Saint-Pierre-Tarentaine

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Saint-Pierre-Tarentaine
L'église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Vire
Canton Condé-sur-Noireau
Intercommunalité Communauté de communes Intercom de la Vire au Noireau
Maire délégué Régis Deliquaire
2014-2020
Code postal 14350
Code commune 14655
Démographie
Gentilé Saint-Pierrais
Population 368 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 51″ nord, 0° 47′ 37″ ouest
Altitude Min. 125 m – Max. 260 m
Superficie 12,23 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Souleuvre-en-Bocage
Localisation

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Saint-Pierre-Tarentaine est une ancienne commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Souleuvre-en-Bocage.

Elle est peuplée de 368 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en Bocage virois. Son bourg est à 5,5 km au nord-est du Bény-Bocage, à 17 km au nord-est de Vire et à 19 km au sud-ouest de Villers-Bocage.

Le territoire est traversé par la route départementale no 577 (ancienne route nationale 177) reliant Vire au sud-ouest à l'accès à l'A84 vers Caen à Coulvain au nord-est. La D 53 permet à l'ouest de relier le bourg du Tourneur à la D 577 à la Vautelière, et plus au nord un autre accès à l'A84, notamment vers Rennes, à Saint-Ouen-des-Besaces. À cette voie se joint la D 165b qui accède au bourg et se prolonge au nord vers Brémoy. Dans la partie sud du territoire, la D 298 croise la D 577 à Cathéolles, joignant Le Bény-Bocage à l'ouest à Montchauvet à l'est.

Saint-Pierre-Tarentaine est dans le bassin de la Vire, par son sous-affluent la Souleuvre qui traverse le sud-ouest du territoire. Le sud est parcouru par le propre affluent de celle-ci, le Blandouit, grossi des eaux du Rubec qui délimite le sud-est du territoire. La moitié nord livre ses eaux à un autre affluent de la Souleuvre, le Courbençon, qui borde le nord de la commune puis la traverse au nord-ouest. La D 577 matérialise plus ou moins la ligne de partage des eaux entre les deux affluents, de Trompe-Souris à la Vautelière. Le paysage est marqué au sud par la vallée du Rubec, se prolongeant par le Blandouit et la Souleuvre jusqu'à sa confluence avec la Vire à Carville où cette vallée devient le site des gorges de la Vire.

Le point culminant (260 m) se situe en limite nord-est, près du lieu-dit la Houssaie. Le point le plus bas (125 m) correspond à la sortie de la Souleuvre du territoire, au sud-ouest. La commune est bocagère.

Communes limitrophes de Saint-Pierre-Tarentaine[1]
(comm. nouv. de Souleuvre-en-Bocage)
Le Tourneur
(comm. nouv. de Souleuvre-en-Bocage)
Brémoy Montamy
(comm. nouv. de Souleuvre-en-Bocage)
Le Tourneur
(comm. nouv. de Souleuvre-en-Bocage)
Saint-Pierre-Tarentaine[1]  (comm. nouv. de Souleuvre-en-Bocage) Montamy
(comm. nouv. de Souleuvre-en-Bocage)
Le Tourneur (comm. nouv. de Souleuvre-en-Bocage)
Le Bény-Bocage (comm. nouv. de Souleuvre-en-Bocage)
Montchauvet
(comm. nouv. de Souleuvre-en-Bocage)
Montchauvet
(comm. nouv. de Souleuvre-en-Bocage)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme S. Petrus de Tarenteigne en 1203[2]. La paroisse est dédiée à l'apôtre Pierre, premier pape. Tarentaine serait lié à la ville de Tarente[3].

Le gentilé est Saint-Pierrais[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, Saint-Pierre-Tarentaine est le siège de la baronnie de Crennes. Le fief est aux mains de Guillaume de Crennes au début du XIVe siècle[5]. Les barons ont ensuite pour noms Poisson, Le Boucher et Blanchard. Le château (manoir) situé au nord de la commune est aujourd'hui une exploitation agricole.

En 1964, Saint-Pierre-Tarentaine (346 habitants en 1962) absorbe Arclais (73 habitants)[6], petite commune au sud-est du territoire qui était délimitée par le Blandouit, affluent de la Souleuvre. Elle avait survécu à la suppression de la paroisse, rattachée à celle de Montamy après la Révolution, et de son église Saint-Samson qui avait suivi[7].

Le , Saint-Pierre-Tarentaine intègre avec dix-neuf autres communes la commune de Souleuvre-en-Bocage[8] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Beaulieu, Le Bény-Bocage, Bures-les-Monts, Campeaux, Carville, Étouvy, La Ferrière-Harang, La Graverie, Malloué, Montamy, Mont-Bertrand, Montchauvet, Le Reculey, Saint-Denis-Maisoncelles, Sainte-Marie-Laumont, Saint-Martin-des-Besaces, Saint-Martin-Don, Saint-Ouen-des-Besaces, Saint-Pierre-Tarentaine et Le Tourneur deviennent des communes déléguées et Le Bény-Bocage est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
maire en 1989   M. Mitaine[9]    
juin 1995[10] mars 2008 Louis Destigny SE Agriculteur
mars 2008 décembre 2015 Régis Deliquaire[11] SE Clerc d'huissier
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal était composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[11]. Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal de Souleuvre-en-Bocage le jusqu'en 2020 et Régis Deliquaire devient maire délégué.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 368 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Saint-Pierre-Tarentaine[12]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Saint-Pierre-Tarentaine a compté jusqu'à 768 habitants en 1841.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
713 588 682 690 708 747 768 749 714
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
707 628 611 547 554 544 536 533 522
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
491 468 499 426 413 443 435 393 364
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
346 364 324 301 276 254 302 353 368
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le manoir de Crennes.
  • Église Saint-Pierre (XVIIe-XVIIIe siècles).
  • Chapelle funéraire d'Arclais.
  • Ancien manoir de Crennes, du XVIIe siècle.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  3. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 240
  4. « Site de la communauté de communes de Bény-Bocage - Saint-Pierre-Tarentaine » (consulté le 13 mai 2010)
  5. Le patrimoine des communes du Calvados, vol. 1, Paris, Flohic Éditions, (ISBN 978-2-84234-111-4, LCCN 2002500733), p. 209
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Pierre-Tarentaine », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 3 septembre 2009) et fiche liée (Arclais).
  7. Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, Hardel, (lire en ligne), p. 195
  8. « Recueil des actes administratifs du 4 décembre 2015 », sur le site de la préfecture du Calvados (consulté le 16 juillet 2016).
  9. « http://www.ouest-france.fr/ladjointe-noelle-dupre-recoit-la-medaille-dhonneur-1158443 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 septembre 2014)
  10. « Le maire, Louis Destigny, passe le relais », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 septembre 2014)
  11. a et b Réélection 2014 : « Régis Deliquaire est reconduit dans ses fonctions », sur Ouest-france.fr (consulté le 9 avril 2014)
  12. Date du prochain recensement à Saint-Pierre-Tarentaine, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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