Saint-Michel-de-Llotes

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Saint-Michel-de-Llotes
Saint-Michel-de-Llotes
Mairie de Saint-Michel-de-Llotes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Intercommunalité Communauté de communes de Roussillon Conflent
Maire
Mandat
Jean-Claude Solere
2020-2026
Code postal 66130
Code commune 66185
Démographie
Population
municipale
350 hab. (2018 en augmentation de 5,74 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 39′ 00″ nord, 2° 37′ 29″ est
Altitude Min. 146 m
Max. 602 m
Superficie 8,64 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Ille-sur-Têt
(banlieue)
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Canigou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Michel-de-Llotes

Saint-Michel-de-Llotes Écouter (prononcé [sɛ̃ miʃɛl də jɔt]) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Saint-Michelois.

Il abrite le Musée de l'agriculture catalane.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Michel-de-Llotes se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[1].

Elle se situe à 23 km à vol d'oiseau de Perpignan[2], préfecture du département, à 17 km de Prades[3], sous-préfecture, et à 20 km d'Amélie-les-Bains-Palalda[4], bureau centralisateur du canton du Canigou dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie d'Ille-sur-Têt[1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[5] : Ille-sur-Têt (2,4 km), Bouleternère (3,0 km), Corbère (3,1 km), Casefabre (3,8 km), Corbère-les-Cabanes (4,4 km), Rodès (5,1 km), Néfiach (6,1 km), Camélas (6,6 km).

Sur le plan historique et culturel, Saint-Michel-de-Llotes fait partie de la région de Conflent, héritière de l'ancien comté de Conflent et de la viguerie de Conflent. Ce pays correspond à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis, porte de la Cerdagne, et Rodès, aux abords de la plaine du Roussillon[6].

Communes limitrophes de Saint-Michel-de-Llotes[7]
Ille-sur-Têt
Bouleternère Saint-Michel-de-Llotes[7] Corbère
Casefabre Caixas
Situation de la commune

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 2] est recensée sur la commune[9] : le « massif des Aspres » (28 819 ha), couvrant 37 communes du département[10].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-de-Llotes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[11],[12],[13]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ille-sur-Têt, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[14] et 7 597 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (77,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (77,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,7 %), cultures permanentes (18,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,1 %), zones urbanisées (3,5 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom officiel de la commune est Saint-Michel-de-Llotes [sɛ̃ miʃɛl də jɔt], francisation du nom catalan Sant Miquel de Llotes [ˈsam miˈkel də ˈʎotəs][20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jean Verdaguer    
1792 1796 Joseph Lavall    
1796 1797 Jean Mestres    
1797 1799 Joseph Castillo    
1799 1815 Joseph Lavall    
1815 1815 Michel Verdaguer    
1815 1819 Joseph Lavall    
1819 1830 Michel Verdaguer    
1830 1848 Dominique Noé    
1848 1852 Pierre Mestres    
1852 1867 Dominique Noé    
1867 1870 Laurent Corneilla    
1870 1871 Laurent Moner    
1871 1881 François Llense    
1881 1884 Laurent Moner    
1884 1892 François Llense    
1892 1905 Émile Faigt    
1905 1912 André Gay    
1912 1935 Joseph Ausseil    
1935 1938 Adrien Cadène    
1938 1944 Joseph Ausseil    
1944 1947 Jacques Romeu    
1947 1977 Jacques Gaspard    
mars 1977 mars 2001 Claude Fabresse[22]    
mars 2001 mars 2008 Guy Noou    
mars 2008 mars 2014 Marie Maupin[23]    
mars 2014 25 novembre 2018 (décès)[24] Jean-Luc Obrecht[25]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1720 1730 1767 1789
10 f13 f10 f3 f26 f45 f290 H55 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27].

En 2018, la commune comptait 350 habitants[Note 5], en augmentation de 5,74 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +2,95 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
259244304397367371402414422
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
346385361300338296318287285
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
252240238247236253223206276
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
243237182205219269300304332
2017 2018 - - - - - - -
348350-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[30] 1975[30] 1982[30] 1990[30] 1999[30] 2006[31] 2009[32] 2013[33]
Rang de la commune dans le département 145 125 132 133 126 127 127 124
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : [34].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 458 €[35].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-de-Llotes est surtout connue pour son Musée de l'agriculture catalane, fermé depuis 2002.[36]

Cinq dolmens se dressent sur la commune, attestant une occupation au Néolithique sur le territoire de la commune.

Le dolmen du Coll de la Llosa est situé à la limite des communes de Bouleternère, Casefabre et Saint-Michel-de-Llotes.

L'église Saint-Michel.
L'église Saint-Michel

L'église paroissiale Saint-Michel est construite au XIe siècle : elle se composait alors d'une nef unique (voûtée au XIIe siècle) et d'une abside circulaire que l'on aperçoit encore, englobée dans des maçonneries postérieures. Vers le XIVe siècle, une seconde nef est accolée au sud de la nef romane. Un agrandissement de la même sorte est réalisé au nord du vaisseau primitif à l'époque moderne[37]. L'église abrite la « cadireta » de la Vierge, fin XVIIe – début XVIIIe siècle, en bois sculpté, polychrome et dorée. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1973[38].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Saint-Michel-de-Llotes », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Saint-Michel-de-Llotes et Perpignan », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Saint-Michel-de-Llotes et Prades », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. Stephan Georg, « Distance entre Saint-Michel-de-Llotes et Amélie-les-Bains-Palalda », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Communes les plus proches de Saint-Michel-de-Llotes », sur www.villorama.com (consulté le ).
  6. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 194-195.
  7. Carte IGN sous Géoportail
  8. « Plan séisme » (consulté le ).
  9. « Liste des ZNIEFF de la commune de Saint-Michel-de-Llotes », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  10. « ZNIEFF le « massif des Aspres » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  11. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  13. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Unité urbaine 2020 d'Ille-sur-Têt », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  15. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  16. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Perpignan », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne).
  21. Liste des maires sur le site MairesGenWeb
  22. https://www.annuaire-mairie.fr/ancien-maire-saint-michel-de-llotes.html
  23. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  24. « P.-O. - Décès de Jean-Luc Obrecht, maire de Saint-Michel-de-Llotes », L'Indépendant,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  30. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le ).
  31. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  32. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  33. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  34. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7).
  35. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  36. « Le musée endormi », sur lindependant.fr (consulté le ).
  37. Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Barcelone, Les Presses du Languedoc, , 334 p. (ISBN 2-85998-244-2), p. 161.
  38. « Eglise Saint-Michel », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )