Saint-Pierre-d'Allevard

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Saint-Pierre-d'Allevard
Image illustrative de l'article Saint-Pierre-d'Allevard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Allevard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Jean-Louis Maret
2014-2020
Code postal 38830
Code commune 38439
Démographie
Gentilé Saint-Pierrains(aines)
Population
municipale
2 858 hab. (2012)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 32″ N 6° 02′ 55″ E / 45.375556, 6.04861145° 22′ 32″ Nord 6° 02′ 55″ Est / 45.375556, 6.048611  
Altitude Min. 429 m – Max. 1 766 m
Superficie 27,09 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Saint-Pierre-d'Allevard est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes. Bâtie autour d'un prieuré clunisien datant du XIe siècle, c'est une commune de moyenne montagne au riche passé minier (mines de fer) et industriel (sidérurgie, aciers spéciaux). Les bouleversements économiques du XXe siècle ont vu fermer la mine puis se réduire la production industrielle, transformant le paysage et les habitudes. Depuis le 1er janvier 2009, Saint-Pierre-d'Allevard est membre de la communauté de communes du Pays du Grésivaudan.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans la partie septentrionale du massif de Belledonne et près du parc national du Massif des Bauges , fait partie du « Pays d'Allevard » (le canton) et de la série de bourgades construites sur les replats des « Balcons de Belledonne », entre Allevard au nord et Uriage au sud. Elle s'étend dans un élargissement entre la montagne de Bramefarine (1 192 m), au nord-ouest (qui la sépare de la vallée du Grésivaudan), les Cinq Crêts, au sud-sud-ouest, et l'épaulement (qui culmine à 1 726 m avec le Crêt du Poulet) qui la sépare à l'est de la vallée du Haut-Bréda. Largement ouvert vers le nord, du côté d'Allevard, ce « plateau », qui est la partie sud d'un synclinal parallèle à la vallée du Grésivaudan, communique avec elle par les gorges du Fay au sud-ouest et avec les autres communes du Balcon de Belledonne par le col du Barioz (1 041 m). Le bourg ancien s'est construit sur l'adret, au pied de Bramefarine, pour profiter au maximum de l'ensoleillement, raccourci en hiver par Les Cinq Crêts (de 1 285 à 1 150 m).

Une des particularités de la commune est son amplitude d'altitude : le bourg s'étale, du sud au nord entre 490 et 543 m, alors que le hameau le plus élevé, sur la route du col du Barioz, se trouve à environ 880 m d'altitude. Le point le plus bas de la commune, au lieu-dit le Champ du Pont est à 430 m, et le plus haut est le Crêt du Poulet, à 1 726 m. Les pentes assez raides transformant par temps d'orage ou de pluies persistantes les ruisseaux parfois intermittents en torrents dévastateurs ont amené la commune à surveiller leurs rives. Le fond marécageux a servi à établir au nord le lac du Flumet (bassin EDF de 4,7 Mm3) et subsiste au sud-est dans une zone classée« espace naturel sensible » : le marais de Sailles[1].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

De nombreux lieux-dits et hameaux[2] s'étagent sur les pentes, essentiellement à l'est et au sud, en montant vers le col du Barioz, là où les sources ont permis très tôt une implantation fixe, alors que sur les pentes sèches et calcaires de Bramefarine l'implantation a toujours été beaucoup plus réduite.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux de la Roche, du Chaboud et des Maladières, surplombant le bassin du Flumet.
  • Sur les flancs de Bramefarine :
    • les Maladières, site probable de la léproserie du prieuré de Saint-Pierre. Une chapelle consacrée à sainte Marie-Madeleine se trouvait dans la partie basse, noyée par la mise en eau du lac du Flumet.
    • Le Chaboud
    • La Roche, lieu de l'ancienne maison forte des seigneurs de Saint-Pierre, attestée en 1339[3].
    • le Planchamp
    • Gentonne
    • Ronzière
    • la Tour
  • Côté sud-ouest :
    • le Mas
    • le Paquelet
    • Combe-Michel
    • Gorge-Noire
    • Montrenard
    • l'Échat.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Sailles, le plus vaste, en deux parties : Sailles-le-Haut, vers le col du Barrioz (agricole et anciennement minier), et Sailles-le-Bas le long des rives du Salin (ancien moulin à huile, ancienne usine de ressorts pour véhicules automobiles.)
  • les Cottériaux
  • le Carrignon
  • le Feyjoux
  • Montgoutoux
  • le Chagnier
  • les Granges
  • la Cassey
  • le Volley
  • le Béroud
  • les Amicons
  • le Barraz
  • le Levet
  • le Pachoux
  • le Charpieux
  • le Guillon
  • le Rigard.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire ancienne de Saint-Pierre est encore à écrire. Situé dans une région boisée au minerai de fer riche en manganèse et facilement exploitable, le bourg, bâti autour d'un prieuré clunisien, participe à l'histoire industrielle du canton d'Allevard, initiée par les chartreux de Saint Hugon en 1170, à une époque où le Dauphiné et la Savoie se structurent en deux principautés antagonistes, et qui verra son âge d'or à la fin du XIXe siècle avec l'exploitation intensive de La Taillat par la société Schneider du Creusot et la fabrication d'aciers spéciaux et d'aimants en 1874.

