Saint-Laurent-en-Caux

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Saint-Laurent-en-Caux
Saint-Laurent-en-Caux
La place de la mairie, et, en face, l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Communauté de communes Plateau de Caux-Doudeville-Yerville
Maire
Mandat
Agnès Laloi
2020-2026
Code postal 76560
Code commune 76597
Démographie
Gentilé Saint-Laurentais
Saint-Laurentaises
Population
municipale
763 hab. (2019 en diminution de 0,91 % par rapport à 2013)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 06″ nord, 0° 52′ 53″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 156 m
Superficie 6,46 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Yvetot
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Saint-Laurent-en-Caux est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Laurent-en-Caux
Reuville Gonnetot
Saint-Laurent-en-Caux Saâne-Saint-Just
Prétot-Vicquemare Le Torp-Mesnil

La commune est située dans le pays de Caux.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 938 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Auzebosc », sur la commune d'Auzebosc, mise en service en 1967[7] et qui se trouve à 20 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,5 °C et la hauteur de précipitations de 933,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, mise en service en 1968 et à 47 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,5 °C pour 1981-2010[12], puis à 11 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-en-Caux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,1 %), prairies (24,6 %), forêts (7,8 %), zones urbanisées (6,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancto Laurencio vers 1155, de Sancto Laurentio vers 1189, Ecclesie Sancti Laurentii vers 1240, de Sancto Laurencio en 1248, In ecclesie Sancti Laurencii in Caleto en 1257, Saint Laurent en 1319[21], Eglise de Saint Laurent en Caux en 1323[22], Saint Laurent en Caux en 1360 et en 1362[23].

La paroisse et l'église sont dédiées à Saint Laurent de Rome.

Le pays de Caux est une région naturelle de Normandie appartenant au Bassin parisien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1957 1962 Beaudouin    
1977 2008 Fernand Leforestier DVD  
2008 2014 Marie Nouvian UMP  
2014 mai 2020[24] Michel Piednoël    
juillet 2020[25],[26] En cours
(au 10 août 2020)
Agnès Laloi   Chargée d'audit
Vice-présidente de la CC Plateau de Caux-Doudeville-Yerville (2020 → )

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[28].

En 2019, la commune comptait 763 habitants[Note 7], en diminution de 0,91 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0531 0641 0551 1061 1861 2331 2201 1701 096
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1411 1911 1191 0501 035934951986890
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
906855825615612591604627680
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
617588601640725732794803770
2017 2019 - - - - - - -
771763-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Laurent reconstruite au XIXe siècle[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Un des plus signalés bienfaiteurs fut Robert de Pardieu, sieur de Houttoville et de Montebourg, dont la statue sépulcrale orna longtemps l'église et était le plus précieux reste du monastère. En 1852, l'abbé Cochet décrivait ainsi dans son livre Les Églises de l'arrondissement d'Yvetot, page 328[32] :

« Dans le jardin de M. Plichet, qui fut autrefois l'enceinte monastique, on voit cette statue funèbre poser sa tète sur un oreiller de pierre, qui s'incline doucement sous le poids de la mort ; malheureusement la tête est détachée du tronc et il serait aisé de l'y réunir. Les cheveux sont roulés, un petit bandeau passe sur les yeux, une robe longue couvre le corps et se termine en haut par une collerette de mailles. Les mains sont enlevées, l'épée cassée, il ne reste plus que les gantelets suspendus avec une chaîne et un long écu terminé en pointe du côté gauche. Cette statue doit être du XVe siècle, puisque Robert de Pardieu mourut le . Le chevalier était accompagné de son épouse Anne d'Usel, couchée pieusement près de lui, les mains jointes et la face vers le ciel. On nous a dit que cette dernière image funèbre a été enlevée à la Révolution. À l'époque, elle se voyait encore au bout de la grange de M. Auvray, au hameau de Caltot sur Saint-Laurent-en-Caux ».

Le pionnier de la photographie Louis Cyrus Macaire y est né.

Le peintre Charles Angrand a habité la commune de 1896 à 1913. Il y peignit le rideau de la salle des fêtes dès le début de l'année 1900. L'inauguration se fit le de cette même année. Roulé et rangé dans le grenier de la mairie au début de la Seconde Guerre mondiale, l'œuvre disparut à la fin de celle-ci[réf. nécessaire].

Bourvil a travaillé à la boulangerie de la commune et un ancien barman Damien Aligny avait nommé le bar "Le Mitron" en hommage à l'acteur et chanteur.[réf. souhaitée].

André Martin (photographe) y est né.

Le footballeur Bruno Mignot y est né.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Saint-Laurent-en-Caux », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) vol. 1, p. 415-416

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Auzebosc - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Saint-Laurent-en-Caux et Auzebosc », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Auzebosc - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Saint-Laurent-en-Caux et Boos », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3267.
  22. Archives de Seine-Maritime, G 7 p. 409.
  23. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, page 911.
  24. « Saint-Laurent-en-Caux. Vœux du maire : une belle expérience pour Michel Piednoël : Samedi dernier, avait lieu à la salle des fêtes, la dernière cérémonie des vœux de Michel Piednoël, maire, en présence notamment d'Alfred Trassy-Paillogues, conseiller départemental », Le Courrier cauchois,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. « Municipales 2020. La 1re adjointe sortante de Saint-Laurent-en-Caux reprend la main : Agnès Laloi prend la succession du maire sortant Michel Piednoël », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Élue pour la première fois en 2014 sur la liste de Michel Piednoël, Agnès Laloi souhaite lui succéder à la mairie avec pour priorité, celle de donner une nouvelle vitalité au village ».
  26. « Saint-Laurent-en-Caux. Un premier mandat de maire pour Agnès Laloi », Le Courrier cauchois,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  31. Notice no IA00020160, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. Jean Benoît Désiré Cochet, Les Églises de l’arrondissement d'Yvetot, Paris, 1852, p. 328.