Saint-Priest-en-Murat

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Saint-Priest-en-Murat
Saint-Priest-en-Murat
L'église Saint-Priest de Saint-Priest-en-Murat.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Montluçon
Intercommunalité CC Commentry Montmarault Néris Communauté
Maire
Mandat
Luc Perrin
2020-2026
Code postal 03390
Code commune 03256
Démographie
Gentilé Saint-Priestains
Saint-Priestaines [1]
Population
municipale
219 hab. (2018 en augmentation de 4,29 % par rapport à 2013)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 00″ nord, 2° 54′ 47″ est
Altitude Min. 265 m
Max. 433 m
Superficie 25,48 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Commentry
Législatives 2e circonscription de l'Allier
Localisation
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Saint-Priest-en-Murat

Saint-Priest-en-Murat est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Priest-en-Murat est un village rural situé à l'ouest des terres bourbonnaises, en limite des derniers contreforts des Combrailles.

Il se trouve à 23 km à l'est de Montluçon, à 40 km au sud-ouest de Moulins et 48 km au nord-ouest de Vichy et est traversé par l'autoroute A71 dont l'accès le plus proche est la sortie no 11 Montmarault.

La commune comprend plusieurs hameaux et écarts : Virlobier, Lavas, Chaumont, les Laurinats, Chiret, Rongère, Villepèze.

Le territoire est drainé par le Reuillon et par plusieurs ruisseaux qui s'y jettent.

Une partie du territoire communal est concernée par la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 Le Reuillon au moulin de Coutet[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Priest-en-Murat est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (71,6 %), zones agricoles hétérogènes (18,5 %), forêts (5,3 %), terres arables (4,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Sanctus Prejectus en 1422.[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Gare de Saint-Priest-en-Murat. Carte postale du début du XXe siècle.

Période moderne[modifier | modifier le code]

La commune, instituée par la Révolution française, résulte de la fusion de trois anciennes paroisses : Rongères, Chaumont et Saint Prejet[10]

Le village a été desservi par la ligne de chemin de fer secondaire de Sancoins à Lapeyrouse du Réseau départemental de l'Allier de 1892 à 1949.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Montlucon du département de l'Allier.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Montmarault[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Commentry

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Allier.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Priest-en-Murat était membre de la communauté de communes de la Région de Montmarault, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2000 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe), promulguée le , redéfinit les compétences attribuées à chaque échelon territorial, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes de Commentry - Néris-les-Bains, pour former, le la communauté de communes dénommée Commentry Montmarault Néris Communauté, et dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Michel Meritet    
avril 2014 En cours
(au 8 juillet 2020)
Luc Perrin   Technicien territorial
Réélu pour le mandat 2020-2026[12],[13]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2018, la commune comptait 219 habitants[Note 2], en augmentation de 4,29 % par rapport à 2013 (Allier : −1,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8196126947973151 024950968900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
874877827853866857874899818
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
821799758611649634571514501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
457413321268243231252222221
2018 - - - - - - - -
219--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée d'une nouvelle mairie, inaugurée en septembre 2018[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hubertine Auclert (1848-1914), militante féministe née dans la commune, qui a combattu pour le droit de vote des femmes. La place du village porte son nom depuis 2018[20]
  • André Chemel (1901-1947), producteur, réalisateur et scénariste né à Saint-Priest.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/allier-03
  2. Conservatoire d'Espaces Naturels Auvergne, « Le Reuillon au moulin de Coutet » [PDF], sur https://inpn.mnhn.fr, INPN, SPN-MNHN Paris, (consulté le 3 mars 2021).
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. « Saint-Priest-En-Murat », Les communes, Commentry Montmarault Néris Communauté (consulté le 3 mars 2021).
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. « Luc Perrin, candidat à sa succession à Saint-Priest-en-Murat (Allier), dévoile sa liste : Luc Perrin, maire sortant de Saint-Priest-en-Murat (Allier), brigue un nouveau mandat avec une liste qui compte trois conseillers sortants et sept nouveaux candidats », La Montagne,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2021).
  13. « Un deuxième mandat de maire pour Luc Perrin », La Montagne,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2021).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Elle redonne de la valeur au village : De nombreuses personnalités ont assisté à l’inauguration de la nouvelle mairie. Un projet qui avait suscité pas mal de contestation, au dépar », La Montagne,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2021).
  18. Notice no PA00093289, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Saint-Priest en Murat – Virlobier », Châteaux visibles, Patrimoine, XVIe siècle, sur https://monbourbonnais.com/, (consulté le 3 mars 2021).
  20. « Saint-Priest-en-Murat inaugure sa place Hubertine-Auclert : Le maire de Saint-Priest-en-Murat et de nombreux élus ont inauguré la place Hubertine-Auclert, à l'occasion du 170 e anniversaire de sa naissance », La Montagne,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2021) « Hubertine Auclert, considérée comme l'une des premières féministes de l'histoire s'était la.ncée dans une grève de l'impôt en 1880, considérant que n'ayant pas le droit de vote et donc, pas de représentation légale, les femmes ne devaient pas être imposables ».