Saint-Quentin-de-Chalais

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Saint-Quentin-de-Chalais
Saint-Quentin-de-Chalais
L'église Saint-Quentin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Joël Papillaud
2014-2020
Code postal 16210
Code commune 16346
Démographie
Gentilé Saint-Quentinois
Population
municipale
266 hab. (2015 en diminution de 6,01 % par rapport à 2010)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 32″ nord, 0° 04′ 08″ est
Altitude Min. 27 m
Max. 146 m
Superficie 12,38 km2
Localisation

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Saint-Quentin-de-Chalais est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Saint-Quentinois et les Saint-Quentinoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Quentin-de-Chalais est une commune du Sud Charente limitrophe avec le département de la Dordogne et non loin de la Charente-Maritime, située à 3 km au sud-est de Chalais et 44 km au sud d'Angoulême.

La commune a une forme assez allongée dans le sens nord-sud et son extrémité sud est bordée par la Dronne qui sert également de limite avec la Dordogne. Le bourg est plutôt situé au nord de la commune.

Le bourg de Saint-Quentin est aussi à 8 km à l'ouest d'Aubeterre-sur-Dronne, 8 km au nord-ouest de Saint-Aulaye, 12 km au nord de La Roche-Chalais, 21 km à l'ouest de Ribérac, 29 km au sud-est de Barbezieux, 45 km de Libourne et 69 km de Bordeaux[2].

La commune est un peu à l'écart des axes importants. Elle est cependant bien desservie par des routes départementales : la D 77 qui va de Chalais à Saint-Aulaye et la D 139 qui va vers Bonnes. La D 674, route d'Angoulême à Libourne, passe 2 km à l'ouest de la commune[3].

La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes charentaises, Saint-Quentin possède un habitat dispersé ; elle ne compte aucun hameau mais de nombreuses fermes ou lieux-dits : Auziac, Barbedorge, Biroche, Boisredon, Chevalier, chez Binet, chez Blanchon, chez Brugier, chez Jacquet, chez Jouannet, chez Massé, chez Menaud, chez Milord, chez Nardon, la Barde, la Côte, la Grande Rougerie, la Grange d'Auziac, la Parcaud, la Petite Rougerie, le Fougeraud, les Bardoux, les Bergères, les Dougnes, le Puits, Saillant, Saint-Vivien[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Quentin-de-Chalais est limitrophe de sept autres communes, dont une en Dordogne.

Communes limitrophes de Saint-Quentin-de-Chalais
Chalais Orival Rouffiac
Saint-Avit Saint-Quentin-de-Chalais
Bazac Parcoul-Chenaud
(Dordogne)
Les Essards

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est occupée par le Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux qui occupe une grande partie du Sud Charente. Cette formation est très localement recouverte par des alluvions anciennes, sable et galets parfois enrobés d'argile comme au nord de Saint-Vivien, datant du Quaternaire, ou des altérites calcaires lors de ces périodes de glaciations, zones actuellement boisées autour du bourg. La vallée de la Dronne, au sud, est occupée par des alluvions plus récentes (partie inondable), parfois accumulées en basses terrasses (la Parcaud)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui de bas plateaux vallonnés descendant vers le sud, occupé par la vallée de la Dronne. Le point culminant de la commune est à une altitude de 146 m, situé à l'extrémité nord en limite de commune avec Rouffiac et Orival. Le point le plus bas est à 27 m, situé au bord de la Dronne à l'extrémité sud-ouest. Le bourg de Saint-Quentin, niché dans un vallon, est à 85 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Dronne, affluent de l'Isle et sous-affluent de la Dordogne, passe en limite sud de la commune.

Un ruisseau parcourt toute la longueur de la commune et se jette dans la Dronne : la Rivaille. Le bourg occupe la tête de sa vallée.

Au sud-ouest, un petit affluent de la Dronne sert de limite avec Bazac, et au sud-est, la Beuronne, qui descend de Saint-Romain fait la limite communale sur quelques centaines de mètres à son confluent avec la Dronne.

La commune comporte aussi quelques fontaines, comme la Fontaine de Guérison à l'est, la Fontaine de chez Milord, la Font Guillière, et la Font Noire près du bourg[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la paroisse est attesté par la forme ancienne, en latin, Sanctus Quintinus (non datée, Moyen Âge)[7].

Quintinus était un apôtre chrétien, évangélisateur de la Gaule, martyr du IIIe siècle[8].