De la préhistoire au « transport » du Dauphiné[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XIe siècle[modifier | modifier le code]

La « porte du pape » garde le souvenir du séjour de Pascal II en 1107.

On sait peu de chose de la région avant le XIe siècle. Située en dehors des grands axes de communication, relativement difficile d'accès (par les gorges du Fay ou celles du Bréda), elle n'a pas de traces d'occupation ancienne. Les filons de cuivre de Theys étaient exploités, en témoignent la hache à ailerons trouvée en 1896 près d'Allevard et le dépôt d'objets de bronze de Goncelin, découvert fortuitement en 1827 au sommet des Cinq Crêts[4], et si les Romains ont laissé des traces à La Rochette et à Goncelin[5], aucun vestige n'a été trouvé dans le pays d'Allevard, couvert de forêts avec une dépression marécageuse ou lacustre en son centre.

La période gallo-romaine et le haut Moyen Âge n'ont pas laissé plus de vestiges : occupée par les Burgondes, située par le traité de Verdun de 843, dans une Francie orientale rapidement divisée en royaumes plus ou moins éphémères mais dans le giron du Saint-Empire romain germanique, la région, pour résister aux invasions lombardes et aux raids sarrasins, se couvre de maisons fortes, demeures de petits seigneurs féodaux quasi indépendants sur les terres qu'ils protègent, comme les familles d'Arvillard, ou de Saint Pierre[6]. Le prieuré de Saint-Pierre est fondé en 1082 par les bénédictins de Cluny sur des terrains donnés par les Aynard (de Domène) et les Arvillars sur l'adret de Bramefarine (bramatium ferinarum), en pleine querelle des Investitures ; il est dirigé par un prieur et abrite quelques moines. Il est suffisamment important pour que le pape Pascal II, revenant de Châlons-sur-Marne, où il a tenté de négocier avec les représentants de l'Empereur, y fasse étape en août 1107 lors de son retour en Italie[7].

Le mandement d'Allevard[modifier | modifier le code]

À partir du XIe siècle, Dauphiné et Savoie se structurent progressivement et, dès 1140, la vallée d'Allevard est l'enjeu de conflits frontaliers d'autant plus compliqués que des rivalités existent entre propriétaires laïcs, souvent des nobles savoyards (à part les Seigneurs de Saint-Pierre et de La Roche, des Aynard du Dauphiné), et propriétaires ecclésiastiques (qui dépendent de l'évêque de Grenoble), et même entre religieux séculiers (les prêtres de paroisses) et religieux réguliers (les bénédictins de Saint-Pierre et les chartreux de Saint Hugon)[8]. Mais en 1263 le Seigneur Guigues de La Rochette vend ses terres au dauphin Guigues VII et les cinq paroisses (Allevard, Saint-Pierre, La Chapelle-du-Bard, Pinsot et La Ferrière) deviennent dauphinoises et forment le mandement d'Allevard[Note 1]. Cependant la seigneurie de Saint-Pierre reste en dehors du domaine delphinal[6]. Les conflits entre Savoie et Dauphiné sont sporadiques. En 1325 le bourg est incendié par les Savoyards, puis le conflit devient quasi permanent et la région régulièrement ravagée. Le Dauphiné ayant été cédé au roi de France en 1349, c'est ce dernier qui établit une paix définitive en 1355.

Durant les périodes de trêve, les dauphins avaient concédé deux chartes de franchise, en 1315 et 1337[Note 2]. Celles-ci accordent le statut d'hommes libres aux habitants du mandement et règlementent sa vie quotidienne. Des représentants de la population, les consuls et prud'hommes, qui deviennent les interlocuteurs privilégiés des officiers delphinaux, sont élus et acquièrent un certain pouvoir : perception de taxes, détermination des jours de foire, vente de bois, construction de moulins[9]... Quand Humbert II cède son domaine au royaume de France le 29 mars 1349 par le traité de Romans, est instauré le Statut delphinal, qui exempte les Dauphinois de nombreuses taxes et impôts.

La seigneurie de Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'enquête effectuée en 1339 à la demande du dauphin Humbert II signale l'existence d'une maison forte ou d'un château de « la Roche » sur la paroisse de Saint-Pierre : Castrum vocatum bastida de Ruppe » (un lieu fortifié appelé bastille de la Roche) décrit comme : situatum in dicta valle supra sanctum petrum in quodam molare quod molare vocatur molare de Ruppe (situé dans la-dite vallée au delà de Saint-Pierre sur un molard [une butte], lequel molard est appelé molard de la Roche)[10] et Castrum Ruppis alavardi (Château de la Roche d'Allevard) décrit comme : quodam alto molare ruppeo valde deffensabili (un haut molard rocheux, facile à défendre)[11],[12]. Le seigneur de Saint Pierre a droit de basse et moyenne justice, donc le droit d'« ériger des fourches et un pilori » (furcas et costellum erigendum[13]).

En 1349, au moment du transport du Dauphiné à la France, 90 feux (dont 16 nobles) dépendaient de la juridiction de la seigneurie de Saint-Pierre. En 1412, faute d'héritier mâle, le fief devient la dot de la dernière du nom Françoise de la Roche, qui épouse Hugues de Commiers, et prend le nom de la Roche-Commiers. En 1774, à l'extinction de la maison des Commiers ce sont les Barral qui en héritent et Jean-Baptiste François de Barral (déjà seigneur d'Allevard et président à mortier au parlement de Grenoble) obtient que la seigneurie soit érigée en baronnie par lettres patentes de mars 1755 (voir célébrités locales)[14]. En 1865 Adolphe Joanne cite « le château de Roche-Commiers » dans son Itinéraire général de la France[15]. Les ruines étaient encore imposantes[16], mais deux incendies, dont le dernier, causé par la foudre, en 1963, les ont fait entièrement disparaître. Seule subsiste la clé de voûte de la porte d'entrée, en réemploi dans la ferme voisine, le nom du lieu-dit et une légende locale, celle des trois demoiselles de la Roche.

Histoire industrielle[modifier | modifier le code]

L'aventure de l'industrie métallurgique[modifier | modifier le code]

Le fer est très présent dans les sociétés alpines dès l'Antiquité. Le savoir-faire des Allobroges est remarquable, et leurs armes et outils sont réputés[17], mais l'absence de documents ne permet pas de savoir quand ni comment est exploité le fer avant l'an 1000[18]. Tout au plus peut-on supposer que des exploitations ponctuelles de minerai de faible profondeur existaient : un ancien hameau appelé Rafour est attesté dans la forêt de la Périasse, au nord-est d'Allevard, un site particulièrement riche en minerai de surface ; et il n'est pas impossible qu'il soit à l'origine du terme générique rafour (nom donné aux bas-fourneaux ou fours à griller le minerai)[19].

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La métallurgie du fer est implantée dans la région au moins depuis le XIe siècle : deux actes du cartulaire de 1090 font mention d'un village in burgo ferrarias (La Ferrière). En 1170 les Chartreux fondent la Chartreuse de Saint Hugon et deviennent co-seigneurs d'Allevard, en 1315 le dauphin Jean II accorde aux habitants l'autorisation de construire des usines sur le Bréda et le Bens[20].

L'exploitation minière fait travailler de nombreux corps de métier : les charbonniers, qui fabriquent le charbon de bois, les mineurs, qui sont aussi paysans, et les transporteurs. Le minerai de très grande qualité, de la sidérite, une fois « grillé » dans les rafours à proximité des fosses, est descendu ensuite à dos de mules vers l'atelier d'exploitation de Sailles (le martinet à fer), puis les produits finis (outils, marmites, fers pour cercler les roues, serrures) sont acheminés à dos de mules, par les abruptes et dangereuses gorges du Fay jusqu'au port de Goncelin, et de là, vers le sud de la France. Mais les grandes épidémies de peste noire du XIVe siècle qui tuent la moitié de la population sonnent le déclin de cette activité.

De la Renaissance au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIe siècle, toute la région commence à se couvrir de hauts-fourneaux « à la bergamasque ». À partir de 1606, on en construit cinq, dont un à Sailles. La présence des torrents permet d'installer des souffleries hydrauliques, indispensables pour obtenir de hautes températures et un métal de grande qualité, et des martinets plus conséquents pour la transformation en la qualité d'acier dont ont besoin les ateliers de taillanderie et de coutellerie. L'armée (épées, mousquets, canons) et la marine royale sont aussi très demandeuses.

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1732 un fourneau est construit à Sailles par Benoît de Vignon, portant ombrage à partir de 1742 à la puissante famille des Barral, propriétaire du fourneau d'Allevard et de nombreuses forêts, qui en obtint, après beaucoup d'actions procédurières, la concession en 1757, et le laissa tomber en ruine. Le « ruisseau du Salin » permet, sauf en été quand le débit est trop bas, d'activer moulins et martinets[Note 3].

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]
Le four à griller de Champ-Sappey. Au premier plan une benne (ou berline) de transport du minerai.

En 1817 les forges Barral en déclin sont rachetées par André-Benoît Champel, puis reprises par la banque Giroud et enfin, en 1842 par la société en commandite dirigée par Eugène Charrière[21], mais c'est la découverte en 1858 du riche filon de La Taillat[22] qui lance l'activité à l'échelle industrielle sur Saint-Pierre d'Allevard. À partir de 1874 (après la perte de la Lorraine) et jusqu'en 1899 la société Schneider du Creusot exploite avec excès La Taillat utilisant à partir de 1885 le minerai comme moyen de pression sur les concurrents locaux incapables de s'équiper - faute de pouvoir investir - en convertisseurs pour traiter le minerai lorrain[Note 4]. Le minerai, « criblé » et « grillé » au pied de la montagne, à Champ-Sappey, est ensuite acheminé par un chemin de fer construit exprès[23] en partie (20 %) vers les forges d'Allevard mais surtout vers la gare du Cheylas où il est transféré dans des wagons du PLM, pour rejoindre les usines du Creusot.

