Saint-Martin-du-Bois (Gironde)

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Saint-Martin-du-Bois
Saint-Martin-du-Bois (Gironde)
La mairie et l'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Libournais
Maire
Mandat
Jean-Philippe Vironneau
2020-2026
Code postal 33910
Code commune 33445
Démographie
Population
municipale
844 hab. (2019 en augmentation de 0,48 % par rapport à 2013)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 35″ nord, 0° 15′ 57″ ouest
Altitude Min. 5 m
Max. 81 m
Superficie 9,8 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Nord-Libournais
Législatives Onzième circonscription
Localisation
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Saint-Martin-du-Bois

Saint-Martin-du-Bois est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont les Saint-Martinoises et Saint-Martinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-du-Bois est arrosé par deux cours d'eau, la Saye et la Détresse.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 12,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 887 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1994 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[8]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records ST-MARTIN-DU-BO (33) - alt : 66 m 45° 02′ 00″ N, 0° 15′ 18″ O
Statistiques établies sur la période 1994-2007 - Records établis sur la période du 01-05-1994 au 16-04-2007
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 3,2 5,1 7 10,6 13,8 15,2 15,4 12,4 10,5 5,4 3,3 8,8
Température moyenne (°C) 6,7 7,4 10,4 12,4 16,4 19,8 21,4 21,7 18,1 15,2 9,4 6,6 13,8
Température maximale moyenne (°C) 10,2 11,6 15,7 17,9 22,2 25,9 27,5 27,9 23,9 20 13,4 10 18,9
Record de froid (°C)
date du record
−8,5
13.01.03
−7,6
24.02.05
−9
01.03.05
−0,8
04.04.1996
2,4
08.05.1997
6,5
01.06.06
8
11.07.04
8,7
31.08.1996
3,5
18.09.01
−3,7
30.10.1997
−6,6
24.11.1998
−9,4
16.12.01
−9,4
2001
Record de chaleur (°C)
date du record
18,3
02.01.03
22,7
15.02.1998
26,6
20.03.05
29,2
30.04.05
34
30.05.01
37,4
22.06.03
37,4
17.07.06
39,9
05.08.03
35,5
03.09.05
29,8
01.10.1997
21,5
03.11.1994
19,5
05.12.06
39,9
2003
Précipitations (mm) 80,1 63,4 62,7 67,4 70,8 57,2 51,3 50,5 67,8 79,9 84,7 93,3 829,1
Source : « Fiche 33445001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-du-Bois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[9],[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (81,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,1 %), cultures permanentes (27 %), forêts (18,9 %), prairies (9 %), zones urbanisées (2,9 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Jean-Marie Bierre    
2008 2020 Philippe Faurt   Retraité
2020 En cours Jean-Philippe Vironneau    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2019, la commune comptait 844 habitants[Note 6], en augmentation de 0,48 % par rapport à 2013 (Gironde : +7,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
863574717801812801800768697
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
751506482457680644622618608
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
630651579567573555543510503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
443403384441529590739759821
2015 2019 - - - - - - -
860844-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Ecole publique

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts
  • Lavoir
  • Quai de déchargement de douils (bacs en bois utilisés pour le transport du raisin)
  • Bac à sulfate

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale, dédiée à saint Martin, dépendait de l'Abbaye de La Sauve-Majeure. Elle fut construite en plusieurs campagnes, essentiellement à l'époque romane.

La façade orientale, les travées orientales de la nef et le chevet, édifiés en bel appareil régulier, remontent au XIIe siècle. Les deux travées occidentales de la nef conservent dans le mur sud des éléments du XIe siècle, notamment un appareil de petits moellons réguliers, disposés en lits et renforcé par un contrefort plat appareillé. Deux fenêtres étroites à linteau échancré s'ouvrent dans ce mur sud.

L'abside, voûtée en cul-de-four, précédée d'une travée droite couverte en berceau. Elle est à cinq pans coupés, séparés par des demi-colonnes engagées qui montent jusqu'à la corniche.

Le décor sculpté romane de l'église est concentré à l'extérieur du chevet : un cordon de zig-zags à l'appui des fenêtres ; chapiteaux ornés de feuilles d'eau ou de feuillages ; quelques modillons figurés.

Parmi les modillons se trouve un sirène-oiseau ; un lion avec queue rentrant et tête retournée et un homme inverti, c'est-à-dire, accroupi, nu les fesses vus de dos, mais la tête et buste retournées de 180°. Ces trois modillons sont des symboles de la luxure (voir Iconographie des modillons romans pour plus de détails.

La façade occidentale, encadrée de deux contreforts plats, est percée d'une simple porte surmontée de trois arcs qui retombent sur des pieds-droits.

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Au XVIe siècle, la nef est voûtée et une petite porte, surmontée d'un arc en accolade, est percée dans le mur méridional. Le bas-côté nord, séparé de la nef par des arcs ogivaux, a été ajouté à la même époque.

Au XVIe siècle l'abside est surélevée et un mur, percé de meurtrières pour armes à feu et des orifices carrés ouvertes dans la corniche, témoignent de la défense de l'église pendant les Guerres de Religion.

De nouvelles fenêtres sont ouvertes dans le chœur et le clocher roman est surélevé au XVIIIe siècle.

Ses deux cloches en bronze datant de 1661 sont classées à titre objet depuis 1942[20].

La statue de la Vierge à l'Enfant, actuellement plaquée contre le pan oriental du chevet, se trouvait à la fin du XIXe siècle dans une niche du chevet de l'église Saint-Cyr de la commune voisine de Saint-Ciers-d'Abzac, comme montre la photographie prise par Jean-Auguste Brutails.

Sur la façade sud de l'abside on trouve, gravé dans la pierre, les vestiges d'un cadran canonial, utilisé par le clergé pour déterminer le moment de la journée pour pratiquer certains actes liturgiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Fiche du Poste 33445001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. L'église Saint-Martin-du-Bois une affiche dans la série « Gironde à fleur de pierre », réalisé par la commune de Saint-Martin-du-Bois avec le concours du Conseil Général de la Gironde et des Bâtiments de France.
  20. « Cloches de l'église », notice no PM33000731, base Palissy, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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