Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente
Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente
Domaine du Petit-Cap.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Capitale-Nationale
Subdivision régionale La Côte-de-Beaupré
Statut municipal Municipalité de paroisse
Maire Jacques Roberge (administrateur)
Code postal G0A 3X0
Constitution
Démographie
Population hab. (2017)
Densité 4,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 00″ nord, 70° 50′ 00″ ouest
Superficie 42 ha = 0,42 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Domaine du Petit-Cap.
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC-5
Code géographique 2421015
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Capitale-Nationale
Voir sur la carte topographique de Capitale-Nationale
City locator 14.svg
Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente
Géolocalisation sur la carte : Capitale-Nationale
Voir sur la carte administrative de Capitale-Nationale
City locator 14.svg
Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente
Géolocalisation sur la carte : Québec
Voir sur la carte administrative du Québec
City locator 14.svg
Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente
Géolocalisation sur la carte : Canada
Voir sur la carte administrative du Canada
City locator 14.svg
Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente
Liens
Site web

[1]

Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente est une municipalité de paroisse de la municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré au Québec (Canada), située dans la région administrative de la Capitale-Nationale. Il s'agit de l'une des plus petites municipalités québécoises en termes de superficie et de population[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom provient de saint Louis Gonzague, reconnu comme patron de la jeunesse, et du cap Tourmente qui est situé tout près[3],[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la municipalité est entièrement enclavé dans Saint-Joachim.

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Beaupré, dont le territoire englobe la municipalité, est acquise de 1662 à 1668 par l'évêque François de Laval. Ce dernier fonde la Petite-Ferme et la Grande-Ferme. Au terme de la guerre de Sept ans la majorité des bâtiments sont détruits. Le château Bellevue est construit en 1778 et la chapelle du Petit-Cap, deux ans plus tard[4]

Une loi de 1916 prévoit le détachement de la municipalité de paroisse de Saint-Joachim de certaines terres et certains bâtiments appartenant au Séminaire de Québec. Le statut de municipalité est rattaché à la propriété; les terrains qui viendraient à être vendus doivent être transférés à la municipalité de Saint-Joachim[4],[5]. En cette époque de laisser-faire du gouvernement dans plusieurs de ses champs d'actions, les communautés religieuses réclament le droit d'« occuper un rôle fondamental dans la gestion des affaires sociales, qu’ils estiment liées à leurs missions d’entraide et de charité »[4]. Saint-Louis-de-Gonzague n'offre pas de services en santé et en éducation particuliers comme d'autres municipalités à vocation religieuse au Québec. Ce sont plutôt des facteurs économiques, fiscaux et historiques (notamment la régularisation du statut de seigneurie) qui sont à l'origine de la dévolution d'un statut de municipalité par l'Assemblée nationale du Québec[4].

Le , la municipalité de paroisse de la Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente est officiellement créée[4]. Comme sa loi constituante ne prévoit pas de conseil municipal, elle est considérée hors de la municipalité de comté[5].

La municipalité compte originellement six fermes, qui sont vendues au fil du temps. La plupart d'entre elles sont cédées en 1969, soit au gouvernement du Canada afin d'être incluses dans la Réserve nationale de faune du Cap-Tourmente, soit au gouvernement du Québec afin de protéger certains bâtiments patrimoniaux[4],[6]. Le Séminaire de Québec demeure propriétaires des fermes des Graves et des Coteaux jusqu'en 1989[4]. Ainsi, le territoire de la municipalité est passé de plusieurs kilomètres carrés à l'origine, à 50 hectares (0,5 kilomètres carrés) aujourd'hui[7].

En 2011, « il reste le Petit Cap, avec le manoir construit en 1779, la Maison François-de-Laval, la chapelle, la maison du gardien et le promontoire près du cap Tourmente »[2], de même que quelques terres agricoles. Les bâtiments accueille des membres du Séminaire, ainsi que des jeunes villégiateurs[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1996 2001 2006
400
2011 2016 2021
550

Administration[modifier | modifier le code]

Contrairement à la quasi-totalité des municipalités locales du Québec qui sont administrées par un maire et un conseil municipal composé de conseillers élus, Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente est dirigée par le Conseil du Séminaire de Québec[2],[4]. Depuis le 2 juillet 2022, l'abbé Gilles Routhier, supérieur général du Séminaire de Québec, assure l'administration des affaires municipales[10][source insuffisante]. C'est lui qui siège au conseil de la municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré, ainsi qu'à la Communauté métropolitaine de Québec[4].

Le statut d'autonomie opérationnelle et fiscale accordé à la propriété cléricale permet au Séminaire de Québec d'exercer un contrôle sur les services publics offerts et de maîtriser le coût qu'ils engendrent sans verser de taxes foncières[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Amélie St-Yves, « Vivre dans un village de moins de 11 habitants », sur Le Journal de Montréal (consulté le )
  2. a b et c Ian Bussières, « St-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente, la municipalité qui rétrécit », sur Le Soleil, (consulté le )
  3. Commission de toponymie du Québec, « Fiche descriptive : Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente », sur www.toponymie.gouv.qc.ca (consulté le )
  4. a b c d e f g h i j k et l Richard Leclerc, « Les municipalités à vocation religieuse au Québec », Études d'histoire religieuse, vol. 77,‎ , p. 101–116 (ISSN 1193-199X et 1920-6267, DOI 10.7202/1008400ar, lire en ligne, consulté le )
  5. a et b Canada, Québec. « Loi pour détacher de la paroisse de Saint-Joachim, comté de Montmorency, certains immeubles, et pour former une paroisse distincte sous le nom de Saint-Louis de Gonzague du Cap Tourmente », 1916, c. 89 [lire en ligne (page consultée le 2020-11-13)]
  6. Ministère de la Culture et des Communications, « La Grande-Ferme », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le )
  7. Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, « Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente », sur Répertoire des municipalités (consulté le )
  8. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2006 - Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente, PE » (consulté le )
  9. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2016 - Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente, PE » (consulté le )
  10. Séminaire de Québec, « Nouveau maire de la Municipalité de Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente », sur seminairedequebec.org,

Liens externes[modifier | modifier le code]