Saint-Jean-Poutge

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Saint-Jean-Poutge
Saint-Jean-Poutge
Blason de Saint-Jean-Poutge
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Canton Fezensac
Intercommunalité Le Grand Auch Cœur de Gascogne Agglomération
Maire
Mandat
Philippe Lafforgue
2014-2020
Code postal 32190
Code commune 32382
Démographie
Population
municipale
322 hab. (2017 en augmentation de 0,94 % par rapport à 2012)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 37″ nord, 0° 22′ 42″ est
Altitude Min. 105 m
Max. 225 m
Superficie 10,8 km2
Localisation
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Saint-Jean-Poutge (Sent Joan Potge en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Poutge est une commune de l'aire urbaine d'Auch située Gascogne dans le centre du département du Gers sur la Baïse.

Carte de la commune de Saint-Jean-Poutge et de ses proches communes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Poutge est limitrophe de cinq autres communes.

Communes limitrophes de Saint-Jean-Poutge[1]
Saint-Paul-de-Baïse
Vic-Fezensac Saint-Jean-Poutge Jegun
Caillavet Biran

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1080 ha ; son altitude varie de 105 à 225 mètres[2].

La commune s'étend essentiellement dans la vallée de la Baïse, sur les premiers contreforts des collines de la rive gauche et plus largement sur celles de la rive droite avec un point culminant de 225 mètres à Taillefer .

Saint-Jean-Poutge se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Baïse et ses nombreux petits affluents qui drainent les deux versants. Au couchant, sur la rive gauche celui de Caillavet et Vic-Fezensac, au levant, sur la rive droite celui de Biran et Jegun,

  1. Affluents de rive gauche: Les ruisseaux de Bastard, de Bordes formé des ruisseaux de Cassagne et de Dané, de Barbazan (anciennement : le Louichou), de La Casse, de Pléhaut, du Caillou.
  2. Affluents de rive droite : Les ruisseaux de la Molère formé de la réunion des ruisseaux du Bascou et de Baron, du Grand Bois, de Martin, de Bilanchon , ce dernier servant de limite avec Jegun.

Saint-Jean-Poutge était le terminus de la partie navigable de la Baïse. Le port , avec son quai de 150 mètres, pouvant accueillir trois bateaux, était installé rive droite, sur un terrain appartenant à la commune de Biran. Le port accueillit les premèress barques en 1877 .

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Lignes de diligences: au XIXe siècle, l'ancienne route nationale 639 et la route nationale 124 étaient chacune desservie par une ligne de diligence qui se croisaient à Saint-Jean-Poutge. Le maire devait désigner le maître de poste du relai de chaque ligne. (source: registre de délibération du conseil municipal)

Commencée sous Henri IV jusqu'à Nérac, la canalisation de la Baïse ne sera poursuivie qu'au XIXe siècle. D'abord jusqu'à Condom en 1840, jusqu'à Beaucaire en 1868. Il faut attendre décembre 1877 pour voir accoster les premières barques à Saint-Jean-Poutge. Prévue jusqu'à Mirande par une loi du 31 décembre 1846, la canalisation s'arrêta à Saint-Jean-Poutge par décision ministérielle du 25 février 1861.. Avec 4,30 m de largeur et 28 m de longueur, les écluses permettaient la circulation de gabarres à fond plat, chargées de 80 tonnes de marchandises. Les premières accostèrent en décembre 1877. Un quai, long de 150 mètres pouvait accueillir trois bateaux alignés.

Les bateaux transportent vers Bordeaux, via le canal latéral à la Garonne et parfois vers Toulouse les produits locaux : vins, eaux de vie, céréales, farines, bois. A la remontée, ils amènent des matériaux lourds: fer, charbon, ciments, gravier de Garonne et des produits plus rares: huiles, poissons séchés, produits coloniaux, pétrole. Les retombées économiques sur le village ne tardent pas. Le commerce et l'artisanat liés à la navigation se développent : vente de chevaux et de mules pour la traction, selliers, bourreliers, forgerons, rouliers, réparations des bateaux, auberges et hôtels... Après le développement rapide les premières années, 60 bateaux transportent en moyenne 5000 tonnes de fret chaque année, la navigation souffre ensuite de la crise du phylloxéra. Elle connaît une baisse pendant la guerre de 14-18 puis un inexorable déclin dû à la concurrence du rail et de la route. La Baïse sera définitivement déclassée en 1954.

