Saint-Laurent-en-Brionnais

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Saint-Laurent-en-Brionnais
Saint-Laurent-en-Brionnais
Clocher de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Chauffailles
Intercommunalité Communauté de communes La Clayette Chauffailles en Brionnais
Maire
Mandat
Bernard Augagneur
2014-2020
Code postal 71800
Code commune 71437
Démographie
Population
municipale
332 hab. (2015 en diminution de 8,54 % par rapport à 2010)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 16′ 29″ nord, 4° 15′ 33″ est
Altitude Min. 309 m
Max. 487 m
Superficie 12,98 km2
Localisation

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Saint-Laurent-en-Brionnais est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie, géologie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent fait partie du pays Brionnais. Saint-Laurent-en-Brionnais est à cinq kilomètres de la Clayette et à vingt-quatre kilomètres de Charolles. Le territoire de la commune est traversé dans sa partie orientale par le ruisseau des Barres qui se jette dans le Sornin.
Le sol est partiellement calcaire[1] ; dans le passé des carrières étaient exploitées et fournissaient des pierres pour la construction ; des fours à chaux ont fonctionné jusqu'au XIXe siècle.
À l'est de la commune, on trouve de la houille. Un puits a été creusé en 1836 et a été abandonné faute de résultats probants ; il fut repris en 1941 mais l'exploitation cessa en 1948.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vareilles Baudemont Rose des vents
Vauban N La Chapelle-sous-Dun
O    Saint-Laurent-en-Brionnais    E
S
Saint-Maurice-lès-Châteauneuf Chassigny-sous-Dun

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge et sous l'ancien régime Saint-Laurent-en-Brionnais fait partie du bailliage et du diocèse de Mâcon, de l'archiprêtré de Beaujeu (puis de Charlieu) et de la châtellenie de Châteauneuf[2]. Anthoine de Cray était châtelain de Saint-Laurent-en-Brionnais en 1582[3].


En 1828 est créé un pensionnat de jeunes filles dirigé par les sœurs du Saint-Sacrement[4], il compte alors environ cent élèves recevant une éducation complète. L'école de garçons est tenue par deux religieux de l'ordre de Saint-Viateur.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village prend le nom de « Union ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1970 mars 1971 François Durix    
mars 1971 mars 1977 François Durix    
mars 1977 mars 1983 Paul Bajard    
mars 1983 mars 1989 Bernard Augagneur    
mars 1989 juin 1995 Bernard Augagneur    
juin 1995 mars 2001 Bernard Augagneur    
mars 2008 octobre 2012 Catherine Marion[5]    
novembre 2012 mars 2014 Bernard Augagneur    
mars 2014 en cours Bernard Augagneur    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2015, la commune comptait 332 habitants[Note 1], en diminution de 8,54 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9458128268679269909661 0061 029
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 080998928930922979956946994
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
915921805716663586524600518
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
456443411381391422390369336
2015 - - - - - - - -
332--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il existe une école élémentaire publique à Saint-Laurent-en-Brionnais

Économie[modifier | modifier le code]

Si la commune ne compte plus de commerces, il demeure des artisans et des exploitations agricoles (au nombre de 16)[10]. En 2012 la population active ayant un emploi est de 166 personnes, dont 120 salariés Le nombre d'emplois, salariés et non salariés, existants sur la commune elle-même est de 62.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

L'église est romane pour le chœur[11], l'abside et le clocher, parties pour lesquelles elle est classée au titre des monuments historiques[12]. Les autres parties ont été restaurées au XIXe siècle. Brochure de présentation de l'église consultable ici.

Histoire de l'église[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle l'église fut donnée à l'abbé de Cluny par le vicomte Archambaud Le Blanc lors de son départ pour Jérusalem[13]. La donation est confirmée en 1039 par un acte passé en présence de l'évêque de Mâcon. Elle est érigée en doyenné. Mais, en 1592, les habitants demandent et obtiennent que cette église soit sous la responsabilité d'un curé résident. Deux séries de travaux ont été réalisées au XIXe siècle : Les premiers sont effectués entre 1845 et 1850, la nef est alors reconstruite, sur le projet de Claude Berthier, architecte à Charolles, par l'architecte Antoine Paul Selmersheim. En 1879 sont réalisés des sculptures, des travaux de maçonnerie, la couverture de la flèche, des transepts et de la nef.

