Saint-Julien-de-Crempse

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Saint-Julien-de-Crempse
Saint-Julien-de-Crempse
L'église Saint-Julien de Saint-Julien-de-Crempse.
Blason de Saint-Julien-de-Crempse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Périgord central
Intercommunalité Communauté de communes Isle et Crempse en Périgord
Maire
Mandat
Annick Gay
2014-2020
Code postal 24140
Code commune 24431
Démographie
Gentilé Saint-Julienois
Population
municipale
227 hab. (2015 en augmentation de 6,07 % par rapport à 2010)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 05″ nord, 0° 31′ 27″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 188 m
Superficie 11,18 km2
Localisation

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Saint-Julien-de-Crempse est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Au , elle sera intégrée en tant que commune déléguée de la commune nouvelle d'Eyraud-Crempse-Maurens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Située dans le quart sud-ouest du département de la Dordogne, en limite du Bergeracois et du Landais, et dans l'aire urbaine de Bergerac, la commune de Saint-Julien-de-Crempse s'étend sur 11,18 km2. Elle est bordée à l'est sur 500 mètres par le Galinat, un ruisseau affluent du Caudeau. La rivière la Crempse dont le nom se retrouve dans celui de la commune est étrangement absente du territoire communal. Elle passe en fait trois kilomètres plus au nord, sur le territoire de Montagnac-la-Crempse.

L'altitude minimale avec 87 mètres se trouve localisée à l'est, au lieu-dit la Roque, là où le Galinat quitte la commune et entre sur celle de Campsegret. L'altitude maximale avec 188 mètres est située à l'extrême nord-ouest, au nord du lieu-dit Font de la Gabiole, en limite de Montagnac-la-Crempse. Au niveau géologique, le sol est principalement composé de calcaires du Crétacé et de sables, argiles et graviers éocènes[1].

Le bourg de Saint-Julien-de-Crempse se situe en distances orthodromiques, sept kilomètres au sud de Villamblard et douze kilomètres au nord-nord-est de Bergerac.

La commune est desservie par la route départementale 107 qui passe moins d'un kilomètre à l'ouest du bourg.

Entre Montagnac-la-Crempse et Maurens, le GR 654 traverse sur quatre kilomètres et demi le territoire communal du nord-est à l'ouest, passant en bordure du bourg de Saint-Julien-de-Crempse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

En 2018, année précédant la création de la commune nouvelle d'Eyraud-Crempse-Maurens, Saint-Julien-de-Crempse est limitrophe de six autres communes dont, au nord-ouest, Saint-Jean-d'Eyraud sur moins de 100 mètres et Beleymas sur 350 mètres.

Communes limitrophes de Saint-Julien-de-Crempse
Beleymas,
Saint-Jean-d'Eyraud
Montagnac-la-Crempse
Maurens Saint-Julien-de-Crempse Campsegret
Queyssac

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le petit bourg de Saint-Julien-de-Crempse proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[2] :

  • la Beaubie
  • Bonnetout
  • Bretat
  • Campiat
  • le Cayre
  • le Colombier
  • la Croix de Menaut
  • la Cros
  • la Fargaudie
  • Fontaine de la Gabiole
  • Froment
  • Gabaret
  • Gantou
  • le Grand Reclaud
  • le Grand Vignoble
  • les Jarthes
  • Maine de Lafont
  • la Malvinie
  • Martissou
  • le Mas
  • la Merlatière
  • Monde
  • le Moulin de Canterane
  • la Pelisserie
  • le Pey
  • les Pradasques
  • les Quatre Routes
  • le Roc
  • la Roffie
  • la Roque
  • Roumagère
  • le Sepet
  • la Sudrie
  • le Terme
  • les Trois Ty
  • la Tuilière
  • les Vayssières

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue du lieu, Sanctus Julianus la Crempsa, apparaît en 1365[3],[4]. Il est identifié sous le nom de Sanctus Julianus en 1382, de Saint-Juilhe au XVIe siècle et Saint-Julhien en 1746[3],[4].

Le nom de la commune fait référence à saint Julien, martyr chrétien au début du IVe siècle, la seconde partie du nom correspondant à la Crempse, rivière proche[4].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Júlian de Cremsa[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vestiges retrouvés au lieu-dit Gantou démontrent une occupation humaine du territoire communal à l'époque paléolithique[4].

