Saint-Martin-le-Gaillard

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Saint-Martin-le-Gaillard
Les arbres des condamnés.
Les arbres des condamnés.
Blason de Saint-Martin-le-Gaillard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Eu
Intercommunalité Yères et Plateaux
Maire
Mandat
Martial Fromentin
2014-2020
Code postal 76260
Code commune 76619
Démographie
Population
municipale
293 hab. (2014 en diminution de 4,56 % par rapport à 2009)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 45″ nord, 1° 22′ 17″ est
Altitude Min. 14 m
Max. 158 m
Superficie 17,8 km2
Localisation

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Saint-Martin-le-Gaillard est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Val-Gaillard[1].

Les communes d’Auberville-sur-Yères et de Saint-Sulpice-sur-Yères ont été rattachées à Saint-Martin-le-Gaillard, la première en 1822, la seconde en 1823[1].

Les trois crimes de 1836[modifier | modifier le code]

Arbres des condamnés

En octobre 1836, l'abbé Lhermina, prêtre du village, sa nièce Marie-Rose Cayeux, mais également sa servante Céleste Paris sont découverts assassinés dans le presbytère par Mme Dorée, une habitante du village[2].

À la suite de ce triple meurtre, s'ensuivit une enquête qui va conduire à l'arrestation de Toussaint Fournier, François Fournier, Nicolas Fournier et Napoléon Godry. À cette époque, ils furent accusés du crime. S'ensuit alors un procès qui marqua les annales judiciaires de la région à cette époque. La peine capitale fut requise envers les quatre accusés. Ils furent exécutés sur une colline du village devant des milliers de personnes qui firent spécialement le déplacement afin d'assister à la montée sur l'échafaud des condamnés.

À la suite de l'exécution, un arbre fut planté dans le sang de chaque trépassé.

Sur ces quatre arbres, seulement trois ont poussé laissant ainsi prétendre que le quatrième exécuté était innocent…

Quatre arbres ont été plantés en carré. Trois seulement ont poussé (les deux aux extrémités et celui au centre de cette photo). Les deux autres arbres sont des pousses ultérieures.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1823 1845 Pierre Louïs    
1845 1848 Jean Nicolas Routier    
1848 1865 Frédéric Petit    
1865 1870 Jean Lormier    
1870 1874 Louis Routier    
1874 1876 Jean Lormier    
1876 1884 Eugène Miquignon    
1884 1925 Casimir Guyant    
1925 1935 Edmond Plantard    
1935 1957 Louis Boutin    
1957 1977 André Boutin    
1977 1996 Pierre Têtelin RPR  
mars 1996 mars 2008 Emmanuel Dubuc    
mars 2008 en cours Martial Fromentin PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2014, la commune comptait 293 habitants[Note 1], en diminution de 4,56 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : +0,48 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480 533 514 500 534 538 552 546 579
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
555 556 540 474 514 502 456 448 458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
434 465 493 454 404 390 372 362 365
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
314 285 253 270 279 315 323 296 293
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Béthencourt, 1360-1425, explorateur et conquérant français y possédait un château (où il serait né) qui fut détruit par les Anglais durant la guerre de Cent Ans. En retour, ces derniers furent brûlés dans l'église même du village, plus exactement dans le chœur de celle-ci, lui donnant la particularité d'avoir une partie datant du XIIIe siècle et une autre du XVIIe siècle.
  • Marcel Delépine, né le 19 septembre 1871 à Saint-Martin-le-Gaillard et mort le 21 octobre 1965, est un chimiste et pharmacien français.
  • Jean Baptiste André Leschevin ou Léchevin, naquit le 4 juillet 1732 à Etocquigny, dans l'ancienne paroisse d'Auberville-sur-Yère. Le goût et l'exercice de la médecine paraissaient héréditaires depuis deux siècles dans sa famille, car il était fils de Jean-Baptiste Léchevin, chirurgien à Etocquigny, petit-fils de Pierre Léchevin, maître en chirurgie à Caude-Cote, ancienne paroisse de Villy-le-Haut, et arrière-petit-fils de Me Léchevin, qui aurait exercé, comme ses descendants, la profession de chirurgien. Entré en qualité d'élève à l'Hôtel-Dieu de Rouen, il était un des plus brillants élèves de Lecat, fondateur de l'Académie de chirurgie de cette ville. Il faillit en devenir le gendre. Il a rédigé des rapports sur certains traitements des maladies dans son service à l'hôpital de Rouen qui attirèrent assez l'attention des autorités de l'époque pour qu'on lui décernât une récompense de 600 livres, à cause de son dévouement aux pauvres. Décédé le 8 mars 1788, il laissait 100 louis à l'hôpital pour être inhumé dans la chapelle. Il fut enterré dans le cimetière. Son épitaphe, conservée de nos jours dans la chapelle de l'Hospice-Général, porte : « Ci git Jean Baptiste André Leschevin chirurgien émérite de cet hôpital autant estimé pour ces vertus que regretté pour ses rares talents. Il cessa de vivre le 8 mars 1788, âgé de 55 ans 8 mois après avoir employé 32 ans au soulagement des pauvres de cette maison. Que son âme repose en paix[6]. ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Martin-le-Gaillard

Les armes de la commune de Saint-Martin-le-Gaillard se blasonnent ainsi :
D’azur à la croix d’argent chargée d’un lion de gueules, cantonnée au premier et au quatrième d’un trèfle d’or et au deuxième et au troisième d’une aigle du même[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Les Crimes de Saint Martin le Gaillard et de Douvrend, Antoine-Alexandre Boutellier.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. François Hue, Histoire de l'hospice général de Rouen 1602-1840, Rouen, A. Lestringant, (lire en ligne).
  7. GASO - Banque du blason - 76619