Saint-Martin-d'Ollières

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Saint-Martin-d'Ollières
Image illustrative de l'article Saint-Martin-d'Ollières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Brassac-les-Mines
Intercommunalité Agglo Pays d'Issoire
Maire
Mandat
Damien Gaudriault
2014-2020
Code postal 63580
Code commune 63376
Démographie
Population
municipale
147 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 21″ nord, 3° 27′ 02″ est
Altitude Min. 547 m – Max. 1 120 m
Superficie 14,47 km2
Localisation

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Saint-Martin-d'Ollières est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Martin-d'Ollières est située dans les premiers contreforts du Livradois, à la frontière du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire, à 35 km au sud-est d'Issoire, à 30 km au nord-est de Brioude et à 35 km à l'ouest de La Chaise-Dieu.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Auliat
  • le Charial
  • Estroupiat
  • Riol
  • Malaure
  • le Mozel
  • le Réal
  • la Prunerette
  • Soulage, Soladge
  • Ribeyre

Lieux dits :

  • la Rouveyre
  • Roche Maniaux, Bois du Mas, Suc du Mas, les Termonds, les Patureaux, Font de Veyre.
  • Moulin des Poules,
  • Crapoux, Rodier, Roche, Chalet, Chantgris, Nérany, Pous Vieille, Frissonnet, Rodier, Courtillat, Combelibaud, Litignat, Charmensat, Fontobine, Ladry, Malanran, Gouté, Bacou, Malcote, Usson, Tombat, Chadaix,
  • La Roche du Diable, les Cotes, le Sarrérin, la Garde Montavary, le Mazelet, les Sagnes, Au Coin, les Pieds Mont, le Parcheroux, le Suc de la Guelle, Pain Béni, le Chalaillé, les Pichets, la Garde, le Sarret, la Champ, la Minauve, le Menard, le Ransoux, la Garde, la Longue Sagne, le Quintal, le Colombier, les Favatoux, le Suc du Cerisier, la Bessette, la Rente, Aux Sangliers, le Soleil, la Bellette, Suc du Mas, le Pican, les Pradets, le Terrail, le Planas, le Fonzeau, la Combe, Pay Blanc, les Plots, la Pale, le Garzet, le Mozelzet, Église ruinée, Saint Martin, la Bugère, Lafont de Chien, les Plats, les Narces, les Fontettes, le Clouvet, Bois Dulas, la Garnasse d'Ensemble, la Cayre, la Vaisse, la Grange, le Versadis, les Charreaux, les Bartilles, la Cale, les Boulhats, le Fougaut, le Diablar, le Brichou . (à vérifier)
  • Bois de Lafont De Verre,
  • Pont Didier.Mairie

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses communes limitrophes sont :

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-d'Ollières est à la frontière du Livradois et du Brivadois, à cheval sur deux seigneuries. La paroisse dépendra de l'Abbaye de la Chaise-Dieu, puis du diocèse de Saint-Flour, puis de Clermont[1].

Pourquoi ce double nom : Saint-Martin et Ollières ?[modifier | modifier le code]

La première église fut construite à côté du village de Soulages et qu'elle se nomma Saint-Martin, soit en hommage au saint soit par déformation du nom du lieu qui aurait pu être « la saigne de Martin » (source : Roger Richard). En parallèle sans doute d'autres défricheurs se sont installés dans un autre village - Ollières -, situé à sept kilomètres. Ce mot « ollières » peut signifier que l'on y faisait de la poterie (une « ollière » était une exploitation de terre à oules (les poteries de ménage)[1]).

Si l'église fut bâtie à côté de Soulages et non à Ollières, il semblerait que la peste ait complètement vidé le village de ses habitants, qui se seraient alors installés à Ollières, où ils établirent un nouveau cimetière, dit « cimetière d'Ollières », en sus du « cimetière de Saint-Martin »[1].

Ainsi, leur ensemble auquel s'agrégèrent quelques autres villages forma la paroisse dite de Saint-Martin-d'Ollières dont le nom complet est utilisé dans un contrat passé par Bonamy, notaire, en l'an 1347.

L'église[modifier | modifier le code]

De 1317 au Concordat de 1802, la paroisse fut rattachée à l'évêché de Saint-Flour (créé en 1317 par Jean XXII). Avant et après, elle fait partie de l'évêché de Clermont-Ferrand.

L'abbaye de la Chaise-Dieu avait un prieuré à Saint-Germain-l'Herm dont le prieur fit une donation de terres à ceux qui défrichaient là, ce qui entraîna la création de l'église. Cela explique que les curés de Saint-Martin-d'Ollières étaient nommés par lui.

En 1664 une chapelle dédiée à saint Joseph fut construite à Ollières qui petit à petit finit par supplanter l'église et prendre sa place : les personnages importants vont peu à peu s'y faire enterrer entre ses murs et le cimetière de Saint-Martin n'est plus fréquenté que par les habitants de Soulages et en 1761, le cimetière lui-même ne reçoit plus de nouveaux habitants.

En 1820, Saint-Martin est encore debout mais dans les années 1950 seuls deux lambeaux de murs en gardent trace. Aujourd'hui plus rien n'en subsiste.

En 1827, l'église actuelle est construite, dédiée à saint Côme et saint Damien.

D'après la tradition orale ce ne serait pas sur l'emplacement de l'ancienne (qui aurait été située dans le quartier de La Farge, à côté de la place principale).

Les seigneurs[modifier | modifier le code]

D'après le registre paroissial de 1605, la paroisse fait partie du mandement et de la baronnie de Châteauneuf du Drac.

En 1704, un registre paroissial signale en 1698 que la famille Gueringaud habitant à Estroupiat est « coseigneur ».

Au XVIIIe siècle, la paroisse se répartit entre deux seigneurs différents : les de Lespinasse et les de Navette.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom d'Ollières[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1880 1884 Veyret    
1884 1896 Jean Dumas    
1896 1900 Jean Clémensat    
1900 1929 Jean Roche    
1929 1940 Alfred Couvert    
1940 1945 Benoît Dumas    
1945 1947 Félix Bardy    
1947 1959 Edouard Marseille    
1959 1989 Arsène Greffet    
1989 2005 (démission) Germaine Bardy    
2005 en cours
(au 9 avril 2014)
Damien Gaudriault[3]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 147 habitants, en augmentation de 2,8 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
555 806 840 843 866 876 932 934 930
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
874 990 808 878 775 731 705 650 648
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
541 555 533 462 439 442 391 371 319
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
293 260 202 174 169 160 154 143 147
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une croix de procession est inscrite dans la base de données documentaire Palissy de la direction de l'Architecture et du Patrimoine du ministère de la Culture.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Roger Richard, Riolles : le village de Riolles, Saint-Martin d'Ollières, Puy-de-Dôme : Une chronique, des documents, les terroirs., Paris, Roger Richard, , 343 p. (notice BnF no FRBNF12126129, présentation en ligne, lire en ligne [.pdf, .doc]), p. 30.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, 9 avril 2014 (consulté le 28 septembre 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Autres sources[modifier | modifier le code]