Saint-Léger-Magnazeix

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Saint-Léger-Magnazeix
Le prieuré des Bronzeaux.
Le prieuré des Bronzeaux.
Blason de Saint-Léger-Magnazeix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement de Bellac
Canton Châteauponsac
Intercommunalité Communauté de communes Haut-Limousin en Marche
Maire
Mandat
Josiane Demousseau
2014-2020
Code postal 87190
Code commune 87160
Démographie
Gentilé Saint-Léginauds
Population
municipale
503 hab. (2014)
Densité 9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 17′ 18″ nord, 1° 14′ 52″ est
Altitude Min. 199 m – Max. 322 m
Superficie 55,71 km2
Localisation

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Liens
Site web stlegermagnazeix.com/

Saint-Léger-Magnazeix est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Léger-Magnazeix en Haute-Vienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Léger-Magnazeix[1]
Tersannes Jouac          Cromac Mailhac-sur-Benaize
Saint-Léger-Magnazeix[1]
Magnac-Laval Dompierre-les-Églises Saint-Hilaire-la-Treille

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivières et ruisseaux :

La commune est arrosée par :

  • la rivière l'Asse
  • le ruisseau du Ris
  • le ruisseau de la Chaussade
  • le ruisseau du Poux

Étangs :

  • l'étang de la Chaussade
  • l'étang de Murat
  • l'étang d'Heru
  • l'étang des lugeries
  • l'étang de Lavaud


Géologie[modifier | modifier le code]

  • Exploitations minières :

La mine à ciel ouvert et la tranchée des Loges ont produit un total de 609,399 tonnes d'uranium, pendant sa période d'exploitation (1958-1998), avec un minerai d'une teneur moyenne de 3,34 [2].


Transports[modifier | modifier le code]

Le Tram (tramway électrique)[modifier | modifier le code]

Le 7 mars 1913, est inauguré le dernier tronçon (Châteauponsac - Saint-Sulpice-les-Feuilles, 27 km) de la ligne de tramway no 2 allant de Saint-Sulpice-les-Feuilles à Limoges passait par Arnac-la-Poste, Saint-Hilaire-la-Treille et Saint-Sornin-Leulac.

Il faut noter que Saint-Léger-Magnazeix n'est pas desservie directement.

Les clients de Saint-Léger devaient donc s'organiser pour rejoindre ce tramway à la station de La Salesse, commune de Mailhac-sur-Benaize, à 6 km, ou au terminus de Saint-Sulpice-les-Feuilles. En 1935,le tramway no 202 faisait le voyage tous les jours, en partant de Saint-Sulpice-les-Feuilles à 5 h 10 pour rejoindre la gare des Charentes à Limoges à 8 h 28. De même, le tramway no 205 repartait de Limoges, même gare, à 17 h 18 pour revenir à Saint-Sulpice-les-Feuilles à 20 h 35. Il était donc possible de se rendre à Limoges pour la journée[3].

Vitesse du tram :

  • en ville : 30 km/h ;
  • hors agglomération : 50 km/h.

Alimentation électrique

La compagnie des chemins de fer départementaux de la Haute-Vienne produisait son courant électrique. Il était principalement fourni par l'usine hydroélectrique de Bussy-Varache, sur la Vienne près d'Eymoutiers. À elle seule, elle pouvait alimenter l'ensemble des 318 km du réseau et le surplus de production était vendu aux communes desservies par le tramway.

En période de bas étiage, une centrale thermique fonctionnant au charbon et à la vapeur, située à Limoges était utilisée en complément.

Le courant alternatif ainsi produit était du 10 000 volts avec une fréquence de 25 Hz[4].

