Saint-Prix (Val-d'Oise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune du Val-d'Oise
Cet article est une ébauche concernant une commune du Val-d'Oise.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Prix.
Saint-Prix
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Saint-Prix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Domont
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Vallée
Maire
Mandat
Jean-Pierre Enjalbert (DLR)
2014-2020
Code postal 95390
Code commune 95574
Démographie
Gentilé Saint-Prissiens
Population
municipale
7 181 hab. (2014)
Densité 906 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 00″ nord, 2° 16′ 00″ est
Altitude 160 m (min. : 57 m) (max. : 193 m)
Superficie 7,93 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise

Voir sur la carte administrative du Val-d'Oise
City locator 14.svg
Saint-Prix

Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise

Voir sur la carte topographique du Val-d'Oise
City locator 14.svg
Saint-Prix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Prix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Prix
Liens
Site web saintprix.fr

Saint-Prix est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Saint-Prissiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 15 km au nord de Paris, sur le flanc méridional de la vaste butte-témoin portant la forêt de Montmorency. Elle domine la vallée de Montmorency.

Saint-Prix est limitrophe de Montlignon, Eaubonne, Ermont, Saint-Leu-la-Forêt, Bouffémont, Chauvry et Domont. La commune est desservie par la gare du Gros Noyer - Saint-Prix, située sur la commune d'Ermont.

Communes limitrophes de Saint-Prix[1]
Chauvry Bouffémont Domont
Saint-Leu-la-Forêt Saint-Prix[1] Montlignon
Ermont Eaubonne

Toponymie[modifier | modifier le code]

Turnus en 1175, Tour ou Tourn, To ou Torn en 1193, Tou en 1648, Thou en 1691[2].

Anciennement « Thor » ou « Thür », d'origine germanique, le village doit son nom actuel au saint auvergnat assassiné en 676 et dont les reliques furent déposées dans un prieuré établi par des religieux qui les avaient reçues de Jean de Tour, trésorier du Temple de Paris. Le pèlerinage aux reliques de Saint-Prix se développe et le nom de « Saint-Prix » apparaît ainsi en 1536.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence du village de Tour est attesté en 1099 lorsque Raoul Deliès, comte de Pontoise donne ses droits sur ce village ainsi que le village voisin dénommé de Métiger à l'abbaye Saint-Martin-des-Champs.

Le village ne compte que 40 habitants en 1470, il est alors la seigneurie des Montmorency qui fondèrent au XIIe siècle dans la forêt de Montmorency un prieuré transformé en rendez-vous de chasse en 1460 et qui reçut la visite de Louis XI.
Pendant la Révolution française, la commune prit le nom de Bellevue-la-Forêt[3]. Elle devint, pendant la Terreur, le refuge de Roland, La Révellière-Lépeaux, Bosc et des proscrits girondins.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Rue Auguste-Rey.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 181 habitants, en diminution de -2,62 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
522 476 477 438 485 475 440 456 457
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
440 429 461 474 480 510 576 556 567
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
611 761 839 1 042 1 597 1 997 2 522 2 562 2 999
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 825 4 302 5 435 4 981 5 623 6 767 7 214 7 243 7 181
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté musulmane Ahmadiyya, un mouvement religieux musulman originaire du sous-continent indien considéré comme hérétique par les autres branches de l'islam a implanté dans la commune de Saint-Prix sa première mosquée en France en 2008[7]

Pèlerinage de Saint-Prix[modifier | modifier le code]

Vers 1090 est construite la petite église du village de Tour sous la protection de saint Fiacre. En 1278, Jean de Tour, seigneur du village et trésorier du Temple fait don à l’église des reliques de saint Prix, évêque de Clermont, assassiné en 674.

Dès lors, les pèlerins de plus en plus nombreux viennent se recueillir auprès des reliques du saint qui, dit-on, réalise de nombreux miracles. Ce pèlerinage est destiné aux « personnes impotentes des bras et des jambes ». En 1520 le nom de Saint-Prix se substitue à celui de Tour. L’église, devenue alors trop petite, est considérablement agrandie aux XVIe et XVIIe siècles (chapelles, chœur). Au fil des siècles, le pèlerinage tombe dans l’oubli ainsi que l’église, qui est sauvée de la ruine par une restauration au XIXe siècle.