Transport ferroviaire:: Tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle, le Conseil municipal fut informé à plusieurs reprises d'un projet qui resta dans les cartons, la traversée de son territoire par une voie ferrée Condom-Mirande par la vallée de la Baïse.. Il fallut attendre 1925 pour voir la ligne la ligne d'Eauze à Auch traverser la commune au niveau de Pléhaut. Un premier projet faisait passer cette ligne par Ordan-Laroque et la vallée de l'Auloue avec une gare au pied du village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le relais routier antique de la mutatio Vanesia[4], mentionné dans l’Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem de l'Anonyme de Bordeaux (333 après JC) a été identifié sur le site de La Molère. Après les fouilles, il a été rendu à la culture en septembre 2013. Il s'agit d'un rare ensemble de vestiges d'un relais routier qui atteste de la circulation sur les voies de l'Empire romain. C'était le seul relais qui se trouvait entre les villes d'Elusa (Eauze) et Auscius (Auch) sur la Via Aquitania.

Le territoire actuel de la commune résulte de la réunion de quatre anciennes seigneuries: Pléhot (orthographe ancienne), Herrebouc, La Molère et Saint-Jean-Poutge.

Pléhot: Le château est aujourd'hui une propriété privée, convertie en chambres d'hôtes. Il conserve dans sa partie nord, une tour féodale, fief d'une branche des Ferrabouc sur laquelle on possède peu de documents. Plus tard, le château et la seigneurie revint par mariage à la famille Du Mayne ou Dumaine issue de la salle de Nalies en Vic Fezensac. Le 16 octobre 1698, l'intendant de Montauban rendit un jugement qui reconnut la noblesse de cette famille au vu des documents qui remontaient à 1496.. En janvier 1789, ée, Joseph-Marie du Mayne, dernier représentant de la lignée ne vend le château et le seigneurie à Blaise Delort, magistrat Vic Fezensac. Le fils de ce dernier, le général d'Empire Marie-Joseph, Raymond Delort se retira au château après Waterloo et revendit le domaine en 1827 au magistrat condomois Jean-Baptiste Salle Estradère. La paroisse de Pléhautest devenue e l'une des 950 communes du Gers, créées le 14 décembre 1790.. Elle a conservé son autonomie jusqu'en 1839, où un décret du roi Louis-Philippe la rattacha à Saint-Jean-Poutge.

La Molère : Cette petite seigneurie dont le château est située à l'intersection de deux voies romaines et à proximité du relais de la station de Vanesia, perdit très tôt son autonomie. Au hasard des ventes et mariages, elle fut rattachée à Herrebouc ou à Saint-Jean-Poutge. En dernier lieu, Françoise de Monlezun, épouse de Bernard de Pardaillan, vendit la Molère à Verduzan seigneur de Herrebouc en 1640.

Herrebouc: Les historiens supposent qu'il existait un château primitif à proximité du hameau de même nom.. Le château actuel, fin 13ème, début 14ème siècle. s'élève au bord de la Baïse pour protéger le moulin construit à la même époque. C'est une tour carrée de 13 m de côté et 16 m de hauteur, aux murs de 1,60 mètre d' épaisseur construit à l'angle d'un vaste quadrilatère fermé par des bâtiments agricoles. Il possédait une église dans son angle sud-ouest , construite en 1613 et dont il ne reste que le mur sud percé de trois ouvertures. Le château, construit par la famille Ferrabouc, passa aux mains de familles prestigieuses: les Castelbajac, les Verduzan qui lui donnèrent son visage actuel. Roger, le dernier de la lignée le vendit en 1780 à son beau-frère Anthoine de Cours qui n'ayant pas émigré le conserva pendant la Révolution. Puis sa fille Anne, épouse d'Abbadie de Saint-Germain, puis leur fille Charlotte épouse du marquis de Dampierre et le fils de ce dernier, le comte de Dampierre. En 1852, le château et les terres sont achetés par Philippe Dieuzède. Sa sœur Catherine en hérite puis il change trois fois de main par héritage féminin : Jeanne, épouse Dat puis Marie, épouse Amiot puis Marie-Louise, épouse Massenet. En 1940, il est acheté par Jean Charles Detheuil, en 1949 par Pierre Lagaillarde puis son fils Jean. En 1999, il devient propriété d' Henri Fitte dont les remarquables restaurations ont redonné au château un lustre perdu depuis longtemps car, déserté par les propriétaires successifs, le château n'avait été habité pendant 150 ans que de simples fermiers.

