 hab. (2014)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 42″ nord, 0° 49′ 16″ est
Altitude 150 m (min. : 132 m) (max. : 220 m)
Superficie 17,58 km2
Localisation

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Saint-Sauvy

Saint-Sauvy (Sent Sauvi en gascon) (et "Montagne sur l'Arrats" son ancien nom) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de Gascogne située sur l'Arrats.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le site de Saint-Sauvy a certainement été peuplé dès la préhistoire. Lors des travaux de construction d'une ligne électrique, au lieu le Moulin, une pierre polie ayant pu servir à une herminette a été retrouvée sur les lieux. L'époque gallo-romaine a fourni des vestiges plus abondants. Catherine Petit, archéologue, a repéré une quinzaine de sites où elle a relevé des morceaux de tuiles et de poteries de cette époque. Des restes de mosaïques et d'enduits peints d'une villa ont aussi été retrouvés.

Saint-Sauvy est mentionné pour la première fois dans un document ecclésiastique en 960 et dépend de l'abbaye de Saint-Orens d'Auch aujourd'hui disparue ; elle avait installé une prévôté dans le village et nommé le curé. Politiquement et juridiquement, Saint-Sauvy dépendait du comte d'Armagnac.

Au XIIIe siècle, pour diverses raisons, et en particulier pour fixer la population, les princes décidèrent d'accorder de nouveaux droits aux habitants des villages, et en particulier le droit de s'administrer eux-mêmes par l'intermédiaire de représentants élus. Ainsi naquirent les bastides, nom d'origine provençale formé sur le verbe "bastir"=bâtir. En effet, on a bâti beaucoup lors de création des bastides. Les conditions de fondations de celle de Saint-Sauvy, nous sont connues par deux documents importants :

  • L'acte de paréage, document notarié, daté du 25 janvier 1275.
  • Les coutumes, document notarié, daté du 12 février 1275, ratifié le 12 septembre 1275 par le comte d'Armagnac et par un représentant de l'administration anglaise (à cette date, la Gascogne était sous la tutelle anglaise), l’abbesse et les représentants du monastère de Goujon, copropriétaire avec le comte d'Armagnac des terres de Saint-Sauvy, ratifièrent l'acte le 31 décembre 1278.

Au XIVe siècle saint Orens succéda aux dames de Goujon.

Au XIIIe siècle, Saint-Sauvy, un nouveau village entouré de murailles a été construit, avec pour accès deux portes fortifiées, une place centrale, des rues à angles droits, une église, depuis lors plusieurs fois reconstruite ou restaurée. Après l'exécution du comte d'Armagnac par l'armée de Louis XI, au XVe siècle, Saint-Sauvy devient domaine royal, dans l'Armagnac.

Pendant les guerres de religions, une troupe protestante réussit à faire une brèche dans la muraille et à mettre le feu à l'église. Les morts et les armes sont enterrés à l'entrée du chemin de la boubée sous un tertre encadré par deux gros chênes et surmonté d'une croix.

En 1789, Saint-Sauvy a rédigé un cahier de doléance. La période révolutionnaire semble s'être passée sans incident grave, sauf peut-être pendant la vente des biens nationaux. Lors de la période 1793-94, on a remplacé le nom de Saint-Sauvy par Montagne de l'Arrats, tout au moins sur les documents officiels ; la famille de Lherm dut émigrer. A Lucvielle, par contre, des incidents violents ont eu lieu entre les propriétaires du château et les nouveaux tenants du pouvoir issus de la Révolution.

Saint-Sauvy a payé un lourd tribut aux combats de la guerre 1914-1918 : 21 de ses enfants sont tombés sur les champs de bataille.

Pendant la seconde Guerre mondiale, Saint-Sauvy a accueilli des réfugiés alsaciens, lorrains, belges ; des Saint-Sauviens se sont engagés dans des réseaux de résistance[réf. nécessaire]. Une vingtaine de jeunes soldats ont été retenus prisonniers en Allemagne pendant quatre ans. La guerre d'Algérie a été aussi une période difficile pour ceux qui durent y participer... Le 7 avril 1906, le clocher du village s'effondra aux environs de midi. Ce dernier fut reconstruit avec des moyens plus économiques. Après la reconstruction du clocher, celui-ci était moins haut que celui de Puycasqieur, ce qui attira un certaine jalousie du côté des villageois de Saint-Sauvy. La construction fut confiée à un architecte de Gimont et les travaux furent terminés en 1913.

Voila ce qui se disait aux environs de 1910 à Saint-Sauvy : " Pycasqué, pétito bilo, gran clouqué ; quant le clouqué ï plèn de pailho, laï gents soun de canalho ; quant le clouqué ï plén de hén, laï gents que balen pas rén!" Traduction: "Puycasquier, petite ville, grand clocher ; quand le clocher est plein de paille, les gens sont des canailles ; quand le clocher est plein de foin, les gens ne valent rien!"

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Sauvy

Son blasonnement est : Parti d'argent au lion de gueules et d'azur à deux feuilles de micocouliers d'or posées en barre; sur le tout, à une crosse d'évêque d'or brochant sur le trait de la partition.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours André Marquisseau[1] DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 339 habitants, en diminution de -6,61 % par rapport à 2009 (Gers : 1,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
420 674 625 627 640 802 820 794 747
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
706 679 667 675 687 657 606 577 567
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
565 581 507 506 504 503 481 486 458
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
390 336 306 319 331 316 363 339 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Des anciennes murailles défensives qui entouraient autrefois le village, il ne reste plus que des ruines réutilisées pour des murs de la rue nord et une base de tour.

L'église qui date du XIVe siècle était jadis accolée à la muraille.

À la sortie du village à 150m sur la gauche on aperçoit la chapelle Saint Roch restaurée par son propriétaire.

En face de ce bâtiment se dresse le château de St Sauvy, construit au XIXe siècle par la famille Daguzan.

Sur la place de mairie, il reste encore une partie des allées couvertes, jadis celles-ci faisaient le tour et abritaient les marchands les jours de foires.

En descendant par la route de Gimont, devant un atelier de mielerie passe un petit chemin qui mène au lieu-dit le Touron ; une source intarissable alimente un bassin circulaire où les lavandières venaient battre et rincer le linge.

Sur l'ancienne route de Mauvezin, à droite, un étroit chemin conduit jusqu'au cimetière, entouré d'un mur surmonté d'un fanal percé d'une lucarne autrefois éclairée au mois de novembre. Au sous-sol se trouve une chapelle voutée avec deux anciens sarcophages en marbre : l'un servait autrefois d'autel. Sur le mur subsistent des fresques très endommagées et au sol la tombe d'un ancien prêtre du village, datant de 1890.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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