D'ailleurs, un vrai conflit industriel oppose rapidement la société Schneider et les forges d'Allevard, dirigées par Charles Pinat, petit-fils d'Eugène Charrière. En 1875 par exemple, les forges ne reçoivent que 1 250 tonnes de minerai au lieu des 10 000 prévues et promises par Le Creusot. Comme l'écrit Pierre Léon, « les conditions [imposées par Schneider] mettaient Allevard en état d'infériorité par rapport au Creusot et, entre 1874 et 1899, la pression de son puissant voisin ne cessera d'affecter l'existence d'Allevard. Au fond, [les] Schneider avait acheté les mines pour s'assurer d'un véritable monopole en excluant tous les rivaux. La présence des forges d'Allevard était contraire à leurs vues et ils comptaient bien amener celles-ci à capituler ou à disparaître »[24]. Allevard a cependant la ressource de pouvoir s'équiper d'un four Hoffmann pour pouvoir traiter le minerai acheté en Algérie. Le conflit, « véritable lutte du pot de terre contre le pot de fer », selon l'expression de Lambert-Dansette[25] dure jusqu'en 1898. Mais grâce à l'énergie de Charles Pinat, « à la personnalité attachante », selon Pierre Léon[26],[Note 5], il se termine au mieux l'année suivante pour le groupe d'Allevard bientôt repreneur des installations de Saint-Pierre (1899). L'activité extractrice sur le site de La Taillat se poursuit donc quelques années encore.

Il faut noter l'importance qu'avaient accordée les responsables des mines de La Taillat et de Croix-Reculet de l'époque Schneider à la sécurité des ouvriers. Les rapports des procès-verbaux de visite réalisés dans les années 1885-1890 par l'ingénieur des mines, M. Henri Kuss, parlent de « mines exemplaires en France ». Une seule remarque quelque peu négative : « il importe de tenir la main à l'observation rigoureuse du règlement pour l'usage de l'explosif et notamment de veiller à ce que les ouvriers ne fassent jamais dégeler les cartouches à feu nu. »[27]. En 1885, dans un texte sur les mines de fer de la Taillat, Henri Kuss explique très précisément les modes d'exploitation et, surtout, la calcination - mot préféré à « grillage » - dans les fours géants de Champ-Sappey, grâce auxquels la Société Schneider peut obtenir des rendements Fer et Manganèse de l'ordre de 45 % -contre 25 % pour les anciens fours à griller[28].

En 1874 est construite à Saint-Pierre la première usine d'aciers spéciaux. Les aciers mangano-siliceux (MS) produits permettent la construction d'une usine de ressorts pour voitures (à chevaux, puis automobiles et wagons) à Sailles. Mais Schneider se désengage progressivement, dès que l'invention du convertisseur Thomas et celle du procédé Martin permettent d'utiliser la minette lorraine, bien plus accessible. L'extraction [Note 6] ne sert plus qu'aux forges d'Allevard et les six énormes fours chauffés à la houille de près de 14 mètres sont remplacés par des fours au coke plus petits, dont un exemplaire, construit en 1905, a été sauvegardé.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du siècle les chutes d'eau de La Taillat actionnent une turbine qui permet l'éclairage électrique des ateliers de Champ-Sappey et de 250 lampes privées à Saint-Pierre. La guerre de 1914-1918 fait remonter la production[Note 7]. C'est à cette époque que sont construites au-dessus de Champ-Sappey les cités ouvrières devant héberger les ouvriers français et étrangers, les prisonniers de guerre et les ouvriers kabyles travaillant pour les Forges d'Allevard, dont ne restent que les cités Marne et Verdun.

La mine cesse d'être exploitée en 1922. Mais les centrales électriques construites sur le Bréda permettent de remplacer les haut-fourneaux par des fours à ferro-alliages et pour le traitement thermique des aimants. Les forges d'Allevard créent l'usine de Champ Sappey à Saint-Pierre où se fait la finition des aimants forgés (1902), et celle du Cheylas, attirant une main-d'œuvre cosmopolite : Italiens et Espagnols, surtout, ces derniers fuyant le régime franquiste[29]. En 1957 est ouvert un atelier de fabrication de céramiques ferromagnétiques. En 1962 Ugine transfère la fabrication des aimants de Grenoble à Saint-Pierre et crée la société Allevard-Ugine. La production d'UGIMAG débute en 1967.

Le déclin de l'industrie métallurgique commence dans les années 1970 à Sailles. L'usine UGIMAG passe dans le giron de Pechiney en 1980[Note 8]. En 1999 démarre l'activité d'Assemblage, en 2001 est créé Euromag. La production d'aimants et d'électroaimants se poursuit à partir de 2010 dans deux unités distinctes : Steelmag, pour les aimants et ferrites d'assemblage et Euromag pour les aimants souples et les systèmes équipés d'aimants.