Le hameau de Herrebouc s'est développé à une centaine de mètres au sud -ouest du château. en 1860, il comptait 60 habitants avec quatre propriétaires agriculteurs, plusieurs artisans : trois charpentiers, un meunier, un presseur d'huile, un terrassier, un barbier et même une sage femme. l

Saint-Jean-Poutge: Au fil de l'histoire, cette seigneurie occupa souvent un rôle de premier plan grâce à sa situation géographique et à la personnalité de plusieurs de ses seigneuro. Elle possédait un château féodal dont il ne reste pas une pierre entre route et Baïse à la sortie sud du village et une tour du seigneur dans le vieux village en bordure du gué de la Baïse. Un second château, à allure de grosse ferme fut construit au 18e siècle.

Les plus anciens documents retrouvés attribuent la seigneurie à la famille de Luppé dont Fortaner, le dernier de la lignée à Saint-Jean-Poutge, attribua les "coutumes " aux habitants le 3 février 1305. En 1310, la seigneurie est vendue aux Montlezun de Saint-Lary. Vers 1420, Jean de Montlezun, auteur des Montlezun de Saint-Jean-Poutge, reçut la seigneurie en apanage. Ses descendants la conserveront jusqu'en 1654. A cette date , Françoise de Montlezun, la dernière de la lignée, épouse de Pardaillan, sans postérité, testa en faveur de son neveu Jean-Louis de Pardaillan, seigneur de Séailles.

En 1724, Pierre-Apulée, le fils de ce dernier vendit la seigneurie à Antoine Sérignac de Belmont. Son fils Dominique. lui succéda. Le fils cadet de ce dernier, Charles de Sérignac, reçut Saint-Jean-Poutge en apanage. Après son émigration, en 1793, la seigneurie fut confisquée comme Bien national, divisée en 9 lots et vendue aux enchères.

La Révolution créa deux communes : Pléhaut (nouvelle orthographe) et Saint-Jean-Poutge avec la réunion de Herrebouc et La Molère.

Pendant son demi-siècle d'indépendance, Pléhaut successivement sept maires : Lissagaray (prénom inconnu) , Joseph Grousselle, Guillaume Lissagaray, en 1813 Jean-Baptiste Sansot, en 1830 Georges Dambau, en 1832 Bertrand Agut, en 1835 J. Baptiste Sansot. Le 5 août 1839, Louis-Philippe signe le décret du rattachement de Pléhaut à Saint-Jean-Poutge.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jean-Poutge est souvent confondue avec son homonyme Saint-Jean-Poudge ( Pyrénées-Atlantiques) , dont la prononciation est pratiquement identique .

L'origine du nom poutge: Selon une large majorité d' historiens locaux, une Poutge, Pouche ou Potge désigne une voie très ancienne, parallèle à la rivière et tracée au pied du coteau, généralement rive droite. Poutge ou pouche serait alors un mot de la famille de podium pour en désigner le pied. On trouve une pouche à Boulogne sur Gesse, à Simorre et Saramon le long de la Gimone, à Lamaguère, le long de l'Arratz, au pied de Monbert au bord de la Baïse, de le Baïse, à Monclar/l'Osse . Sources: Bruno Sirven (Paysage du Gers), H Polge (BSAG 1959).

Le nom Saint-Jean-Poutge est formé de la réunion du nom de la paroisse "Saint-Jean" et de la " poutge" voisine qui passait à proximité. . Celle-ci est une ancienne vieille voie d'origine gallo- romaine qui court sur la rive droite de la Baïse et relie les Pyrénées à la vallée de Garonne. On peut objecter que la poutge est rive droite et le village sur rive gauche. (Bizarrerie de l'histoire ou migration du village, créé rive droite et déplacé rive gauche à une époque indéterminée !)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[5],[6].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement d'Auch de la communauté d'agglomération Grand Auch Cœur de Gascogne et du canton de Fezensac (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Jean-Poutge faisait partie de l'ex-canton de Vic-Fezensac) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes Cœur de Gascogne.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1795 Daubas Antoine   Agriculteur
1795 1795 Armagnac Noël   Agriculteur
1795 1815 Daubas Antoine   Meunier
1815 1826 Armagnac Noël   Agriculteur
1826 1830 Pérès Dominique    
1830 1840 (décès) Daubas Antoine   Meunier-Agriculteur
1840 1869 (décès) Carrère Paul   Agriculteur
1869 1870 (résignation) Labérenne Jean   Agriculteur
1870 1871 Pader Paul-Charles   Médecin
1871 1880 Carrère Dominique-Luper   Agriculteur
1880 1886 (décès) Lacoste Antoine, Basile   Meunier
1886 1888 Pader Paul-Charles   Médecin
1888 1899 (décès) Fachan Jean-Pierre   Instituteur
1899 1904 Lasserre Jules   Médecin
1904 1909 (décès) Dauzère Léon   Meunier
1909 1909 (démission) Branet François   Maréchal - Ferrand
1909 1913 (démission) Dauzère Eugène   Meunier-négociant
1913 1917 (décès) Moulié Lucien   Agriculteur
1917 1919 pas de maire ( Rey Eugène : adjoint)   employé de bureau
1919 1935 Rey Eugène   Employé de bureau
1935 1959 Ducoq Donatien   Agriculteur
1959 1989 Mauroux Jacques DVD Meunier
1989 2001 Poinsot Christiane    
2001 En cours Lafforgue Philippe DVD Chef d'entreprise

