Saint-Julien-de-Jonzy

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Saint-Julien-de-Jonzy
Saint-Julien-de-Jonzy
L'église Saint-Julien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Semur-en-Brionnais
Maire
Mandat
Sylvie Yvette Ducarouge
2020-2026
Code postal 71110
Code commune 71434
Démographie
Population
municipale
346 hab. (2018 en augmentation de 16,89 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 15″ nord, 4° 08′ 36″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 542 m
Superficie 22,66 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Roanne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chauffailles
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web saintjuliendejonzy.fr

Saint-Julien-de-Jonzy est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-de-Jonzy fait partie du Brionnais.

La commune de Saint-Julien-de-Jonzy est située dans le département de Saône-et-Loire, l'arrondissement de Charolles et depuis 2015 dans le nouveau canton de Chauffailles considérablement agrandi. Elle relevait jusqu'alors du canton de Semur-en-Brionnais aujourd'hui supprimé. La forme générale  de son territoire est approximativement celle d'un parallélogramme.

Avec une superficie totale de 22,66 km2 nettement supérieure à la moyenne des communes du Nord-Est roannais - 13 km2 - St-Julien étire son périmètre sur 24,5 km. Elle a - situation assez rarement représentée - huit communes comme voisines. Avec Ligny-en-Brionnais à l'est la limite est longue de 5 km, elle est de 4,7 km au nord avec Sainte-Foy, de 3,45 km au nord-ouest avec Semur-en-Brionnais, de 4,7 au sud-ouest avec Mailly et de 4,6 km au sud avec St-Bonnet-de-Cray. En revanche elle confine sur de courtes distances avec les trois autres communes: 0,9 km au nord avec Briant; 0,5 km à l'ouest avec St-Martin-du-Lac, 0,46 km au nord-est avec St-Christophe en-Brionnais.

Si l'on met à part les hautes collines de ses confins nord-est qui la bornent du côté de Ligny les limites de la commune sont artificielles. Il ne peut en être autrement puisque son territoire coiffe le sommet du bombement brionnais ses limites courant donc sur les pentes de ce même bombement. On se trouve ici en effet sur la partie sommitale du horst brionnais (même s'il s'en faut de sept mètres pour que l'altitude culminante - 549 m - soit atteinte; elle se trouve en effet à un jet de pierre au delà  des limites sur le commune de Ste-Foy). L'altitude moyenne de la commune est de 439 m. En fait la partie sommitale du dôme brionnais occupe le nord-est du territoire de St-Julien. C'est à partir de là  que les altitudes diminuent vers le sud, le sud-ouest et l'ouest. Le "Brionnais bossu" offre dans cet espace un caractère plus accidenté que nulle part ailleurs dans les environs. Cela tient à la nature de château d'eau de ces hauteurs où prennent leur source et d'où divergent plusieurs cours d'eau qui dissèquent les pentes : le plus long est un ruisseau d'ailleurs non nommé tributaire du Bezo qui coule vers le sud. Vers l'ouest se dirige le Merdasson la rivière de Semur et Marcigny grossi de la Goutte d'Enfer et vers le sud-ouest le Ruissseau des Riollets et le Ruisseau du Pré de la Caille, ces trois derniers affluents directs ou indirects de la Loire. Ainsi donc traverse la commune du nord au sud la  ligne de partage des eaux entre la Loire et le Sornin. La dénivelée est forte entre le sommet du bombement à 542 m. et l'aval des cours d'eau vers 330 m au sud, 370 m. au sud-ouest, (3,8 % entre le culmen et le point le plus bas) mais la pente est exceptionnellement très forte (42 %) dans le secteur le plus élevé au nord dans la zone (bien nommée) des Montées.

Le bourg de Saint-Julien occupe la partie la plus élevée de la ligne de partage des eaux et de ce fait la vue qui s'offre à l'observateur sur les environs proches ou lointains est très étendue. Au nord-ouest, entre le bourg et le hameau de Jonzy, se profile par des échappées à l'horizon, au delà de la Loire, la ligne de crêtes sans échancures des Monts de la Madeleine mais c'est à la sortie sud du bourg, que le panorama est le plus exceptionnel; de ce véritable belvédère on découvre, bien mieux que d'un quelconque sommet de montagne boisé, le bas Brionnais jusqu'au Sornin et bien plus loin la ligne festonnée des monts du Beaujolais dominée par la coupole caractéristique du Mont Saint-Rigaud qui dépasse les 1000 m. d'altitude.

Correspondant à une surface montueuse l'espace municipal de Saint-Julien-de-Jonzy d'une altitude moyenne d'ailleurs supérieure à celui des communes du bas-Brionnais se révèle nettement plus boisé qu'elles.  Ces dernières présentent un taux de boisement toujours inférieur à 10 % de leur territoire (Vauban 8 %, Vareilles 6,23 %, St-Christophe-en-Brionnais 3,3 %, St-Laurent-en-Brionnais 1,39 %). A St-Julien la forêt couvre 23,6 % de la commune. Les feuillus l'emportent de beaucoup sur les conifères avec 85 % de l'ensemble. Les 533 ha de forêt couvrent essentiellement la partie nord-occidentale (Bois à Messire Laurent, le Gros Bois, Bois des Prêtres, Bois Courbe, Bois de la Tour, Bois du Rompay, Bois Viraud) ; leur ensemble constitue le massif forestier sud du haut-Brionnais tandis que le massif nord, plus étendu encore, s'étend sur la commune de Semur.

Du point de vue géologique la commune de St-Julien présente une réelle unité puisque les deux tiers de son territoire sont couverts par des formations siliceuses de surface qu'interrompt au centre une bande de colluvions argilo-calcaires. La partie la plus élevée au nord-est fait apparaître des calcaires et des grès; le nord-ouest boisé correspond à des formations quaternaires de versants et plus localement à des éboulis. Enfin au sud apparaissent les argiles sableuses et les complexes colluviaux également argileux qui couvrent de grandes surfaces sur les communes plus méridionales de St-Bonnet-de-Cray et de St-Edmond. Le bourg quant à lui est construit sur un affleurement de grès.

L'examen de la distribution du réseau routier dans l'ensemble du Brionnais laisse apparaître un paradoxe : ce ne sont pas les espaces les plus plans et les plus dégagés qui bénéficient  comme on pourrait le supposer de la desserte routière la plus dense mais bien un territoire comme celui de St-Julien accidenté et passablement boisé. Cette commune est sillonnée par 18,5 km de voies départementales soit 816 .m de route par km2 (400 m./km2  à Ligny, 446 m. à St-Bonnet-deCray dont le territoire est aussi vaste que celui de St-Julien, 300 m/km2 à Vauban, etc.).  Cette étonnante singularité se retrouve quand, à titre de comparaison là encore, on se réfère à des communes de la montagne beaujolaise élevées en altitude et forestières (St-Vincent de-Reins (1080 m./km2, Belleroche 1436 m/km2).

La route départementale à la fois la plus longue dans la commune (7,7 km) et la plus fréquentée est la D 8 qui venant à l'est de Chauffailles par St-Maurice-lès-Châteauneuf et Ligny-en-Brionnais dessert le bourg de St-Julien et se dirige à l'ouest vers Marcigny. Perpendiculaire à la D 8 La D 199 en deux tronçons  pour un total de 4 km vient au sud de St-Bonnet-de Cray et prend au nord la direction de Ste-Foy. En deux tronçons elle aussi la D 9 (3,7 km) venant au sud-ouest de Mailly va ensuite vers Semur-en-Brionnais. Ces trois voies se confondent dans la traversée du bourg celui-ci constituant ainsi un authentique noeud routier local. Enfin la D 20 reliant St-Christophe-en-Brionnais à Charlieu traverse sur un peu plus de 3 km les marges orientales de la commune non sans faire un détour par Ligny-en-Brionnais.

Pour avoir accès au chemin de fer on doit de St-Julien se rendre à Chauffailles ou à La Clayette situées respectivement à 18 et 20 km de la commune  sur la ligne ferroviaire de Lyon à Paray-le-Monial ou à Roanne (28 km) en direction de Paris par St-Germain-des-Fossés. La ligne du TGV Paris-Lyon-Marseille est accessible en 74 km à la gare de Mâcon-Loché en direction de Lyon ou à celle de Montchanin-Le Creusot en 84 km en direction de Paris. Des autobus reliant Roanne à Montchanin quotidiennement ont un arrêt à Marcigny à 9 km de St-Julien.

