Saint-Léon (Allier)

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Saint-Léon
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Moulins-2[1]
Intercommunalité Communauté de communes Entr'Allier Besbre et Loire
Maire
Mandat
Christian Lafaye
2014-2020
Code postal 03220
Code commune 03240
Démographie
Population
municipale
627 hab. (2014)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 12″ nord, 3° 41′ 15″ est
Altitude Min. 245 m – Max. 442 m
Superficie 33,62 km2
Localisation

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Saint-Léon

Saint-Léon est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dernier contrefort au nord du Massif central, le puy Saint-Ambroise est situé à l'extrémité nord des monts de la Madeleine et culmine à l'altitude de 442 mètres ; il offre une vue impressionnante sur 7 départements (Cher, Nièvre, Saône-et-Loire, Loire, Rhône, Puy-de-Dôme et Allier).

La commune se trouve dans les Basses Marches du Bourbonnais.

Six communes sont limitrophes de Saint-Léon[2] :

Communes limitrophes de Saint-Léon
Vaumas Saligny-sur-Roudon
Châtelperron Saint-Léon Liernolles
Sorbier Montcombroux-les-Mines

Histoire[modifier | modifier le code]

Voisine de quatre kilomètres de Châtelperron, où se trouvait une fabrique de silex taillé et qui a donné son nom à la période castelperronienne, Saint-Léon n'a pas gardé de trace de la préhistoire néolithique (35 000 ans av. J.-C.), si ce n'est quelques objets taillés.

Un petit prieuré roman s'établit en haut du puy Saint-Ambroise au XIe siècle avec une communauté de moines bénédictins. Ces moines, après avoir défriché la forêt de chênes, cultivaient la vigne sur les pentes. Au cours des siècles, cette communauté s'enrichit de nombreuses propriétés et fut rattachée à l'abbaye de Cluny. Ce prieuré durera jusqu'à la Révolution de 1789, date à laquelle les moines furent exécutés et enterrés sur place, leurs tombes étant encore visibles.

Une foire à « la Montagne » avait également lieu en haut du puy Saint-Ambroise une fois par an, attirant plusieurs centaines de marchands. Celle-ci fut abandonnée à la fin du XIXe siècle, après 400 ans de présence.

Joseph Beauchamp, propriétaire de nombreux domaines, fut député de la Convention, époque (1792-1795) à laquelle le nom du village fut laïcisé en Puy-la-Montagne[3].

Après la Révolution de 1848, fin juillet, lors des premières élections municipales au suffrage universel masculin, Gilbert Billard est élu maire de la commune ; c'était un petit propriétaire agricole (au Puy), ancien boulanger, comme son père, Charles ; le nouveau maire a 32 ans et prend la place de M.Jacob, grand propriétaire sur la commune ; G.Billard n'a assuré ses fonctions que jusqu'à la fin du mois de décembre 1848 : ses idées lui valent d'être révoqué par la préfecture ; à partir d'avril 1849, M.Jacob assure de nouveau, les fonctions de maire[4]. En décembre 1851, Gilbert Billard essaiera sans succès de lutter contre le coup d'État du futur empereur Napoléon III, en dirigeant une colonne de républicains jusqu'à Jaligny ; cette action lui vaudra d'être condamné à la déportation à Cayenne[5]. Il s'enfuira et ira vivre aux États-Unis. Une rue du village lui rend hommage, la rue « Billard le Proscrit ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 mars 2008 Marcel Thain    
mars 2008 en cours Christian Lafaye[6]   Ingénieur
réélu en 2014

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 627 habitants, en augmentation de 5,2 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
861 665 835 899 921 973 999 1 011 1 058
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 006 1 083 1 187 1 216 1 354 1 434 1 431 1 416 1 426
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 356 1 389 1 332 1 097 1 054 1 037 1 011 965 920
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
923 893 858 773 721 652 607 614 627
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Dans ce village essentiellement agricole, l'élevage de bovins charolais est dominant, on note aussi plusieurs élevages de volailles et un éleveur de porcs en plein air.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Table d'orientation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-265 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Allier.
  2. Géoportail (consulté le 21 novembre 2016).
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. registre d'état civil de StLéon, Archives départementales
  5. les Républicains démocrates de l'Allier, 1848-1851, Archives départementales,
  6. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 7 juin 2014).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .