Saint-Sauveur (Vienne)

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Saint-Sauveur
L'église de Saint-Sauveur.
L'église de Saint-Sauveur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Châtellerault-3
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Châtelleraudais
Maire
Mandat
Gérard Pérochon
2014-2020
Code postal 86100
Code commune 86245
Démographie
Gentilé Salvatoriens, Salvatoriennes
Population
municipale
1 073 hab. (2012)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 48′ 33″ N 0° 37′ 26″ E / 46.8091666667, 0.62388888888946° 48′ 33″ Nord 0° 37′ 26″ Est / 46.8091666667, 0.623888888889
Altitude Min. 72 m – Max. 144 m
Superficie 32,37 km2
Localisation

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Saint-Sauveur

Saint-Sauveur est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur est une commune rurale.

La commune contient 5 km de cours d'eau. La région Poitou-Charentes subit une forte dégradation de ses eaux et des écosystèmes aquatiques qui y sont liés. Au déficit récurrent s’ajoute une problématique de qualité, avec les pollutions engendrées par diverses activités humaines.

La commune présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose de terres fortes pour 26 % et de bornais pour 43 % sur les plateaux du seuil du Poitou, de champagnes ou aubues pour 18 % sur les collines calcaires, de tuffeau jaune pour 12 % sur les collines et dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien, de terres alluviales pour 1 % dans les vallées alluviales[1].

En 2006, 75 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 24 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 1 % par des surfaces aquatiques[2]. La forêt privée représente 770 hectares soit 24 % du territoire communal[3].

Les citoyens de Saint-Sauveur sont nommés les Salvatoriens et les Salvatoriennes.

Le bourg est entouré par les communes de Senillé, Oyré et Châtellerault. Saint-Sauveur est situé à 5 km au sud-est de Châtellerault, la plus grande ville à proximité.

La commune est proche du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence d'une dizaine de stations préhistoriques de plein air atteste l'ancienneté de l'occupation humaine.

Les tracés encore visibles de deux chaussées gallo-romaines signent des voies antiques et l'on a retrouvé des fonds de villas gallo-romaine à Fontavilliers et aux Épinettes.

Le prieuré Antonin de Saint-Antoine de la Foucaudière a été fondé en 1349 par Adam de Soissons et son épouse Catherine de Chavanyers. En 1366 il a été érige en commanderie.

La guerre de Cent Ans ravage le pays et en 1379 l'église et l'hôpital sont en ruines. La nef et le clocher sont reconstruits puis le chœur est achevée en 1493 au temps du commandeur Laurent Imbert.

Il est incendié en 1569 durant les guerres de religion et en 1619 le commandeur Laurent Astruc débute les travaux de réhabilitation, mais la plus grande partie de la nef reste ruinée[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur dépend de la Sous-Préfecture de la Vienne à Châtellerault.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008 Gérard Pérochon[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 073 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
266 354 346 647 661 804 832 812 760
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
801 780 789 788 686 705 735 752 737
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
671 742 746 710 697 712 668 703 736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
688 597 649 874 1 006 947 1 046 1 056 1 063
2012 - - - - - - - -
1 073 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


La densité de population de la commune est de 33 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

La commune appartient à une zone de faible dynamisme démographique qui impacte une partie des membres de la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais. L’évolution moyenne annuelle a été, de 1999 à 2006, de 0,90 % contre 1,32 % pour la communauté d’agglomération de Poitiers. Ceci s’explique par la crise économique qui touche le secteur industriel très représenté dans la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais [8].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 24 exploitations agricoles en 2010 contre 33 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[10].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 2 342 hectares en 2000 à 2 252 hectares en 2010. 48 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 17 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 1 % pour les protéagineux (61 % de ces surfaces sont réservées à la culture de pois), 18 % pour le fourrage et 6 % reste en herbes. En 2000,2 hectares (1 en 2010) étaient consacrés à la vigne[9].