L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry est distant de 131 km.

Dans le domaine des habitudes sociales de la population on observe que deux localités urbaines ou para-urbaines, situées approximativement à la même distance de St-Julien, Charlieu et Marcigny (respectivement 9 et 10 km) sont en position d'exercer une influence sur la commune. Leur pouvoir d'attraction réside dans l'emploi, l'offre commerciale, l'enseignement, l'accès aux transports, etc.) Charlieu dont le rayonnement est le plus fort grâce à sa vocation marchande, éducative, culturelle, etc.,est extérieure au département dont St-Julien fait partie mais elle est la seule à disposer par exemple d'un établissement d'instruction secondaire menant ses élèves jusqu'au niveau du baccalauréat. Chauffailles le chef-lieu de canton dont dépend maintenant St-Julien est trop éloigné (18 km) pour exercer une influence égale à celle de Marcigny ou de Charlieu.

En ce qui concerne l'attraction que peut exercer sur les communes rurales du Brionnais et notamment sur St-Julien une ville moyenne  (concept se référant à une agglomération de plus de 20 000 habitants) c'est encore une fois hors du département et en l'occurence de la région qu'il faut chercher : 28  km seulement séparent St-Julien de Roanne centre d'une aire urbaine de plus de 100 000 h. dimension et proximité  qui lui permettent d'exercer sur ce coin de terroir une authentique influence. La prépondérance de Roanne est pourtant battue en brèche en ce qui concerne la diffusion de sa presse puisqu'elle rencontre ici la forte concurrence des journaux de la Bourgogne du sud. D'ailleurs son relatif  éloignement n'empêche pas Paray-le-Monial, de rayonner sur St-Julien et ses environs grâce à son hôpital et à ses commerces. Quant à Mâcon la distance (76 km) ne lui laisse pas la possibilité d'établir des relations très suivies avec la commune. Dijon capitale régionale éloignée de 168 km  n'est pas susceptible de contrebalancer l'attraction de Lyon la métropole du centre-est de la France qui n'est éloignée de St-Julien que de moins de 100 km.

Le Brionnais est par excellence un pays de bocage et le territoire municipal de St-Julien en présente toutes les caractéristiques : prédominance des herbages, parcelles de forme irrégulière et de taille inégale encloses de haies vives, habitat dispersé et réseau serré de chemins ruraux. Dans ce type de paysage la répartition de la population multiplie les écarts - plus d'une trentaine dans la commune - et les fermes isolées. 

Répartis entre les deux versants, d'une (une manière d'ailleurs inégale, l'ouest forestier étant moins peuplé), les lieuxdits de la commune ont pour noms :

- à l'ouest de la ligne de partage des eaux, Rochefort, la Tour, l'Enfer, En Puizat, la Croix Saint Jean, les Quilletonnes, Jonzy,, le Bas de Jonzy,  la Thuillère

- à  l'est, les Ombres, Chuin, les Charbonnières, Tréval, les Crais, Fontenaille, Charolles, Champ Bourgeois,, Clangy, la Baisse,, l'Étang, la Brosse, les Villerys, Parigny,, l'Étang Neuf, Berry, les Crots, la Galoche, les Mollières

Outre le bourg quelques-uns de ces écarts sont situés sur la ligne-même de partage des eaux: Saudy, les Garennes, les Brirets, Courroule et les Justices.

Dans ce terroir à la population clairsemée et dispersée il n'est pas de lieudit, Jonzy mis à part, rassemblant assez d'habitations pour passer pour un véritablement hameau.

D'autre part d'assez nombreuses dénominations s'appliquent à des lieux non habités garennes herbeuses ou boisées telles

- à l'ouest, en dehors des massifs forestiers nommés plus haut:  la Calendre, le Gendarme, les Lots, En Goutte, la Goutte d'Enfer, Mauchauvand, Pré Niom, les Dosnes, les Côtes Froides. (ce dernier secteur ainsi nommé par référence au versant nord moins ensoleillé du vallon des Riollets)

- à l'est, les Montées, la Mazoirie, les Champs, la Condemine, la Mouille, les Theureaux, les Ramiers, les Curais, les Grands Fromentaux, Pré Girards,  le Chambon, les Vignes des Theureaux, les Ramiers, les Bardolières, les Curais, la Corvée et, tout au sud, la Grande Beluze (terre à blé sur les terrains argileux)

- au nord, sur la ligne de partage des eaux, les Petites Communes et les Morts.

