Saint-Séverin-en-Condroz

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Saint-Séverin-en-Condroz
L’église Saints-Pierre-et-Paul (XIIe siècle)
L’église Saints-Pierre-et-Paul (XIIe siècle)
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Huy
Commune Nandrin
Code postal 4550
Zone téléphonique 085
Démographie
Gentilé Saint-Séverinois(e)
Géographie
Coordonnées 50° 31′ nord, 5° 24′ est
Localisation

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Saint-Séverin (en wallon Sint-Sevrin) est une section de la commune belge de Nandrin située en Région wallonne dans la province de Liège.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Saint-Séverin est jumelé avec la commune française homonyme de la Charente.

Le village est traversé par le ruisseau de Falogne qui prend sa source au hameau de Petit-Fraineux.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de l'endroit qui à l’origine s’appelait Saint-Symphorien (comme le patron protecteur de sa première église) s’est transformé au XIIIe siècle en Sanctus-Severinus (Saint-Séverin) par confusion des deux noms dans un document officiel en latin de 1219.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1091, le comte Gislebert de Clermont et son frère lèguent la moitié des terres qu’ils possèdent en ces lieux à l’abbaye de Cluny. Bien qu’une église dédiée à Saint-Symphorien ait été présente avant la fondation du village, ce n’est que lorsque des bénédictins de Cluny viennent bâtir au tout début du XIe siècle un prieuré sur le site, qu’une véritable communauté villageoise s’implante à proximité immédiate de celui-ci.

En 1107, l’existence du prieuré est attestée dans la Gesta Abbatum Trudonensium.

Dans la première moitié du XIIe siècle les moines "clunisiens" s’attellent à construire l’église actuelle et ils la dédient à leurs saints patrons protecteurs Pierre et Paul.

Vers 1145, l’évêque Albéron de Liège consacre la nouvelle église de style mosan

En 1251, il est fait mention pour la première fois du nom du village Saint-Symphorien dans un document officiel en français.

Vers 1516, le village ainsi que le prieuré passent sous contrôle de la mense épiscopale de Liège régie par le prince évêque Erard de la Mark et y resteront jusqu’à leur cession en 1574 par Gérard de Groebsbeeck à l’ordre des jésuites. Le village ainsi que le prieuré resteront sous contrôle des jésuites jusqu’à la dissolution de cet ordre en 1773 et puis seront à nouveau régit par la mense épiscopale de Liège jusqu’à la fin de l’ancien régime.

Le village ne souffrira pas beaucoup des conflits et des troubles qui émailleront la période post-révolutionnaire toutefois le prieuré et l'église seront laissés dans un tel état d'abandon que différentes réparations s'imposeront au XIXe siècle. De lourdes restaurations devront être poursuivies pendant le XXe siècle.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église, bâtie au milieu du XIIe siècle pour l'ancien prieuré clunisien, est caractérisée par la rarissime présence, en pays mosan, d'une tour centrale avec clocher octogonal, s'élevant à la croisée de la nef et du transept[1]. Cette église, restaurée au XIXe siècle, a des fonts baptismaux romans et étend son ombre sur le presbytère, autre témoin du prieuré de jadis[1].

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture a été jusqu’au milieu du XXe siècle la ressource la plus importante du village. Aujourd’hui, la population active est essentiellement composée d’ouvriers et d’employés exerçant leur professions dans les villes et villages voisins.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Fond de Falogne, Fornays, Hou du Pecquet, Houssalles, La Tolle, Moulin Falogne, Petit-Fraineux[réf. nécessaire]

Quelques chiffres vers 1950[modifier | modifier le code]

  • 601 habitants,
  • 195 habitations,
  • 509 hectares de superficie
Fonts baptismaux de l’église Saints-Pierre-et-Paul.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, p. 79.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]