Depuis plus de dix ans, le pèlerinage a repris par des pèlerins de Paris à Saint-Prix. Depuis 2010, les paroissiens font une procession des reliques de saint Prix le dimanche le plus proche du 25 janvier. Mgr Jean-Yves Riocreux a présidé le pèlerinage le dimanche .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Saint-Prix fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[8],[9].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Enjalbert, maire de la commune depuis 1995, est tête de liste aux élections européennes du 7 juin 2009 sur la liste Debout la République (maintenant Debout la France) pour la circonscription Ile-de-France, ainsi qu'à celles de 2015[10]. Lors des élections municipales et cantonales de 2008, il était soutenu par Génération écologie[réf. nécessaire].

Après les attentats du 11 septembre 2001, M. Enjalbert a refusé de délivrer des attestations d'accueil[11] aux "ressortissants émanant des pays régulièrement cités dans les affaires de terrorisme international ou de pays où des scènes de liesse ont accompagné l'annonce du drame que vient de vivre l'occident"[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1884 1893 Auguste Rey   Avocat et historien
mars 1971 janvier 1995 Christian Dufresne non inscrit  
janvier 1995 juin 1995 Guillaume Dufresne non inscrit  
juin 1995 en cours
(au 15 octobre 2015)
Jean-Pierre Enjalbert[13],[14] DLF[15] Médecin
Conseiller général de St-Leu-la-Forêt (2001 → 2015)
Réélu pour le mandat 2014-2020[16],[17],[18],[19]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Saint-Prix compte trois monuments historiques sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Prix de Saint-Prix.
  • Église du Vieux Village (inscrite monument historique par arrêté du 16 juin 1926[20]) : La première église romane, à laquelle appartiennent peut-être les corniches à l'est et à l'ouest de la base du clocher, a été donnée à l'abbaye Saint-Martin de Pontoise vers 1085, et un prieuré a été fondé en même temps. Le patron de la paroisse est alors saint Germain. À partir de la fin du XIIe siècle et jusqu'en 1220 environ, l'église est entièrement rebâtie dans le style gothique primitif, et elle conserve de cette époque le plan et l'ordonnancement général, mais très peu d'éléments en élévation : il s'agit essentiellement des chapiteaux au nord de la nef ; des piles orientales du clocher, qui s'élève au-dessus de la croisée du transept ; de l'étage de beffroi du clocher ; et des fenêtres hautes bouchées dans la partie droite du chœur. Au XVe siècle, l'essor du pèlerinage de saint Prix, dont l'église possède sans doute des reliques dès l'origine, fait que ce second patron supplante le premier, qui s'est depuis longtemps effacé. Après la guerre de Cent Ans, l'église est presque entièrement rebâtie pour une seconde fois : d'abord la nef est voûtée d'ogives dans le style gothique flamboyant, à la fin du XVe siècle, puis pendant la seconde moitié du XVIe siècle, les grandes arcades sont reprises en sous-œuvre (sauf au nord de la nef), les collatéraux sont presque entièrement reconstruites (sauf au nord de la nef), et une nouvelle abside est construite sur les fondations de l'ancienne. Dès lors, le style dominant de l'église est celui de la Renaissance, même si la structure demeure gothique. Au XVIIe siècle, une sacristie et des chapelles sont ajoutées devant le bas-côté sud. Les chapelles, ainsi que la première travée de la nef, sont malheureusement en partie démolies vers 1836, et les remaniements à la fin du XIXe siècle modifient encore l'apparence extérieure de la nef. L'intérêt de l'église réside en grande partie dans sa complexité architecturale, perceptible notamment à l'intérieur, et en son riche mobilier[21],[b 1].
