Saint-Marcel (Indre)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Marcel Ce lien renvoie vers une page d'homonymie pour les toponymes ou saint Marcel Ce lien renvoie vers une page d'homonymie pour les saints chrétiens.
Saint-Marcel
Vue générale de la commune en 2009.
Vue générale de la commune en 2009.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Châteauroux
Canton Argenton-sur-Creuse
Intercommunalité Communauté de communes Éguzon - Argenton - Vallée de la Creuse
Maire
Mandat
Jean-Paul Arnaud
2014-2020
Code postal 36200
Code commune 36200
Démographie
Gentilé Pitolats
Population
municipale
1 586 hab. (2014 en augmentation de 0,44 % par rapport à 2009)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 10″ nord, 1° 30′ 52″ est
Altitude Min. 98 m
Max. 178 m
Superficie 17,84 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

Voir sur la carte administrative du Centre
City locator 14.svg
Saint-Marcel

Géolocalisation sur la carte : Indre

Voir sur la carte topographique de l'Indre
City locator 14.svg
Saint-Marcel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Marcel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Marcel
Liens
Site web saint-marcel36.com

Saint-MarcelPrononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Argenton-sur-Creuse (2 km), Le Pont-Chrétien-Chabenet (4 km), Le Pêchereau (4 km), Tendu (6 km), Thenay (7 km), Châteauroux (27 km), Le Blanc (34 km), La Châtre (37 km) et Issoudun (53 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : la Martine, la Grange à Mas et la Bigaillonne.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Le territoire communal est arrosé par les rivières Creuse[2], Bouzanne[2] et La Mage[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A20[4] (L’Occitane) passe par le territoire communal et dessert un échangeur (numéro 17). On trouve aussi les routes départementales[4] : 48, 48B, 100, 132, 137, 927 et 927A.

La ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon passe par le territoire communal. La gare ferroviaire la plus proche est la gare d'Argenton-sur-Creuse[4], à 1,6 km.

La commune est desservie par la ligne N du réseau L'Aile Bleue[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 37 km.

Le territoire communal est traversé par la voie verte des Vallées[2].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Réseau électrique[modifier | modifier le code]

La commune possède un poste source[6] sur son territoire.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[7] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 981
Résidences principales 77,4 %
Résidences secondaires 10 %
Logements vacants 12,6 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 77,9 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est mentionnée pour la première fois sous la forme Argantomago sur deux documents routiers, la Table de Peutinger et l'Itinéraire d'Antonin. La signification du nom d'Argentomagus est assez claire, puisque Albert Dauzat y voit l'association des mots gaulois argantos, signifiant l'argent (ou du latin argentum, même sens) et de gaulois magos, marché, champ. Le nom voudrait alors dire le champ ou plutôt le marché de l'argent.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Côte-Franche.

Ses habitants sont appelés les Pitolats[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et protohistoire[modifier | modifier le code]

La présence de la rivière Creuse, de la forêt et d’un abondant gibier ont permis l’installation humaine sur ce territoire dès les temps préhistoriques. Au VIe siècle av. J.-C., un peuple gaulois, les Bituriges, a colonisé les rives de la Creuse. Leur présence est encore établie au temps de la conquête romaine. Les Celtes établissent un oppidum sur le site.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La conquête romaine et le développement de la ville pendant le Haut-Empire[modifier | modifier le code]

Argentomagus se rend à César en 51 av. J.-C. Pendant l’Empire romain, c’est une cité importante comptant pas moins de 5 000 habitants[9]. Les recherches archéologiques ont mis au jour de nombreux vestiges de cette époque : la fontaine monumentale, la plus vaste de Gaule actuellement connue, théâtre et amphithéâtre, une zone cultuelle.

Argentomagus est un oppidum des Bituriges qui a été occupé par les Romains. Des ruines, des IIe et IIIe siècles principalement, de l'occupation romaine sont visibles aujourd'hui : un théâtre bien conservé, une villa romaine, une nécropole, une fontaine et des thermes. Un musée avec les objets retrouvés est sur place. Parmi ces objets on peut voir des statuettes, des poteries, des pièces, des jouets, des décors muraux.

