Saint-Laurent-en-Brionnais

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Saint-Laurent-en-Brionnais
Saint-Laurent-en-Brionnais
Le clocher de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Intercommunalité Communauté de communes La Clayette Chauffailles en Brionnais
Maire
Mandat
Bernard Augagneur
2020-2026
Code postal 71800
Code commune 71437
Démographie
Population
municipale
325 hab. (2018 en diminution de 5,25 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 16′ 29″ nord, 4° 15′ 33″ est
Altitude Min. 309 m
Max. 487 m
Superficie 12,98 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Chauffailles
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Laurent-en-Brionnais

Saint-Laurent-en-Brionnais est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie, géologie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Laurent-en-Brionnais est située dans le département de Saône-et-Loire, l'arrondissement de Charolles et depuis 2015 dans le nouveau canton  de Chauffailles considérablement agrandi. Elle relevait jusqu'alors du canton de  La Clayette aujourd'hui supprimé. Elle a pour voisines six autres communes.  Son périmètre long de plus de 18,5 km  enserre un territoire plus étiré en latitude (5,35) qu'en longitude , étroit d'est en ouest dans sa partie sud (1,5 km) plus large au nord (4,4 km). Au nord St-Laurent confine sur 3,1 km avec Vareilles, au nord-est sur 3,1 km également avec Baudemont, à l'est avec La Chapelle-sous-Dun et Chassigny-sous-Dun respectivement  sur 2,3  et 1 95 km , au sud avec St-Maurice-lès-Châteauneuf sur 1,65 km. C'est avec Vauban à l'est que St-Laurent partage la plus longue limite soit 6,3 km. La superficie de la commune, 12,98 km2, est  égale à la moyenne des communes du Nord-Est roannais, 13 km2. Les limites de la commune sont presque entièrement artificielles; à l'ouest seulement sur 1,7 km le Ruisseau des Monts est le seul accident naturel caractérisé formant frontière (avec Vauban). A l'est une échine qui s'étire du nord au sud borne le territoire de St-Laurent: elle représente le sommet de l'interfluve Ruisseau des Barres-Sornin.[1]

Le territoire de la commune correspond dans l'ensemble à la frange orientale du bombement brionnais dôme ovale surbaissé ou plateau sub-horizontal dont la partie sud occupe l'espace compris entre la Loire et le Sornin . Le relief y est modelé en creux par les petits cours d'eau qui coulent en direction du sud; Les altitudes sur les interfluves,  plus basses que dans l'ouest du  Brionnais, se cantonnent à un niveau à inférieur à 500 mètres. Dans ces conditions les pentes sont faibles : du nord au sud la déclivité est de à 0,030 %. (30 m./km)

Trois compartiments peuvent être distingués à l'intérieur de l'espace communal en relation avec la disposition de l'hydrographie. Le principal de ces compartiments est celui du centre compris entre le cours du Ruisseau des Barres à l'est et celui du Ruisseau des Monts à l'ouest. Il représente une superficie de 8,9 km2 soit près de 70 % de la commune. Les altitudes y décroissent du nord au sud. Au nord la colline des Seignes culmine à 474 m.; au delà d'un ensellement vers 400 m. où se trouve le  bourg de la commune la colline de la Cruzette atteint encore 423 m. Plus au sud,  la déclivité mène à la cote 309 (point le plus bas de la commune) au confluent des deux ruisseaux.

L'étroit compartiment oriental, versant ouest de l'interfluve entre Ruisseau des Barres et Sornin, couvre 2,3 km2. Là aussi les altitudes  diminuent du nord au sud  (431 m. au Fromental, 418 m. au Châtelet, 338 m. à la Côte d'Or.)

A l'ouest du Ruisseau des Monts s'étend sur l'interfluve qui sépare ce ruisseau de la rivière le Bezo un espace qui couvre au total 1,75 km2. Il est réparti en deux sous-compartiments; celui du nord le plus élevé porte le point le point culminant de la commune à 495 m. d'altitude, celui du sud est beaucoup plus bas.[2]

L'altitude moyenne de la commune est de 395 mètres

Le système hydrographique est essentiellement constitué à Saint-Laurent par les deux ruisseau des Barres et des Monts, le second affluent du premier coulant tous deux du nord au sud.

Le Ruisseau des Barres, né sur la commune de Vareilles,  déroule plus de la moitié de ses 10 km dans celle de St-Laurent où se développent les 3/4 de son bassin versant. A peine entré dans le commune il reçoit en rive gauche le petit Rû de Petna venant de Baudemont. Lui-même est tributaire du Sornin dans lequel il se jette en rive droite deux cents mètres après avoir quitté l'espace communal  de St-Laurent. A cet endroit son débit mesuré en juillet 2005 est de 83,3 l./s. mais l'étiage est très marqué (étiage quinquennal : 8 l./s.).

Le Ruisseau des Monts long de 5 km coule entièrement dans la commune de St-Laurent (où la longe sur 1,7 km à l'ouest). Il déverse ses eaux dans le Ruisseau des Barres à 309 m. d'altitude à l'extrême sud du territoire communal. [3]

Sur le plan géologique les 9/10 du territoire sont formés de terrains d'âge secondaire calcaires, marnes, schistes et grès localement couverts de formations d'altération, de colluvions argilo-sableuses et d'éboulis et dont le substrat est parcouru de failles . Dans l'est et le sud de la commune, proche du socle cristallin de la montagne beaujolaise affleurent des terrains siliceux sous forme de granite prophyroïde. Le fond de la vallée du Ruisseau des Barres est tapissé d'alluvions récentes, sables et graviers. [4]

La commune est très faiblement boisée. La modestie des altitudes, la modération du climat et les qualités pédologiques des sols ont conjugué leurs effets pour déterminer un défrichement précoce et généralisé des surfaces. Les quelque 17,9 hectares forestiers aux essences mélangées lui confèrent un taux de boisement de 1,39 % un des plus faibles de la région, sans commune mesure avec celui de la proche montagne beaujolaise (Ranchal 63 %) ou de l'ouest du Brionnais (Semur 45 %). Les rares placages forestiers se rencontrent tout au nord de la commune sur l'interfluve central, le Bois de Chassignol, le Bois de Milleret. [5]

Avec en tout et pour tout 2 km de route départementale sur son territoire Saint-Laurent-en-Brionnais constitue un cas particulier dans la région. La D 231 qui relie la commune à La Clayette (à 5 km) se termine au bourg de St-Laurent. En revanche des chemins asphaltés sillonnent la commune reliant le bourg aux hameaux; le plus notable est celui qui sur 1,6 km prolonge la départementale vers le sud en direction de la vallée du Sornin en parcourant l'interfluve central.

Privilégié par rapport à bien des communes du Nord-Est roannais St-Laurent a un accès aisé au chemin de fer puisque la gare  La Clayette-Baudemont se trouve à moins de 5 km. carte IGN 1/25000 Série bleue 2929 E Beaujeu [6]

Plusieurs trains  circulant dans les deux sens  s'arrêtent chaque jour dans cette gare.

La ligneTGV de Paris à Marseille peut être rejointe en direction de Lyon à la gare de Mâcon-Loché distante de 59 km de St-Laurent ou en direction de Paris à la gare de Montchanin-Le Creusot à 73 km.

L'aéroport le plus proche, celui de Lyon-Saint-Exupéry, se trouve à 126 km de la commune.