Au XVIIe siècle, la paroisse s'est aussi appelée Saint-Quentin-de-Sèche, à cause de la sécheresse et de l'aridité du sol des collines[9],[10].

Entre 1790 et 1936 la commune s'appelait Saint Quentin, puis Saint-Quentin à partir de 1801. Pendant la Révolution, elle s'appelait Quintini ou La Quintinie[11]. L'actuelle dénomination officielle a été instaurée en 1937[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

En juin 1909, un souterrain-refuge a été découvert près de l'église. Il consiste en plusieurs chambres taillées dans le roc et reliées entre elles par des couloirs.

Au début du XXe siècle, l'industrie dans la commune était représentée par un moulin à blé au Saillan, sur la Dronne, et l'élevage de veaux de boucherie était assez important[13].

Archives[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1888 1922 Lajeunie    
1922 1930 Lucien Maurice    
1930 1945 Victor Lavergne    
1945 1959 Amédée Théodore    
1959 1971 Albert Lavergne    
1971 1977 Jean-Claude Rocher    
1977 1981 Raymond Papillaud    
1981 1995 Guy Capdeville    
1995 en cours Joël Papillaud DVG Président de la communauté de communes

Les réélections n'apparaissent pas.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2015, la commune comptait 266 habitants[Note 1], en diminution de 6,01 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
879783780889865799817802725
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
737697617603588557563526527
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
508483442429391398392355285
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
259230219243250269272274269
2015 - - - - - - - -
266--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,7 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 28,3 %, plus de 60 ans = 22,4 %) ;
  • 49,6 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 27,2 %, plus de 60 ans = 25 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,6 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,4 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Saint-Quentin-de-Chalais en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,7 
9,4 
75 à 89 ans
7,4 
13,0 
60 à 74 ans
16,9 
28,3 
45 à 59 ans
27,2 
16,7 
30 à 44 ans
19,1 
15,9 
15 à 29 ans
12,5 
16,7 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Élevage de veaux
  • Agriculture céréalière (colza, tournesol, maïs)

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Quentin-de-Chalais[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Quentin est de style roman (XIIe siècle) pour la partie centrale, et gothique primitif (XVe siècle) pour les bas-côtés. Comme beaucoup d'autres églises, elle fut construite sur les restes d'un édifice antérieur. À la fin du Moyen Âge elle est fortifiée avec chemin de ronde, salle de garde, bretèche et clocher donjon. Elle est classée monument historique depuis 1913[19].

Son tabernacle du XVIIe siècle en bois sculpté et peint représentant la Crucifixion est inscrit monument historique à titre objet depuis 2002[20]. La cloche actuelle de l'église a été fondue en 1548 et refondue en 1907. À l'origine l'église avait deux cloches, l'une d'elles a été fondue pendant la Révolution pour faire des canons.

Église Saint-Quentin

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La fontaine de Guérison[modifier | modifier le code]

Cette fontaine, située près de la Beuronne en direction des Essards, était un lieu de pèlerinage tous les 15 août jusque dans les années 1970. Une chapelle a été construite à proximité.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Motte à Puygoyon[modifier | modifier le code]

La Motte à Puygoyon est une motte castrale détruite semble-t-il pendant la guerre de Cent Ans. Ancien siège d'une baronnie qui dépendait du marquisat d'Aubeterre, on en retrouve la trace jusqu'à la Révolution française. Aujourd'hui c'est une motte boisée avec ses fosses visibles.

Autre patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Lors de la construction de l'école, des ouvriers découvrent un cluzeau situé à proximité de l'église le 4 juin 1908, description et communication à la Société archéologique et historique de la Charente par M. Lafitte en septembre 1908.

Il y a eu deux moulins sur la commune, le moulin d'Auziac et le moulin de Saillant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 16 mai 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ribérac », sur Infoterre, (ISBN 2-7159-1757-0, consulté le 30 décembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 130
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 625.
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. [PDF] Brigitte Bousquet, Inventaire supplémentaire des monuments historiques, ministère de la Culture, « Dossier de protection du couvent des Minimes d'[[Aubeterre-sur-Dronne]], notice Mérimée PA00104562, p.5 sur 26 », (consulté le 16 mai 2015)
  11. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 346-347
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « Évolution et structure de la population à Saint-Quentin-de-Chalais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  19. « Église paroissiale », notice no PA00104509, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Tabernacle », notice no PM16000645, base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]