Autres activités industrielles[modifier | modifier le code]

L'exploitation du bois pour le boisage des galeries de mines et le grillage du minerai avant l'utilisation du charbon[30], ainsi que pour la charpente et enfin la papeterie explique la présence de scieries, six au XIXe siècle. À cette époque la ganterie employait une main d'œuvre féminine importante, travaillant souvent à domicile[29]. Une usine de tissage de soie, appartenant à la Société des tresses et Lacets de Saint-Chamond les emploie ensuite. (Le bâtiment est racheté en 1954 et transformé en Salle des fêtes en 1958).

L'aménagement hydro électrique Arc-Isère et la construction de la centrale du Cheylas entraînent la création du bassin du Flumet, mis en eau en 1978, qui noie la zone marécageuse du Flumet, située entre Saint-Pierre et Allevard.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789   Jacques Dutrait   Élu pour 2 ans
1796 1800 municipalité cantonale d'Allevard :

Antoine Perruchon (an II - an IV)
Joachim Dutrait (an IV - an V)
Nicolas Dutrait-Mouton (an V - an VIII)

   
1800 1815 Nicolas Billaz-Marquis nommé Marchand
1815 1817 Etienne Dutrait-Desayes nommé  
1817 1825 Nicolas Billaz nommé Marchand
1825 1833 François Dutrait-Desayes nommé  
1833 1835 François Billaz-Marquis nommé  
1835 1838 Nicolas Billaz nommé  
1838 1840 François Dutrait-Desayes nommé  
1840 1843 Pierre Biboud nommé  
1843 1857 Etienne Gautier-Mouton nommé  
1857 1865 Alexandre-Rémi Martin Morel nommé  
1865 1883 Gabriel-Gustave Dutrait   notaire
1883 1896 Etienne Dupeloux    
1896 1907 Pierre Bellin-Choulet   Boulanger
1907 1915 Seraphin Paturel   Propriétaire
1915 1935 Joseph David   Cultivateur
1935 1944 Gustave Jacquemet   Scieur
1944 1972 Marcel Coquand SFIO Ouvrier métallurgiste
1972 1977 Adrien Janet    
1977 1983 Camille Benoit   Directeur d'école
1983 2008 Jean Jacques Billaz PS Agent des Finances
2008 2014 Jean Lombard PS Professeur retraité
2014 en cours Jean louis Maret PS pharmacien
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 858 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 9],[Note 10].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 587 1 654 1 782 1 926 2 027 2 003 1 964 2 010 2 027
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 924 1 995 1 966 1 975 2 004 2 211 2 074 1 961 1 827
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 690 1 600 1 516 1 561 1 572 1 624 1 531 1 506 1 565
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 784 2 152 2 147 2 016 2 185 2 282 2 662 2 770 2 858
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique


Vie économique[modifier | modifier le code]

Emplois industriels et commerciaux[modifier | modifier le code]

La commune a connu, dans le passé, un âge d'or industriel, et vivait au rythme d'UGIMAG, l'« usine », le principal réservoir d'emploi. Mais depuis 1987 l'activité décline, l'usine change de propriétaire, jusqu'au redressement judiciaire en avril 2008, et la reprise le 1er septembre 2008 par SEP qui maintient la production d'aimants, sous le nom STEELMAG[33] et conserve 70 salariés.

Depuis 2005 existe Le Vallon de Sésame, une structure d'accueil pour autistes adultes (Sésame Autisme Dauphiné Savoie)[34].

La zone d'activité de Champ Sappey regroupe l'usine et diverses entreprises, dont une imprimerie, les ateliers municipaux, et une petite zone commerciale.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Prairie d'altitude et refuge du Crêt du Poulet (1726 m).

Saint Pierre est, en superficie, la deuxième commune agricole du massif de Belledonne, après Theys. L'agriculture locale est une agriculture de montagne, tournée essentiellement vers l'élevage pour la production de viande (race charolaise) et de fromage (tomme). Depuis 1980, les alpages, qui avaient été peu à peu abandonnés à la fin du XIXe siècle ont progressivement été restaurés, et les génisses remontent tous les étés aux estives du Crêt du Poulet. Un des soucis actuels est le maintien des exploitations face à la pression immobilière et la gestion des zones menacées d'abandon. Outre l'élevage, on exploite des noyers sur les terres les plus basses (moins de 600 m). Mais les vignes qui tapissaient encore les flancs de Bramefarine au début du XXe siècle ont entièrement disparu et la forêt a gagné sur les prés de fauche et les pâturages.

Forêts[modifier | modifier le code]

Forêts privées et forêt domaniale couvrent une surface importante de « la montagne de Saint-Pierre » (le Grand Plan).

