Abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse

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Abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse
Image illustrative de l'article Abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse
Présentation
Culte Catholicisme
Type Abbaye
Rattachement Ordre de Saint-Benoît (Bénédictin)
Début de la construction Xe siècle
Style dominant Architecture romane
Site web http://www.sacradisanmichele.com/
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Piémont
Ville Sant'Ambrogio di Torino et Chiusa di San Michele
Coordonnées 45° 05′ 53″ N 7° 20′ 37″ E / 45.098056, 7.34361145° 05′ 53″ Nord 7° 20′ 37″ Est / 45.098056, 7.343611

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse

L'Abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse (Sacra 'd San Michel ëd la Ciusa en piémontais et Sacra di San Michele en italien) est un édifice catholique situé à seulement dix kilomètres à l'ouest de Turin, sur le mont Pirchiriano (962 m), à l'entrée du val de Suse, sur les communes de Sant'Ambrogio di Torino et de Chiusa di San Michele. Elle se trouve sur l'un des itinéraires historiques de la via Francigena.

Son indépendance territoriale, protégé par les papes successifs, de 987 à 1379, lui a permis d'avoir avoir un très grand rayonnement culturel, très proche de la dynamique de la réforme bénédictine Clunisienne. Elle entretint donc tout ce temps des relations subtiles avec ce territoire.

L'ensemble architectural, très remarquable, est resté deux cents ans inoccupé, avant que le pape Grégoire XVI, sur proposition du roi Charles-Albert de Savoie, nomme en 1836 les Rosminiens administrateurs de la Sacra.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye est fondée vers la fin du Xe siècle par Hugues d'Auvergne[1], plus justement Hugues Maurice, seigneur de Montboissier[2], surnommé « le Décousu ».

Grâce à l'initiative d'Hugues de Montboissier et au recrutement systématique des abbés et des moines en Auvergne, se développe une hospitalité internationale ; un fermant modérateur de politique régionale[3].

Une bulle du pape Innocent III de 1226 confirme la possession de droits dans les diocèses alpins de Genève jusqu'à Die, entre Poitiers et le Puy dans le Massif central, ainsi que dans les diocèses de Gascogne, des Pyrénées, d'Avignon, de Gérone jusqu'à de Comminges[4].

L'abbaye de Saint-Michel-de-la-Cluse possédait par exemple déjà au XIe sièclee siècle, un prieuré à Albignac en Corrèze ou à Chamonix dans le comté de Genève[5].

Au XVIIe siècle, le prince Eugène de Savoie est nommé abbé commendataire de l'Abbaye à l'âge de sept ans[6].

Architecture[modifier | modifier le code]

Saint-Michel de la Cluse, une des abbayes bénédictines les plus célèbres, figure aujourd'hui parmi les plus importants ensembles architecturaux de la période romane présents en Europe. La structure architecturale de l'abbaye est tout à fait particulière. Les masses rocheuses accidentées de la montagne viennent se fondre avec l'ensemble constitué par le soubassement, les marches et les contreforts de soutènement pour former un seul corps. (Sources : "Les Itinéraires de la Foi" - Ville de Turin)

Culture et pèlerinage[modifier | modifier le code]

La Sacra est le théâtre d'initiatives culturelles, mais c'est surtout un lieu qui n'a jamais cessé d'accueillir ceux qui frappent à sa porte, pèlerins ou simples voyageurs. Encore aujourd'hui on peut réserver une des cellules, et vivre l'espace d'une nuit les émotions éprouvées autrefois par Saint Anselme d'Aoste et par les moines de Cluny. (Sources : "Les Itinéraires de la Foi" - Ville de Torino)

Abbés[modifier | modifier le code]

Abbés réguliers 
Abbés commendataires

Moines et personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

  • Ponce de Montboissier (°v. 1103 - †. ), moine de l'Abbaye Saint-Michel-de-la Cluse, abbé de l'Abbaye de Vézelay en 1138-1161. Il dut surmonter l'opposition des moines, des évêques d'Autun, Humbert de Bâgé, et Henri de Bourgogne (frère du duc Eudes), et enfin contenir l'hostilité des comte de Nevers, Guillaume II et Guillaume III qui soutiennent les habitants de la ville contre l'abbaye. Il ordonna à Hugues de Poitiers de rédiger l'Histoire de Vézelay[7]. Ce fut de son temps le que se tint à Vézelay cette assemblée où l'on résolut une nouvelle croisade[8].

Terriers, propriétés, dépendances[modifier | modifier le code]

Abbayes, prieurés, églises

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mariotte 1978, p. 245.
  2. Daniel Martin (sous la dir.), L'identité de l'Auvergne: mythe ou réalité historique : essai sur une histoire de l'Auvergne des origines à nos jours, Éditions Créer,‎ , 717 p. (ISBN 978-2-90979-770-0), p. 250.
  3. http://www.sacradisanmichele.com/fra/test_display/index/id/17/cat/8
  4. Mariotte 1978, p. 246.
  5. Mariotte 1978, p. 241.
  6. Histoire du Prince Eugène, Vienne, 1761. T. I p.5
  7. Cette histoire se termine en 1167. Hugues de Poitiers y fait des reproches aux moines de Cluny
  8. Graham Runnalls, An Abbot of Vezelay: Ponce de Montboissier, Londres 1918
  9. Dom Claude de Vic, Dom Joseph Vaissète, Histoire générale du Languedoc, notes 148.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]


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