L'autobus[modifier | modifier le code]

Après la Deuxième Guerre mondiale, le tramway sera remplacé par l'autobus, plus rapide, plus confortable et plus souple d'utilisation.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie de l'habitat[modifier | modifier le code]

En sus de son bourg, l'habitat de la commune est constitué d'un grand nombre de villages (57) :

Bellevue, Bordessoulle, Chez Bellat, Chez Cruaud, Chez Jammet, Chez Gueunier, Chez Massiat, Chez Mayaud, Chez Trillard, la Chatre, la Chaussade (Moulin de), la Commanderie, la Roche, la Verriere, le Bost, le Bronzeau, le Camp de César, le Chêne Vert, le Coudert, le Couteil, le Poux, le Reclaudis, les Bourdelieres, Murat, le Marcoux, les Landes, le Mas Mauvis, le Picq, les Herbets, les Laurencieres, les Martinieres,lLes Chiers, les Jourdieres, les Charrauds de Bronzaud, le Logis, les Petites Caires, les Grandes Caires, Lascoux, les Grandes Lignes, le Moulin, les Petites Lignes, le Petit Bois, les Cicardieres, le Peux, les Loges, le Fond du Peux, Font Buffaut, la Roussellerie, le Ris, Puy Saint-Jean, Sejotte, les Charrauds de L'Hosne, l'Hosne, Villagrand, Villaudrand, Villeux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les toponymes à couleur religieuse apparaissent pendant la période franque, pour se multiplier durant l'époque féodale[5]. La paroisse a pris le nom du saint auquel était consacrée son église, soit saint Léger, Léger d'Autun ou Léodegard. Ses reliques sont déposées dans la crypte de l'abbatiale de Saint-Maixent-l'Ecole,dans le département des Deux-Sèvres.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Léger-le-Peuple[6].

En occitan, le nom de la commune est Sent Legíer Manhasés.

En langue limousine, le nom est abrégé et prononcé Saint-Lgi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Polissoir dit Le Poulvan-de-Séjotte, datant du Néolithique.

D'importants témoins d'une assez forte occupation de la contrée à la période Néolithique, subsistent.

  • le polissoir de Séjotte.

De plus, plusieurs haches de silex polies et outils divers ont été trouvés lors des labours.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La voie romaine Argentomagus (Argenton-sur-Creuse) - Augustoritum (Limoges) - Burdigala (Bordeaux) traversait la commune de Saint-Léger-Magnazeix, en passant entre les villages des Grandes et des Petites Lignes, puis le Peux, Chez Bellat et à côté de l'étang de la Chaussade (chaussée).

C'était l'une des plus belles voies, qui, partant de l'ancien Argentomagus, établissait une grande communication avec Bordeaux par Limoges. La largeur de sa seule chaussée, sans les fossés de drainage, est estimée à 6 m et sa profondeur d'ouvrage à 60 cm[8].

D'après l'inscription figurant sur la borne milliaire retrouvée en 1847, dans l'ancien cimetière de Saint-Léger qui se trouvait sur la place, l'ordre de construction de cette voie a été donné par l'empereur des Gaules Tetricus, vers 274.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Gérard Chartier    
mars 2008 en cours Josiane Demousseau[9]    

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Saint-Léger-Magnazeix fait partie de la communauté de communes Brame-Benaize.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Saint-Léginauds[10].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 503 habitants, en diminution de -2,14 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 389 1 409 1 754 1 623 1 701 1 664 1 716 1 789
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 822 1 716 1 694 1 671 1 741 1 769 1 812 1 808 1 864
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 869 1 819 1 753 1 516 1 510 1 368 1 308 1 267 1 113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
980 872 772 649 589 533 520 515 503
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Marché de Noël : 6 décembre
  • Fête du jardin et marché d'été : 7 juin
  • Course cycliste : 17 avril

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Prieuré des Bronzeaux dit celle grandmontaine des Bronzeaux, classé au titre des Monuments historiques en 1999[14].
  • Église Saint-Léger, inscrite au titre des Monuments historiques en 1825 puis classée en 1832 pour sa travée occidentale[15].
  • Enceinte quadrilatère, au lieu-dit le Camp de César, classée au titre des Monuments historiques en 1984[16].
  • Polissoir dit le Poulvan ou Peulvan-de-Séjotte, daté du Néolithique, protégé au titre des Monuments historiques depuis 1889[17].
  • Ancienne mine d'uranium des Loges (1958-1998)-615 tonnes d'uranium extrait.

Contes et légendes[modifier | modifier le code]

Le départ des hirondelles

De nos jours, aux premiers frimas de septembre, les hirondelles se rassemblent sur les fils électriques et zou ! deux ou trois jours après, elles ne sont plus là, parties vers les pays chauds.

Mais il n'en a pas toujours été ainsi... avant les fils électriques...

Les hirondelles se donnaient rendez-vous, paraît-il, près des étangs. Et on les voyait se poser en foule sur les joncs et sur les roseaux, entre deux vols au ras de l’onde. Le lendemain, elles avaient disparu !

L’explication était pourtant fort simple. Pour échapper aux froidures de l’hiver, les hirondelles se cachaient tout simplement au fond de l’eau, et respiraient à l’aide des joncs ou des roseaux. Quand elles sentaient que les beaux jours revenaient, elles ressortaient et on disait alors que le printemps était de retour[18]...

L'homme qui défrichait

Autrefois, les seigneurs avaient des distractions difficiles à imaginer de nos jours...

Il était une fois un homme qui défrichait. Il était parti de bon matin, emportant son frugal repas de midi : un morceau de pain et un peu de fromage blanc. Il s'était vaillamment mis à l'ouvrage, piochant et frappant comme un forcené. Cet homme était, à ce qu'il paraît, des Ages. La parcelle où il se trouvait n’était peut-être pas très bonne, un carré de bruyère dans le communal, un arpent, plus pierreux que terreux, mais il fallait bien essayer de cultiver un peu d'avoine ou de blé quelque part.

L’homme ne levait point la tête. Pourtant, vers midi, il commença à entendre des coups de fusil du côté du château de La Farge. Il regarda, mais ne vit âme qui vive. Et toute la journée, il entendit les coups de feu qui claquaient du côté de La Farge.

Et le soir, lorsqu’il rentra chez lui, à la nuit, il dit à sa femme :

- Nos seigneurs se sont bien divertis aujourd’hui ! Ils n’ont fait que tirer des coups de fusil.

- Mon pauvre ! dit la femme.

Alors seulement l’homme s’aperçut qu'elle avait pleuré toutes les larmes de son corps, et qu’elle était épuisée tant elle avait eu peur tout le jour.

Car, à vrai dire, c’était sur son homme que les bourgeois avaient tiré depuis le matin ! En regardant par une fenêtre du château, ils avaient soudain vu cet homme qui travaillait sur la colline juste en face. Il y en eut un qui dit : - Quelle belle cible cela ferait !

Sans perdre de temps, ni penser à rien, pour se divertir, il s’empare d’un fusil et tire sur l'homme et, après lui, tous ses amis s’y essayèrent. Cela dura jusqu’au coucher du soleil, et aucun ne toucha le but tant ils étaient maladroits.

Personne n’avait osé avertir l’homme, et l’homme, lui, piochait, comme si de rien n’était. De temps en temps, il s'arrêtait pour souffler, ou bien pour écouter si les seigneurs s’amusaient toujours. Puis il reprenait sa houe, bien tranquille, bien content.

Car celui qui ne sait rien, l'ignorant, ne souffre pas de mal dans son cœur, comme on dit...[18]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Léger-Magnazeix (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Saint-Léger-Magnazeix se blasonnent ainsi :

De gueules à une crosse d'or et une épée d'argent passées en sautoir, accompagnées en chef d'une mitre d'argent croisée d'or et en pointe d'une croisette pattée d'or, le monogramme SLM en lettres majuscules d'or brochant sur le tout en abîme.

approuvées par le conseil municipal le 6 octobre 2010

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Léger-Magnazeix sur Géoportail, consulté le 15 mai 2016.
  2. Contrôles de second niveau effectués sur les anciens sites miniers du Nord de la Haute-Vienne [PDF].
  3. Monographie du canton de Saint-Sulpice-les-Feuilles, L’âge d’or des tramways.
  4. Chemins de fer départementaux de la Haute Vienne, L'alimentation électrique du réseau.
  5. Sylvie Lejeune, La religion dans la toponymie.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Monographie du canton de Saint-Sulpice-les-Feuilles, Dolmens.
  8. Rapport sur les voies romaines dans les environs d'Argenton.
  9. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  10. Site de la mairie.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Notice MH de la celle grandmontaine des Bronzeaux », notice no PA87000011, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Notice MH de l'église Saint-Léger », notice no PA00100463, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Notice MH de l'enceinte quadrilatère », notice no PA00100464, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Notice MH du polissoir », notice no PA00100465, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. a et b Contes et légendes du pays de Marche.