Saint-Julien-l'Ars

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Saint-Julien-l'Ars
L'église.
L'église.
Blason de Saint-Julien-l'Ars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Chasseneuil-du-Poitou
Intercommunalité Communauté de communes de Vienne et Moulière
Maire
Mandat
Jean-Hubert Brachet
2014-2020
Code postal 86800
Code commune 86226
Démographie
Gentilé Sancto-Julianais
Population
municipale
2 534 hab. (2014)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 34″ nord, 0° 30′ 39″ est
Altitude Min. 104 m – Max. 130 m
Superficie 18,46 km2
Localisation

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Saint-Julien-l'Ars est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Sancto-Julianais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Saint-Julien-l'Ars se trouve sur la voie romaine de Poitiers à Bourges. Des traces de l'occupation à l'époque gallo-romaine y ont été découvertes (vestiges d'ateliers, une tête sculptée, etc.)[2]. Un cimetière mérovingien a été trouvé à proximité de l'église.

Le château.

Propriété des comtes de Poitiers, puis attribuée en 964 à l'abbaye de la Trinité de Poitiers[3], celle-ci la donna en fief à la famille de Cléret, qui construisit le château, et conserva le domaine jusqu'en 1687. Il passa ensuite à la famille de Saint-Varent.

Avant 1790, Saint-Julien-l'Ars faisait partie de l'archiprêtré de Morthemer, de la châtellenie et de la sénéchaussée de Poitiers.

Saint-Julien-l'Ars accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme la célébration de l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI[4].

Un peu plus tard, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour La Réunion[5].

Saint-Julien-l’Ars a fusionné avec la commune de Savigny-l’Évescault le 10 novembre 1819. Celle-ci redevient commune distincte le 12 janvier 1870[6].

La gare de Saint-Julien-l'Ars est mise en service le par l'État, lorsqu'il ouvre à l'exploitation la section de Mignaloux-Nouaillé à Chauvigny[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successif
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Hubert Brachet[8] DVG  
juin 1995 mars 2008 Martine Daban PS  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 534 habitants, en augmentation de 8,57 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
307 293 300 652 807 805 871 984 983
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 032 1 106 1 205 827 898 1 069 1 109 1 094 1 183
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 223 1 295 1 259 1 128 1 076 1 088 1 125 1 139 1 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 180 1 237 1 436 1 724 1 903 2 061 2 148 2 395 2 534
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 120 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département,68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[13], il n'y a plus que 17 exploitations agricoles en 2010 contre 30 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 2 121 hectares en 2000 à 1 799 hectares en 2010 dont 479 hectares sont irrigables. 55 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 27 % pour les oléagineux (surtout du colza et un peu de tournesol), 10 % pour le fourrage et 1 % reste en herbe. En 2000, 4 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[13].

Les élevages de bovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Saint-Julien-l'Ars dont le donjon est inscrit comme monument historique depuis 1930.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
D'azur à la Sainte Trinité d'or, accostée de deux chérubins du même, le tout soutenu d'une nuée d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  2. Bulletin du Pays chauvinois n° 15 (1976) et n° 28 (1990)
  3. ancienne abbaye de la Trinité de Poitiers. Archives départementales
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 177
  5. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002 [1], consulté le 18 novembre 2008
  6. Archives départementales de la Vienne
  7. « Ligne de Saint-Benoît au Blanc », sur Histoire de lignes oubliées..., (consulté le 23 août 2016).
  8. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne