Saint-Sauveur (Côte-d'Or)

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Saint-Sauveur
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Blason de Saint-Sauveur
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Auxonne
Intercommunalité Auxonne Pontailler Val de Saône
Maire
Mandat
Jean-Louis Domatti
2014-2020
Code postal 21270
Code commune 21571
Démographie
Population
municipale
254 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 32″ nord, 5° 24′ 54″ est
Altitude Min. 188 m – Max. 211 m
Superficie 9,38 km2
Localisation

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Saint-Sauveur

Saint-Sauveur est une commune française située dans le canton d'Auxonne du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cheuge Jancigny Rose des vents
Montmançon N Talmay
O    Saint-Sauveur    E
S
Drambon Maxilly-sur-Saône

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Sauveur ou Saint-Sauveur sur Vingeanne commence avec la fondation dès l'an 870, sur les terres de Talmay (qui appartenaient alors à l'abbaye de Bèze), dans un lieu appelé Alpha, d'un petit monastère en l'honneur du saint Sauveur, dépendant de l'Abbaye de Montiéramey (Aube)[1].

Au XIIIe siècle, le seigneur de Talmay, Guillaume II de Pontailler (ca 1200-1271), donna « à perpétuité » au prieuré de Saint-Sauveur l'usage de tous les bois de la paroisse. Ce droit, obtenu en échange de propriétés qui appartenaient au prieuré, fut inscrit dans une charte datée de juin 1236. En 1253, Guillaume II reconnut tenir en fief du duc de Bourgogne, Hugues IV, la garde du prieuré de Saint-Sauveur et des propriétés que celui-ci possédait à Maxilly-sur-Saône et Heuilley-sur-Saône. Cette reconnaissance était très importante car elle signifiait que la paroisse de Saint-Sauveur faisait partie du duché de Bourgogne, alors que Talmay, dont Guillaume II était le seigneur et où se trouvait son château, était fief de l'évêché de Langres, donc hors duché. D'ailleurs en 1234, Guillaume II avait fait reconnaitre par le duc Hugues IV et le comte de Bourgogne Othon III, son inféodation totale à l'évêque de Langres pour ses terres de Talmay. En 1277, le fils de Guillaume II, Guy Ier de Pontailler, obtint du duc de Bourgogne, Robert II, confirmation de la garde du prieuré de Saint-Sauveur, assurant aux moines le droit de se réfugier dans l'enceinte de son château en temps de guerre. Une ancienne coutume (relatée dans un arrêt du Parlement de Dijon du 11 juillet 1629) voulait qu'à la mort du Seigneur de Talmay, les moines de Saint-Sauveur étaient tenus d'aller prendre le corps du défunt et de le veiller pendant vingt-quatre heures dans "la chapelle des Pontailler", sise en l'église du Prieuré de Saint-Sauveur et destinée à cet usage, avant de le transporter vers sa sépulture définitive (les armes de la Famille de Champlitte-Pontailler « De gueules au lion d'or armé et lampassé d'azur »sont toujours visibles sur les pavés qui ornent la chapelle ainsi que sur la grille en bois sculpté qui la sépare du chœur). C'est ce qui eût lieu quelques années avant l'invasion de la Bourgogne par Matthias Gallas.

Dès que le nombre d'habitants fut suffisant, la paroisse fut créée. Le prieur céda alors un bas-côté de son église pour servir de lieu de culte aux habitants. Ce côté ne forme guère que le quart de la totalité de l'église[2]. Les habitants de Saint-Sauveur sur Vingeanne vénèrent sainte Ursule et ses compagnes (Ursule de Cologne et ses compagnes vierges et martyres) comme sainte patronne (fête est 21 octobre). Beaucoup de filles du village portent le prénom d'Ursule.

Fin août 1636, le passage des troupes de Gallas et Mercy allait totalement ruiner le prieuré alors que l'église ne fut que partiellement endommagée. Le village fut alors déserté.

Le prieuré de Saint-Sauveur qui avait possédé des terres à Heuilley-sur-Saône aux XIIIe-XIVe siècles et qui avait des droits sur la dîme payée par les habitants de cette paroisse, renonça, par charte datée du 10 octobre 1690, à ces droits et les abandonna en totalité au bénéfice du curé d'Heuilley, François Griveault. Cet abandon de droit sur la dîme fut formellement confirmé en 1725 lorsque le curé Jacques Jobart remplaça le curé Griveault à Heuilley-sur-Saône.

En 1776, le prieuré disparut définitivement et les habitants s'approprièrent l'église vide de moines. Jean-Baptiste Pacot, curé de Saint-Sauveur de 1760 à 1791, avait le projet de faire construire une nouvelle église plus petite mais le dernier prieur Nicolas Seguin se chargeant des frais de réparation, celle-ci fut conservée, au grand plaisir de la population très attachée au lieu. L'église est donc remaniée fin XVIIIème siècle. Le sol pavé de briques fut rehaussé, couvert de dalles et mis à niveau avec le cimetière. Le chœur primitif fut tronqué.

Lors de la Révolution française, le nom de la commune fut temporairement changé pour celui d'Alpha[3].