St-Laurent subit naturellement l'attraction de La Clayette petite cité économiquement active et très proche (5 km) et de son chef-leu de canton Chauffailles un peu plus distant (13 km). Dans un cadre spatial plus étendu Roanne distant de 36 km  et où conduit facilement la pente au sein du bassin du Sornin exerce une influence qui se fait sentir dans les domaines commercial, culturel, sanitaire; Mâcon plus éloigné que Roanne (61 km) mais chef-lieu du département auquel appartient St-Laurent vient empiéter sur la zone d'attraction de la  sous-préfecture ligérienne. La petite ville de Paray-le-Monial  bénéficie de sa relative proximité (28 km) et l'attraction de ses commerces et de son hôpital n'est pas négligeable.

Enfin. le rôle de la métropole régionale rhônalpine, Lyon, qui ne se trouve qu'à 92 km de la commune est considérable dans les habitudes sociales des  Saint-Laurentins éclipsant celui de Dijon trop éloigné -160 km -de ce coin périphérique de l'espace bourguignon.

La commune  de Saint-Laurent appartient à une région dont le paysage rural est le bocage caractérisé par une forte dispersion de l'habitat; les écarts y sont nombreux et le bourg ne rassemble généralement qu'une fraction assez limitée de la population. Le territoire municipal est ainsi parsemé de simples écarts constitués d' un petit nombre de maisons mais aussi de hameaux groupant un nombre d'habitations plus considérable. Plus de 350 lieuxdits sont répartis sur le territoire  de la commune.

Les plus représentatifs sont : dans le compartiment central et du nord au sud les Carrières, En Mâconnais, les Guernes, les Crusus, les Sernins, le Perret, les Places, les Raviers; le Verdier, le Haut des Monts, les Mollières (près du bourg), les Barres, les Gonnots, les Teureaux, Sublanche, les Monts, la Cruzette, le Grand Bois, Joux, la Barre, les Thomas, les Coyes, Corson, la Combe, les Mollières (au dessus du Sornin). Certains de ces écarts à proximité du bourg sont assez étoffés pour constituer d'authentiques hameaux. Plusieurs noms de lieux s'attachent à des secteurs non habités comme les Prés du Chéri, les Fonds, En Faux Loup, les Charmes, Terres du Guérin, En Billet, les Crais.

A l'est du Ruisseau des Barres on rencontre : Pré Dubreuil et En Charmont, le Fromental, les Chauffauds, les Chevennes, Montailloux, Préjoint, la Côte d'Or.

A l'ouest du Ruisseau des Monts les écarts sont moins nombreux : les Thévenins, Chéry, les Monts avec là aussi des lieux sans habitants comme Pré de Chéry, En Braille, Bouzu. Tout à fait au sud, isolé, Chez Rebuty. [7]

L'INSEE  ne fournit plus le nombre d'habitants agglomérés d'une commune. En 1968 à une date où le chiffre était disponible 53 personnes vivaient dans le bourg de St-Laurent l'ensemble de la commune étant alors peuplé de 443 habitants; la population agglomérée au chef-lieu représentait ainsi 12 % du total. En extrapolant et en se basant sur les données de 1968 (avec ce qu'il peut y avoir d'aléatoire dans cette démarche après 50 ans écoulés) on peut estimer qu'en 2017 sur les 326 h. de la commune la population agglomérée peut réunir environ 40 personnes.             

L'histoire démographique de la commune présente un décalage par rapport à l'évolution de la population dans la plupart des localités rurales de la région depuis deux siècles. Cette évolution s'est déroulée ailleurs le plus souvent en trois phases ; la première couvrant la période 1800-1850 ou 1800-1875 marquée par une forte croissance de la population, la seconde généralement longue d'un siècle caractérisée par une érosion démographique importante parfois spectaculaire, la troisième qui a vu une notable reprise de la croissance depuis les plus récentes décennies.

.Si les causes qui ont déterminé l'existence de plusieurs phases dans l'histoire démographique de la commune sont pour une bonne part identiques à celles qui se sont manifestées dans les campagnes de la région en général du moins n'y a t-il pas concordance avec le déroulement de cette histoire telle que décrite ci-dessus en ce qui concerne tant le nombre de phases que les dates initiales et finales et la durée de chacune d'elles.