L'INSEE ne fournit plus aujourd'hui le nombre d'habitants agglomérés des communes. A une époque où ces données étaient disponibles : en 1968 sur 331 habitants de la commune 92 vivaient dans le bourg soit une proportion de 28 %; en 1975, 93 personnes  étaient agglomérées alors que la commune comptait 316 habitants la proportion étant passée ainsi à 29 %. En extrapolant à partir des données les plus récentes, celles de 1975, mais en sachant qu'il s'agirait nécessairement d'une approximation on peut sur cette base estimer à l'heure actuelle à 100  le nombre de personnes réunies dans le bourg, la proportion d'habitants agglomérés étant un peu supérieure à la moyenne des communes rurales en pays bocager (20 %  à Vauban, 19 % à Ligny-en-Brionnais, 12 % à St-Laurent-en-Brionnais, 10 % à Vareilles).

L'histoire démographique de St-Julien-de-Jonzy a fait passer la commune par les trois phases que comporte classiquement l'évolution de la population des communes rurales de la région.

La première phase a été marquée comme ailleurs à partir du  début du XIXe siècle par une croissance de la population ,relativement courte dans le cas de St-Julien, qui s'est terminée rapidement, évolution analogue d'ailleurs à celle de la commune voisine de St-Christophe. En 1831 le nombre d'habitants est passé par un pic avec 1 281 personnes vivant dans la commune (dans un grand nombre de localités rurales de la région cette première phase couvre toute la première moitié voire les trois quarts du XIXe siècle). Pendant une courte période de trente ans (1800-1831) la population avait tout de même augmenté  de 46 %.

La seconde phase "classique" de cette histoire démographique a été caractérisée par un fort déclin de la population. A St-Julien son originalité réside dans sa longue durée  (commencée vers 1835 elle ne s'est terminée que voici une dizaine d'années); en 170 ans la population municipale avait perdu les trois quarts de ses effectifs,  une véritable hémorragie démographique. L'exode rural intervient pour une bonne part dans ce déclin s'agissant du moins du XIXe siècle ; c'est l'époque où la main d'ouvre rurale en sur-effectifs quitte les villages pour trouver à s'employer dans l'industrie des petites et grandes villes. Au XXe siècle  s'y ajoutent l'effet des pertes humaines de la Grande Guerre  (moins 121 personne entre 1911 et 1921) et du fort ralentissement de la natalité. Il ne restait plus que  273 personnes à St-Julien en 2006.

A l'instar de ce qui s'est produit dans bien des petites communes de la région une reprise démographique s'est manifestée dans la commune au cours de la dernière décennie qui a porté à 345 le nombre de Juliennois en 2017 soit une croissance modeste de  15 %. en chiffres absolus mais tout de même de 2,5 % par an.

La régression de la part prise par l'agriculture par rapport à l'ensemble des activités économiques, phénomène commun aux campagnes de la région, est  loin d'avoir connu à St-Julien l'ampleur avec laquelle elle s'est produite dans certaines communes rurales des environs. La vocation agricole de la commune se manifeste par le maintien sur son territoire d'un nombre appréciable d'exploitations. Leur nombre  s'y est certes considérablement réduit au cours des dernières décennies; il y en avait 35 en 1988, 28 en 2000, 20 en 2010, il en reste  12 actuellement. On compte ainsi dans la commune une exploitation pour 29  habitants soit une proportion plus forte que dans certaines communes environnantes (1 pour 45 à Vareilles 1 pour 49 à Chassigny-sous-Dun, 1 pour 88 à La Chapelle-sous-Dun mais 1 pour 25 à St-Laurent-en-Brionnais). La surface agricole utile totale - 981 ha - était en 2010, date du dernier recensement agricole inférieure  à ce qu'elle était précédemment (1271 ha en 2000).

La pédologie et le climat expliquent la part écrasante des herbages - 974 ha - par rapport aux labours, 6 ha. Toutes les exploitations de la commune pratiquant l'élevage bovin relèvent de la filière viande, avec surtout des cheptels de race charolaise (mais non pas exclusivement) activité conforme à la spécialité dominante dans la région. Le nombre de têtes de bétail a baissé entre 2000 et 2010 passant de 1197 à 974.

