Saint-Pierre-de-Bailleul

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Saint-Pierre-de-Bailleul
Saint-Pierre-de-Bailleul
La mairie.
Blason de Saint-Pierre-de-Bailleul
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gaillon
Intercommunalité Communauté de communes Eure-Madrie-Seine
Maire
Mandat
Pascal Jumel
2014-2020
Code postal 27920
Code commune 27589
Démographie
Gentilé Saint Bailleulais
Population
municipale
971 hab. (2015)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 25″ nord, 1° 23′ 25″ est
Altitude Min. 15 m
Max. 136 m
Superficie 6,34 km2
Localisation

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Saint-Pierre-de-Bailleul est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Ballolo vers 1007 et 1017, Balliolum vers 1024[1].

Bailleul est un nom de lieu fréquent dans le nord de la France ; il provient du latin tardif d'origine gauloise Balliolum, « cours, enclos », lui-même dérivé du mot Ballium, qu'on retrouve dans Portbail dans la Manche (Portus Ballii vers 750)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Avant l'invasion par les Vikings (Xe siècle) de l'actuelle Normandie, Saint-Pierre-de-Bailleul est le centre d'un vaste domaine de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen.

L'église primitive de Saint-Pierre-de-Bailleul est fondée par les religieux de Saint-Ouen sous le patronage des apôtres saint Pierre et saint Paul.

Les premiers ducs normands issus des invasions des Vikings englobent dans leur domaine Saint-Pierre-de-Bailleul et les territoires alentour. Ce n'est qu'en 1026 que le duc Richard II rend à Saint-Ouen l'église avec toutes ses dépendances. Les religieux reçoivent également des prés, des moulins et les meilleurs vignobles du pays[2].

Afin d'entretenir ces terres, des religieux de Saint-Ouen sont envoyés à Saint-Pierre-de-Bailleul et y fondent le prieuré bénédictin de Bailleul[3].

Le Cailloutin était le vin de la vallée de la Seine cultivé sur les versants de la commune et notamment sur la côte du grand moulin.

Pendant les XIIe et XIIIe siècles, le prieuré de Bailleul (appelé également manoir de Bailleul) s'enrichit de nombreuses acquisitions et donations. Un sanctuaire « Notre-Dame-de-Grâce » consacré à la Vierge est implanté à Saint-Pierre-de-Bailleul. C'est le plus ancien dans le bassin de la haute Seine[4]. Les pèlerinages du XIIIe siècle y sont si importants que la paroisse est désignée sous le nom de Grâce et l'église prend le nom de Notre-Dame-de-Grâce. Aux XIVe et XVe siècles, les dons affluent de toutes parts : le cardinal d'Amboise, archevêque de Rouen et premier ministre de Louis XII, fait ériger trois statues dans l'église Notre-Dame-de-Grâce, l'une représentant le roi Louis XII, une autre la reine Anne de Bretagne, épouse du premier et la troisième, le cardinal lui-même[4]. Le deuxième cardinal d'Amboise, neveu du premier, et l'abbaye de Saint-Ouen font construire la belle église actuelle.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, les religieux ne sont plus présents au prieuré de la Grâce (appelé entre-temps baronnie de la Grâce), l'abbaye de Saint-Ouen donne à bail la ferme et les animaux et le curé de la paroisse reçoit le sixième de toutes les dîmes [2].

Le , Jean-François Bachelet, négociant à Rouen, fonde à Saint-Pierre-de-Bailleul une école de filles, tenue par des sœurs des écoles chrétiennes.

L'abbaye de Saint-Ouen conserve son domaine à Saint-Pierre-de-Bailleul jusqu'à la Révolution.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de L'Unité[5].

À partir de 1961, le peintre Tal Coat s'installe à la Chartreuse de Dormont, où il y meurt en 1985.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Pierre-de-Bailleul

Les armes de la commune de Saint-Pierre-de-Bailleul se blasonnent ainsi :

de gueules à la clef d'or et à l'épée haute du même, posées en sautoir, cantonnées de trois fleurs de lys d'argent en chef et aux flancs et d'une grappe de raisin tigée et feuillée au naturel en pointe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 2001      
mars 2001 en cours Pascal Jumel SE Artisan

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 971 habitants[Note 1], en diminution de 3,38 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
770774777745683724740700679
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
641600602583531532527487488
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
463420382414414376422436478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
4845316246558349351 0241 005971
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-Grâce, appelée également église Saint-Pierre. Elle a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 24 novembre 1961[9].
Construite au XIe siècle et reconstruite au XVe siècle (tour), l'édifice est complété aux XVIe et XVIIe siècles (bas-côté nord, façade). Le retable est du début XVIIe siècle. La cloche a été fondue par l'atelier du Rouennais Jacques Buret (maîtrise en 1698)[10].
  • Chapelle Notre-Dame-de-Grâce[11] , construite sur une des nombreuses sources que l'on peut trouver sur la commune de Saint-Pierre-de-Bailleul ; cette source est dite miraculeuse.
  • Lavoir[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Tal Coat (1905-1985), peintre, graveur et illustrateur, y installe son atelier en 1961.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François de Beaurepaire - Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Page 186
  2. a et b Dictionnaire des communes de l'Eure par M. Charpillon
  3. « Prieuré de Bénédictins Saint-Pierre, Saint-Paul, Saint-Ouen », sur http://www.culture.gouv.fr, (consulté le 13 octobre 2016)
  4. a et b Notice sur l'église et le pèlerinage de Notre-Dame de Grâce - 1868
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Notice no PA00099568, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Cloche de l'église Notre-Dame de Grâce », sur http://www.culture.gouv.fr, (consulté le 13 octobre 2016).
  11. « Chapelle Notre-Dame de Grâce », sur http://www.culture.gouv.fr, (consulté le 13 octobre 2016).
  12. « Lavoir », sur http://www.culture.gouv.fr, (consulté le 13 octobre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]