Au XIVe siècle, Saint-Julien était une paroisse dépendant de la châtellenie de Roussille[3].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la campagne environnante a été le refuge d'une soixantaine de cellules distinctes de la Résistance française. Saint-Julien a été un abri pour les résistants, et un maquis y avait sa base. Le , des centaines de soldats allemands ceinturent le bourg et engagent le combat contre 80 maquisards, dont neuf perdent la vie[6]. Le même jour, en représailles, les Allemands exécutent dix-sept villageois de Saint-Julien[7]. Le , dix-sept prisonniers de guerre allemands, soldats des transmissions de la Wehrmacht emprisonnés à la caserne Davoust de Bergerac, sont rassemblés près de Saint-Julien par des membres de la Résistance et exécutés par vengeance[8],[7]. Le , leurs restes sont exhumés et transférés au cimetière militaire allemand de Berneuil, en Charente-Maritime[6].

Au , la commune fusionnera avec Laveyssière, Maurens et Saint-Jean-d'Eyraud pour former la commune nouvelle d'Eyraud-Crempse-Maurens[9]. À cette date, les quatre communes fondatrices deviendront communes déléguées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Saint-Julien-de-Crempse est rattachée au canton de Montagnac qui dépend du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Bergerac[10]. Le canton de Montagnac est ensuite renommé en canton de Villamblard l'année suivante, à la suite du transfert du chef-lieu de canton depuis Montagnac vers Villamblard[10].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[11]. La commune est alors rattachée électoralement au canton du Périgord central.

En 2017, Saint-Julien-de-Crempse est rattachée à l'arrondissement de Périgueux[12],[13].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2001, Saint-Julien-de-Crempse intègre dès sa création la communauté de communes du Pays de Villamblard. Celle-ci disparaît au , remplacée au par la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2011, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014[14],[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
2004 mars 2008 Alain Baumes    
mars 2008[16] (réélu en mars 2014) en cours Annick Gay SE Assistante dentaire retraitée

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Dans les domaines judiciaire et administratif, Saint-Julien-de-Crempse relève[17] :

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Julien-de-Crempse se nomment les Saint-Julienois[18].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2015, la commune comptait 227 habitants[Note 1], en augmentation de 6,07 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
440269482435510502506508509
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
505522502455441416409374373
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
353343294296250245219213202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
170147131141158168182206223
2015 - - - - - - - -
227--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[22], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 227 personnes, soit 46,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (dix-huit) a doublé par rapport à 2010 (neuf) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 17,3 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte vingt-quatre établissements[23], dont dix au niveau des commerces, transports ou services, six dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, six dans la construction, un dans l'industrie, et un relatif au secteur administratif[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Julien, dont les première traces connues sont au début du XIVe siècle. Celle-ci a été restaurée par le curé du village, Lolieve de Lagenèbre dans la seconde partie du XVIIIe siècle. Il a également fait construire la sacristie dans le prolongement, ainsi que le presbytère. Le sol est en pisé et une cloche date de 1629[réf. nécessaire].
  • Manoir du Grand vignoble, XVIe siècle, reconverti en hôtel[25]. Un premier château se trouvait à son emplacement jusqu'au XVe siècle, moment de sa destruction par les Anglais. Il ne possédait ni tours, ni créneaux. Le plus ancien propriétaire connu se nommait M. de Conseil, président au parlement de Bordeaux. Ce bâtiment a été fortement modifié au XXe siècle pour devenir un hôtel mais la partie principale est toujours en place, sans grandes modifications.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Julien-de-Crempse Blason Écartelé : aux 1er et 4e palé d'argent et d'azur, aux 2e et 3e d'or à la croix ancrée de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  2. Géoportail, « Saint-Julien-de-Crempse » (consulté le 7 octobre 2018).
  3. a b et c Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (L-Z), articles « Roussille, hameau » et « Saint-Julien-de-Crempse », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 17 novembre 2018.
  4. a b c et d Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 332.
  5. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 13 novembre 2013.
  6. a et b Thiolay Boris, « Des morts qui refont surface », L'Express, 30 octobre, 2003, consulté le 17 novembre 2018.
  7. a et b S comme St Julien de Crempse, les fusillés d'août et septembre 1944, Le Souvenir français, consulté le 17 novembre 2018.
  8. After the Battle Magazine, no 143.
  9. « Arrêté portant création de la commune nouvelle Eyraud-Crempse-Maurens » [PDF], sur Préfecture de la Dordogne, Recueil des actes administratifs de la Dordogne, (consulté le 30 septembre 2018), p. 42-46
  10. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 11 juin 2015).
  12. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  13. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  14. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 8 octobre 2018.
  15. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 8 octobre 2018.
  16. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 28 août 2014.
  17. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 6 octobre 2018).
  18. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 4 novembre 2018.
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  22. Dossier complet - Commune de Saint-Julien-de-Crempse (24431) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 3 octobre 2018.
  23. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 3 octobre 2018).
  24. Dossier complet - Commune de Saint-Julien-de-Crempse (24431) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 3 octobre 2018.
  25. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 133.