Saint-Maxime-du-Mont-Louis

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Saint-Maxime-du-Mont-Louis
Saint-Maxime-du-Mont-Louis
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Subdivision régionale La Haute-Gaspésie
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Guy Bernatchez
2017-2021
Constitution
Démographie
Gentilé Mont-Louisien, ienne
Population 1 134 hab. ()
Densité 4,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ nord, 65° 44′ ouest
Superficie 22 990 ha = 229,90 km2
Divers
Code géographique 2404010
Localisation

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Saint-Maxime-du-Mont-Louis est une municipalité du Québec située dans la municipalité régionale de comté (MRC) de La Haute-Gaspésie en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Elle est composée de trois villages : Mont-Louis, L'Anse-Pleureuse et Gros-Morne. Lors du recensement de 2016, on y a dénombré 1 134 habitants.

Saint-Maxime-du-Mont-Louis est membre de la Fédération des Villages-relais du Québec.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom tirerait son origine de « l'abbé Maxime Tardif (1821-1850), secrétaire de monseigneur Pierre-Flavien Turgeon lors de la fondation de la paroisse, ainsi que du nom de la seigneurie de Mont-Louis »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Maxime-du-Mont-Louis est situé sur la rive sud de l'estuaire du fleuve Saint-Laurent sur la péninsule gaspésienne à 560 km au nord-est de Québec et à 130 km au nord-ouest de Gaspé. La municipalité fait partie de la municipalité régionale de comté de La Haute-Gaspésie dans la région administrative de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine[2].

Hameaux[modifier | modifier le code]

La municipalité de Saint-Maxime-du-Mont-Louis est en fait composée de trois hameaux :

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Golfe du Saint-Laurent Rose des vents
Mont-Saint-Pierre N Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine
O    Saint-Maxime-du-Mont-Louis    E
S
Mont-Albert

Histoire[modifier | modifier le code]

Développement de la seigneurie de Mont-Louis[modifier | modifier le code]

En 1699, une centaine de colons en provenance de Québec s'établirent dans la seigneurie de Mont-Louis où ils vécurent de la pêche et de l'agriculture. Cette initiative était menée par le marchand Denis Riverin. Ainsi, en 1705, l'établissement atteignit une population d'une centaine de familles. Cependant, des désaccords entre Denis Riverin et ses associée de Paris, Bourlet et Mageux, causèrent des problèmes financiers et judiciaires et il quitta la Nouvelle-France pour de bon. En 1753, la seigneurie fut reprise par Joseph Cadet qui confia sa gérence à Michel Mahiet qui fit prospérer l'établissement grâce à la pêche à la morue. En 1757, la seigneurie a été vendue à Mahiet[3].

Guerre de la Conquête[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de la Conquête.

En 1758, le général James Wolfe donna l'ordre au major Dalling, qui était cantonné à Gaspé, de détruire l'établissement de Mont-Louis. C'est ainsi qu'il partit de Gaspé, le , avec environ 300 soldats pour se rendre à Mont-Louis en longeant la côte en cinq jours. Mahiet offrit une rançon contre son établissement, mais le major Dalling la refuse et s'empara des biens, puis, brûla les réserves de morue ainsi que les maisons, à l'exception de celle de Mahiet. Le , les troupes anglaises prirent les deux goélettes de Mahiet pour se retourner à Gaspé avec 43 prisonniers dont Mahiet et sa femme[3].

Reprise de la seigneurie[modifier | modifier le code]

Dans les années 1850, la seigneurie fut reprise par Donald Fraser qui s'assura de son développement en faisant arpenter les terres, en bâtissant un moulin à farine et en traçant des chemins. Vers 1860, les compagnies de pêche jersiaises John Le Bouthillier et William Fruing installèrent des comptoirs à Mont-Louis. En 1861, Mont-Louis comportait une population de 200 habitants[3].

Développement de la municipalité[modifier | modifier le code]

Pont couvert au-dessus de la rivière de Mont-Louis en 1942

En 1875, la paroisse catholique fut érigée canoniquement. En 1884, la municipalité fut officiellement créée[3].

En 1924, Frank A. Augsbury acheta la seigneurie et créa une compagnie nommée « Mont-Louis Seignory » qui produisait du bois afin d'alimenté son usine à papier situé à Ogdensburg dans l'État de New York[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016
1 5821 4991 2881 1941 1181 134

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la municipalité repose sur les services, le tourisme, la forêt et la pêche. Mont-Louis compte 2 usines de transformation du poisson et son anse peut accueillir tous les types de bateaux.

La municipalité est l'hôte de deux parcs éoliens et est un village-relais.

Administration[modifier | modifier le code]

Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseiller[4].

Saint-Maxime-du-Mont-Louis
Maires depuis 2001
Élection Maire Qualité Résultat
2001 Paul-Hébert Bernatchez Voir
2005 Voir
2009 Michel Gagné Voir
2013 Serge Chrétien Voir
2017 Guy Bernatchez Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie : Saint-Maxime-du-Mont-Louis
  2. Répertoire des municipalités : Saint-Maxime-du-Mont-Louis
  3. a b c d et e Jean-Marie Fallu, Une histoire d'appartenance : La Gaspésie, vol. 7, Sainte-Foy (Québec), Les Éditions GID, , 557 p. (ISBN 2-922668-37-1), p. 117-124.
  4. https://www.electionsquebec.qc.ca/francais/municipal/carte-electorale/liste-des-municipalites-divisees-en-districts-electoraux.php DGEQ - Liste des municipalités divisées en districts électoraux

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]