  • Château de la Chasse dans la forêt de Montmorency, près de la route des Fonds (inscrit monument historique par arrêté du 19 août 1933[22]) : Le château actuel est issu d'une maison forte du XIIe siècle, se composant d'un logis de plan carré de 20 m de côté, flanqué aux angles de quatre tours rondes. Elles sont dérasées en 1728, et le logis est remplacé par une maison contemporaine. L'un des premiers propriétaires connus est Mathieu II de Montmorency en 1208. Guillaume de Montmorency y reçoit le roi Louis XI pour une partie de chasse. Le château passe ensuite dans la maison de Condé, puis est racheté par Louis Bonaparte sous le Premier Empire. Sous la Restauration, les Condé récupèrent le château, mais le cèdent bientôt à Sophie Dawes, baronne de Feuchères[b 2]. C'est aujourd'hui un domaine de l'Office national des forêts.
  • Cimetière de Bosc, près du château (inscrit monument historique par arrêté du 19 août 1933[23]) : C'est un petit cimetière familial, où reposent le naturaliste Louis-Augustin Bosc d'Antic (1759-1828, son épouse, sa fille et plusieurs de ses parents. Bosc découvre la forêt de Montmorency alors qu'il est président de la Société des naturalistes français, peu après la Révolution[b 3].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Ancien presbytère, rue de la Croix-Saint-Jacques : Il fut bâti au XIIe siècle à l'emplacement d'une ancienne grange dimière. Il fut remanié aux XVIIe siècle et XIXe siècles, mais garde une charpente de la fin du XVIIe siècle. Construit sur un terrain pentu, il comporte six niveaux d'un côté et seulement trois de l'autre. La cave la plus profonde n'est redécouverte qu'en 1980 ; elle se compose de deux fois trois voûtes d'ogives reposant sur deux piliers centraux[b 2].
  • Château de la Ferme, 1 rue Auguste-Rey : Il est construit pour l'acteur Larive à partir de 1791 à l'emplacement d'une ferme rasée au préalable. La grande demeure de style classique est acquise en 1928 par les sœurs maristes qui en font leur noviciat. Depuis 1958, le château de la Ferme est une maison de retraites spirituelles nommée Massabielle[b 4].
  • Maison de Michel-Jean Sedaine, 47 rue Auguste-Rey : L'auteur dramatique peut acquérir cette maison en 1780 grâce à la générosité de Catherine la Grande, et l'agrandir en 1792. La maison a conservé ses façades de la fin du XVIIIe siècle[b 5].
  • Fontaine Saint-Pry, place de la fontaine aux Pèlerins : Elle est liée au pèlerinage qui se développa autour des reliques de saint Pry (ou Prix) à la fin du XIVe siècle et prit de l'ampleur au siècle suivant. La fontaine médiévale fut restaurée en 1870 puis dans les années 1990. Elle se situe dans un talus retenu par un mur de soutènement, dans un renfoncement sous une voûte en berceau ogivale. Deux colonnes à chapiteaux encadrent l'ouverture ogivale, et au fond du petit local fermé par une belle grille en fer forgé, trône une statue polychrome du saint dans une niche[b 6].
  • Musée archéologique et historique, 45 rue d’Ermont : Le musée est installé dans l'ancien prieuré Blanc, où les chanoines de l'abbaye Saint-Victor de Paris emménagèrent en 1526 au détriment de leur ancien prieuré près de la fontaine Sainte-Radegonde. De ce fait, le prieuré prit également le surnom de prieuré Sainte-Radegonde. Des fouilles archéologiques ont mis au jour une glacière du XVIe siècle, une cave du XIIe siècle sous la cour, une cave de 1537 et un caveau de 1560. Ce contexte prédestine la maison pour héberger un musée archéologique. Il présente une collection d’objets provenant de fouilles réalisées aux abords de l’église et du prieuré : des vases décorés du XIIe siècle, des poteries remarquables, des cruches et verres à boire datant des XVIe siècle et XVIIe siècles. Une présentation d’outils et d’objets témoigne de la présence de la vigne et de la dentelle pendant plusieurs siècles[b 7]. (Visite le premier samedi de chaque mois, de 14 h à 18 h, sauf les jours fériés.)
  • Croix des Célestins : Elle fut élevée au XVIIe siècle au carrefour de la rue de Maubuisson et de la rue du Château-de-la-Chasse, près du fief de Maubuisson, propriété du prieuré clunisien Saint-Martin-des-Champs depuis le XIe siècle. L'appellation de croix des Célestins est attestée dès le XVIe siècle. Ensuite la croix est déplacée vers le vieux cimetière. Elle se distingue par la hauteur importante de son fût. Son pupitre sculpté était utilisé lors de la procession du dimanche des Rameaux pour les chants traditionnels[b 8].
  • Croix hosannière, place de la Croix : Elle fut érigée au XVIIe siècle et possède également un fût très haut et mince à la fois. La croix marque peut-être l'emplacement d'une des portes du village détruite en 1662[b 9].
  • Château de la Terrasse : Il fut édifié au XVIIIe siècle à l'emplacement d'un premier château du XVIe siècle sur le fief de Maubuisson. Il accueillit Victor Hugo et l'abbé de La Mennais vers 1840, avant de devenir une maison de retraite pour prêtres âgés grâce à un legs sous le nom de maison Saint-Joseph. Les sœurs maristes reprennent le château en 1939 et y ouvrent leur école du Rosaire. Quand cette dernière déménage pour Saint-Leu en 1947, les sœurs en font leur maison de retraite[b 5].
  • Temple d'Amour et fontaine, allée des Marronniers / allée des Érables : La vasque oblongue de cette fontaine du XVIIIe siècle est enserrée dans un escalier en fer à cheval et surmonté par un temple en échelle réduite. L'emplacement de la fontaine faisait partie du domaine du château de Rubelles, du nom d'une famille de seigneurs au Moyen Âge. Ce château a été démoli en 1791 par son nouveau propriétaire Jean-Baptiste Dumangin, professeur à la faculté de médecine, qui ne garde que le château des Vendôme acquis dans un même lot[b 5].
  • Fontaine Sainte-Radegonde, route des Fonds, en forêt de Montmorency : Attestée dès le Moyen Âge et réputée guérir la gale, des écrouelles et des dartres, elle fait l'objet d'un pèlerinage annuel par le chemin de la Messe. La fontaine était la propriété du prieuré du Bois-Saint-Père, établie à proximité de la fontaine sur le territoire de la commune voisine de Bouffémont, fondé en 1135 par Mathieu Ier de Montmorency, et placé sous l'autorité de l'abbaye Saint-Victor de Paris. La chapelle Notre-Dame du bois Saint-Père est démolie en 1842, et les autres bâtiments du prieuré servent encore de ferme jusqu'en 1900, puis sont démolis[b 10].
  • Tour du Plumet, en forêt de Montmorency : Bâtie en meulière et briques en 1863, cette tour sert de relais de chasse au baron Léopold Double, propriétaire du château des Vendôme et d'une grande partie de la forêt au nord de Saint-Prix. Le baron fait également créer une grotte près de l'étang Marie, et une glacière près de la tour du Guet, place de la Croix-Saint-Jacques[b 11].
  • Auberge du Gros-Noyer, 42 avenue du Général-Leclerc : Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Saint-Prix était formée de « noyaux » et d’ « écarts ». L’un de ces derniers se serait constitué autour d’une auberge au carrefour du Gros-Noyer[24]. Architecture significative de cette époque, la bâtisse est dotée d'une tour carrée en faux appareil, surmontée d’une double corniche moulurée et d’un toit en croupe. Le corps principal a été édifié dans le prolongement. Son toit est posé sur une charpente à enrayure. Propriété de la famille Ponchon, l’auberge du Gros-Noyer est réputée jusqu’à la Capitale pour la qualité de sa cuisine et de sa cave. De nombreux Saint-Prissiens y ont fêté baptêmes, communions, mariages ou anniversaires[25]. Après plus d’un quart de siècle de réclusion où elle fut transformée en maison de retraite, l’auberge du Gros-Noyer, attendant de connaître le destin que la ville de Saint-Prix, son nouveau propriétaire, lui réserve, a rouvert ses portes pour accueillir une agence de communication et une galerie d'art contemporain : un nouveau lieu de culture, d’échange et de dialogue[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Résidence de Boileau, Sedaine, Paul-Louis Courier, Lamennais, Victor Hugo, Edmond Rostand, José María Semprún Gurrea (père de Jorge Semprún) pendant la Seconde Guerre mondiale. Le village est devenu très prisé pour son cadre par les artistes : Catherine Deneuve y réside ainsi que Lorie qui y a fait édifier une demeure[27].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Prix.svg Saint-Prix
  • Les armes de Saint-Prix se blasonnent ainsi :

