Saint-Macoux

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Saint-Macoux
L'église et la place.
L'église et la place.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Communauté de Communes des Pays Civraisien et Charlois
Maire
Mandat
Jean-Michel Métayer
2014-2020
Code postal 86400
Code commune 86231
Démographie
Population
municipale
479 hab. (2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 06″ Nord, 0° 14′ 02″ Est
Altitude Min. 96 m – Max. 144 m
Superficie 10,68 km2
Localisation

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Saint-Macoux

Saint-Macoux est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Macouins et les Macouines.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Macoux
Saint-Saviol
Limalonges
(Deux-Sèvres)
Montalembert
(Deux-Sèvres)
Saint-Macoux Saint-Gaudent
Voulême

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Saint-Macoux présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose [1] :

  • pour 12 % par des groies profondes dans les plaines. Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière
  • pour 75 % de Terres Rouges plus ou moins profondes sur les plateaux. Ce sont des sols acajou, siliceux, dérivés d’argiles ferrugineuses à silex provenant d’épandages superficiels du Massif Central,
  • pour 5 % de calcaire dans les vallées et les terrasses alluviales.

En 2006, 89,4 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 9,5 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 1,1 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Charente sur une longueur de 1,3 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les haltes ferroviaires proches de la commune:

Les aéroports les plus proches de la commune sont :

Urbanisme et habitat[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Breuil d’Haleine, la maison des Dupas est une maison typique du Civraisien. Elle date des XVIIe et XVIIIe siècles. La porte principale est surmontée d’un blason muet avec, au-dessus, une croix. Une pierre à évier est disposée à côté de la porte, et une autre pierre à évier est scellée un peu plus loin. Elle correspond au logement du personnel. La maison est construite en pierre. La toiture est peu pentue et elle est en tuile.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1793 et jusqu'en 1801, le nom du vilage était Macoul.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Macou (ou Maclou ou Malo) a laissé son nom à différentes lieux-dits et notamment des fontaines dans le Poitou. En effet, le saint était invoqué pour la guérison des enfants malades, plus particulièrement, les enfants rachitiques et fragiles appelés les macouins. La pratique consistait à immerger le petit malade quelques secondes dans la fontaine. Cette pratique a perduré jusqu'à la fin du XIXe siècle. Le culte de saint Macou était important.

Le territoire de la commune a été habité dès l’époque préhistorique en raison de la présence de nombreuses sources et des chemins praticables. En effet, une route joignait Poitiers à Ruffec à l’époque gauloise. Elle fut abandonnée au XIIIe siècle . Une autre voie, romaine, traversait aussi la commune et avait le même itinéraire. Enfin, un axe est-ouest reliait La Rochelle au Massif Central. Ce chemin, dit le Grand Chemin ou le chemin des Mules ou encore le chemin des Marchants fut abandonné progressivement à partir de 1835, date de la construction de la route allant de Limoges à Nantes.

Saint-Macoux subit l’invasion des Sarrazins : le chemin des Maures et les noms de famille telle que Moreau, Moréchaud ou Morel conservent le souvenir de leur passage.

La localité a subi aussi des destructions importantes lors des guerres franco-anglaises : Plantagenet contre Capétiens au XIe siècle puis guerre de Cent Ans.

De nombreux seigneurs se sont convertis au protestantisme au XVIe siècle. De ce fait, la commune a connu les affres des guerres de Religion puis les dragonnades au XVIIe siècle sous Louis XIV.

En 1754 et surtout en 1777, un terrible ouragan ravagea la commune: en moins de trente minutes, les noyers furent arrachés et les châtaigniers qui offraient à l’air une plus forte résistance furent rompus. Les récoltes furent perdues. Les maisons furent endommagées et les granges perdirent leur toiture.

Zone de passage, Saint-Macoux et le hameau de Comporté accueillaient des foires importantes vers la mi-juin et le début de l’automne. Les Auvergnats venaient y vendre leurs jeunes bœufs de race Salers. Saint-Macoux reste de nos jours toujours une terre de passage puisque la voie ferrée Paris - Bordeaux passe sur son territoire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Saint-Macoux est dans le canton de Civray (no 6) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Saint-Macoux était dans le canton no 5 de Civray dans la 3e circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3],[4]
Période Identité Étiquette Qualité
an IX 1808 Pierre Touzalin    
1808 1815 Bailliot    
1815 1835 Jacques Bailloux    
1835 1838 Jean Briaud    
1838 1854 Jean Joseph Lothaire Dumarais    
1854 1878 André Barbot    
1878 1891 Célestin Sabourault    
1891 1900 Pierre Naud    
1900   Octave Célestin Goumain    
mars 2001 mars 2008 Yves Sableaux    
mars 2008   Jean-Michel Métayer    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Énergies nouvelles[modifier | modifier le code]

Sur le sol de la commune, un parc, regroupant douze éoliennes, devrait voir le jour en mai 2014 après neuf ans de procédure. Ce parc, le plus grand du département de la Vienne, est à cheval sur les communes de Saint-Macoux, de Saint-Gaudent, de Lizant et de Voulême. Ce parc représente une puissance totale de 24 MW pour une production estimée à 53 GWh, soit la consommation annuelle moyenne de 26 500 habitants. Les éoliennes sont composées d'un mât de 100 m de hauteur et de pales de 50 m. Cette énergie renouvelable devrait permettre d'économiser chaque année 17 000 tonnes de CO2.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 479 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
571 592 643 775 710 817 869 835 868
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
870 745 731 732 723 784 796 790 727
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
704 649 616 569 587 528 550 531 525
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
539 539 490 495 474 450 456 474 483
2013 - - - - - - - -
479 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 44 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Saint-Macoux ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 494 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (onze personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 483 habitants.

