Saint-Sauves-d'Auvergne

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Saint-Sauves-d'Auvergne
Le bourg.
Le bourg.
Blason de Saint-Sauves-d'Auvergne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Le Sancy
Intercommunalité Communauté de communes Dômes Sancy Artense
Maire
Mandat
David Sauvat
2014-2020
Code postal 63950
Code commune 63397
Démographie
Gentilé Saint-Sauviens
Population
municipale
1 119 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 26″ nord, 2° 41′ 19″ est
Altitude Min. 710 m – Max. 1 328 m
Superficie 49,86 km2
Localisation

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Saint-Sauves-d'Auvergne est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Saint-Sauviens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette localité rurale se situe dans la haute vallée de la Dordogne à proximité des célèbres stations thermales de La Bourboule et du Mont-Dore dans le parc naturel régional des volcans d'Auvergne. Elle est à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Clermont-Ferrand.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Sauves-d'Auvergne est limitrophe de huit autres communes.

Communes limitrophes de Saint-Sauves-d'Auvergne
Saint-Sulpice Saint-Julien-Puy-Lavèze Laqueuille
Avèze Saint-Sauves-d'Auvergne Murat-le-Quaire
Tauves La Tour-d'Auvergne La Bourboule

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès l'époque gallo-romaine, le site de Saint-Sauves est occupé avec la découverte d'objets d'argile cuite aux XIXe et début XXe siècles à l'ouest du bourg (les Perties). Au IVe siècle, Saint-Sauves connaît une ère de christianisation. Au temps des invasions barbares, le bourg de Saint-Sauves est fortifié et constitue déjà un lieu d'asile.

Au Moyen Âge, Saint-Sauves est un fief appartenant à la maison de La Tour d'Auvergne. Des châteaux sont construits à Méjanesse, Châteauneuf et Choriol (aujourd’hui disparus). Pendant la guerre de Cent Ans, le bourg, situé près de la voie stratégique Clermont-Aurillac, souffre des privations et des pillages de troupes de passage.

Sous l'Ancien Régime, le territoire de la paroisse de Saint-Sauves, rattaché à la sénéchaussée de Riom puis de Clermont, est partagé entre les seigneuries de Granges (Tauves), avec notamment la maison de Lévis puis la famille de La Croix de Castries, du Planchat, de Murat et de Bains (Mont-Dore).

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le prêtre réfractaire Jean Brugière est arrêté le 28 germinal an II pour être présenté au tribunal révolutionnaire de Besse. Il sera condamné à mort le 12 floréal an II par le tribunal criminel du Puy-de-Dôme et guillotiné le jour même à Clermont-Ferrand. À cette époque, Saint-Sauves est dénommé Sauve-Libre[1].

Le bourg et des villages environnants sont ravagés par plusieurs incendies tout au long du XVIIIe siècle et XIXe siècle.

Pendant la guerre de 1914-1918 périssent 118 Saint-Sauviens. Un habitant est tué lors de la guerre du Rif en 1925, neuf pendant la guerre de 1939-1945, un en Indochine en 1949 et un en Algérie en 1958.

C'est en 1936 que le nom de Saint-Sauves est individualisé en Saint-Sauves-d'Auvergne[1].

Au cours de la guerre de 1939-1945, de jeunes habitants, réfractaires au Service du travail obligatoire, rejoignent le maquis de la zone III FFI dirigée par le docteur de Bourg-Lastic, Willy Mabrut alias Tonton, vers 1943 et 1944 et forment le maquis de Saint-Genès-Champespe en juin 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2001 Pierre Bertrand SE Vétérinaire
2001 2008 Jean-Claude Souchal SE Chirurgien-dentiste
2008 2014 Claude Brut SE Contrôleur des impôts
mars 2014 en cours David Sauvat[2] SE Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 119 habitants, en diminution de -2,78 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 782 2 353 1 983 1 686 2 225 2 131 2 069 2 024 2 295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 164 2 124 2 010 2 235 2 245 2 322 2 409 2 374 2 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 109 2 005 1 851 1 636 1 700 1 750 1 718 1 504 1 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 368 1 311 1 143 1 091 1 030 1 052 1 140 1 133 1 119
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Verrou glaciaire de Saint-Sauves (vallée de la Dordogne et rocher de Châteauneuf classés ZNIEFF)
  • Villages abandonnés de Cheix (Méjanesse) et des Renardières (époque médiévale)
  • Église de style néo-roman (XIIe – XIXe siècles)
  • Ancien porche de l'église (époque Renaissance)
  • Tilleul dit de Sully (XVIIe siècle)
  • Pont sur la Dordogne (XVIIIe siècle)
  • Pierre provenant de la forteresse de la Bastille (conservée dans l'ancienne mairie)
    • Monument aux morts de la Grande Guerre du sculpteur clermontois Jean Camus (1920)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Fête du couronnement de la rosière depuis 1914 (week-end suivant le 15-Août)
  • Exposition des œuvres de peintres locaux d'avril à octobre
  • Centre national et international de musique et d'accordéon Jacques-Mornet (lieu-dit les Ludines)
  • Village fleuri - 1 fleur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 4 juillet 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .