Saint-Rémy-Boscrocourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Rémy-Boscrocourt
Saint-Rémy-Boscrocourt
Mairie-école.
Blason de Saint-Rémy-Boscrocourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Intercommunalité Communauté de communes des Villes Sœurs
Maire
Mandat
Martine Douay
2020-2026
Code postal 76260
Code commune 76644
Démographie
Gentilé Rémois, Rémoises
Population
municipale
799 hab. (2019 en augmentation de 1,27 % par rapport à 2013)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 36″ nord, 1° 23′ 45″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 106 m
Superficie 8,37 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Eu
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Eu
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Saint-Rémy-Boscrocourt
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Voir sur la carte topographique de la Seine-Maritime
City locator 14.svg
Saint-Rémy-Boscrocourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Rémy-Boscrocourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Rémy-Boscrocourt

Saint-Rémy-Boscrocourt est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

À environ 5 km par la route, au sud du Tréport, Saint-Rémy-Boscrocourt est située sur la route départementale 925 (RD 925).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 854 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Dieppe », sur la commune de Dieppe, mise en service en 1949[7] et qui se trouve à 25 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 798,2 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Abbeville », sur la commune d'Abbeville, dans le département de la Somme, mise en service en 1922 et à 33 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,2 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,6 °C pour 1981-2010[12], puis à 11 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Rémy-Boscrocourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Eu, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70,2 %), prairies (16 %), zones urbanisées (8,7 %), forêts (5,2 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

C'est en 1823 que Saint-Rémy-en-Campagne et Boscrocourt sont réunis pour former Saint-Rémy-Boscrocourt.

Saint-Rémy-en-Campagne est attesté sous les formes Ecclesie Sancti Remigii en 1225[21], Ecclesie Sancti Remigii in Campania vers 1240, Saint Rémy en la Campaigne en 1393[22], Saint Rémy en Campagne en 1421 et 1422[23], Saint Rémy in Campania en 1460[24], Saint Rémy en Champagne en 1616, Saint Rémy en Campagne en 1715[25].

Boscrocourt est attesté sous les formes Capellam de Bosco Roculfi et parrochiagium hominum de Bosco Roculfi en 1181 et 1189, Boscrocoul en 1458[26], Bosc Rocoult en 1525 et en 1526[27], Sainte Marguerite de Bosrocourt entre 1629 et 1639, du Bosrocourt en 1644[28], Sainte Marguerite de Borocourt entre 1715 et 1766[29], Boscus Rohoult en 1648, Boscrocourt entre 1704 et 1738[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les communes de Saint-Rémy-en-Campagne et de Boscrocourt sont réunies sous le nom de Saint-Rémy-Boscrocourt par ordonnance royale du [25].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995   Pierre Lesage DVD  
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2020[31] Didier Régnier[32] PS Enseignant au CFA de Ponts-et-Marais
Conseiller général puis départemental d'Eu (2013 → )
Vice-président de la CC des Villes Sœurs (2014 → 2020)
mai2020[33] En cours
(au 11 juin 2020)
Martine Douay    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[35].

En 2019, la commune comptait 799 habitants[Note 8], en augmentation de 1,27 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
496475525523615676639622616
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
624611563538552544596581540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
566560534582552584574519565
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
583618641635672694738761770
2015 2019 - - - - - - -
806799-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les communes d'Étalondes et Saint-Rémy-Broscrocourt se sont associées en regroupement pédagogique intercommunal en matière d'enseignement primaire. Pour l'année scolaire 2018-2019, quatre classes sont situées à Étalondes, trois à Saint-Rémy[38].

L'école publique du village est située dans l'académie de Rouen[39]. Pour l'année scolaire 2017-2018, elle compte 83 élèves.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Remi.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Rémy-Boscrocourt

Les armes de la commune de Saint-Rémy-Boscrocourt se blasonnent ainsi :

d'or à la bande de gueules chargée de trois fleurs de lis d'argent.

Utilisation antérieure à 1999.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Dieppe - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Saint-Rémy-Boscrocourt et Dieppe », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Dieppe - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Saint-Rémy-Boscrocourt et Abbeville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique d'Abbeville - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique d'Abbeville - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique d'Abbeville - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Eu », sur insee.fr (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Archives de Seine-Maritime G 1570.
  22. Archives de Seine-Maritime 7 H, p. 194.
  23. Archives de Seine-Maritime reg. 20, f. 170.
  24. Archives de Seine-Maritime G 3269.
  25. a et b Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, page 931.
  26. Archives de Seine-Maritime 17 H.
  27. Archives de Seine-Maritime G 110.
  28. Archives de Seine-Maritime G 8039.
  29. Archives de Seine-Maritime G 739, 1559.
  30. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, pages 118 et 931.
  31. Louis Vanthournout, « Saint-Rémy-Boscrocourt. Avant de rendre son écharpe de maire, Didier Régnier se confie : Maire de Saint-Rémy-Boscrocourt depuis 2001, élu sur la commune depuis 1989, Didier Régnier ne repartira pas au mois de mars. Il a accepté de revenir sur son expérience », L'Informateur d'Eu,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Après une tentative ratée en 1983, Didier Régnier est élu pour la première fois sur la commune de Saint-Rémy-Boscrocourt en 1989 (...) Rebelote en 1995 où on lui propose cette fois-ci de devenir adjoint. Si l’actuel conseiller départemental accepte dans un premier temps, il fait finalement machine arrière à l’approche des présidentielles, lorsqu’il apprend que le premier magistrat parraine Jean-Marie Le Pen. « J’ai donc monté une liste d’opposition ». Avec trois de ses colistiers, Didier Régnier fait partie des 15 conseillers municipaux élus. En 2001, le maire sortant arrête. Didier Régnier mène une liste et est élu maire de Saint-Rémy-Boscrocourt pour la première fois. Il sera réélu en 2008, puis en 2014 ».
  32. Réélu pour le mandat 2014-2020 : Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 4 avril 2014, p. 16 « citation française ».
  33. « Saint-Rémy-Boscrocourt. Martine Douay succède à Didier Régnier : La réunion du conseil municipal de Saint-Rémy-Boscrocourt a eu lieu le 25 mai dernier. Martine Douay a été élu maire de la commune », L'Informateur d'Eu,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Sans surprise, Martine Douay a été élue première magistrate à la majorité absolue ».
  34. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  35. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  38. A. M.-O., « Le RPI craint de perdre une classe : La baisse des effectifs de 157 à 152 entrainerait le passage de sept à six classes », Courrier picard, édition Picardie maritime,‎ , p. 12.
  39. L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale.