Saint-Léger-sur-Sarthe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Léger.

Saint-Léger-sur-Sarthe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Alençon
Canton Radon
Intercommunalité Vallée de la Haute Sarthe
Maire
Mandat
Didier Rattier
2017-2020
Code postal 61170
Code commune 61415
Démographie
Gentilé Unionais
Population
municipale
383 hab. (2015 en augmentation de 12,32 % par rapport à 2010)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 15″ nord, 0° 20′ 27″ est
Altitude Min. 138 m
Max. 171 m
Superficie 13,25 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Orne

Voir sur la carte administrative de l'Orne
City locator 14.svg
Saint-Léger-sur-Sarthe

Géolocalisation sur la carte : Orne

Voir sur la carte topographique de l'Orne
City locator 14.svg
Saint-Léger-sur-Sarthe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Léger-sur-Sarthe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Léger-sur-Sarthe

Saint-Léger-sur-Sarthe est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 383 habitants[Note 1] (les Unionais[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Léger-sur-Sarthe[2]
Les Ventes-de-Bourse Marchemaisons Saint-Aubin-d'Appenai,
Le Mêle-sur-Sarthe
Les Ventes-de-Bourse Saint-Léger-sur-Sarthe[2] Saint-Julien-sur-Sarthe
Roullée (Sarthe) Roullée (Sarthe) Barville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, Saint-Léger se nommait Saint Léger de Poilley (Sancti Leodegarii de Polleio).

La paroisse était dédiée à Léger d'Autun.

Pendant la Révolution, Saint-Léger s’est appelé L’Union-sur-Sarthe, la commune en a gardé son gentilé.

Histoire[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Au XIe siècle, le seigneur du lieu se dénommait Guillaume de Poilley. Il fonda la première chrétienté et fit construire une église dédiée à saint Léger. Il tenait son fief d’Olivier de Bellême, seigneur du Mesle, fils de Guillaume II de Bellême[3].

La motte castrale contrôle un passage de la Sarthe en aval du Mêle sur une voie qui mène en ligne droite de Bellême à Sées. À cette fonction routière et stratégique s’ajoute un rôle dans la mise en valeur du secteur méridional de la forêt de Bourse. La motte de Saint-Léger, ainsi que celles de Boitron, d’Essay et du Mesle, a soutenu l’avancée des défrichements de la forêt de Bourse qui était proche comme l’indique le toponyme de la Haie de Poilley[3]. Le château sur la motte a certainement été détruit pendant les guerres avec les Anglais, comme tous les autres châteaux à proximité.

En 1101, Robert de Poilley, fils de Guillaume, donne à l’abbaye Saint-Martin de Séez tout ce qu’il possédait dans l’église de Saint-Léger [4]

Les principaux seigneurs de Saint-Léger à partir du XVe siècle sont les familles de Loisel, de Château-Thierry, et des Acres de l’Aigle au moment de la Révolution. Ils rendaient hommage au seigneur du Mesle. Le fief de Poëley dépendait de celui de Saint Léger; les principaux seigneurs sont les Poilley, Loisel, d'Anthenaise et Château-Thierry. Sur ce fief, s’élevait la chapelle Sainte-Anne de Poëley dont il ne reste plus rien [5]

Pendant la Révolution, Saint-Léger s’est appelé L’Union-sur-Sarthe, la commune en a gardé son gentilé.

Au XIXe et au début du XXe siècle, il y avait trois grands élevages de trotteurs anglo-normand à Saint-Léger-sur-Sarthe[6].

  • Le petit Bouveuche (M. Rathier) ;
  • Le Logis (M. Jean Louis Lindet, 1810-1861). Il est à l’origine de l’élevage de Saint-Léger qui sera un des plus célèbres jusqu’au début du XXe siècle.
Ses deux fils Charles (1837-1874) et Dominique (1838-1908) poursuivent l’œuvre de leur père. Ils créent la race Lindet en achetant la jument Pégriotte dont la descendance rapporta plus d’un million à ses propriétaires. Cet élevage était connu de tous les autres éleveurs français et obtint de nombreuses primes dans tous les grands concours nationaux. Le haras de Saint-Léger fut liquidé (faute de successeur) le mercredi 4 novembre 1908. Dominique Lindet a reçu la Légion d’honneur[6].
  • La Haie de Poeley (M. Jules Drouin et son gendre M. Ovide Moulinet.
Ce haras était connu pour la qualité de ses trotteurs. Le prix du Président de la République a été gagné en 1913 par Kebir de l’élevage Moulinet. Le Prix Ovide Moulinet, course hippique de trot attelé se déroulant au mois de février sur l'hippodrome de Vincennes rend hommage à ce propriétaire[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995[7] mars 2017 Christophe de Balorre[8] RPR puis UMP puis DVD Directeur de maison familiale rurale, conseiller départemental, vice-président puis président (2017) du conseil départemental
mars 2017[9] en cours Didier Rattier   Retraité, président de l'office de tourisme du Mêle-sur-Sarthe
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2015, la commune comptait 383 habitants[Note 2], en augmentation de 12,32 % par rapport à 2010 (Orne : -1,72 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Saint-Léger-sur-Sarthe a compté jusqu'à 681 habitants en 1836.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
625586614655681646613600625
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
595549536514483459478400380
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
381388360348357343342329289
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
299273316328296330335340370
2015 - - - - - - - -
383--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Situé au bord de la Sarthe, le village de Saint-Léger possède une motte castrale bien conservée et une belle église d'origine romane. Au pied de celle-ci on peut remarquer le bel ensemble du logis seigneurial. Sur la commune, les bâtiments les plus remarquables sont le château des Noës, le manoir de Poëley reconstruit sur un vieux site, le Petit et le Grand Bouveuche, le Moulin de Bouveuche et la Haie de Poëley.

L'église Saint-Léger abrite une Vierge à l'Enfant du XVIe siècle classée à titre d'objet aux Monuments historiques[14].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Guillaume de Poilley est cité parmi les compagnons de Guillaume le Conquérant qui ont participé à la conquête de l'Angleterre en 1066. Marie Françoise de Château-Thierry épouse de René Augustin d’Érard baron de Ray, colonel du régiment du Maine, brigadier des armées du roi. Le général de Bonvoust, (Officier au moment de la Révolution, il n’émigre pas, se distingue dans l’armée des Bleus pendant la guerre de Vendée, est nommé général par la Convention ; il est destitué peu après comme noble). L’abbé Tabourier, dernier curé de Saint-Léger, auteur de « La Causerie pastorale à Saint Léger », historien local[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ouest-france.fr - Mairie de Saint-Léger-sur-Sarthe » (consulté le 28 décembre 2010)
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. a b et c Gérard Louise La seigneurie de Bellême au Xe-XIIe siècle, 1990 société d’Art et d’’Histoire du Pays-Bas Normand.
  4. Vicomte du Motey, Origines de la Normandie. Robert II de Bellême
  5. Abbé Tabourier, La causerie pastorale de Saint Léger 1923-1928
  6. a b et c Dominique Foussard, Le cheval anglo-normand au 19ème siècle
  7. « Allocution prononcée par Alain Lambert le 5 janvier 2008 lors de la remise de la médaille de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite à Christophe de Balorre » [PDF], sur le blog d'Alain Lambert (consulté le 2 novembre 2014)
  8. a et b Réélection 2014 : « Saint-Léger-sur-Sarthe (61170) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 juin 2014)
  9. « Didier Rattier, nouveau maire pour la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 février 2018)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Statue : Vierge à l'Enfant adorée par un donateur », notice no PM61000619, base Palissy, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :