Saint-Paul (Haute-Vienne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Paul.

Saint-Paul
Saint-Paul (Haute-Vienne)
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Condat-sur-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes de Noblat
Maire
Mandat
Josiane Rouchut
2014-2020
Code postal 87260
Code commune 87174
Démographie
Population
municipale
1 242 hab. (2015 en diminution de 0,72 % par rapport à 2010)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 01″ nord, 1° 25′ 56″ est
Altitude Min. 276 m
Max. 460 m
Superficie 37,39 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

Voir sur la carte administrative de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Saint-Paul

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

Voir sur la carte topographique de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Saint-Paul

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Paul

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Paul

Saint-Paul (Sent Paul en occitan), couramment appelée Saint-Paul-d'Eyjeaux, est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Paul est située à 15 kilomètres de Limoges.

Situation de la commune de Saint-Paul en Haute-Vienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Paul[1]
La Geneytouse
Eyjeaux Saint-Paul Saint-Denis-des-Murs
Saint-Hilaire-Bonneval Saint-Genest-sur-Roselle Saint-Bonnet-Briance

Voies de communication et accès[modifier | modifier le code]

À 10 kilomètres de l'A20, sortie 39, c'est une localité située au cœur de la campagne limousine faite de vallons et de prés, parsemée de bois de feuillus dont le châtaignier, symbole de la région.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Le menhir du Métayer témoigne sans doute du néolithique, alors que, pour l'époque gauloise, une statue découverte vers 1880 aux Allois est exposée au Musée des beaux-arts de Limoges (palais de l'Evéché).
  • Au Moyen Âge, les seigneuries et châteaux de Saint-Paul dépendent de la baronnie de Pierre-Buffière. L'église date du XIIIe siècle. On peut y voir un petit reliquaire du XVIe siècle, en métal argenté.

De nombreux châteaux sont disséminés dans la campagne alentour, dominant les vallons, prés et bois : châteaux d'Aigueperse, de la Pomélie, de Marzac, de la Fayolle, de la Briderie, de la Grande Gardelle, du Grand-Bosviger…

  • En 1906, Saint-Paul comptait 1 925 habitants. C'était un gros bourg principalement habité par des artisans, commerçants…

On dénombrait à la fin du XIXe et début du XXe siècle bon nombre de meuniers (à la Boucole, la Briderie, Moulin-Neuf, Puyfraux, Rebeyrolle, Moulin Grand…), des tuiliers (à la tuilerie de Rivet, la Croix d'Arfeuille, aux Bessades…). Dans le bourg et les villages, il y avait douze aubergistes, déjà deux boulangers et deux bouchers.

Camp d'internement[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale a également marqué la petite bourgade limousine. Un camp d'internement accueille dès 1940 des hommes considérés comme « indésirables » par le gouvernement de Philippe Pétain (surtout des communistes, mais également des juifs, francs-maçons, anarchistes). Ce sont des hommes de tous âges, ouvriers d'usine, paysans, fonctionnaires, artisans, commerçants, maires ou élus[2]. Parmi eux :

Appelé officiellement « centre de séjour surveillé », ce camp est un vrai camp d'internement[3]. Il est composé de baraquements en bois. Plusieurs miradors l'entourent avec des patrouilles. Les gardiens sont des groupes mobiles de réserve.

Aucune activité n'est imposée. Jean Cavaillès donne une conférence sur les mathématiques, un médecin, le docteur Wolf, donne également des cours ainsi qu'un instituteur de l'Ain. Le 14 mai 1942, il organise un "putsch" pour évincer Deloncle. Mais Pierre Laval, échaudé depuis la tentative d'assassinat dont il a été victime de la part de Collette en août 1941, voit en Jean Filiol, un assassin en puissance et le fait interner en novembre 1942 au camp de Saint-Paul-d'Eyjeaux. Joseph Darnand, secrétaire d'État au maintien de l'ordre et chef de Milice française dit de Vichy, le fait libérer début 1944.

À la fin de la guerre, ce sont des Allemands qui remplacent les prisonniers libérés par les hommes de Georges Guingouin.

Sources : André Odru (2007), Dr Eybert et Maurice Robert.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Paul-d'Eyjeaux (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Saint-Paul-d'Eyjeaux se blasonnent ainsi :

Parti, au 1 de gueules à l'épée (haute) d'argent garnie d'or, au 2 de sable au lion d'or armé et lampassé de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats 2014[modifier | modifier le code]

  • Maire sortant : Paul Duchez
  • 15 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2011 : 1 253 habitants)
  • 3 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CC de Noblat)
Résultats de l'élection municipale du 23 mars 2014 à Saint-Paul[4]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Josiane Rouchut DVG 450 57,17 12 2
Paul Duchez SE 337 42,82 3 1
Inscrits 1 033 100,00
Abstentions 187 18,10
Votants 846 81,90
Blancs et nuls 59 6,97
Exprimés 787 93,03

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de quelques maires
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Étienne FOUGERAS-LAVERGNOLLE   1er maire
1793 1796 Léonard MOUFLE    
1925 1941 Jean-Louis BOURZAT    
1941 1944 Pierre SOULIGNAC    
1944 1945 Jean-Louis BOURZET    
1945 1947 Pierre SOULIGNAC    
1947 1971 André MOURET PCF Conseiller général du canton de Pierre-Buffière (1958-1970)
1971 2001 Gilbert ROUX    
2001 2014 Paul DUCHEZ    
avril 2014   Josiane ROUCHUT    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 1 242 habitants[Note 1], en diminution de 0,72 % par rapport à 2010 (Haute-Vienne : -0,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4231 2741 3611 6271 7171 7321 8001 7871 822
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7941 7641 7821 7961 8501 8631 8811 9131 906
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8991 9251 8941 7131 6121 5871 5291 4601 302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 1481 0491 0261 0961 0881 0231 1401 2371 242
2015 - - - - - - - -
1 242--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Menhirs du Métayer
  • Le four à pain
  • Le presbytère du XVe
  • L'église du XIIIe
  • Le circuit du Patrimoine (2 km)
  • Le château d'Aigueperse
  • Le château de Vauguenige

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Sentier du Menhir (12 km)
  • Petites randonnées
  • Étang communal (pêche carte)
  • Aire de pique-nique
  • Fête de l'Âne
  • 3e dimanche de mai
  • 70 ânes et 4 000 visiteurs.
  • attelages, musique de rue, artisanat…

Personnalités liées a la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sur Géoportail
  2. André Odru, Maquis et Guerilla en Limousin 1943-1944, ANACR de Corrèze, 2007, p. 15
  3. Odru 2007, p. 16
  4. Résultats officiels pour la commune Saint-Paul
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.