Saint-Martin-le-Pin

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Saint-Martin-le-Pin
Saint-Martin-le-Pin
Le village de Saint-Martin-le-Pin et son église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Intercommunalité Communauté de communes du Périgord Nontronnais
Maire
Mandat
Michèle Arlot
2020-2026
Code postal 24300
Code commune 24458
Démographie
Gentilé Saint-Martins
Population
municipale
269 hab. (2018 en diminution de 6,92 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 24″ nord, 0° 36′ 43″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 302 m
Superficie 15,54 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nontron
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Périgord vert nontronnais
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Martin-le-Pin

Saint-Martin-le-Pin est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Le bourg est traversé par la route départementale 94. Il est situé à vol d'oiseau à cinq kilomètres au nord-ouest de Nontron.

La commune est également desservie par la route départementale 75 qui longe la vallée du Bandiat qui va d'Angoulême à Nontron (D4 dans la partie charentaise).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol sur le plateau a un caractère sablo-argileux, les roches calcaires proviennent de l'étage du Bajocien. Une faille normale traverse le bourg de Saint-Martin-le-Pin de direction nord-ouest à sud-est. Le long de la faille on trouve des filons de minerais : quartz avec de la galène contenant moins de 2 % de plomb. Autrefois on extrayait du fer près de Talivaud. La commune est à la limite du Bassin aquitain et du socle granitique limousin (massif de Piégut-Pluviers) qui appartient au Massif central[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière le Bandiat arrose la partie sud-ouest de la commune, marquant la limite avec Lussas-et-Nontronneau en trois tronçons. Son affluent, la Doue, baigne la bordure nord-ouest de la commune, la séparant de Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert et, très partiellement, de Le Bourdeix.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Ars
  • au Combaou
  • Blanchetière
  • Bosredon
  • Chantemerle
  • Chez Bini
  • Chez Garni
  • Chez Thomas
  • Crachat
  • Jourdonnière
  • la Borderie
  • la Combe au Cros
  • la Tuilière
  • Lacaud
  • le Chêne Vert
  • le Grand Village
  • le Moulin d'Ars
  • le Moulin de Chez Jouanaud
  • le Moulin de la Côte
  • les Cazes
  • les Vignes
  • Lespinasse
  • Loradour
  • Mérignac
  • Pas Brouillet
  • Ribeyrolle
  • Talivaud
  • Tranchecouyère

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-le-Pin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nontron, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (57,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,6 %), zones agricoles hétérogènes (34,3 %), prairies (20,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %), terres arables (1,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à saint Martin, évêque de Tours au IVe siècle[8]. Selon Chantal Tanet et Tristan Hordé, la deuxième partie du nom correspond au pin[9].

La version occitane du nom de la commune, Sent Martin lu Pench (« Saint Martin le Peint »), proposée par Bénédicte Fénié[10], est contradictoire avec l'analyse précédente.

Sur la planète Mars, en , un affleurement rocheux étudié par l'astromobile Curiosity de la NASA, est baptisé d'après le lieu-dit Tranchecouyère, situé un kilomètre au nord-ouest du bourg.[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue du lieu remonte à l'an 1252, sous la forme Sanctus Martinus Pictus, qui serait une latinisation fautive[12] de « Saint Martin (de) Pin », entendu comme « Saint Martin (de) Peint »[9].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est encore identifié sous le nom de « Saint Martin le Peint »[13].

La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de « Le Chêne-Vert »[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Saint-Martin-le-Pin est rattachée au canton de Javerlhac qui dépend du district de Nontron jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Nontron dépendant de l'arrondissement de Nontron[14].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[15]. La commune est alors rattachée électoralement au canton du Périgord vert nontronnais.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Saint-Martin-le-Pin intègre dès sa création la communauté de communes du Périgord Nontronnais. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes du Périgord vert nontronnais. Au , celle-ci fusionne avec la communauté de communes du Haut-Périgord pour former la nouvelle communauté de communes du Périgord Nontronnais.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onze conseillers municipaux ont été élus en 2020[16],[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
années 1950 ? René Coussy RGR Agriculteur
Conseiller général (1949-1954)
         
2001[18] mai 2020 Marcel Lavoix SE[19] Vendeur
mai 2020 En cours Michèle Arlot    

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Saint-Martin-le-Pin relève[20] :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2018, la commune comptait 269 habitants[Note 3], en diminution de 6,92 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
680650650607634699688657660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
659671656624648639672643600
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
568549536456453431414413392
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
394405311292303305301300289
2017 2018 - - - - - - -
271269-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[24], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 132 personnes, soit 46,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (cinq) a diminué par rapport à 2010 (treize) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 3,9 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte vingt-cinq établissements[25], dont neuf au niveau des commerces, transports ou services, cinq dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, quatre relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, quatre dans l'industrie, et trois dans la construction[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional Périgord-Limousin[30] depuis la création de celui-ci en 1998[31], adhésion renouvelée en 2011[32].

Les vallées du Bandiat et de ses affluents (Doue et ruisseau de Saint-Martin) ou sous-affluent (ruisseau de Combas) sont protégées dans leur traversée de la commune au titre de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I « Vallées du réseau hydrographique du Bandiat » dont la flore est constituée de près d'une centaine d'espèces de plantes, dont deux sont considérées comme déterminantes : l'aigremoine élevée, ou aigremoine odorante (Agrimonia procera) et la jacinthe des bois, ou jacinthe sauvage (Hyacinthoides non-scripta)[33],[34].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. G. Le Pochat : Notice explicative de la feuille Montbron 1/50 000 de la carte géologique de France, 1986
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  8. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 217.
  9. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 347-348.
  10. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 novembre 2013.
  11. (en) Mark Salvatore, Sols 3042-3043: Watch Your Step!, NASA Science, Mars Exploration Program, , consulté le .
  12. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Librairie Guénégaud, 1re édition en 1963, (ISBN 2-85023-076-6), p. 616.
  13. Carte de Cassini sous Géoportail
  14. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 14 avril 2017).
  16. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 11 septembre 2020.
  17. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 18 novembre 2020.
  18. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 29 août 2014.
  19. « Voici vos 557 maires », édition spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 17.
  20. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 16 décembre 2020).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. Dossier complet - Commune de Saint-Martin-le-Pin (24458) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 20 janvier 2019.
  25. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 20 janvier 2019).
  26. Dossier complet - Commune de Saint-Martin-le-Pin (24458) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 20 janvier 2019.
  27. « Église Saint-Martin », notice no PA00082872, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 6 septembre 2014.
  28. Église romane de Saint-Martin-le-Pin sur route-romane.net
  29. Hervé Lapouge, Châteaux du Nontronnais, dans Nontron & le Pays Nontronnais, vol.1, sous la coordination de Jacques Lagrange, Pilote 24, 1996, (ISBN 2-9509149-1-8), p. 230-249.
  30. Parc Naturel Régional Périgord - Limousin, DREAL Aquitaine, consultée le 4 mai 2019.
  31. Décret 98-150 du 9 mars 1998 sur Légifrance, consulté le 5 mai 2019.
  32. Décret 2011-998 du 24 août 2011 sur Légifrance, consulté le 5 mai 2019.
  33. [PDF] Vallées du réseau hydrographique du Bandiat, INPN, consulté le 28 avril 2019.
  34. Carte de localisation de la ZNIEFF 720012830, INPN, consulté le 28 avril 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer en haut à gauche sur le globe terrestre bleu, descendre la valeur de la couche « Métropole : ZNIEFF1 » à 0 et augmenter l'opacité de la couche « Cartes IGN » à 1.