Saint-Laurent-d'Arce

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Saint-Laurent-d'Arce
Portail au nord de l'église Saint-Laurent.
Portail au nord de l'église Saint-Laurent.
Blason de Saint-Laurent-d'Arce
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Blaye
Canton Le Nord-Gironde
Intercommunalité Communauté de communes du Cubzaguais
Maire
Mandat
Jacques Bastide
2014-2020
Code postal 33240
Code commune 33425
Démographie
Gentilé Saint-Laurentais
Population
municipale
1 416 hab. (2014 en augmentation de 4,27 % par rapport à 2009)
Densité 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 08″ nord, 0° 28′ 08″ ouest
Altitude Min. 3 m
Max. 46 m
Superficie 8,07 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-saintlaurentdarce.com/

Saint-Laurent-d'Arce est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans le Cubzaguais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Laurent-d'Arce
Tauriac Cézac
Prignac-et-Marcamps Saint-Laurent-d'Arce Peujard
Saint-Gervais Virsac

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Moron.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à saint Laurent, martyr du IIIe siècle, et au mot latin arx qui signifie « citadelle »[1].

En gascon, le nom de la commune est Sent Laurenç d'Arce.

Ses habitants sont appelés les Saint-Laurentais[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte de racloirs datant du Moustérien (entre 70 000 et 35 000 avant Jésus-Christ) indique que le site de la commune est occupé dès le Paléolithique moyen[1].

À l’époque gallo-romaine, une citadelle est implantée, pour protéger la voie romaine qui relie Burdigala (Bordeaux) à Santonum (Saintes)[1].

Au XIe siècle, une église paroissiale est bâtie, puis, au XIIe siècle, une chapelle dédiée à sainte Quitterie est construite par les Templiers au lieu-dit Magrigne. La paroisse se trouve sur un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle[1].

Au XVIIIe siècle, des carrières souterraines sont ouvertes pour l’extraction de la pierre de Bourg. Ainsi, la commune participe à la construction de la ville de Bordeaux ainsi que celle de ponts. Ultérieurement, de l'entre-deux-guerres jusqu'aux années 1950, les carrières de pierre, devenues inutilisées, sont transformées en champignonnières, pour la production de champignons de Paris[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2001 Michel Carrique    
mars 2001 en cours
(au 23 décembre 2014[3])
Jacques Bastide UMP-LR  
Les données manquantes sont à compléter.

Arrondissement[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Blaye depuis 2006[4].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2014, la commune comptait 1 416 habitants[Note 1], en augmentation de 4,27 % par rapport à 2009 (Gironde : +6,37 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
858 719 734 787 856 835 794 859 775
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
877 882 874 849 818 827 829 881 886
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
922 855 813 700 666 711 656 597 625
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
703 782 877 1 020 1 140 1 057 1 260 1 289 1 370
2014 - - - - - - - -
1 416 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

L'église est située au centre du village. Elle fut construite au XIe-XIIe siècle, puis dotée d'un puissant clocher barlong. Léo Drouyn indique : « Au XVIe siècle, on a rebâti l'église presque entière et on l'a fortifiée de manière à en faire une sorte de citadelle capable de résister longtemps à une troupe de gens armés. » Son portail construit en avant-corps, dont les voussures en arc brisé retombent sur des chapiteaux de feuillage correspond à la deuxième campagne de travaux, située au XIIIe siècle, et contemporaine de l'édification du clocher; il remplace probablement le premier portail roman[10]. Au fond de l'avant-corps, la porte est ornée au XVIe siècle de motifs du gothique flamboyant. La nef s'accompagne d'un bas côté voûté en étoile dont les clefs sont bordées d'un cordage. Jusque vers 1880, elle était entourée d'un vaste cimetière. L'église est inscrite à l'Inventaire des Monuments historiques par arrêté du 21 décembre 1925.

La chapelle Sainte-Quitterie de Magrigne[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Quitterie

L'église Sainte-Quitterie est une chapelle hospitalière des Templiers a été bâtie au XIIe siècle et elle est dédiée à sainte Quitterie. La chapelle était un sanctuaire au XIIIe siècle, attribué aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Elle est de style roman et n'a aucune fenêtre latérale à cause des bâtiments qui s'élevaient sur ses côtés. La nef unique est soutenue par de larges contreforts plats et bâtie avec de très belles pierres, elle est couverte d'un berceau brisé sans doubleau. Le chevet est plat et percé d'un élégant triplet aux ouvertures étroites et hautes. Léo Drouyn indique qu'un « cordon horizontal divise l'extérieur en deux étages, et les flancs nord et sud sont surmontés d'une corniche supportant des modillons semblables à ceux de la chapelle de la Magdeleine à Saint Émilion ». La porte du XIIIe siècle est surmontée d'une longue lancette et le pignon se termine par un clocher-arcade géminé. On retrouve des traces de peintures du XIIIe siècle ; Léo Drouyn conclut qu'elle doit être une des dernières ornées de peintures de cette époque. Abandonnée, envahie par les herbes folles, les animaux de la ferme, elle fut restaurée et rendue au culte en 1895. Un pèlerinage est organisé chaque année pour la fête de la Pentecôte. La chapelle est classée Monument historique par arrêté du 10 novembre 1921.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Laurent-d'Arce Blason Taillé abaissé à senestre, au premier d'azur à l'église du lieu, faillie à senestre, au trait et maçonnée de sable, senestrée en chef d'une croisette de Malte de sable, surmontés de l'inscription « SAINT LAURENT D'ARCE » en lettres de sable ordonnées en arc de cercle, au second d'or au champignon accosté à dextre d'un autre plus petit et à la grappe de raisin feuillée, les deux meubles au trait de sable et rangés en bande[11].
Détails Officiel, présent sur le site internet de la commune[12]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • ARHAL, Magrigne, témoignage d’histoire, édition ARHAL, 1998
  • Claude Bardeau, Saint-Laurent d’Arx, 2002
  • ARHAL, Saint-Laurent d’Arce par ses cartes postales, édition ARHAL, 2008
  •  Christophe Meynard, Phred, Le Cubzaguais, un siècle en 100 photos, éd. ARHAL, 2015

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Saint-Laurent-d’Arce sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 26 décembre 2014.
  2. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  3. Association des Maires de Gironde.
  4. Arrêté préfectoral du 22 mars 2006, p. 48.
  5. Annuaire des villes jumelées
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. Michelle Gaborit, notice Saint-Laurent d'Arce - église Saint-Laurent, in Léo Drouyn et la Haute-Gironde, Les albums de dessin, vol. 12, Éditions de l'Entre-deux-Mers, 2005, (ISBN 2-913568-33-5), p. 82
  11. Saint-Laurent-d'Arce sur Armorial de France.
  12. Saint-Laurent-d'Arce, histoire.