La christianisation au Bas-Empire[modifier | modifier le code]

Le récit légendaire du double martyr de Marcel d'Argenton et d'Anastase du Berry est la première manifestation de l'évangélisation d'Argentomagus. La venue de ces deux apôtres de la foi chrétienne est traditionnellement placée au milieu du IIIe siècle, sous le règne de l'empereur Dèce (248-251).

D'après la légende, Marcel n'avait que 15 ans tandis qu'Anastase était parvenu à l'âge mûr. Venant de Rome et se dirigeant vers Toulouse, les deux missionnaires s'arrêtèrent dans une maison du faubourg d'Argentomagus. Là, Marcel accomplit un premier prodige en rendant la santé à un misérable enfant sourd, aveugle, muet et boiteux de surcroît... Puis, renouvelant le miracle des Noces de Cana, il transforma l'eau en vin au grand émerveillement du voisinage assemblé. Instruit de l'effervescence qui agita le quartier après ces deux miracles, Héracle, le préteur de la ville, fit bientôt comparaître le thaumaturge et son compagnon et les somma d'abjurer leur foi.

Irrité par leur refus de sacrifier Apollon, Hercule et Diane, les divinités vénérées dans le temple, Héracle livra Marcel au supplice du chevalet puis du gril sur des braises ardentes. L'adolescent supporta toutes ces épreuves avant de demander à être conduit à l'entrée du sanctuaire. Là, devant une foule considérable, Marcel ordonna à Apollon de sortir du temple. La divinité s'exécuta et, poussant un long rugissement, s'évanouit dans un nuage de soufre. Alors le saint pénétra dans le temple. Aussitôt les statues des idoles tombent de leur piédestal et viennent se briser à ses pieds.

Après avoir été une nouvelle fois livré au supplice, Marcel fut jeté dans un cachot. le saint fut peu après décapité non sans avoir prophétisé. La tradition prétend en effet que Marcel fut martyrisé et inhumé à l'emplacement de l'église actuelle. Quant à son compagnon, il fut mis à mort sur le chevalet au lieu-dit le clos Saint-Anastase, aujourd'hui le Champ de l'Image.

Quoi qu'il en soit, l'archéologie, ne nous est d'aucun secours puisque jamais ici, le moindre symbole chrétien n'a été observé sur des objets gallo-romains.

Le Saint-Marcel médiéval[modifier | modifier le code]

Saint-Marcel n’est plus à cette époque qu’un gros bourg vivant de l’artisanat et de la culture de la vigne, alors que sur la rive opposée de la Creuse et à moins d’une lieue en amont, se développait la cité d’Argenton-sur-Creuse, autour de son puissant château féodal.

En l’an 1200, le mariage de Blanche de Castille avec Louis de France réunit les fiefs du Berry au royaume de France. En 1285, la ville et châtellenie de Saint-Marcel passe au pouvoir du prieur.

De la fin du Moyen Âge à la Révolution française[modifier | modifier le code]

C’est à partir du XVe siècle que l’on trouve trace de l’enceinte dans les archives, même s’il est probable qu’elles furent édifiées bien avant[10]. La ville de Saint-Marcel compte alors moins de 200 maisons à l’intérieur de ses remparts.

Au XVIe siècle, malgré les discordes, les guerres de religion, la peste… Saint-Marcel redevient prospère comme en témoignent les nombreuses constructions de l’époque.

Révolution et Premier Empire[modifier | modifier le code]

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

En 1816, l’essentiel de l’enceinte médiévale est abattue.

La commune fut aussi rattaché du au à la communauté de communes du pays d'Argenton-sur-Creuse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement de Châteauroux, du canton d'Argenton-sur-Creuse, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Éguzon - Argenton - Vallée de la Creuse.

Elle dispose d'un bureau de poste[11].

