Saint-Léon (Allier)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Léon.

Saint-Léon
Saint-Léon (Allier)
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Moulins-2[1]
Intercommunalité Communauté de communes Entr'Allier Besbre et Loire
Maire
Mandat
Christian Lafaye
2014-2020
Code postal 03220
Code commune 03240
Démographie
Population
municipale
601 hab. (2015 en diminution de 0,17 % par rapport à 2010)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 12″ nord, 3° 41′ 15″ est
Altitude Min. 245 m
Max. 442 m
Superficie 33,62 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Allier

Voir sur la carte administrative de l'Allier
City locator 14.svg
Saint-Léon

Géolocalisation sur la carte : Allier

Voir sur la carte topographique de l'Allier
City locator 14.svg
Saint-Léon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Léon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Léon

Saint-Léon est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dernier contrefort au nord du Massif central, le puy Saint-Ambroise est situé à l'extrémité nord des monts de la Madeleine et culmine à l'altitude de 442 mètres ; il offre une vue impressionnante sur 7 départements (Cher, Nièvre, Saône-et-Loire, Loire, Rhône, Puy-de-Dôme et Allier).

La commune se trouve dans les Basses Marches du Bourbonnais.

Six communes sont limitrophes de Saint-Léon[2] :

Communes limitrophes de Saint-Léon
Vaumas Saligny-sur-Roudon
Châtelperron Saint-Léon Liernolles
Sorbier Montcombroux-les-Mines

Histoire[modifier | modifier le code]

Voisine de quatre kilomètres de Châtelperron, où se trouvait une fabrique de silex taillé et qui a donné son nom à la période castelperronienne, Saint-Léon n'a pas gardé de trace de la préhistoire néolithique (35 000 ans av. J.-C.), si ce n'est quelques objets taillés.

Un petit prieuré roman s'établit en haut du puy Saint-Ambroise aux environs du XIe siècle avec une communauté de moines. Ces moines défrichèrent la forêt de chênes au sommet du Puy pour construire le Prieuré. Ils cultivaient la vigne (qu'ils faisaient venir de Bourgogne) sur les pentes, plantèrent des noyers, eurent des troupeaux. Dans le XIIe siècle le prieuré est sous la dépendance de l'illustre Abbaye de Mozat (actuelle Mozac dans le Puy de Dôme). Au cours du XIIIe siècle, l'abbaye mère de Mozat ayant accepté la domination de la très puissante Abbaye de Cluny, les moines du Prieuré St. Ambroise des Monts (ancien nom du prieuré) durent se plier à la règle de Saint Benoît. Au cours des siècles, cette communauté s'enrichit de nombreuses propriétés et était devenue prospère. A la Révolution, ce fut la ruine de toutes les communautés religieuses et par conséquent celle, aussi, du Prieuré Saint Ambroise.

Une foire à « la Montagne » avait également lieu en haut du puy Saint-Ambroise une fois par an, le lendemain de l'Ascension, attirant plusieurs centaines de marchands. Celle-ci fut abandonnée à la fin du XIXe siècle, après 400 ans de présence.

Joseph Beauchamp, propriétaire de nombreux domaines, fut député de la Convention, époque (1792-1795) à laquelle le nom du village fut laïcisé en Puy-la-Montagne[3].

Après la Révolution de 1848, fin juillet, lors des premières élections municipales au suffrage universel masculin, Gilbert Billard est élu maire de la commune ; c'était un petit propriétaire agricole (au Puy), ancien boulanger, comme son père, Charles ; le nouveau maire a 32 ans et prend la place de M. Jacob, grand propriétaire sur la commune ; G. Billard n'a assuré ses fonctions que jusqu'à la fin du mois de décembre 1848 : ses idées lui valent d'être révoqué par la préfecture ; à partir d'avril 1849, Jacob assure de nouveau les fonctions de maire[4]. En décembre 1851, Gilbert Billard essaiera sans succès de lutter contre le coup d'État du futur empereur Napoléon III, en dirigeant une colonne de républicains jusqu'à Jaligny[5] ; cette action lui vaudra d'être condamné à la déportation à Cayenne. Le 12 septembre 1852[6], Gilbert s'évade de ce bagne, aménagé justement pour accueillir les républicains les plus sévèrement condamnés ; il ira vivre aux États-Unis où sa famille le rejoindra. Gilbert meurt dans le Kansas, en 1870, à l'âge de 53 ans[7]. Son fils, Benoît, né à Saint-Léon en 1846, deviendra le maire de Topeka, la capitale de l’État du Kansas, de 1910 à 1914[8]. Une rue de Saint-Léon rend hommage à Gilbert Billard : la rue « Billard le Proscrit ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 mars 2008 Marcel Thain    
mars 2008 en cours Christian Lafaye[9]   Ingénieur
réélu en 2014

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2015, la commune comptait 601 habitants[Note 1], en diminution de 0,17 % par rapport à 2010 (Allier : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8616658358999219739991 0111 058
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0061 0831 1871 2161 3541 4341 4311 4161 426
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3561 3891 3321 0971 0541 0371 011965920
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
923893858773721652612607614
2015 - - - - - - - -
601--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Dans ce village essentiellement agricole, l'élevage de bovins charolais est dominant, on note aussi plusieurs élevages de volailles et un éleveur de porcs en plein air.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Table d'orientation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Beauchamp, député à la Convention.
  • Gilbert Billard, maire élu sous la Deuxième République et condamné politique après le coup d'État du 2 décembre 1851.
  • Jean Couy (1910-1983), artiste peintre de la Nouvelle école de Paris, vécut à Saint-Léon qu'il découvrit par les attaches familiales de son épouse Marguerite Couy (née Bayon), également artiste peintre. Ils y sont tous deux inhumés.
  • Gilbert Montagné, chanteur, dont les parents ont toujours vécu sur la Montagne et qui vit dans la commune voisine du Donjon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-265 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Allier.
  2. Géoportail (consulté le 21 novembre 2016).
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Registre d'état civil de Saint-Léon.
  5. Les Républicains démocrates de l'Allier, 1848-1851, A.D. Allier
  6. « Inventaire des condamnés au bagne », sur ANOM.
  7. « Gilbert Billard (1816-1870) », sur www.findagrave.com (consulté le 8 mars 2018)
  8. (en) « Julius Benoit Billard - Kansas Memory », sur www.kansasmemory.org (consulté le 4 mars 2018)
  9. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 7 juin 2014).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.