Saint-Léger-de-Montbrillais

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Saint-Léger-de-Montbrillais
Saint-Léger-de-Montbrillais
L'église Saint-Léger.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Loudun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
René Ragot
2014-2020
Code postal 86120
Code commune 86229
Démographie
Population
municipale
349 hab. (2017 en diminution de 7,43 % par rapport à 2012)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 20″ nord, 0° 02′ 34″ ouest
Altitude Min. 39 m
Max. 115 m
Superficie 10,40 km2
Localisation
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Saint-Léger-de-Montbrillais

Saint-Léger-de-Montbrillais est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

À l'extrême nord-ouest du département de la Vienne, la commune de Saint-Léger de-Montbrillais est limitrophe du département de Maine-et-Loire (commune d'Épieds).

Le bourg de Saint-Léger-de-Montbrillais, situé au carrefour des routes départementales 19 et 56, se situe en distances orthodromiques, dix kilomètres au sud-est de Montreuil-Bellay et douze kilomètres au nord-ouest de Loudun.

La principale artère qui dessert la commune reste néanmoins, un kilomètre au nord du bourg, la route nationale 147.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Épieds Morton Rose des vents
Pouançay N Les Trois-Moutiers
O    Saint-Léger-de-Montbrillais    E
S
Berrie

Histoire[modifier | modifier le code]

Les deux dolmens de la Fontaine de Son témoignent de l'occupation du territoire à l'époque néolithique.

Comme le reste de la France, Saint-Léger-de-Montbrillais accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution ; un autre est planté au hameau de Bessé. Ils deviennent les lieux de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires. En tant que symbole, celui de Saint-Léger est abattu au moment de la réaction royaliste, en 1799, puis replanté et protégé par des patrouilles[1].

Dans la nuit du 26 au 27 mars 1942, une opération pick up a lieu à Saint-Léger. Un Westland Lysander piloté par Guy Lockhart se pose de nuit sur un terrain clandestin au nord du village, et y débarque le colonel Rémy (Gilbert Renault), fondateur du réseau de la confrérie Notre-Dame, et rembarque deux passagers, Christian Pineau et François Faure, qu’il emporte vers l’Angleterre[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2008 Catherine Hupon   Auxiliaire de vie
mars 2008   René Ragot[3]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2017, la commune comptait 349 habitants[Note 1], en diminution de 7,43 % par rapport à 2012 (Vienne : +1,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
517491499534620638565858885
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
873862859792794802798775773
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
706766737687664635636640541
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
544534444420427405389387385
2013 2017 - - - - - - -
371349-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[8], il n'y a plus que 14 exploitations agricoles en 2010 contre 16 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont faiblement augmenté et sont passées de 1 263 hectares en 2000 à 1 286 hectares en 2010[8]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[9].

50 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orge et maïs), 18 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 2 % pour les protéagineux[8].

En 2000 comme en 2010, 84 hectares sont consacrés à la vigne[8]. Le vignoble du Loudunais propose des vins d'appellation saumur, issus des cépages chenin et cabernet. Les vins ont l'appellation officielle : AOC saumur. Ce sont des vins blancs ou rouges, vinifiés selon la méthode traditionnelle ou transformés en crémant de Loire. Une route touristique du vignoble sinuant à travers ses coteaux crayeux permet de découvrir les caveaux et les chais de dégustation qui sont creusés dans le tuffeau.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Alexandre Caffin (1751-1828), général des armées de la République, est décédé dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 146-147 et 153
  2. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, , 348 p. (ISBN 2-84561-203-6), p. 57
  3. Fichier des maires de la Vienne sur le site de la Préfecture. Consulté le 8 juillet 2009
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. Agreste – Enquête Structure 2007
  10. Notice no PA00105696, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Notice no PA00105697, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Logis de Rouvraye », notice no PA86000037, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 5 novembre 2011.
  13. Logis de la Rouvraye sur le site de la DRAC Poitou-Charentes. Consulté le 5 novembre 2011.
  14. « Église de Saint-Léger-de-Montbrillais », notice no PA00105698, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 5 novembre 2011.