Saint-Marcel est jumelée depuis 1981, avec la commune de Tokomadji, en Mauritanie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Jean Roy[12],[13],[Note 1],[14] DVD Conseiller général de l'Indre (2004-2012)
Médecin généraliste retraité
mars 2014 Jacques Lemerle[15] DVD Instituteur retraité
mars 2014 en cours Jean-Paul Arnaud[16] MoDem Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2014, la commune comptait 1 586 habitants[Note 2], en augmentation de 0,44 % par rapport à 2009 (Indre : -2,62 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 261 1 649 1 610 1 998 1 973 2 096 2 072 2 177 2 680
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 293 2 356 2 420 2 425 2 436 2 576 2 747 2 570 2 455
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 527 2 631 2 518 1 539 1 529 1 543 1 620 1 782 1 791
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 795 1 668 1 591 1 683 1 687 1 641 1 642 1 552 1 586
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune possède comme lieu d'enseignement[21] une école primaire publique (Jean Jaurès). Le collège public (Rollinat) de secteur[22] se trouve à Argenton-sur-Creuse. Les lycées publics de secteur[22] se trouvent à Argenton-sur-Creuse (lycée général Rollinat) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise-Pascal).

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, L'Écho du Berry, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[23].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Prieuré de Saint-Marin[modifier | modifier le code]

Le prieuré dont le corps de bâtiments subsiste au sud de l’église actuelle fut fondé au XIIe siècle par un seigneur de Châteauroux, sous la protection de l’abbaye de Saint-Gildas. Il fut richement doté en rentes, dîmes, revenus de toute nature et obtint par un acte de 1216, la prérogative des droits de justice qui faisait du prieur de Saint-Marcel un seigneur féodal. De nombreux conflits éclatèrent entre le prieur et les seigneurs d’Argenton concernant « la liberté de Saint-Marcel » et ce différend fut réglé en 1216 par une charte. La Révolution mit fin à l’existence du prieuré qui fut vendu comme bien national.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Chapelle Saint Vincent[modifier | modifier le code]

Elle fut estaurée en 2002. Dédiée à Saint Vincent, patron des vignerons, elle a été édifiée aux XVe et XVIe siècles. Le jour de la solennité de Saint Vincent, une procession défilait dans le village, précédée du clergé, lui-même suivi d’un grand nombre de propriétaires vignerons, de leurs familles et des autres paroissiens. Une grand-messe devait être acquittée ce jour-là. Cette tradition interrompue à la Révolution, a été reprise en 1802. Aujourd’hui, la vigne a pratiquement disparue des coteaux de Saint-Marcel.

Chapelle Saint-Marcel et Saint Anasthase[modifier | modifier le code]

Cette chapelle également restaurée en 2002 est située à l’entrée nord du village, au bord de la rue Saint-Jacques où passait autrefois, la voie romaine puis plus tard « Le grand chemin de Paris ». Cette chapelle a été édifiée au XVe siècle ou XVIe siècle pour commémorer le saint patron du village. La rue Saint-Jacques aboutissait à la porte de Lorette, auprès du logis du même nom, porte qui fermait l’entrée aux voyageurs qui venaient d’Orléans et de Poitiers.

Chapelle de Saint-Marin[modifier | modifier le code]

La chapelle dédiée à Saint Marin, édifiée au XIIe siècle sur la rive gauche de la Creuse, dépendait autrefois de l'abbaye bénédictine de Saint-Savin-sur-Gartempe (Vienne) et fut un lieu important de pèlerinage. Ce pèlerinage pittoresque qu’on appelait en Berry « le pèlerinage des Rechignoux » avait lieu le premier samedi du mois de septembre. On y amenaient les enfants qui pleurnichaient plus que de raison.

Ruines de la maison de Quintus Sergius Macrinus[modifier | modifier le code]

D'après les estimations actuelles[9], l'agglomération d'Argentomagus comptait environ 3 000 à 4 000 habitants à la fin du premier siècle de notre ère (contre 1 600 habitants actuellement). Les ruines de la maison de Quintus Sergius Macrinus, furent découvertes lors de fouilles en 1970. La maison s'étendait au cœur de la ville sur une longueur de 32 mètres et une largeur de 20. La domus comportait au moins trois pièces dont l'une était chauffée par un hypocauste à pilettes. Les enduits peints, témoignent de la présence de peintures à l'intérieur de la maison. Parmi les quelques habitants de l'époque qui ont pu être identifiés (une vingtaine), l'on sait que Quintus Sergius Macrinus était un notable aisé qui avait offert la reconstruction d'un temple et qu'il était citoyen romain.

Théâtre romain[modifier | modifier le code]

Dès le milieu du Ier siècle, Argentomagus se dote d'un théâtre où sa population peut assister aux ludi scaenici, aux jeux scéniques. Au Ier siècle, c'est le ballet tragique de la pantomime et le rire du mime qui règnent sur les scènes romaines, ravissant le public et honorant les dieux. Car c'est toujours à l'occasion d'une fête religieuse que l'on se rassemble au théâtre et que le spectacle est donné. Ce patronage divin se manifeste à l'intérieur de l'édifice par la présence d'autels ou de statues et souvent à l'extérieur, par la construction d'un temple d'où le dieu contemple les jeux qui se déroulent sous ses yeux. En construisant un théâtre maçonné, Argentomagus affirmait sa primauté à l'intérieur du réseau des agglomérations secondaires Bituriges. Le premier théâtre correspond au moment où les notables gallo-romains passaient commande d'édifices en pierre à des architectes qui tentaient d'adapter les plans romains au budget des petites villes et aux besoins du public. La première version du monument ne présentait qu'un seul mur maçonné. À l'intérieur, des gradins en bois s'alignaient sur la pente naturelle du coteau. Trop petit, on construisit un second mur d'enceinte, ce qui permit de gagner en haut cinq gradins. C'est à la fin du Ier siècle que la ville équipa son théâtre de gradins en pierre.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Crypte de l'ancien Hôtel-Dieu[modifier | modifier le code]

C'est à la suite d'un don fait par un certain Simon Valesthat, clerc à Saint-Marcel que sa mère fit construire cette maison dans son grand « Hospice » de Saint-Marcel. La charte précisait que dans cette salle, « seraient placés treize lits munis de draps et de couvertures suffisantes dans lesquels seront hospitalisés les pauvres passants, lesquels seront reçus jusqu'à guérison de leur maladie ». L'administration de cette Hôtel-Dieu était confiée aux cisterciens de l'abbaye Notre-Dame d'Aubignac, près de Saint-Sébastien dans la Marche (Actuellement département de la Creuse). L'Hôtel-Dieu comprenait au premier étage, une grande salle avec une cheminée monumentale destinée à accueillir les treize lits et au sous-sol, une remarquable chapelle du XIVe siècle comprenant quatre croisées d'ogive partant d'un pilier central avec chapiteau orné et reposant sur les chapiteaux de trois piliers engagés et sur la représentation des quatre évangélistes, le lion pour Saint Marc, le taureau pour Saint Luc, L'aigle pour Saint Jean (malheureusement brisé) et une tête d'homme pour Saint Mathieu. Cette fondation fonctionnera durant trois siècles environ jusqu'à la location des lieux consentie en 1643.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Porte de Lorette[modifier | modifier le code]

Cette porte existait déjà au XIVe siècle. Elle fermait l’accès de la ville à la route qui venait de Poitiers et surtout au grand chemin de Paris qu’empruntèrent durant des siècles, tous les voyageurs, soldats, pèlerins qui voulaient gagner le sud de la France. L’extrémité nord-ouest des fortifications était étroite, comprise entre la tour principale située à l’angle de la rue. Hors les murs et la seconde tour de l’auberge de Lorette d’où part encore le mur de ville en direction de la porte du prieuré à l’ouest. La porte jouxtait à sa droite le mur d’enceinte et à sa gauche, la grosse tour défendue par des canonnières. Elle comportait un pont-levis permettant le franchissement du large fossé sec. Derrière celui-ci, une lourde porte se fermait à l’aide d’une lourde barre en bois que l’on glissait dans un pilier en pierre. De cette porte, on accédait à la « Grand’rue ». Cette porte fut détruite en 1816 et à la même époque, la tour d’angle du logis de Lorette fut abattue. La tour de l’ouest ne fut démolie que vers 1875.

Musée d'Argentomagus[modifier | modifier le code]

Argentomagus[24] se situe à l'endroit où se situait la ville antique d'Argentomagus, ancienne plaque tournante du commerce en Gaule sous la domination romaine. Inauguré en 1990, le musée Argentomagus, directement implanté sur un quartier de la ville antique du même nom, a pour ambition de raconter l’histoire de l’homme dans la moyenne vallée de la Creuse. Bâtiment d'allure moderne, il permet au visiteur de suivre l'évolution des hommes ayant habité cette région, des temps préhistoriques jusqu'à l'époque gallo-romaine. Outre le musée lui-même, le visiteur peut visiter sur le plateau adjacent, le jardin romain et les vestiges de la ville gallo-romaine avec en particulier, la maison de Quintus Sergius Macrinus et la fontaine gallo-romaine.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Fontaine gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La fontaine semble avoir été construite à la fin du Ier siècle. Elle était bordée à l’ouest par cinq boutiques parallèles, ouvertes sur un portique en pierre, qui reliait ces boutiques à un entrepôt ou à un marché. Au nord s’étendait un quartier d’habitations. L’alimentation en eau était assurée par une canalisation en bois installée dans une galerie voûtée qui aboutit dans le mur situé à l’est de l’édifice. La fonction de cette fontaine demeure aujourd’hui encore incertaine.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Auberge Notre-Dame-de-Lorette[modifier | modifier le code]

L’auberge était à côté de la porte, mais à l’intérieur des remparts. Très ancienne, probablement du XIIIe siècle, on y accédait après avoir franchi le pont-levis par le grand porche existant encore et près duquel se trouve une porte à accolade ornée d’un blason aux armes de France tenu par deux cordelières. Les écuries étaient dans la cour de l’auberge. Celle-ci était protégée de la ville par un mur qui bordait le large et profond fossé sec longeant le grand chemin de Paris. Près de la tour d’angle, pendait l’enseigne à l’image de Notre-Dame-de-Lorette. Par une porte moulurée, on entrait dans la vaste cuisine où des escaliers à vis conduisaient vers les chambres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Coulon et Alii, Argentomagus : du site gaulois à la ville gallo-romaine, Errance.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé avant la fin de son mandat.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c, d, e et f Site du Géoportail : Saint-Marcel, consulté le 15 décembre 2013.
  3. Site de la prévention du risque sismique : Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre, consulté le 30 juillet 2016.
  4. a, b, c et d Site de ViaMichelin : Saint-Marcel, consulté le 14 décembre 2013.
  5. Site du conseil départemental de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 7 mars 2016.
  6. « Un grand défi technique pour ERDF », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ .
  7. Site de l'Insee : Saint-Marcel (Indre), consulté le 6 septembre 2016.
  8. « Nom des habitants des communes françaises, Saint-Marcel », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 25 mars 2012).
  9. a et b Site du Musée Argentomagus, consulté le 10 septembre 2012.
  10. Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 56-57.
  11. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  12. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  13. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  14. « La commune de Saint-Marcel pleure son maire, Jean Roy », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  15. Site du conseil général de l'Indre : Commune de Saint-Marcel, consulté le 22 février 2013.
  16. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  21. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Coordonnées des établissements scolaires publics et privés sous contrat, consulté le 16 août 2012.
  22. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  23. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  24. Site du ministère de la Culture : Museofile, consulté le 15 novembre 2013.