D'azur à la tour crènelée et couverte d'or, ouverte et ajourée du champ, maçonnée de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Adam et M. et Mme Ducœur, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Saint-Prix », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 771-783 (ISBN 2-84234-056-6)
  • Roger Balland, G. Donzelle, Gérard Lecœur, C. Poupon, Renaux et et la section J.P.G.F. d'Ermont, Histoire de Saint-Prix, Neyron, Agence régionale d'édition pour les municipalités, , 280 p. (ISBN 2-86296-009-8)
  • Roger Large, Saint-Prix vous est conté, de l'an mil à l'an 2000, Musée de Saint-Prix / municipalité de Saint-Prix, , 80 p.
  • Auguste Rey, « Notes sur Saint-Prix : L'échec des institutions municipales de 1787 », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 14,‎ , p. 1-16 (ISSN 1148-8107, lire en ligne)
  • Auguste Rey, "Notes sur mon village", Les cahiers de Saint-Prix et de la Subdélégation d'Enghien en 1789, à Paris , chez H. Champion, 1892

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Saint-Prix sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois [archive].
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Les Ahmadies inaugurent leur première mosquée », France 24,‎ (lire en ligne).
  8. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  9. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  10. « Saint-Prix : Jean-Pierre Enjalbert se lance dans la campagne des Régionales », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  11. Daniel Pestel, « Saint-Prix ne veut plus d'étrangers », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  12. Dépêche AFP, 12 mars 2003
  13. Daniel Pestel, « Jean-Pierre Enjalbert le maire trouble-fête », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  14. « Jean-Pierre Enjalbert se présente en… Seine-Saint-Denis », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  15. « Jean-Pierre Enjalbert (DLR) sûr de lui à Saint-Prix », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  16. « Les élus du premier tour », Le Parisien - Élections municipales 2008,‎ (lire en ligne).
  17. Alexandre Boucher, « Municipales : la candidate PS veut faire vaciller le maire de Saint-Prix », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  18. « Jean-Pierre Enjalbert est le premier maire à retrouver son écharpe », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ ([www.leparisien.fr/espace-premium/val-d-oise-95/jean-pierre-enjalbert-est-le-premier-maire-a-retrouver-son-echarpe-29-03-2014-3719149.php lire en ligne]).
  19. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise,‎ (consulté le 9 octobre 2015).
  20. « Église Saint-Germain-de-Thor », notice no PA00080204, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Mathieu Lours, « Saint-Prix - Saint-Prix », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 241-243 (ISBN 9782953155402).
  22. « Château de la Chasse », notice no PA00080202, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Cimetière de Bosc », notice no PA00080203, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. R. Balland, G. Donzelle, G. Ducœur, C. Poupon & D. Renaud, Histoire de Saint-Prix, ouvrage publié par la municipalité, p. 131, (voir dans bibliographie).
  25. Archives personnelles de Mme Joffrin, petite fille de Gustave Ponchon, propriétaire de l'auberge.
  26. La Lettre de Saint-Prix, no 42, Décembre 2012, p. 10.
  27. Orange - Lorie investit dans la pierre
  1. p. 772-774.
  2. a et b p. 775.
  3. p. 780-781.
  4. p. 780.
  5. a, b et c p. 779.
  6. p. 776.
  7. p. 776-777 et 780.
  8. p. 777.
  9. p. 778.
  10. p. 772.
  11. p. 782.