Saint-Martin-sur-Nohain

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Saint-Martin-sur-Nohain
Saint-Martin-sur-Nohain
Mairie de Saint-Martin-sur-Nohain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Loire, Vignobles et Nohain
Maire
Mandat
Nadège Coquillat
2020-2026
Code postal 58150
Code commune 58256
Démographie
Population
municipale
373 hab. (2018 en diminution de 3,12 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 47″ nord, 2° 59′ 05″ est
Altitude Min. 150 m
Max. 213 m
Superficie 24,03 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Cosne-Cours-sur-Loire
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pouilly-sur-Loire
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Martin-sur-Nohain

Saint-Martin-sur-Nohain est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans la vallée du Nohain, Saint-Martin-sur-Nohain est une commune à vocation agricole (polyculture et vigne). En dehors du bourg de Saint-Martin, la population se répartit entre cinq hameaux principaux (Villiers, Villardeau, Paillot, Moussard, les Breuillards) et une dizaine d'écarts ou de fermes isolées.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-sur-Nohain est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (83,7 %), forêts (8,3 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %), cultures permanentes (2,3 %), prairies (1,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne paroisse, dont la création remonte aux environs de 1100, s'appelait Saint-Martin-du-Tronsec. Mais à la fin du XIXe siècle, le chef-lieu de la commune fut transféré au hameau de Nohain, choisi pour sa position plus centrale. Après la mairie et les écoles, ce fut au tour de l'église d'être démontée et reconstruite à son nouvel emplacement. Par décret officiel du , la commune prit le nom de Saint-Martin-sur-Nohain.

Au XVIIIe siècle on peut aussi lire le nom de Saint-Martin-du-Tronchet[8].

Légende[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, pour fuir les invasions normandes, les reliques de saint Martin de Tours furent transportées de Tours à Auxerre. Au cours de cette translation - ou, selon d'autres sources, lors du retour de ces reliques, quelques années plus tard - les pèlerins chargés de leur précieux fardeau suivaient la vallée du Nohain lorsque, par une nuit d'orage, ils durent demander l'hospitalité à l'abbaye de Saint-Laurent. Mais comme on guerroyait aux environs, les moines, craignant sans doute un guet-apens, refusèrent d'ouvrir leur porte. Le Nohain étant en crue, il fallut gravir la côte voisine et abriter les reliques dans le tronc d'un vieil orme sec. La nuit se passa en prières, et le lendemain matin, l'arbre était couvert de feuilles verdoyantes. En souvenir de ce miracle, on bâtit à cet endroit une chapelle, puis une église. Telle est, d'après la légende, l'origine du village de Saint-Martin-du-Tronsec.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2020 En cours Nadège Coquillat   Retraitée
1995 2020 François Vannier   Fleuriste
1989 1995 Raymond Turpin   Agriculteur
1965 1989 Hervé Delaporte   Agriculteur
1939 1965 Abel Turpin   Agriculteur
1908 1938 Louis Brochat    
1900 1908 Jean Violette    
1888 1900 Louis Alphonse Voille de Villarnou   Propriétaire et Juge
1886 1888 Victor Lecourieux   Cultivateur
1881 1886 Victor Reverdy    
1878 1880 Ernest Buchet-Desforges    
1871 1878 Amand Bouchié   Propriétaire
1855 1871 Pierre André Louis Charlot   Notaire
1848 1855 Edme Casimir Bossuat   Meunier
1846 1847 François Coulbouée   Propriétaire
1839 1846 Louis Jean-Baptiste Voille de Villarnou   Propriétaire
1829 1839 André Bossuat   Meunier
1821 1829 Edme Bouchié    
1800 1821 Honoré Narjot   Laboureur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2018, la commune comptait 373 habitants[Note 3], en diminution de 3,12 % par rapport à 2013 (Nièvre : −4,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
571563631623669722715750783
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
791825790764769770767811772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
700730648600535503458430392
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
373396356367358370394395376
2018 - - - - - - - -
373--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Mocques, demeure seigneuriale du XVe siècle, reconstruit au XVIIe siècle, fut au XIXe siècle la propriété de la famille Baucheron de Boissoudy. En 2007, il a fait l'objet d'importants travaux de restauration. En face du château se trouve le moulin de Mocques qui faisait partie du grand domaine appartenant à l'abbaye de Saint-Laurent.
  • Le manoir du Petit Favray, construit sous le règne d'Henri IV.
  • Des trois moulins créés sur le Nohain par les moines de l'abbaye Saint-Laurent-lès-Cosne, le moulin de Paillot fut le dernier à fonctionner (son activité prit fin en 1996).
  • L'abri sous roche des « caves de Favray », situé sur la rive droite du Fontbout (affluent du Nohain), possède un intérêt géologique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Deux médiévistes réputés, le philologue Robert Bossuat (1888-1968), membre de l'Institut, et son frère l'historien André Bossuat (1892-1967), sont issus d'une famille de meuniers installés depuis le début du XIXe siècle dans les trois moulins de la commune ; deux membres de cette famille ont été maires de la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Hughes Rigault, Sanctae Autissiodorensis ecclesiae fastorum carmen, Auxerre, (lire en ligne), p. 224, note (b) en bas de page.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]