6 exploitations en 2010 (contre 8 en 2000) abritent un élevage de bovins (817 têtes en 2010 contre 530 têtes en 2000). 3 exploitations en 2010 (contre 4 en 2000) abritent un élevage d'ovins (437 têtes en 2010 contre 863 têtes en 2000). L'élevage de caprins a disparu au cours de cette décennie (849 têtes réparties sur 3 fermes en 2000)[9]. Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45% du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite [11].

Saint-Sauveur produit des melons de Haut Poitou (IGP). Selon une étude de la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, publiée en juin 2012, la surface consacrée à la culture du melon 3 810 hectares en Région Poitou-Charentes est de loin la plus importante de l'Hexagone (Midi-Pyrénées :3 211 hectares ; Languedoc-Roussillon : 2 751 hectares ; PACA 2 525 hectares. Le melon est produit par 314 exploitations. La zone de culture du melon se situe dans le nord de la région, principalement sur une trentaine de communes de la Vienne dont Saint-Sauveur, et quatre communes en Deux-Sèvres. Un melon français sur quatre provient de Poitou-Charentes.

Commerce[modifier | modifier le code]

La commune possède encore trois commerces selon l'INSEE en 2009 : une grande surface de bricolage, une épicerie et une boulangerie.

Développement durable[modifier | modifier le code]

La commune accueille l'une des 5 installations de stockage de déchets non dangereux d'une capacité de 120 000 tonnes. La capacité des cinq sites est de 474 000 tonnes en 2011[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Sauveur[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Antoine surplombe le bourg de Saint-Sauveur.

Elle date des XIVe et XVe siècles. Elle dépendait de la commanderie de la Foucaudière, fondée par l'ordre des Antonins en 1366. Elle a été dévastée au cours de la guerre de Cent Ans . Elle est reconstruite en style gothique flamboyant. Elle est incendiée, au XVIe siècle, durant les guerres de religion. Elle est, alors, de nouveau restaurée, au début du XVIIe siècle. Elle est devenue église paroissiale après la Révolution sous le double vocable de Saint Sauveur et Saint Antoine.Une campagne de restauration a été réalisée entre 1967 et 1990.

L'entrée de l'édifice est précédée d'un porche monumental. Ce porche, soutenu par deux piliers sculptés, abrite un portail. Il est surmonté d'une accolade au-dessus de laquelle une niche à statue accueille Saint Antoine tenant un livre.

La nef est composée d'une seule travée sombre et basse mais elle s'ouvre sur le chœur, haut et lumineux. C'est un des plus beaux exemples du gothique flamboyant dans la Vienne. La grande baie du chœur est garnie d'un vitrail représentant l'adoration des mages. Le chevet plat domine le village de Saint-Sauveur. La sacristie est aussi voutée d'ogives. Au sud une chapelle se prolonge par ce qui reste des bâtiments du prieuré utilisés comme presbytère[13]. Une porte permet d'accéder dans la partie orientale du cloître qui subsiste. La chapelle de la Vierge est construite sur une crypte. Le vitrail représente L'Annonciation.

À l'intérieur, il est possible de voir un beau retable du XVIIe siècle.

L'église et son cloître ont été classés comme Monument historique, la première en 1910 et le second en 1913.

Différents sites antiques[modifier | modifier le code]

  • Des stations préhistoriques
  • Le site perché de Hupeloup-la-Foucaudière : vestiges énigmatiques d'une enceinte défensive antique et restes de monuments funéraires. Le portail et la tourelle sont inscrits comme Monument Historique depuis 1932.
  • Des chaussées de voies romaines et des emplacements de villas.

Autres sites remarquables[modifier | modifier le code]

  • Le cimetière de Saint-Sauveur est classé comme Monument Historique depuis 1937.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente
  4. Poitou gothique, Yves Blomme, éditions Picard, 1993, ISBN 2-7084-0439-3
  5. [PDF]Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  8. Etude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  9. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Agreste – Enquête Structure 2007
  11. Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005
  12. Rapport de l’AREC – La gestion des déchets ménagers en Vienne – Recueil des données – Année 2011
  13. Poitou gothique, Yves Blomme, éditions Picard, 1993,ISBN 2-7084-0439-3

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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