En 1832, l'épidémie de Choléra touche le canton de Pontailler à l'exception du village de Saint-Sauveur qui est épargné, pourtant à la limite des communes infectées. Les habitants y virent la protection de leur sainte patronne Ursule, de l'ange qui surplombe le village depuis le toit de l'église, et du Saint Sauveur.

Le 26 juillet 1833, il est décidé d'aménager un nouveau cimetière au nord-est du village , au lieudit au "Paquereau" afin de remplacer celui entourant l'église.

Au XIXème siècle,Guillaume Saunac, député, possède à Saint-Sauveur l'ancien prieuré dit le "Château" où il installe sa maison de campagne. L'influence de la famille SAUNAC est importante dans le village et le canton de Pontailler. La famille SAUNAC a de bonnes relations avec l'évêché de Dijon. Le 26 octobre 1839, à trois heures de l'après-midi, l'évêque de Dijon visite l'église et ses dépendances en vue de nouveaux travaux. Le lendemain, grand-messe et Vêpres en grande solennité sont célébrées avec concours de la garde nationale, discours des officiels et séjours au Château de Saint-Sauveur de l'évêque, hôte de Monsieur SAUNAC. Le 17 novembre 1845, François Victor Rivet, évêque de Dijon, procède à la bénédiction du maître autel de l'église paroissiale accompagné d'un nombreux clergé des paroisses voisines, d'un grand nombre de fidèle. Le 19 novembre 1845, l'évêque bénit le nouveau presbytère que la commune vient d'acquérir et de faire réparer. Enfin, le 18 octobre 1860, pour la fête de Sainte Ursule, l'évêque de Dijon procède à la bénédiction de deux nouvelles cloches (cloches actuelles de l'église). L'une de ces cloches d'un poids de 442 kg a pour parrain Paul Thénard, propriétaire et maire de Talmay et pour marraine Madame Virginie Jeanne SAUNAC, née MAUGIS épouse de Guillaume Jules SAUNAC. Cette cloche porte le nom de "Virginie Jenny". La seconde cloche, d'un poids de 329 kg porte le nom de sa marraine "Claire Charlotte" (Claire Charlotte de CHARENTENAY épouse de Jean Hubert RAVIOT, propriétaire à Dijon)[4].

En 1853, création de l'école des filles subventionnées par la famille SAUNAC (école supprimée en 1892).

La famille SAUNAC est propriétaire du Château de 1825 à 1911.

Depuis 1927, ce sont des descendants du baron Paul Thénard, qui possèdent la propriété.

Au XXème siècle, l'activité économique du village est marquée par l'essor de la Tuilerie de Saint-Sauveur, dont les origines remontent aux moines(En 1914 le propriétaire est M. FALCONNET, en 1921, M. MOLTEAU). Dans les années 1930, la Fromagerie BARRAND, dont l'affaire familiale est déjà implantée dans le Doubs, s'installe dans une des plus anciennes maisons du village (la forge Bassot). L' activité de la laiterie prospère durant une trentaine d'année, avec en 1938 l'installation par la même famille d'une porcherie de première classe au lieu dit actuel "Fort-Chabrol"[5].

Le village est bordé par un bras de la Vingeanne appelé le "Vingeannot". La Vingeanne passait autrefois à sur le territoire de Saint-Sauveur, mais les Seigneurs de Jancigny et de Talamy ont détourné le cours d'eau pour le faire passer sur leurs territoire. A la fin du XIXème siècle, le Canal entre Champagne et Bourgogne reliant la Marne à la Saône, est creusé et passe par Saint-Sauveur, faisant passage au trafic fluvial.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Sauveur Blason D'azur à l'épée haute d'argent à dextre et à la clé du même à senestre, accompagnées en chef d'une fleur de lis d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jean Fourcault    
mars 2014 en cours Jean-Louis Domatti SE Ouvrier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 254 habitants, en augmentation de 17,05 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
385 370 386 367 382 383 326 332 335
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
339 334 298 303 294 290 262 255 241
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
238 211 225 208 207 194 190 219 179
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
148 120 140 171 206 179 238 254 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Ursule (XIIIe-XVe siècles) de l'ancien prieuré bénédictin. (Statue de sainte Ursule protégeant ses compagnes sous son manteau, en pierre polychrome, XVIe siècle (classée)[10]/ Boiseries du chœur du XVe siècle - classées)[11]/Le clocher de l'église est couvert en châtaignier (rénové en 1968), Tuiles bourguignonnes vernissées.
  • Château (XIXe siècle)
  • Pompe (1862)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. DENIZOT Abbé, Encyclopédie de la Côte d'Or
  2. BRIOTET Georges, Saint Sauveur et son prieuré 870-2000, Dijon, , 113 p., page 35
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Sauveur », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 4 août 2012).
  4. archives de l'évêché de Dijon
  5. Georges BRIOTET, Saint Sauveur et prieuré (870-2000), Dijon, , p. 86
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Groupe sculpté : Vierge auxiliatrice ou sainte Ursule et ses compagnes », notice no PM21002046, base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. « Clôture », notice no PM21002045, base Palissy, ministère français de la Culture.