Saint-Jean-de-Chevelu

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Saint-Jean-de-Chevelu
Vue de la commune depuis le Molard Noir.
Vue de la commune depuis le Molard Noir.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Yenne
Intercommunalité Communauté de communes de Yenne
Maire
Mandat
Jean-Pierre Lovisa
2014-2020
Code postal 73170
Code commune 73245
Démographie
Gentilé Chevelans
Population
municipale
806 hab. (2014)
Densité 63 hab./km2
Population
aire urbaine
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 48″ nord, 5° 49′ 52″ est
Altitude Min. 295 m – Max. 1 443 m
Superficie 12,72 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-Chevelu

Saint-Jean-de-Chevelu est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 10 km environ du parc naturel régional du Massif des Bauges[1], à l'ouest du lac du Bourget face à Aix-les-Bains[2].

Communes limitrophes de Saint-Jean-de-Chevelu[3]
Billième La Chapelle-du-Mont-du-Chat
Yenne Saint-Jean-de-Chevelu[3]
Saint-Paul Bourdeau

Climat[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jean-de-Chevelu est composée d'un chef-lieu et de plusieurs hameaux.

Le hameau de Champrovent est à quelques centaines de mètres du chef-lieu (direction Vernatel), avec une ferme du XVIIe siècle. Il a accédé à la notoriété en raison du séjour qu'y effectua le peintre Balthus. Balthus s'y installa en juin 1941 avec sa femme Antoinette quand l'Allemagne envahit le Nord de la France.

Il y peignit notamment Le Paysage de Champrovent et deux versions d'une même toile Le Salon I et II. La version I se trouve au Minneapolis Institute of Arts et la version II appartient au MOMA de New York. Le salon, la fille de la ferme, Georgette Cozlin, et Raymonde servirent de modèles. Balthus quitta Champrovent pour la Suisse en 1942.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Shvèlu, selon la graphie de Conflans[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la paroisse de Saint-Jean-de-Chevelu fut le siège de la seigneurie de Chevelu, érigée par la suite en baronnie. Elle appartenait à la famille de Chevelu. On trouve également les deux seigneuries de Bergin et de Mattet[5]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1819 1829 Balthazard Bressand    
... mars 2001 Jean-Marie Carron dit l'Avocat ... ...
mars 2001 en cours Jean-Pierre Lovisa ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de cette commune sont appelés les Chevelans[7].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 806 habitants, en augmentation de 9,96 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1822 1838 1848 1858 1861 1866 1872 1876
630 743 878 905 847 886 866 878 864
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
826 796 777 726 690 673 646 533 502
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
508 450 448 413 377 366 338 307 485
1999 2008 2013 2014 - - - - -
584 720 796 806 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Cinne ou de Chevelu
Article détaillé : Château de Cinne.
Le château de Cinne ou de Cunne ou de Chevelu est un ancien château fort, probablement du XIIe siècle, qui se dresse sur un mamelon (motte castrale ?) au hameau de Chevelu (Capilutum), au-dessus de Servagette, et de l'ancienne chapelle[12], à 1 km au sud-sud-ouest du bourg, au pied du Mont du Chat. Le château fut au Moyen Âge, le siège de la seigneurie de Chevelu, érigée par la suite en baronnie.

Présence de la chapelle du château de Chevelu, placée sous le vocable de la Vierge Marie.

  • Maison forte de Bergin
Article détaillé : Château de Bergin.
Le château de Bergin est une maison forte du XIVe qui se dresse à 1,6 km au nord-nord-est de l'église du bourg. Le château fut au Moyen Âge le siège de la seigneurie de Bergin[réf. nécessaire].
  • Maison forte de Champrovent
Article détaillé : Maison forte de Champrovent.
La maison forte de Champrovent est une maison forte du XIIIe siècle remaniée aux XVe et XVIe siècles, qui de dresse, adossé au mont du Chat, et dominant la vallée, au hameau éponyme, à 2,5 km, au sud - sud-ouest du bourg, entre les hameaux de Vernatel et les Ménards. La maison forte fut au Moyen Âge, le siège de la seigneurie de Champrovent[réf. nécessaire], érigée par la suite en baronnie.
  • Maison forte de Gimilieu
Article détaillé : Maison forte de Gimilieu.
La maison forte de Gimilieu ou de Gémillieu est une maison forte du XIIe qui se dresse sur un mamelon à l'ouest de Prélian. La maison forte fut au Moyen Âge le siège de la seigneurie de Gimilieu[réf. nécessaire].
  • Maison forte de La Forest
Article détaillé : Château de La Forest.
La maison forte de la Forest, dit aussi la Grande Forest ou la Grande-Forêt, est une maison forte du XIVe siècle qui se dresse sur un contrefort du Mont du Chat, au pied de forêts de hêtres et d'épicéas qui ont dû lui valoir son nom. Le château fut au Moyen Âge le siège de la seigneurie de La Forest[réf. nécessaire] et le berceau de la famille de La Forest.
La maison forte de la Forest fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [13].
Église Saint-Jean-Baptiste.
  • Maison forte de Monthoux
Article détaillé : Maison forte de Monthoux.
La maison forte de Monthoux est une maison forte du XIIIe qui se dresse sur une plate-forme au hameau de Monthoux, à 1 km au nord-nord-est du bourg.
  • Maison forte de Prélian
Article détaillé : Maison forte de Prélian.
La maison forte de Prélian est une maison forte du XIIe qui se dresse au-dessous de Montou, un peu au-dessus de l'église du bourg. Elle fut au Moyen Âge le siège de la seigneurie de Prélian[réf. nécessaire].
  • L'église Saint-Jean-Baptiste est située à Saint-Jean-d’en-Haut, sur le coteau surplombant les lacs de Chevelu. Construite entre 1845 et 1846, elle succède à un édifice construit en 1614. En 1993, la paroisse et la commune de Saint-Jean-de-Chevelu se mobilisent pour la rénovation extérieure et intérieure du bâtiment et confient à deux artistes de l'école Tardieu, la conception et la réalisation d'une œuvre pour le chœur de l'église. L’inauguration aura lieu en juin 1996.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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  • ...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Tout sur la commune », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 20 juillet 2010)
  2. (fr) « Carte géographique », sur maps.google.fr (consulté le 20 juillet 2010)
  3. (fr) « Coordonnées sur la commune », sur www.lion1906.com (consulté le 20 juillet 2010)
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. Paul Dufournet, Pour une archéologie du paysage: une communauté agraire sécrète et organise son territoire : Bassy et alentours (Haute-Savoie et Ain), A. et J. Picard, , 397 p. (ISBN 978-2-70840-019-1), p. 229.
  6. (fr) « Les maires de la commune » (consulté le 20 juillet 2010)
  7. (fr) « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 20 juillet 2010)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Aujourd'hui englobé dans une maison récente.
  13. « Château de la Forest », notice no PA00135660, base Mérimée, ministère français de la Culture.