Saint-Pierre-du-Bosguérard

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Saint-Pierre-du-Bosguérard
Calvaire de saint-Pierre-du-Bosguerard, vue côté est.
Calvaire de saint-Pierre-du-Bosguerard, vue côté est.
Blason de Saint-Pierre-du-Bosguérard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Bourgtheroulde-Infreville
Intercommunalité Communauté de communes Roumois Seine
Maire
Mandat
Franck Haudrechy
2014-2020
Code postal 27370
Code commune 27595
Démographie
Gentilé Saint Pierrais
Population
municipale
1 074 hab. (2014)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 55″ nord, 0° 52′ 49″ est
Altitude Min. 110 m – Max. 179 m
Superficie 10,1 km2
Localisation

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Saint-Pierre-du-Bosguérard est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Pierre-du-Bosguérard est située dans le département de l’Eure, au sud de la région naturelle du Roumois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire était occupé par les Romains qui y construisirent une place fortifiée. Les familles de Gournay, d’Harcourt, les abbayes du Bec-Hellouin et de Saint-Wandrille furent les premiers propriétaires. Il y avait, dès le Moyen Âge, quatre fiefs : la baronnie du Hauzey, le Francboisier, les Hautes Terres et le fief, petit mais hautement symbolique, de l’église paroissiale. Un des rares calvaires en Normandie fut construit près de l’église au XVe siècle. Les habitants de Saint-Pierre-du-Bosguérard s’opposèrent pendant plus d’un siècle aux religieux de l’abbaye Notre-Dame du Bec qui contestaient leur droit coutumier. Comme de nombreuses communes rurales, elle a vu sa population décroître fortement au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle.

Origine[modifier | modifier le code]

À l’époque gallo-romaine, Saint-Pierre-du-Bosguérard connut une forte présence romaine. En 1975, Pierre Roussel, président de l'association "Amis des Monuments et sites de l'Eure", lors de prospections et sondages dans le bois Joly, a découvert une structure quadrangulaire de type camp romain. La municipalité a nommé la route bordant ce bois "route du Camp romain". En 1998, une équipe d’archéologues dirigée par Paola Calderoni mit au jour de nombreux fours tuiliers de dimensions exceptionnelles[1].

Moyen Âge [modifier | modifier le code]

Aux XIe et XIIe siècles, les familles Fleitel et de Gournay furent les principaux feudataires. Elles firent de nombreuses donations aux abbayes du Bec-Hellouin et de Saint-Wandrille, attestées dans plusieurs chartes[2] .

En 1208, Geoffroy du Francboisier est mentionné dans une charte sur les terres auxquelles il donna son nom[3] .

La famille d’Harcourt succéda à celle de Gournay. En 1235, Richard d'Harcourt, seigneur d’Elbeuf (1212-1239), céda à l’abbaye du Bec-Hellouin les terres qu’il possédait aux Hautes-Terres.

En 1253, le nom de la paroisse, Sanctus Petrus de Bosco Girard, est mentionné dans une charte. Ce pourrait être l’année de l’émancipation de la paroisse de Saint-Pierre-du-Bosguérard vis-à-vis de celle de Saint-Denis-du-Boscguérard, (aujourd'hui Bosguérard-de-Marcouville).

Cette même année, Guillaume du Breuil, chevalier et époux de dame Pernelle, devint tenant de la paroisse de Saint-Pierre-du-Bosguérard.

Au XIVe siècle, l’église fut reconstruite ; seule la fenêtre de la façade, côté abside, peut être datée d’une période antérieure. Lors de cette reconstruction, un porche en galandage fut ajouté.

Au XVe siècle, le fief du Francboisier était tenu par la famille du Busc et celui des Hautes Terres par la famille de Bardouil.

À la fin du XVe siècle, un calvaire fut construit près du chevet de l’église. Marie d’Harcourt, épouse d’Antoine de Lorraine, comte de Vaudémont, en fut peut-être la donatrice.

C’est à cette époque que les terres provenant des diverses donations reçues par l’abbaye du Bec-Hellouin sont réunies pour former la baronnie du Hauzey.

Au XVIe siècle [modifier | modifier le code]

Le , dans un aveu rendu au roi, Charles de Lorraine, pour sa baronnie d’Elbeuf mentionne un droit de fouage et monnéage sur ses hommes et sujets de Saint-Pierre-du-Bosguérard. Dans cet aveu, il mentionne le fief du Francboisier que tient la famille du Busc.

En 1579, est né, à Saint-Pierre-du-Bosguérard, Étienne de la Croix  (ou Delacroix). Il vécut au Francboisier et entra au noviciat en 1599. En 1602, il partit comme missionnaire jésuite en Inde, puis il fit ses études à Goa. Il devint maître des novices, recteur de Salsété (ou de Salcette), de Goa, préposé à la maison professe. Étienne de la Croix mourut à Goa en Inde, le .

Le , Georges de la Porte est mentionné seigneur du Francboisier et le , le tenant du fief des Hautes-Terres est Henri de Bardouil.

Au XVIIe siècle [modifier | modifier le code]

En 1607, Jean Ygou, riche bourgeois de Rouen, devint propriétaire du fief de Conches dit Douville. Ce fief de quart de haubert, situé en majeure partie sur la paroisse du Thuit-Signol, s’étendait sur Saint-Pierre-du-Bosguérard où il comprenait l’église, le cimetière, un manoir presbytéral et un colombier. Le seigneur de ce fief était seigneur-patron de la paroisse.

C’est au début de ce siècle que les frères Constant et Pierre Ballicorne s’établirent à Saint-Pierre pour y faire souche. Constant fut pourvu de la cure et Pierre, laboureur, fut à l’origine de la très nombreuse famille Ballicorne qui perdurera sur la paroisse jusqu’au XIXe siècle.

En 1644, les religieux de l’abbaye du Bec-Hellouin décident de reprendre possession de tous les pâturages s’étendant sur leur baronnie du Hauzey, notamment quatre terrains de pâturages et bruyères dont jouissaient les habitants depuis des temps immémoriaux, charge de payer par an, chacun à Pâques, trois œufs ou trois deniers[pas clair]. Cette décision entraina un conflit qui dura plus d’un siècle (de 1644 à 1765). Il fut particulièrement opiniâtre, même parfois brutal, bien qu’il resta toujours sur le terrain du légal et qu’aucun opposant n’eut recours à la violence physique.

C’est entre 1667 et 1669 qu’il y eut cession des terres et du manoir du Francboisier par la famille de La Porte à Philippe Aubery ou à son fils Charles Aubery.

En 1669, les religieux du Bec-Hellouin font dresser un plan et la liste de leurs domaines non fieffés et fieffés sur les paroisses de Saint-Pierre-du-Bosguérard et de Saint-Denis-du-Boscguérard.

En 1695, Jacques-Nicolas Colbert, 42e abbé de l’abbaye du Bec, fils de Jean-Baptiste Colbert paya pour la reconstruction à neuf de la ferme de la baronnie du Hauzey à Saint-Pierre-du-Bosguérard[4] .

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1712, Pierre Ygou, seigneur patron de Saint-Pierre-du-Bosguérard décède. Son beau-fils Nicolas François du Resnel de Bosc-le-Conte lui succède.

En 1752, Pierre Jacques Salomon Ballicorne reprit l’exploitation de la ferme du Fitz, qui devait devenir plus tard le domaine du Fitz. Comme son père, Pierre Jacques Salomon fut syndic de la paroisse ; il soutint les intérêts des habitants de Saint-Pierre contre l’abbaye du Bec, dans le conflit sur leurs droits coutumiers.

Fin 1762, Nicolas François du Resnel est l’unique héritier de tous les biens des familles Ygou et du Resnel et devint seigneur patron de Saint-Pierre-du-Bosguérard.

En 1772 et 1773, d’importants travaux de rénovations sont effectués en l’église[5] et sur le calvaire. En 1780, les deux cloches de l’église furent refondues et agrandies.

En 1775, décède Marie Anne Françoise Aubery, dernière héritière de la famille Aubery. Tous ses biens, y compris les terres et manoir du Francboisier, passent dans la famille de son époux Godefroy de Senneville[6] .

Le 4 juillet 1784, Nicolas François du Resnel décède ; son immense fortune revint à sa nièce Marie Françoise Victoire Hélène de Rouen, épouse de Laurent Denis de la Bunaudière de Bourville. Le titre de seigneur patron de Saint-Pierre-du-Bosguérard revint au père de celle-ci, François Félix de Rouen, qui sera le dernier seigneur patron de Saint-Pierre-du-Bosguérard (13)[Quoi ?].