La première moitié du XIXe siècle a certes connu à St-Laurent comme ailleurs une croissance de la population due au maintien d'une forte natalité au sein d'une société paysanne mais qui s'est révélée ici relativement modeste (812 h. en 1800,  1 080 en 1856 soit  seulement + 33 % en plus d'un demi-siècle)) . Ensuite la seconde moitié du XIXe s. s'est caractérisée par une stagnation (998 h. en 1861 921 en 1906) plutôt que par le déclin qu'ont connu au même moment les campagnes de la région en général.

A partir du début du XXe siècle s'est déclenché l'exode rural  induit par l'industrialisation des petites villes de la région demandeuses de main d'oeuvre. C'est alors amorcé un déclin de la population que les pertes humaines de la Première Guerre mondiale ont accentué et qui s'est prolongé jusqu'à nos jours soit pendant plus d'un siècle. St-Laurent a connu une véritable hémorragie humaine qui lui a fait perdre plus des deux tiers de ses habitants depuis le début du siècle dernier.

A cette histoire démographique de St-Laurent-en-Brionnais fait défaut une période, la plus récente, qui caractérise depuis souvent deux décennies beaucoup de localités rurales de la région, période de renouveau démographique spectaculaire dans certains cas.  Il ne restait que 326 personnes dans la commune en 2017. [8]

La régression de la part prise par l'agriculture par rapport à l'ensemble des activités économiques, phénomène commun aux campagnes de la région, est cependant loin d'avoir connu à St-Laurent l'ampleur avec laquelle elle s'est produite dans certaines communes rurales des environs. Le nombre des exploitations s'y est certes considérablement réduit au cours des dernières décennies; il y en avait 38 en 1988, 26 en 2000, 21 en 2010, il en reste  13 actuellement. On compte ainsi dans la commune une exploitation pour 25  habitants soit une proportion plus forte que dans certaines communes environnantes (1 pour 45 à Vareilles 1 pour 49 à Chassigny-sous-Dun, 1 pour 88 à La Chapelle-sous-Dun mais 1 pour 23 à Vauban). La surface agricole utile totale 1362 ha - est aujourd'hui supérieure à ce qu'elle était précédemment

La pédologie et le climat expliquent la part écrasante des herbages - 1329 ha - par rapport aux labours, 32 ha. Toutes les exploitations de la commune pratiquant l'élevage bovin relèvent de la filière viande, avec des cheptels de race charolaise, activité conforme à la spécialité dominante dans la région. Le nombre de têtes de bétail s'est accru depuis 2010 passant de 1854 à 2200. [9]

Profitant des terrains calcaires de la commune des carrières étaient exploitées autrefois et fournissaient des pierres pour la construction. Des fours à chaux ont fonctionné jusqu'au XIXe siècle.

L'importance prise par les travaux de la terre à St-Laurent n'exclut pas les autres activités économiques. C'est ainsi que l'industrie est représentée dans la commune par une entreprise de constructions métalliques sise au lieudit les Gaillards et un atelier de fabrication d'uniformes à Corson. L'artisanat est illustré par une menuiserie au lieudit les Chevennes, un garage de mécanique automobile au lieudit les Crusus et un luthier au bourg. Si le commerce en boutique est absent de la commune, cas fréquent dans les localités rurales de nos jours, du moins le commerce de gros est présent sous la forme d' un négoce de bétail au lieudit les Barres.

L'élevage de chevaux des Gaillards fonctionne également  comme centre équestre, un gîte rural accueille les villégiateurs au lieudit Montailloux et une ostéopathe exerce son art au lieudit Corson. [10]

À l'est de la commune, on trouve de la houille. Un puits a été creusé en 1836 et a été abandonné faute de résultats probants ; il fut repris en 1941 mais l'exploitation cessa en 1948.

Saint-Laurent fait partie du pays Brionnais. Saint-Laurent-en-Brionnais est à cinq kilomètres de la Clayette et à vingt-quatre kilomètres de Charolles. Le territoire de la commune est traversé dans sa partie orientale par le ruisseau des Barres qui se jette dans le Sornin.
Le sol est partiellement calcaire[11] ; dans le passé des carrières étaient exploitées et fournissaient des pierres pour la construction ; des fours à chaux ont fonctionné jusqu'au XIXe siècle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-en-Brionnais est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[12],[13],[14]. La commune est en outre hors attraction des villes[15],[16].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge et sous l'ancien régime Saint-Laurent-en-Brionnais fait partie du bailliage et du diocèse de Mâcon, de l'archiprêtré de Beaujeu (puis de Charlieu) et de la châtellenie de Châteauneuf[17]. Anthoine de Cray était châtelain de Saint-Laurent-en-Brionnais en 1582[18].

En 1828 est créé un pensionnat de jeunes filles dirigé par les sœurs du Saint-Sacrement[19], il compte alors environ cent élèves recevant une éducation complète. L'école de garçons est tenue par deux religieux de l'ordre de Saint-Viateur.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village prend le nom de « Union ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1970 mars 1977 François Durix    
mars 1977 mars 1983 Paul Bajard    
mars 1983 mars 2001 Bernard Augagneur    
mars 2008 octobre 2012 Catherine Marion[20]    
novembre 2012 En cours Bernard Augagneur    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

En 2018, la commune comptait 325 habitants[Note 2], en diminution de 5,25 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9458128268679269909661 0061 029
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 080998928930922979956946994
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
915921805716663586524600518
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
456443411381391422390369336
2018 - - - - - - - -
325--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il existe une école élémentaire publique à Saint-Laurent-en-Brionnais

Économie[modifier | modifier le code]

Si la commune ne compte plus de commerces, il demeure des artisans et des exploitations agricoles (au nombre de 16)[25]. En 2012 la population active ayant un emploi est de 166 personnes, dont 120 salariés Le nombre d'emplois, salariés et non salariés, existants sur la commune elle-même est de 62.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

L'église est romane pour le chœur[26], l'abside et le clocher, parties pour lesquelles elle est classée au titre des monuments historiques[27]. Les autres parties ont été restaurées au XIXe siècle.

Histoire de l'église[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle l'église fut donnée à l'abbé de Cluny par le vicomte Archambaud Le Blanc lors de son départ pour Jérusalem[28]. La donation est confirmée en 1039 par un acte passé en présence de l'évêque de Mâcon. Elle est érigée en doyenné. Mais, en 1592, les habitants demandent et obtiennent que cette église soit sous la responsabilité d'un curé résident. Deux séries de travaux ont été réalisées au XIXe siècle : Les premiers sont effectués entre 1845 et 1850, la nef est alors reconstruite, sur le projet de Claude Berthier, architecte à Charolles, par l'architecte Antoine Paul Selmersheim. En 1879 sont réalisés des sculptures, des travaux de maçonnerie, la couverture de la flèche, des transepts et de la nef.

Description[modifier | modifier le code]

l'extérieur[modifier | modifier le code]

Le clocher est de plan carré. Il comporte trois étages percées de double baies. Le portail principal a été refait au XIXe siècle. Il représente le christ en gloire, entouré par les symboles des quatre évangélistes.

l'intérieur[modifier | modifier le code]

Les trois nefs sont divisées en quatre travées ; elles sont voûtées par des compartiments d'arêtes séparés par des doubleaux en plein cintre non doublés. La croisée du transept est voûtée par une coupole octogonale sur trompes en cul-de-four ; elle communique avec chaque croisillon par une grande arcade en plein cintre. De nombreux chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux, humains ou animaliers[29]. Plusieurs sculptures en bois peints datent de 1840 environ.

