Saint-Sauveur (Côte-d'Or)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Côte-d'Or
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Côte-d'Or.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Sauveur.
Saint-Sauveur
Image illustrative de l'article Saint-Sauveur (Côte-d'Or)
Blason de Saint-Sauveur
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Auxonne
Intercommunalité Auxonne Pontailler Val de Saône
Maire
Mandat
Jean-Louis Domatti
2014-2020
Code postal 21270
Code commune 21571
Démographie
Population
municipale
254 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 32″ nord, 5° 24′ 54″ est
Altitude Min. 188 m – Max. 211 m
Superficie 9,38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

Voir sur la carte administrative de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Saint-Sauveur

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

Voir sur la carte topographique de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Saint-Sauveur

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Sauveur

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Sauveur

Saint-Sauveur est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cheuge Jancigny Rose des vents
Montmançon N Talmay
O    Saint-Sauveur    E
S
Drambon Maxilly-sur-Saône

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Sauveur ou Saint-Sauveur-sur-Vingeanne commence avec la fondation dès l'an 870, sur les terres de Talmay (qui appartenaient alors à l'abbaye de Bèze), dans un lieu appelé Alpha, d'un petit monastère en l'honneur du saint Sauveur.

Au XIIIe siècle, le seigneur de Talmay, Guillaume II de Pontailler (ca 1200-1271), donna « à perpétuité » au prieuré de Saint-Sauveur l'usage de tous les bois de la paroisse. Ce droit, obtenu en échange de propriétés qui appartenaient au prieuré, fut inscrit dans une charte datée de juin 1236. En 1253, Guillaume II reconnut tenir en fief du duc de Bourgogne, Hugues IV, la garde du prieuré de Saint-Sauveur et des propriétés que celui-ci possédait à Maxilly-sur-Saône et Heuilley-sur-Saône. Cette reconnaissance était très importante car elle signifiait que la paroisse de Saint-Sauveur faisait partie du duché de Bourgogne, alors que Talmay, dont Guillaume II était le seigneur et où se trouvait son château, était fief de l'évêché de Langres, donc hors duché. D'ailleurs en 1234, Guillaume II avait fait reconnaitre par le duc Hugues IV et le comte de Bourgogne Othon III, son inféodation totale à l'évêque de Langres pour ses terres de Talmay. En 1277, le fils de Guillaume II, Guy Ier de Pontailler, obtint du duc de Bourgogne, Robert II, confirmation de la garde du prieuré de Saint-Sauveur, assurant aux moines le droit de se réfugier dans l'enceinte de son château en temps de guerre. Une ancienne coutume voulait qu'à la mort du Seigneur de Talmay, son corps reposât vingt-quatre heures dans la chapelle des Pontailler destinée à cet usage, avant de le transporter vers sa sépulture définitive.

Dès que le nombre d'habitants fut suffisant, la paroisse fut créée. Le prieur céda alors un bas-côté de son église pour servir de lieu de culte aux habitants. Les habitants de Saint-Sauveur-sur-Vingeanne vénèrent sainte Ursule (et ses compagnes vierges et martyres) comme sainte patronne.

Fin août 1636, le passage des troupes de Gallas et Mercy allait totalement ruiner le prieuré alors que l'église ne fut que partiellement endommagée. Le village fut alors déserté.

Le prieuré de Saint-Sauveur qui avait possédé des terres à Heuilley-sur-Saône aux XIIIe-XIVe siècles et qui avait des droits sur la dîme payée par les habitants de cette paroisse, renonça, par charte datée du 10 octobre 1690, à ces droits et les abandonna en totalité au bénéfice du curé d'Heuilley, François Griveault. Cet abandon de droit sur la dîme fut formellement confirmé en 1725 lorsque le curé Jacques Jobart remplaça le curé Griveault à Heuilley-sur-Saône.

En 1776, le prieuré disparut définitivement et les habitants s'approprièrent l'église vide de moines. Jean-Baptiste Pacot, curé de Saint-Sauveur de 1760 à 1791, avait le projet de faire construire une nouvelle église plus petite mais le dernier prieur Nicolas Seguin se chargeant des frais de réparation, celle-ci fut conservée, au grand plaisir de la population très attachée au lieu. Le sol pavé de briques fut rehaussé, couvert de dalles et mis à niveau avec le cimetière. Le chœur primitif fut tronqué.

Lors de la Révolution française, le nom de la commune fut temporairement changé pour celui d'Alpha[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Sauveur Blason D'azur à l'épée haute d'argent à dextre et à la clé du même à senestre, accompagnées en chef d'une fleur de lis d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jean Fourcault    
mars 2014 en cours Jean-Louis Domatti SE Ouvrier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 254 habitants, en augmentation de 17,05 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
385 370 386 367 382 383 326 332 335
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
339 334 298 303 294 290 262 255 241
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
238 211 225 208 207 194 190 219 179
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
148 120 140 171 206 179 238 254 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

- église Sainte-Trinité et Sainte-Ursule (XIIIe-XVe siècles) de l'ancien prieuré bénédictin. (Statue de sainte Ursule protégeant ses compagnes sous son manteau, en pierre polychrome, XVIe siècle (classée)[6]/ Boiseries du chœur du XVe siècle - classées)[7]

- château (XIXe siècle)

- pompe (1862)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]