À la veille de la Révolution, la famille de Bardouil était toujours seigneur du fief des Hautes-Terres. Par le mariage de la fille unique de Charles David Godefroy de Senneville avec Étienne Jean François d’Aligre, les terres et le manoir du Francboisier deviennent propriété de la famille d’Aligre[7].

En 1789, Pierre Jacques Salomon Ballicorne est agent de la commune de Saint-Pierre-du-Bosguérard et député du tiers état à l’assemblée du département et le , il signe, en tant que maire, le registre d’imposition ordinaire, le montant total de l’impôt recouvré est de 3 929 livres[8].

Le 5 janvier 1793, le citoyen Fouquet requit la municipalité du Bec-Hellouin de réunir le chartrier, les titres de propriété, les aveux et gages-plèges de l’abbaye afin de les brûler. Dans cet autodafé disparut, parmi tant d’autres, une grande partie des documents sur la baronnie du Hauzey.

Le , l’une des cloches de l’église de Saint-Pierre-du-Bosguérard, baptisée Marie-Victoire, fut portée à Maromme pour être fondue, suivant les ordres du district de Louviers et le 28 mars de cette même année, monsieur Brione succède à monsieur Ballicorne en tant que maire de Saint-Pierre-du-Bosguérard.

Au XIXe siècle et dans la première partie du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 21 juin 1810, mademoiselle Étiennette Marie Catherine Charlotte d’Aligre, fille d’Étienne Jean François Charles d’Aligre et de Marie Adelaïde Charlotte Godefroy de Senneville, épouse Michel Marie de Pomereu, les terres du Francboisier font partie de sa dot et deviennent propriété de la famille de Pomereu.

En 1855, grâce à Raymond Bordeaux, le calvaire est à nouveau restauré, et en 1866, Adolphe Joanne cite le calvaire de Saint-Pierre-du-Bosguérard dans son livre Les Beaux Monuments qui est considéré comme le premier guide touristique publié en France.

Le 14 août 1871, Armand Michel Étienne de Pomereu vend les terres et le manoir du Francboisier à Louis Joseph Delamarre.

De 1878 à 1896, Jean-Baptiste Boulan, fils du précédent maire, est élu maire. L’écharpe municipale est donc restée dans la famille Boulan sans interruption pendant 48 ans.

Les élections municipales eurent à cette époque quelques difficultés à être validées. Le et le , certains électeurs contestèrent la validation de l’élection, car la clé de l’urne avait été confiée à un assesseur autre que le plus âgé, alors même qu’il n’y avait pas eu réclamation de celui-ci. Le juge donna raison à la commune et cette décision fit jurisprudence[9].

Le 22 décembre 1905, l’architecte en chef des monuments historiques de l’Eure demande au ministère de classer le calvaire de la commune. Il insiste sur la bonne conservation de l’ensemble des décorations du monument et sur le fait qu’elles soient toutes d’origine. Le 23 février 1906, Aristide Briand, alors ministre des Beaux-arts, classa monument historique le monument [10].

En 1926, la commune de Saint-Pierre-du-Bosguérard recense 65 maisons habitées par 54 ménages, pour une population totale de 159 habitants alors qu’il y en avait 450 en 1793[11].

En 1934, Élisabeth Marie Geneviève Delamarre, séparée judiciairement de biens avec son époux Joseph Marie Eugène baron d’Huart, vend les domaines du Francboisier et du Hauzey.

De 1941 à 1944 [12],[13] [14]

Après avoir quitté Paris en 1941 Mme Fernande PIERRE-ROSE (née Fernande Henriette Antoinette LASANTE dite Nandy) [15] a loué le pavillon de chasse du Francboisier dont l’accès est situé sur la D26 au lieu-dit aujourd’hui « Les bruyères » dans le bois des hautes terres. Elle habitait cette maison avec ses trois filles : Yvette, Jeanne (dite Jeannette) et la plus jeune Fernande (Fernande Laurence). Une tour de guet surplombant les bois et une partie de la vallée de la seine avait été construite par les forces d’occupation près de cette maison. Un logement militaire et une batterie antiaérienne avaient été également installés.  Malgré cela les quatre femmes sont devenues membres de la résistance locale et cachèrent  dans le grenier du pavillon de nombreux aviateurs alliés en transit vers l’évasion. Certain  pour une nuit ou quelques jours et d’autres pour plusieurs semaines jusqu’à la libération le 26 août 1944 comme l’américain Charles B. Hochadel [16],[17] (l’allée privée qui mène au pavillon du Francboisier porte son nom depuis 1974 [18] ) l’Australien Alan Monaghan [19] (Une place privée porte son nom depuis 1984) L’Ecossais Charles F. Swinley et les Américains George Hollande et Larry R. Casey [20]