Description[modifier | modifier le code]

l'extérieur[modifier | modifier le code]

Le clocher est de plan carré. Il comporte trois étages percées de double baies. Le portail principal a été refait au XIXe siècle. Il représente le christ en gloire, entouré par les symboles des quatre évangélistes.

l'intérieur[modifier | modifier le code]

Les trois nefs sont divisées en quatre travées ; elles sont voûtées par des compartiments d'arêtes séparés par des doubleaux en plein cintre non doublés. La croisée du transept est voûtée par une coupole octogonale sur trompes en cul-de-four ; elle communique avec chaque croisillon par une grande arcade en plein cintre. De nombreux chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux, humains ou animaliers[14]. Plusieurs sculptures en bois peints datent de 1840 environ.

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Manoir[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-en-Brionnais a compté, au Moyen Âge, trois châteaux[15]. Seul subsiste celui de Joux au bourg ; il date du XVe siècle. Il reste la porte d'entrée et des tours. De celui de Corson démoli au milieu du XIXe., il ne reste qu'une tour ; celui du Vigneau, à Montailloux, a complètement disparu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Victor Augagneur (1855-1931) maire de Lyon, est originaire de Saint-Laurent-en-Brionnais. Cet homme politique est médecin et chirurgien. Il fait ses études au petit séminaire de Semur-en-Brionnais. Il est maire de Lyon de 1900 à 1905 et démissionne pour devenir gouverneur général de Madagascar. Par la suite il est ministre, à plusieurs reprises, entre 1911 et 1915.
Nicolas Montmessin, né en 1765 fut prêtre réfractaire en 1791. il se cacha. Il devient curé de Saint-Laurent après le concordat. Il fonda la maison d'éducation pour les filles, dirigées par sœurs du Saint-Sacrement de Mâcon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Perroy (Georges), Nadel (Franck) " Saint-Laurent-en-Brionnais" Mémoire Brionnaise no 17 2e tr. 2007 p. 53-57
  2. F. M. D. " Monographie des communes du Charollais et du Brionnais : département de Saône-et-Loire " 1904, Impr. de E. Micolon (Charlieu)  347 p. par F. M. D.... http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34101232h
  3. La Nouvelle revue héraldique : historique et archéologique : organe du Conseil des héraldistes de France Lyon 1936 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32826258r/date
  4. Chaumont (Louis-M.J.) Histoire de M. Agut, prêtre, chevalier de Saint-Pierre, fondateur de l'hospice de la Providence à Mâcon et de la congrégation des sœurs du Saint-Sacrement 1891 E. Vitte (Lyon) 462 p. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb302297723
  5. Démissionnaire [1].
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. http://www.insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=COM-71437
  11. Virey (Jean) L'Architecture Romane dans l'Ancien Diocèse de Mâcon, Mémoires de la Société Eduenne, 1890, tome XVIII
  12. Notice no PA00113437, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Bénet (Armand) Bazin (Jean Louis) Archives de l'abbaye de Cluny : inventaire général publié d'après les manuscrits inédits des Archives départementales de Saône-et-Loire 1884 impr. de Protat frères (Mâcon) 187 p. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31792459t
  14. L'un d'eux a pour particularité d'être orné d'une dizaine de têtes juxtaposées horizontalement. Au sujet de ces têtes sculptées, lire : « Têtes d'art ou têtards ? A propos des têtes sculptées dans nos églises romanes », article de Martin Raether paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 178 de juin 2014, pages 14 à 17.
  15. Site officiel de la commuanuté de communes du pays Clayettois http://www.pays-clayettois.fr/

Liens externes[modifier | modifier le code]

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