Saint-Laurent-de-Muret

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Saint-Laurent-de-Muret
Saint-Laurent-de-Muret et le pic de Mus.
Saint-Laurent-de-Muret et le pic de Mus.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Aumont-Aubrac
Intercommunalité Communauté de communes du Gévaudan
Maire
Mandat
Jean-François de Jabrun
2014-2020
Code postal 48100
Code commune 48165
Démographie
Gentilé Laurentais
Population
municipale
190 hab. (2014 en augmentation de 9,2 % par rapport à 2009)
Densité 4,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 11″ nord, 3° 12′ 27″ est
Altitude Min. 976 m
Max. 1 381 m
Superficie 46,04 km2
Localisation

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Saint-Laurent-de-Muret est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saint-Laurentais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le truc de Muret (1 244 m).

La commune est située dans le Massif central sur la bordure est de l'Aubrac. Le granite prédomine sur la grande majorité du territoire communal mais on compte ici ou là plusieurs petits sommets intéressants d'origine volcanique : le pic de Mus (1 324 m), le truc de Muret (1 244 m) et la Tournelle (1 208 m). Plus à l'ouest, on trouve deux montagnes tabulaires (mesas), buttes témoins de basalte dégagées par l'érosion glaciaire : la montagne de Rabios (1 353 m) — caractérisée au sud par un imposant éboulis et par une grosse pierre (moure dé l'égo - museau de la jument) en bordure du vide — et la montagne « Plô du Faltre » (1 380 m), point culminant de la commune.

Plusieurs cours d'eau descendent de ces hauteurs et s'en vont rejoindre la Colagne : la Biourière au sud (belle vallée glaciaire), le Piou, le ruisseau de Saint-Laurent et le ruisseau de Sinières (par la Crueize), constituant de beaux parcours de pêche à la truite.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Laurent-de-Muret
Prinsuéjols Le Buisson
Marchastel Saint-Laurent-de-Muret Antrenas
Les Salces Chirac

Habitat[modifier | modifier le code]

Le Mas et le Recoux.

L'habitat dans la commune est relativement dispersé et est composé de petits hameaux ou de fermes étagés à différentes altitudes.

Au sud, dans la vallée du Piou, se trouvent les hameaux les moins élevés : le Mas (1 100 m), constitué autour d'une ancienne ferme fortifiée, et Vergnecroze (1 130 m). Un peu plus vers l'ouest, un peu à l'écart, se trouvent la ferme du Sauvage (1 180 m) et celle de Bonalbert (1 200 m).

Plus à l'ouest, on trouve dans la vallée de la Biourière, au terminus de la route, le hameau très isolé de la Blatte (1 190 m). Quelques kilomètres au nord-est de la Blatte, se trouve Saint-Laurent (1 180 m), chef-lieu de la commune (église du XIXe siècle, mairie, salle des fêtes). Une petite route permet de rejoindre au sud-ouest Vergnecroze (par le col de Bourgnogue) et Muret (1 200 m) au pied de son rocher.

En traversant la D 900 (qui va de Marvejols à Nasbinals), on peut rejoindre Chantegrenouille et le Chayla. En reprenant la D 900 vers Nasbinals, on arrive dans la partie haute de la commune : une petite route qui part sur la gauche mène à Chaldecoste (1 250 m) et Taupinet (1 300 m, plus haut hameau de la commune). Un peu plus loin sur la D 900, un peu à l'écart, se trouve Sinières (1 220 m, un des trois plus gros hameau de la commune avec Saint-Laurent et le Mas).

Un peu plus loin, se trouve la ferme du Cornage. Enfin, après avoir passé un petit col sur la D 900, on prend une petite route à gauche qui mène à la ferme du Faltre (1 280 m), connue dans la région pour l'extrême rudesse de son climat. Juste au-dessus, la montagne « Plô du Faltre » est d'ailleurs le point culminant de la commune (1 380 m) et son buron est l'un des plus hauts de la région (1 356 m).Taupinet et le Faltre sont parmi les lieux de vie du Massif central qui connaissent les conditions climatiques les plus rudes en raison du froid hivernal, des vents violents et de l'enneigement très important (d'autres villages dans la Margeride ou au mont Mézenc sont aussi hauts en altitude mais le climat y est plus sec et leur position plus abritée).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Saint-Laurent-de-Muret
Période Identité Étiquette Qualité
1811 1817 Jean GRANIER    
1817 1826 Dominique JARROUSSE    
1826 1831 Jean-François REMIZE    
1831 1847 Jean-Guillaume LAURENS    
1847 1848 Jerôme SALLES    
1848 1870 Jean-LAURENS    
1870 1881 André LAURENS    
1881 1885 Paulin JAILLET    
1885 1912 Jean-Baptiste DELPRAT    
1912 1925 Xavier TIEULON    
1925 1929 Justin GRANIER    
1929 1959 Léopold GELY    
1959 1965 Raymond GERBAL    
1965 1983 Albert LAURENS    
1983 2008 Louis BRASSAC    
2008 en cours Jean-François de JABRUN    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2014, la commune comptait 190 habitants[Note 1], en augmentation de 9,2 % par rapport à 2009 (Lozère : -1,04 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 252 463 480 513 650 645 676 590
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
615 634 601 659 671 702 671 600 597
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
616 575 544 502 521 563 603 571 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
304 277 218 188 182 164 169 170 170
2013 2014 - - - - - - -
187 190 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie est entièrement tournée vers l'agriculture et en particulier l'élevage bovin pour la viande (production de broutards et de génisses). La race Aubrac est prédominante dans les exploitations. Celles-ci, beaucoup moins nombreuses qu'il y a 30 ans, sont par contre plus grandes qu'autrefois et se caractérisent par des bâtiments de stabulation imposants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-la-Montagne au sommet du pic de Mus.
  • Église du XIXe siècle.
  • Statue de Notre-Dame-de-la-Montagne sur le pic de Mus (lieu d'un ancien pèlerinage).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Au village du Mas, a vécu l'écrivain Jean Rustique (1889-1977). Né à Sainte-Lucie, commune de Saint-Léger-de-Peyre, cet auteur s'est profondément attaché à ce coin de Lozère et a écrit de nombreuses pages sur les gens du pays, la nature, la pêche ou la chasse dans un style qui fait un peu penser à Jean Giono ou Marcel Pagnol. Bien que l'occitan ne soit pas sa langue maternelle, Jean Rustique écrit dans un français mâtiné de nombreuses expressions occitanes ou dérivées de l'occitan (comme dans cette phrase tirée d'un texte paru dans le Chasseur français en  : « Espérez un peu, monsieur le Curé, que je pose cette bête sur la table ! »[5]). Ses œuvres les plus connues sont : De Garabit à Mur-de-Barrez... sans âne (1928), Pays d'Aubrac (1931), Marie-Hélène (1939), Le Fil d'Ariane (1968?).

En 1849 à Saint-Laurent-de-Muret, vécut le célèbre rebouteux Pierrounet où il travaillait en tant que cantalès. Il a sa statue à Nasbinals où il a exercé plus tard. L'histoire dit qu'il aurait appris à soigner en s'exerçant sur les veaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  5. Jean Rustique, « Confiteor », Le Chasseur français, no 652,‎ , p. 332 (lire en ligne)