Saint-Martin-Laguépie

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Saint-Martin-Laguépie
Mairie.
Mairie.
Blason de Saint-Martin-Laguépie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Carmaux-2 Vallée du Cérou
Intercommunalité Communauté de communes du Cordais et du Causse
Maire
Mandat
Armand Ceccarelli
2014-2020
Code postal 81170
Code commune 81263
Démographie
Population
municipale
406 hab. (2014 en diminution de 8,35 % par rapport à 2009)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 35″ nord, 1° 58′ 28″ est
Altitude 180 m
Min. 133 m
Max. 344 m
Superficie 21,51 km2
Localisation

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Saint-Martin-Laguépie est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située au nord-ouest de Carmaux. Elle est limitrophe du département de Tarn-et-Garonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Saint-Martin-Laguépie

Son blasonnement est : Fascé contre-fascé d'or et de gueules de quatre pièces, aux huit cordelières nouées de l'un en l'autre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Armand Ceccarelli    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2014, la commune comptait 406 habitants[Note 1], en diminution de 8,35 % par rapport à 2009 (Tarn : +2,8 %).
          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
844 835 840 928 979 987 999 1 034 1 101
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 143 1 166 1 177 1 172 1 156 1 168 1 081 991 910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
882 823 771 648 637 668 646 567 531
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
505 542 530 457 412 401 432 437 441
2013 2014 - - - - - - -
405 406 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vue de nuit du Chateau de Saint-Martin-Laguépie
    Le château de Saint Martin Laguépie [5]

Sa construction remonte sûrement avant l’an mil, comme beaucoup de châteaux forts dans la région. C'est en 1175 que l’on trouve la première trace écrite du seigneur de La Guèpie, Raymond Bernard.

En 1212, Simon de Montfort chargé d’éradiquer l’hérésie cathare attaque le château de La Guèpie, qui est incendié et rasé, ainsi que le village. Sa position stratégique lui permet d'être réédifié.

Le comte de Toulouse Raymond VII devient seigneur de La Guèpie. Par héritage, le château revient à sa fille, épouse d'Alphonse de Poitiers (frère de Louis IX), qui l’échange contre le château de Penne. Bernard de Penne devient seigneur de La Guèpie et débute alors la branche des Penne-Gourdon pour trois siècles environ.

La guerre de Cent Ans enflamme le Sud-Ouest, le Viaur devient une frontière entre le royaume de France et d’Angleterre. Le traité de Brétigny le remet aux Anglais pour une trentaine d’années.

Tour à angles arrondis

Le 1er août 1592, la ligue catholique du duc de Joyeuse fait le siège du château, 70 hommes et le baron sont tués lors de cette attaque. Le château est à nouveau rasé ainsi que le village.

En 1598, l’édit de Nantes apporte la paix, et les seigneurs resteront protestants. C’est le frère du baron assassiné qui relève les ruines du château et lui donne son aspect résidentiel à la fin du XVIe siècle.

La Révolution sonne la fin du château, pillé par les habitants de la région.

Le baron de Freissinet réfugié en Suisse décède en 1796. Héritent alors ses deux fils Casimir et Louis. Casimir revient pour la première fois en 1827, il tient à conserver les ruines du berceau de ses aïeux et fait faire quelques travaux. En 1844, son frère Louis vend le château en entier à Raymond Maurel, mais Casimir fait casser la vente et le château est partagé en deux. Casimir conserve les ruines que l’on peut visiter, cette partie représente à peu près un quart de la superficie. L’autre partie est vendue.

Vue de Laguépie et de Saint-Martin-Laguépie

Dans des années 1970 des pans de murs tombent, le descendant du baron n’étant pas en mesure d'assumer cette charge le donne pour le franc symbolique à la mairie de Saint-Martin-Laguépie, actuellement propriétaire.

C’est en 1998 que se crée l'association, dont l’ambition est de consolider et de préserver les ruines et de donner aux lieux une nouvelle vie. L’édifice est illuminé mais des travaux de consolidation se voient être nécessaires. En 2003, les travaux sont achevés et en 2006 les premiers visiteurs sont accueillis dans le château par les bénévoles de l'association. Aujourd'hui, les bénévoles œuvrent à l’animation et à l'entretien des vestiges, témoins de l'histoire locale.

  • Église Saint-Jean-Baptiste de Sommard, ancienne paroisse rattachée à Saint-Martin-Laguépie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  5. Château de Saint-Martin-Laguépie : http://louvielcastel.wix.com/chateau

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]