Saint-Séglin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Séglin
Église Saint-Séglin et calvaire.
Église Saint-Séglin et calvaire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Canton Guichen
Intercommunalité Vallons de Haute-Bretagne communauté
Maire
Mandat
Marie-Thérèse Monvoisin
2014-2020
Code postal 35330
Code commune 35311
Démographie
Gentilé Séglinois
Population
municipale
530 hab. (2014)
Densité 56 hab./km2
Population
aire urbaine
7 625 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 15″ nord, 2° 00′ 18″ ouest
Altitude 42 m (min. : 12 m) (max. : 74 m)
Superficie 9,4 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte administrative d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Saint-Séglin

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Saint-Séglin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Séglin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Séglin

Saint-Séglin est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. Elle est membre de Vallons de Haute-Bretagne communauté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes in parochia Sancti Siginini en 1101[1], Ecclesia Sancti Siginnuni en 1032, ecclesia Sancti Sisignii en 1202, Sancti Siginii en 1208, Sancti Signinii en 1442.

En 843, Saint-Séglin est probablement l'une des sept chapelles qui dépend de l'ancienne paroisse primitive d' Anast ou Maure-de-Bretagne[2], (Anast en breton).

Histoire[modifier | modifier le code]

Une tradition conservée par les Bollandistes attribue la fondation de la paroisse à un prêtre écossais du nom de Siginus ou Signinus, francisé en Séglin, qui aurait vécu au VIIe siècle. Les plus anciens actes, relevés par Erwan Vallerie, mentionnent Sancti Siginunni en 1031 (cf. Preuves de Dom Morice), Sancti Sigininni en 1101(cartulaire de Redon), Sancto Sisignii en 1202, Sancti Siginii en 1208. En revanche, en 1429, un mandement du duc Jean V fait bien état de Saint Sequelin. Une autre tradition rapportée par le chanoine Guillotin de Corson assure que l'église primitive se trouvait près du manoir de Jarossay, et Paul Banéat affirme que l'on y voyait encore au début du XXe siècle des substructions d'origine gallo-romaine et des ossements, vestiges d'un ancien cimetière au lieu dit le Champs des Déserts.

L'acte conservé dans le cartulaire de Redon qui enregistre en 843 la donation de la paroisse d'Anast à l'abbaye Saint-Maure de Glanfeuil par le mac'htiern Anowareth ne mentionne pas Saint-Séglin parmi les confins de cette paroisse primitive. Guillotin de Corson conclut de cette indication que Saint-Séglin était alors l'une des sept chapelles d'Anast (aujourd'hui, Maure-de-Bretagne).

La première mention de la paroisse de Saint-Séglin remonte l'an 1031. À cette date, la vicomtesse Roianteline de Porhoët en fit don à l'abbaye Saint-Georges de Rennes qui en reçu confirmation de l'évêque de Saint-Malo, Pierre Giraud, en 1202. La fondation du prieuré par les moniales bénédictines au lieu dit l'Abbaye dut intervenir dans le courant du XIIIe siècle, car en 1299, le trésorier de l'église de Rennes, Alain de Châteaugiron avouait jouir de ses revenus. Jusqu'à la Révolution, la cure de Saint-Séglin, dépendante du prieuré, fut à la présentation de l'abbesse de Saint-Georges. La paroisse comptait alors 600 communiants selon l'estimation d'Ogée.

Saint-Séglin était déjà constituée en commune en 1796. Le maire de l'époque, Jean Durand, racheta à cette date comme bien national l'église paroissiale désaffectée depuis la Terreur, afin d'y rétablir le culte.

À l'instar des communes voisines, Saint-Séglin a subi un double phénomène de reconstruction et de modernisation du bâti durant le siècle qui s'écoule approximativement entre 1850 et 1950. Quelques pièces d'architecture ancienne méritent d'être citées : les maisons de ferme de la Couériais et de la Croix Orain (XVIIIe siècle), celle de l'Abbaye (1835), la demeure d'Haudebert (1818), l'ancienne maison d'école (début du XIXe siècle), le colombier et la chapelle de la Sauvagère (XVIIe siècle), enfin, l'église paroissiale et l'ancienne croix du cimetière. Dans un corpus patrimonial plus récent, on retiendra l'ancienne boucherie sur la place du bourg, une maison de ferme à la Hayais et le château de la Sauvagère. Saint-Seglin fut une des premières commune en France a subir le désembrement .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1947 Claude-Pierre Thoux - Colonel
1947 1983 Marcel Thoux DVD Propriétaire-exploitant
1983 2008 Joseph Barre DVD Conducteur de car
2008 2014 Claude Dutertre - Responsable ressources humaines
2014 en cours Marie-Thérèse Monvoisin SE Enseignante retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 530 habitants, en augmentation de 13,25 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
695 720 777 661 649 658 688 728 762
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800 797 771 771 751 763 779 823 815
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
791 811 814 750 711 683 667 608 557
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
559 512 495 411 409 433 462 516 530
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]