Les exploitations sont bien réparties sur le territoire municipal depuis le lieudit Rochefort  au nord où se trouve une exploitation pratiquant l'élevage mixte de bovins et d'ovins tandis qu'au lieudit l'Enfer une autre exploitation se consacre à l'élevage bovin associé à l'élevage caprin . Ailleurs dans la commune les exploitations d'élevage bovin se trouvent l'une au lieudit Hauteval, une autre au lieudit les Garennes, deux autres encore encore l'une à Chuin, l'autre  au lieudit Fréval. Le bourg lui-même est le siège d'une exploitation d'élevage bovin et quatre autres sont implantées à proximité, l'une au lieudit Courroule, une autre à Jonzy, une troisième à Parigny et une quatrième au lieudit les Justices. La plus orientale de ces exploitations se rencontre à l'est de la commune au lieudit Clangy.

Malgré l'importance maintenue de l'agriculture la vie économique de la commune est loin de se résumer au travail de la terre. Les activités dites "secondaires" autrement dit de transformation réunissent dans le domaine du bâtiment une entreprise de maçonnerie sise au lieu dit les Mollières (qui s'accompagne d'un travail de gravure sur matériaux minéraux), d'une menuiserie au lieudit Tréval et au bourg d'une ébénisterie. D'autre part une entreprise de transformation et de conservation de la viande de boucherie est établie au lieudit Charolles et une herboriste pratique son activité au lieudit les Chardonnières. Une boulangerie-pâtisserie fonctionne dans le bourg.

Le domaine "tertiaire", celui des services, est illustré par deux entreprises de commerce de gros, l'une spécialisée dans les fourrages à Tréval,  l'autre dans le négoce du bétail au lieudit Parigny.

Le centre-même du bourg est animé par un restaurant gastronomique doublé d'un hôtel; enfin d'autres formes d'hébergement sont représentées par deux gites ruraux l'un dans le bourg l'autre au lieudit le Bas de Jonzy et par des chambres d'hôtes à Tréval.

Distance avec les villages les plus proches : Saint-Bonnet-de-Cray ~ 2 km ; Mailly ~ 4 km ; Fleury-la-Montagne ~ 5 km ; Saint-Foy ~ 5 km ; Ligny-en-Brionnais ~ 5 km ; Semur-en-Brionnais ~ 6 km ; Saint-Christophe-en-Brionnais ~ 7 km ; Briant ~ 7 km ; Saint-Martin-du-Lac ~8 km ; Saint-Pierre-la-Noaille ~ 8 km ; Iguerande ~ 8 km ; Sarry ~ 9 km ; Saint-Edmond ~ 9 km ; Charlieu ~ 9 km ; Vauban ~ 9 km ; Saint-Nizier-sous-Charlieu ~ 9 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-de-Jonzy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 88 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-de-Cray et Jonzy ont fusionné en 1860, devenant Saint-Julien-de-Jonzy.

En 1793, Saint-Julien-de-Cray, dans le contexte révolutionnaire, avait changé de nom et était devenu Julien-Bellevue[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Paul Buisson DVG  
mars 2001 mars 2008 Françoise Chalayer    
mars 2008 mars 2014 Henry Captier    
mars 2014 En cours Sandra Braillon    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2018, la commune comptait 346 habitants[Note 3], en augmentation de 16,89 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7307688749391 2811 2191 1631 1721 125
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
860940891914906931928868843
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
783740689568530502446457423
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
392331316319282299273300342
2018 - - - - - - - -
346--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Joseph Beauchamp (1761-1842) né à Saint Julien-de-Jonzy, député de l'Allier à la Convention Nationale de 1792, élu au conseil des Cinq-Cents.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Fraissé (maire et conseiller général), Saint-Julien-de-Jonzy (Brionnais), revue « Images de Saône-et-Loire » n° 121 (), pp. 16-17.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Roanne », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. À l'instar de quelque cent cinquante autres communes de Saône-et-Loire dont le nom se rapportait à la religion ou à l'Ancien Régime. Source : E. Lauxeur, Les changements de noms des communes de Saône-et-Loire pendant la Révolution, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 4 d'avril 1970, pages 9 à 13.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  11. Le clocher et le portail ont été restaurés en 2000.