La répartition de la population par sexe est la suivante :

  • en 1999 : 49,8% d'hommes et 50,2% de femmes.
  • en 2004 : 49,1% d'hommes et 50,9% de femmes.
  • en 2010 : 47,6 % d'hommes pour 52,4 % de femmes.

En 2004 :

  • Le nombre de célibataires était de 19,9 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 67,6 % de la population, les divorcés 3,7 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 8,8 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Macoux dépend de l'académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et son école primaire publique dépend de l'inspection Académiquede la Vienne. L’école fait partie d’un regroupement pédagogique intercommunal: la maternelle et la CP sont à Saint-Saviol puis le CE1 à CM2 à Saint-Macoux.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[7], il n'y a quatorze exploitations agricoles en 2010 contre douze en 2000. Contrairement à une tendance générale constatée dans les autres communes agricoles du département de la Vienne, le nombre d'exploitations à Saint-Macoux s'est donc accru.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté et sont passées de 561 hectares en 2000 à 903 hectares en 2010. 55 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 30 % pour les oléagineux (colza et tournesol) et 7 % pour le fourrage. En 2000, un hectare (zére en 2010) était consacré à la vigne[7].

Trois exploitations en 2010 (contre 4 en 2000) abritent un élevage de caprins (1 447 têtes en 2010 contre 586 têtes en 2000)[7]. C’est devenu un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[8]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44%[9]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres[10].

L'élevage d'ovins a disparu au cours de cette décennie (115 têtes réparties sur quatre fermes en 2000)[7]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7% de 1990 à 2007[8].

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

  • Chabichou du Poitou (AOC)
  • Beurre Charente-Poitou (AOC)
  • Beurre des Charente (AOC)
  • Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
  • Veau du Limousin (IGP)
  • Porc du Limousin (IGP)
  • Jambon de Bayonne (IGP)

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 67,6 % en 2004 et 63,4 % en 1999.

Le taux de chômage était

  • en 1999 : 11,4 %.
  • en 2004 : 14,2 %
  • en 2011 : 12,4 %

Les retraités et les pré-retraités représentaient 30,3 % de la population en 2004 et 24,7 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de Saint-Macoux est construite en calcaire. L'édifice de style roman du XIIe siècle. Il a été fortement remanié au XVe siècle. Le plan est classique : il est en croix latine. Le clocher, carré, s'élève sur le portail occidental. Le toit de l'église a été fortement rabaissé. Le portail occidental est de style gothique flamboyant. Il est orné de pilastres à clochetons, de moulures et de choux. Il a été endommagé au cours des guerres de Religion. Le chemin de croix date du XXe siècle. Ila été réalisé par neuf artistes du groupe artien de Civray (Vienne). L'église fut, pendant longtemps, un lieu de pèlerinage en raison d'une source qui prend naissance sous l'autel. Un conduit souterrain l'évacue au niveau du chevet. L'eau est toujours à la même température, soit 10°. On y plongeait les enfants rachitiques pour les fortifier.
  • Belle grange voutée au hameau de Comporté. C’est une grange qui a été construite en pierre de taille en 1604. C’est un vestige du château primitif. Il aurait servi de lieu de culte aux protestants au XVIe et XVIIe siècles lors des guerres de Religion et durant les dragonnades ou après la révocation de l'Édit de Nantes. Au milieu du XVIIIe siècle, un nouveau château est construit. Il est constitué d’un corps de logis et de deux ailes. Des nos jours, il ne reste plus que ces dernières. Les pierres du logis ont été récupérées pour l’édification de la mairie de Civray.
  • La mairie-école. Le bâtiment a été édifié en 1869, à l’extérieur de la commune. Auparavant, il n’y avait pas d’école et l’instituteur recevait les élèves à son domicile. Un deuxième bâtiment est construit à côté du premier en 1880. Dès lors, il y a deux écoles, l’une pour les garçons et l’autre pour les filles. De nos jours, la partie ancienne a été restaurée et a été transformée en mairie. L’autre partie est toujours une école.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Morel Dupas. C'est un prêtre qui a vécu durant la période révolutionnaire. Il a été arrêté dans sa maison familiale au lieu-dit Breuil d’Haleine où il s’était réfugié. Il avait été chassé de Ruffec, le 17 avril 1791. Il exerçait son ministère. Il est arrêté durant l’été 1793. Il est transféré à Poitiers. Il est condamné à la déportation « comme assermenté rétracté » le 18 mars 1794. Il est envoyé aux Pontons de Rochefort. Il est, alors, enfermé sur le bateau « Les deux Associés », ancré face à l’Ile Madame. Il y meurt de typhus le 21 juin 1794. Il est enterré à l’ile d’Aix. Il a été béatifié le 1er octobre 1995.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. Archives en ligne de la Vienne
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  7. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  8. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  9. Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  10. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  11. Les Plaques Commémoratives