Sports[modifier | modifier le code]

Sports de neige[modifier | modifier le code]

  • Le ski club du Barioz, qui existe depuis 1927, gère le Stade de neige du Grand Plan avec deux pistes et deux téléskis, ce qui permet aux enfants des écoles de s'initier au ski.
  • Un foyer de ski de fond, pistes de ski nordique et de raquettes (Espace nordique du Barioz)

Autres activités[modifier | modifier le code]

  • Stade
  • Tennis
  • Boulodrome
  • Salle de sport/salle des Fêtes
  • Espace Chantelouise (jeux d'eau, en été)
  • Sentier de découverte
  • Sentiers balisés et Tour du Pays d'Allevard, ancienne voie du « Tacot »
  • Parc aventure Banzaï Aventure

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque

Monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le clocher roman.
les faces nord et ouest du clocher.
Clocher du XIe siècle 

L'église de Saint Pierre est le vestige d'un prieuré bénédictin dépendant de l'Abbaye de Cluny[35], fondé à la suite d'une donation faite en 1057 par la famille Ainard, de Domène, à l'origine aussi du prieuré de Domène et des familles apparentées, comme les Arvillars de la Bâtie. Il s'étendait jusqu'à l'actuelle place de la mairie, où une voûte de pierre s'appelle encore « Porte du pape ». En effet, en 1107, le pape Pascal II, revenant de Châlons-sur-Marne, fait étape au prieuré et en profite pour signer, le 2 août, une « bulle » mettant fin au conflit qui oppose l'archevêque de Vienne, Gui de Bourgogne (le futur pape Calixte II) et l'évêque de Grenoble, Hugues de Châteauneuf[7].

Le clocher appartient à une famille monumentale de clochers que l'on retrouve dans quelques autres localités du département, dont Sassenage, Saint-Paul-de-Varces, Sainte Marie de Notre-Dame-de-Mésage, Saint-Georges-de-Commiers. Il est composé d'une haute souche aveugle qui monte jusqu'à hauteur du faîte de la toiture de la nef. Au-dessus s'élève l'étage ajouré qui abrite les trois cloches. Chaque face s'orne d'une corniche d'arcatures sextuples de style lombard surmontant une baie géminée. Sur la baie de la face nord on remarque une colonnette qui est un fragment gallo-romain en réemploi. La flèche date probablement du XVIIe siècle[36]. Le clocher de l'église Saint-Pierre fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 20 juillet 1908[37].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La tour d'Aquin, sur sa butte cernée par la forêt.
Tour d'Aquin 

La présence de ce bâtiment est attestée en 1339, lorsque le dauphin Humbert II fait procéder à l'inventaire de ses biens. Doté de puissants murs de deux mètres d'épaisseur, cet édifice de petite dimension conserve quatre niveaux avec une porte au premier étage et une fenêtre au troisième. Les murs sont percés de nombreux trous de boulin destinés à porter les échafaudages lors de la construction. Peu habitable, la Tour de la maison forte d'Acquin était probablement un réduit défensif en même temps qu'elle attestait de la noblesse et la puissance de son possesseur installé soit dans le logis accolé soit dans des bâtiments en contrebas. Son possesseur Hugues d'Acquin est mentionné dans la liste des nobles du mandement d'Allevard[38].

Four à griller 

Construit en 1905 par les Forges d'Allevard et restauré au printemps 1997, le four à griller le minerai est le dernier vestige du riche passé industriel de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, et un des rares qui existent encore en France. Il est situé à l'emplacement de l'important site de la société Schneider, le Champ Sappey, qui en a comporté jusqu'à six entre 1893 et 1899. Labellisé Patrimoine en Isère[39].

Villa et parc « Mon Exil » 
Construite au cours du XIXe siècle, cette demeure a appartenu à l'avocat Dutrait-Morges, puis fut cédée à la Société Schneider en 1879 qui la cède à la société Pinat (les Forges d'Allevard) en 1899. Elle est occupée de 1902 à 1915 par un exilé russe, le comte Rodolphe de Glinka, qui lui donne le nom de « Mon Exil », et, jusqu'à ce que les Forges vendent leur patrimoine, servit de résidence pour leurs dirigeants successifs. La commune a acquis le parc en 1975, puis en 1978 le bâtiment, devenu Maison des Associations. Le parc a été réhabilité en 2003.
Le Grand Pré 
L'actuelle médiathèque est logée dans cette maison qui a été un couvent.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune compte de nombreuses zones naturelles protégées classées ZNIEFF de type I :

Célébrités locales[modifier | modifier le code]

  • Benoit du Vignon, Seigneur de Barnoux et de Sailles, petit neveu de Marie Vignon, marquise de Treffort, seconde épouse du duc de Lesdiguières. Il est surtout connu pour ses démêlés judiciaires avec les puissants Barral d'Allevard et plus particulièrement Jean-Baptiste Barral dont l'épouse était cousine de Mme de Pompadour et qui réussit à faire ériger en baronnie la seigneurie de la Roche dont il était propriétaire, et se faire octroyer les terres d'Allevard (appartenant à la couronne), multipliant impôts et vexations contre les Saint-Pierrains[41].
  • Claude-Mathias de Barral, (1761-1789) docteur en théologie, frère de ce même Jean-Baptiste de Barral et oncle de Paulin de Barral (un des modèles présumés du Valmont des Liaisons dangereuses), fut prieur commendataire[Note 11] du prieuré de Saint-Pierre d'Allevard et évêque de Troyes. C'était, dit Taine, « un prélat fastueux qui possédait la plus belle batterie de cuisine du royaume »[42]. En 1780 il obtient l'autorisation de vendre en « matériaux de construction » le château d'Allevard et les bâtiments conventuels du prieuré[43], pour payer ses nombreuses dettes.
  • François Auguste Davallet (9 février 1836-23 mars 1909), bien que né à Saint-Pierre, est plutôt un personnage célèbre d'Allevard. Banquier dans cette ville, il en est élu maire en 1878, lui « l'étranger de Saint Pierre d'Allevard[44] ». Il y amène l'éclairage public et l'eau potable en 1897. Sa maison (le château Mâhl) est l'actuel Casino d'Allevard, et la rue qui le longe porte son nom depuis 1911[45].
  • Jean Pierre Raffin-Dugens (3 décembre 1861-23 mars 1946), fils de cultivateurs, instituteur, élu député en 1910, réélu en 1914, socialiste (SFIO) et pacifiste, qui a refusé de voter les crédits militaires[46].
  • Marcel Coquand, né en 1901 à la Motte d'Aveillans, résistant sous le nom de « César », est élu maire en 1944 et reconduit en 1947, 1953, 1959, 1965, 1971. Il meurt subitement le 6 mars 1972. Pendant ses mandats successifs sont accomplis de grands travaux (routes pour desservir les hameaux, adductions d'eau, électrification, construction des écoles, de la poste, de logements HLM).
  • L'écrivain Pierre Magnan (1922-2012) raconte, dans la préface[47] accompagnant la réédition en 1998 de son premier roman, L'Aube insolite, comment Thyde Monnier l'a emmené, pour échapper au STO, se réfugier à Saint-Pierre-d'Allevard où il est resté de l'été 1943 à l'automne 1944, y écrivant ce premier roman, nourri de ses rencontres avec les habitants, les juifs réfugiés, les résistants.
  • Nans Thomassey, réalisateur, avec Guillaume Mouton et Charlène Gravel, de l'émission Nus et culottés est originaire du hameau de Montgoutoux.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Dernier samedi de mars : la Foire annuelle à la pivoine, qui perpétue le souvenir de l'ancienne foire aux bestiaux
  • 1er mai, la « Fête des classes » (avec et à Allevard)
  • Soirée conte, dans le cadre du Festival des Arts du récit en Isère[48] (en mai)
  • Soirée « Veillée » dans le cadre Belledonne et Veillées[49]
  • « Les mercredis de l'été » : visites guidées du marais de Sailles quatre mercredis en juillet et août.
  • « Les vendredis de l'été » : six concerts ou spectacles, chacun dans un lieu différent de la commune.
  • « La nuit des étoiles » : (pour la première fois les 7 et 8 août 2010).
  • « Le Jour de la Nuit » : (depuis 2010) le 13 octobre en 2012[50]
  • « Le tour des hameaux », tous les deux ans, le premier dimanche de septembre des années impaires, un trajet d'une quinzaine de kilomètres à flanc de « la montagne de Saint-Pierre » pour découvrir une partie des hameaux, accueilli par leurs habitants.
  • Forum des associations, en général le premier samedi de septembre, les années paires (l'autre année à Allevard).
  • Journées du Patrimoine, thématiques, autour du patrimoine historique et/ou industriel.
  • Marché de Noël des producteurs et artistes locaux, un dimanche avant Noël.
  • Concert de Noël, dans l'église, le samedi avant Noël.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre n'est jumelé avec aucune ville, mais a signé une convention de coopération décentralisée regroupant cinq « communes du Nord » (Pontcharra, La Rochette, Saint-Maximin, Le Cheylas, Saint-Pierre) et cinq « communes du Sud » (Dembella, Bliendio, Benkadi, Tella, du Mali)[51].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Subdivision administrative et territoire tenu, exploité et protégé par le châtelain, nommé par le Dauphin.
  2. Celle du 17 septembre 1337 accordait au mandement d'Allevard des privilèges spéciaux dont l'exemption de péages pour le minerai de fer exporté, privilège entériné par un arrêt du Conseil delphinal en 1345.
  3. En 1789, il y a 18 moulins à eau au fil du Salin.
  4. 55 000 tonnes en 1885) voir Claude Monet 1927, p. 107