Une place privée porte le nom des PIERRE-ROSE depuis 1984.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-du-Bosguérard doit son appellation à son ancien propriétaire « Bocus Gerardus ». Bocus Gerardus signifie : le bois de Gérard ; Gérard Fleitel ou Gérard Witelnl donna ses terres à l’abbaye de Saint-Wandrille lorsqu’il se fit religieux vers 1046-1048.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Pierre-du-Bosguérard

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : d'azur au chevron accompagné en chef de deux fleurs de marguerite et en pointe d'une croisette, le tout d'or

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Pierre Cauchye    
mars 2014 en cours Franck Haudrechy DVG Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 074 habitants, en augmentation de 3,67 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
450 460 491 499 450 436 429 411 396
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
415 389 424 422 406 407 340 302 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
214 207 218 184 159 168 183 195 169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
174 183 244 631 692 844 1 009 1 057 1 074
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Calvaire[modifier | modifier le code]

Entre 1470 et 1480[25], un calvaire fut construit près du chevet de l’église de Saint-Pierre-du-Bosguérard.[réf. insuffisante]

Mme Delarbre, de l’académie paléographique de l’Eure, dans une note rédigée à l’occasion d’une excursion organisée le 19 mai 1985 écrit « que le calvaire est construit en pierre de Caen ou de l’Oise, qu’il mesure 6,50 m, auxquels il faut ajouter un socle de 70 cm. Sous la croix, il y a un étage circulaire avec trois statues, saint Jean portant le calice, sainte Marie Madeleine, sainte Véronique tenant le voile. À l’étage inférieur de forme triangulaire, il y a une statue de saint Pierre, patron de la paroisse, qui portait jadis une clef, avec derrière lui le coq, un Ecce Homo, une pietà, avec, devant la Vierge, une petite statue du donateur ou de la donatrice. À droite, trace d’un blason »[26] .

Ce calvaire, classé monument historique, « la Merveille de Saint-Pierre-du-Bosguérard », garde le mystère de sa date de construction et du nom de son donateur ou de sa donatrice ![style à revoir]

Le dossier du classement du calvaire en monument historique[27] ne possède aucune information sur son origine et à ce jour, seules sont disponibles des suppositions qui sont étayées par des faits historiques.

Armand Jardiller[28] pense que le calvaire fut construit par Marie d’Harcourt, épouse d’Antoine de Lorraine, comte de Vaudémont. Il a réuni de nombreux éléments pour étayer ses dires : * Le donateur est généralement représenté aux pieds de son saint patron. Nous trouvons, à la droite de la pietà, une petite statuette, mains jointes implorant la Vierge Marie. Marie était le premier prénom de Marie d’Harcourt.[réf. nécessaire]