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Manoir[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-en-Brionnais a compté, au Moyen Âge, trois châteaux[30]. Seul subsiste celui de Joux au bourg ; il date du XVe siècle. Il reste la porte d'entrée et des tours. De celui de Corson démoli au milieu du XIXe., il ne reste qu'une tour ; celui du Vigneau, à Montailloux, a complètement disparu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Victor Augagneur (1855-1931) maire de Lyon, est originaire de Saint-Laurent-en-Brionnais. Cet homme politique est médecin et chirurgien. Il fait ses études au petit séminaire de Semur-en-Brionnais. Il est maire de Lyon de 1900 à 1905 et démissionne pour devenir gouverneur général de Madagascar. Par la suite il est ministre, à plusieurs reprises, entre 1911 et 1915.
Nicolas Montmessin, né en 1765 fut prêtre réfractaire en 1791. il se cacha. Il devient curé de Saint-Laurent après le concordat. Il fonda la maison d'éducation pour les filles, dirigées par sœurs du Saint-Sacrement de Mâcon.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. carte IGN 1/25000 Série bleue 2929 E Beaujeu
  2. carte IGN 1/25000 Série bleue 2929 E Beaujeu
  3. carte IGN 1/25000 Série bleue 2929 E Beaujeu
  4. carte géologique BRGM 1/50000 648 Charlieu
  5. https://annaire-mairie.fr/mairie-saint-laurent-en-brionnais.html Découpage administratif. Occupation des sols
  6. carte IGN 1/25000 Série bleue 2929 SB Charlieu
  7. carte IGN 1/25000 Série bleue 2929 E Beaujeu
  8. INSEE;https://www.data.gouv.fr/fr/organisations/institut-nationa-de-la-statistique-et-des-études-économiques. Statistiques et études. Démographie. Evolution et structures de la population. Chiffres détaillés
  9. https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/agreste-données-communales-résultats des recensements agricoles par commune
  10. annauaire-mairie.fr/mairie-saint-laurent-en-brionnais.html. Entreprises sur Saint-Laurent-en-Brionnais
  11. Perroy (Georges), Nadel (Franck) " Saint-Laurent-en-Brionnais" Mémoire Brionnaise no 17 2e tr. 2007 p. 53-57.
  12. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  13. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  17. F. M. D. " Monographie des communes du Charollais et du Brionnais : département de Saône-et-Loire " 1904, Impr. de E. Micolon (Charlieu)  347 p. par F. M. D.... http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34101232h
  18. La Nouvelle revue héraldique : historique et archéologique : organe du Conseil des héraldistes de France Lyon 1936 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32826258r/date
  19. Chaumont (Louis-M.J.) Histoire de M. Agut, prêtre, chevalier de Saint-Pierre, fondateur de l'hospice de la Providence à Mâcon et de la congrégation des sœurs du Saint-Sacrement 1891 E. Vitte (Lyon) 462 p. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb302297723
  20. Démissionnaire [1].
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. http://www.insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=COM-71437
  26. Virey (Jean) L'Architecture Romane dans l'Ancien Diocèse de Mâcon, Mémoires de la Société Eduenne, 1890, tome XVIII
  27. Notice no PA00113437, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. Bénet (Armand) Bazin (Jean Louis) Archives de l'abbaye de Cluny : inventaire général publié d'après les manuscrits inédits des Archives départementales de Saône-et-Loire 1884 impr. de Protat frères (Mâcon) 187 p. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31792459t
  29. L'un d'eux a pour particularité d'être orné d'une dizaine de têtes juxtaposées horizontalement. Au sujet de ces têtes sculptées, lire : « Têtes d'art ou têtards ? A propos des têtes sculptées dans nos églises romanes », article de Martin Raether paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 178 de juin 2014, pages 14 à 17.
  30. Site de la commuanuté de communes du pays Clayettois http://www.pays-clayettois.fr/