  5. Pierre Léon fut professeur à la Sorbonne. Il est l'auteur de La naissance de la grande industrie en Dauphiné, (1954), P.U.F
  6. Seulement 5 500 tonnes en 1910
  7. 24 000 tonnes en 1918, voir Claude Monet 1927, p. 108
  8. Pour la petite histoire, les électroaimants du Synchrotron ESRF de Grenoble ont été fabriqués par UGIMAG à Saint-Pierre
  9. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  10. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  11. L'abbé ou le prieur commendataire perçoit le bénéfice (les dîmes), mais n'a pas d'obligation de résidence.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le marais de Sailles », sur Site officiel de la Mairie de Saint Pierre
  2. « Les hameaux de Saint-Pierre », sur Mairie de St Pierre
  3. Le Pays d'Allevard, tradition et renouveau, ouvrage collectif, 2003, (ISBN 2-84253-903-6), p.45
  4. Le Pays d'Allevard (2003) p. 24-26
  5. Olivier Billaz 1907, p. 83
  6. a et b Le Pays d'Allevard (2003) p. 31
  7. a et b Saint-Pierre Info N° 88, septembre 2003
  8. Olivier Billaz 1907, p. 99-100
  9. Le Pays d'Allevard (2003) p. 32
  10. (ADI B 3120, f° 206)
  11. (ADI B 4443, f° 15 v°), Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  12. « Le château de la Roche d'Allevard », sur Atelier des Dauphins
  13. Élisabeth Sirot 2007, p. 104.
  14. Victor Cassien, Album du Dauphiné, Prudhomme,‎ 1837 (lire en ligne), p. 174-175
  15. Adolphe Laurent Joanne, Itinéraire général de la France: de Paris à la Méditerranée, Hachette,‎ 1865 (lire en ligne), p. 141
  16. « Ruines du château de la Roche (1876) », sur Atelier des Dauphins
  17. Marie-Christine Bailly-Maître, Mines et forges des Alpes, éditions Le Dauphiné, Collection Les Patrimoines, 1999, (ISBN 2911739167), p. 7
  18. Marie-Christine Bailly-Maître, Mines et forges des Alpes, p. 9
  19. Olivier Billaz 1907, p. 86
  20. Marie-Christine Bailly-Maître, Mines et forges des Alpes, p. 17-19
  21. Georges Salamand : Les quinze glorieuses d'Allevard, Histoire du fer au pays d'Allevard n° 9
  22. « La plus grande mine de fer de l'Isère », sur Sous les Alpes
  23. « Le Tacot »
  24. Pierre Léon, Crises et adaptations de la métallurgie alpine : l'usine d'Allevard (1869 - 1914), Imprimerie Allier, 1963, 93 p.
  25. Jean Lambert -Dansette : Histoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise en France (1830-1880), tome 1, p. 374, édition de l'Harmattan, 1999.
  26. Pierre Léon, Crises et adaptations de la métallurgie alpine : L'usine d'Allevard.
  27. Registres des procès-verbaux de visite des mines de la Taillat, Ministère des travaux publics service des mines- arrondissement de Chambéry et grand livre de marche et de production des mines de La Taillat, archives privées -
  28. Notice sur Grenoble - XIVe congrès de l'association pour l'avancement des sciences chapitre : l'industrie minérale p. 249-258, Grenoble Breynat 1885
  29. a et b Claude Monet 1927, p. 113-114
  30. Claude Monet 1927, p. 105
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  33. « Le Dauphiné libéré du 3/09/2008 »
  34. « Plaquette Sésame-Autisme », p. 16
  35. « L'église et le prieuré clunisien de Saint-Pierre d'Allevard »
  36. « Le clocher », sur Mairie de Saint Pierre
  37. « Eglise », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Tour d'Aquin », sur Mairie de Saint Pierre
  39. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le 4 août 2014)
  40. « Le Marais de Sailles », sur Mairie de Saint Pierre
  41. Saint-Pierre Info no 96, p. 6-7, Georges Salamand
  42. H. Taine : Les origines de la France contemporaine- L'Ancien Régime T 1- Hachette
  43. Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Isère (lire en ligne), p. 324
  44. Oliviez Billaz, En Allevard, 1907
  45. Saint-Pierre Info no 109
  46. Saint-Pierre Info no 112
  47. Pierre Magnan, L'Aube insolite, Denoël, 1998 (réédition de Julliard 1945), (ISBN 9782207247044), p. 16-32
  48. « Centre des Arts du récit »
  49. « Belledonne et Veillées »
  50. « Le Jour de la Nuit 2012 », sur jour de la nuit.fr
  51. Saint-Pierre Info no 121, p. 21 :Compte rendu de la séance du conseil municipal du 1er juillet 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Monet, Le pays d'Allevard,‎ 1927 (lire en ligne) (sur Persée.com)
  • Olivier Billaz, En Allevard, Essai descriptif et historique sur un canton des Alpes françaises, Grenoble, L. Aubert,‎ 1907, 316 p.
  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701).
  • Alfred Bougy, Bulletin de la Société de statistique des sciences naturelles et des arts industriels du Département de l'Isère : Séance du 7 août 1839, t. 1, Grenoble, Imprimerie de Prudhomme,‎ 1838 (lire en ligne), p. 182-214 : Essai historique et statistique sur l'ancien mandement d'Allevard

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]