  • À senestre, un écu attestait de la noblesse du donateur : il a existé mais hélas[style à revoir] a été effacé à l’époque révolutionnaire. La famille d’Harcourt était de très haute noblesse.[réf. nécessaire]
  • La statue représentant sainte Marie-Madeleine en costume de cour, la tête surmontée d’une couronne, est inhabituelle. Cette représentation particulière de Marie Madeleine pourrait[évasif] vouloir illustrer la vie mondaine de la donatrice : Marie d’Harcourt.[réf. nécessaire]
  • Monsieur Jardiller a également procédé par élimination : de nombreuses sources historiques lui ont permis d’éliminer les familles Bellemare, Ygou, Quintanadoine et Osmont. Dans la région donc, seule subsistait une grande famille : les d’Harcourt. La famille d’Harcourt était profondément impliquée dans la vie de la région et disposait de la fortune et des moyens pour réaliser ce magnifique calvaire. Marie d’Harcourt est née en septembre 1398, au château d’Harcourt. Elle est la fille de Jean VII d’Harcourt. Le 12 août 1416, elle épouse Antoine de Lorraine, comte de Vaudémont. Le 18 décembre 1452, au décès de son père (dernier héritier mâle de la 1re maison d’Harcourt), Marie est comtesse d’Harcourt, d’Aumale, de Mortain, de Forcalquier, dame d’Elbeuf, de Lislebonne, de Brionne, d’Arschot et de la Saussay. Marie d’Harcourt décède le 19 avril 1476 et envisager la date de construction du calvaire vers 1470-1480, juste après son décès, pourrait être justifié, la sculpture représentant le vase renversé de Marie-Madeleine semble vouloir symboliser la vie à jamais terminée de la donatrice.[réf. nécessaire]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site classé[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Mésangère et son parc avec la grille en fer forgé, sept statues en pierre ou marbre, le pont de pierre, les douves et sauts de loup, les sept avenues partant du rond-point du Zéphyr de Flore et l’avenue latérale conduisant à la « Tonnelle du Roi Jacques »[29] Logo site naturel positif.svg Site classé (1925).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Beaurepaire, Les Noms des communes de l’Eure, édition Picard, 1981, p. 173 ; 181.
  • Louis-Étienne Charpillon et Anatole Caresme, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, 1868 ; Paris, Res Universis, 1992 (ISBN 2-87760-730-5)
  • Dominique Georges Colliot, Histoire de Saint-pierre-du-Bosguérard, éditions du Palio, 2015 (ISBN 978-2-35449-066-9)
  • Charles Arthur Guéry, Les Seigneurs de Bosnormand en Roumois, Évreux, imprimerie de l’Eure, 1921.
  • Auguste Le Prévost, Mémoires et notes pour servir à l’histoire du département de l’Eure, édition de messieurs Léopold Delisle et Louis Passy, 1862.
  • Charles Leroy, L’Abbaye du Bec, propriétaire de la baronnie du Hauzey et les habitants de Saint-Pierre-du-Bosguérard, édition Pierre Amelot, 1929.
  • Charles Leroy, Notes sur une exploitation agricole en Normandie dans le Roumois au XVIIIe siècle, Rouen, édition A. Lestingant, 1934.
  • André Poirée, Histoire de l’abbaye du Bec, deux tomes, Bruxelles, édition Culture et Civilisation, 1980.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de l'Eure, cote RV 183/1. 1998, pages 40 à 42.
  2. BNF, Lat. 12884 fol 85 et Lat. 13905 fol. 105.
  3. Archives départementales de l'Eure, cote H91 fol. 72, (en marge 87).
  4. Archives départementales de l'Eure, cote IIIF, fonds Régnier.
  5. Archives départementales de l'Eure, cote IIF 4023.
  6. Archives départementales de la Seine-Maritime, cote G 6463.
  7. Archives départementales de la Seine-Maritime, fonds Pomereu, cote 37J27.
  8. Archives départementales de l'Eure, cote C 306.
  9. Charles Uzé, De la nullité en matière d'élections politiques, 1896, p. 368.
  10. Délibération de la séance de la commission de classement du .
  11. Archives départementales de l'Eure, cote 6M125.
  12. (en) Mary Hochadel, A Chalet in the forest, USA, , 144 p.
  13. Jeannette PIERRE-ROSE, Journal personnel
  14. Témoignage de Fernande Laurence PIERRE-ROSE - 08/07/2000
  15. « Généalogie Yves Preuvel », sur Geneanet (consulté le 2 octobre 2016)
  16. (en) Andrew F. Wilson, Leap off. 404th Fighter Group combat history,
  17. (en) « LEAP OFF - HISTORY OF THE 404TH FIGHTER GROUP », sur winkton.net (consulté le 2 décembre 2016)
  18. Extrait du compte rendu du Conseil Municipal de Saint-Pierre-du-Bosguérard du 21 mars 1974
  19. (en) « Honours and Awards - Alan Sidney Monaghan », sur Australian War Memorial (consulté le 2 décembre 2016)
  20. (en) Air Forces Escape & Evasion Society, Paducah, Kentucky, USA, Turner Publishing Company (lire en ligne)
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. Camille Enlart, archéologue.
  26. Archives départementales de l'Eure, cote RV 169.
  27. Délibération de la séance de la commission de classement du 9 février 1906.
  28. Armand Jardiller, réalisateur du "Son et lumière" présenté le 7 mai 1966, devant l'église de Saint-Pierre-du-Bosguérard.
  29. « Le château de la Mésangère à Bosguérard-de-Marcouville, Saint-Pierre-de-Bosguérard », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 13 juillet 2017).
  30. Carlos Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, 1re partie, livre II, page 1687

Liens externes[modifier | modifier le code]

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