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2017, la commune comptait 322 habitants[Note 1], en augmentation de 0,94 % par rapport à 2012 (Gers : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
258225246299280420419423404
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
450457428450459445408386385
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
369362346313301287287309329
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
326322314283239249311318322
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 158 162 127 104 152 142 113 115
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Économie[modifier | modifier le code]

La lecture des recensements, tout au long du XIXe siècle, permet d'évaluer les changements de l'économie locale. A partir de 1836, le village d'agriculteurs avec quelques rares artisans (Cordonnier, tisserand, meunier, charron, tuilier, forgeron, tonnelier, a vu disparaître peu à peu les agriculteurs et apparaitre une large majorité d'artisans et commerçants. Ces changements coïncident avec la rectification de la route nationale puis impériale entre Ordan et Vic vers 1850 et l'arrivée de la navigation dans la décennie 1870.

On vit d'abord apparaître deux auberges, un boucher, un boulanger, un épicier, un roulier, une foule de terrassiers, un médecin , un vétérinaire. Plus tard, ce sera un maréchal ferrant, uns second boulanger, des rouliers, un presseur d'huile, une troisième auberge, plusieurs couturières... Le village connut un essor important avec l'arrivée de la navigation. Sa situation, au terminus de la partie navigable de la Baïse et au croisement de deux grandes routes, en ont fait un important lieu d'échange de marchandises importées et exportées. Les producteurs des environs expédiaient vers Bordeaux et même Toulouse des vins et eaux de vie, des céréales et des farines, et même des bois et pierres de carrières pour la construction des ponts d'Aiguillon et Agen.. Les commerçants du village des bourgs environnants venaient s'approvisionner en denrées coloniales, huiles, épices, poivre, tabacs, liqueurs et vins étrangers, draps, toiles de lin et de coton,, bière, faïence, verrerie , poissons séchés,, pétrole lampant. Les entrepreneurs et négociants venaient de loin se fournir en matériaux lourds et encombrants : fers, charbon, sable, gravier de Garonne, plâtre, chaux. Le village vit se développer des commerces et artisanats liés à la navigation : hôtels et auberges pour mariniers et charretiers, écuries, maréchaux Ferrants, vétérinaires, commerce de chevaux et de mules pour la tractions de bateaux.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Poutge fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, randonnée pédestre, pétanque

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Pléhaut : base féodale construite au confluent de la Baïse et de son affluent le ruisseau de ¨Pléhaut dans une zone très boisée d'où viendrait son nom primitif "Pleno folloe". La partie féodale est englobée dans un agrandissement du 18e siècle, doublé au 19e par Salle Estradère. Dros, propriétaire en 1940 a ajouté une tour en opposition totale au style du château.

La commune compte trois moulins à eau très anciens : Le petit moulin du Mouliot sur le ruisseau de Barbazan à l'ouest du hameau du Peyré. Ce fut le moulin à farine du château de Pléhot transformé en moulin à huile après la Révolution. Actuellement gîte rural.

Le moulin de Herrebouc, propriété de château. A fonctionné jusqu'aux années 1950, moulin à huile (huile de lin et huile de chanvre), a fonctionné au lieu-dit "LA HOUNT" au bas de la descente au nord du hameau de Herrebouc. En 1856, Louis Bessagnet construisit la maison et le moulin et s'installa "presseur d'huile". En 1872, son gendre Jean Dupont lui succéda et exploita le moulin jusqu'en 1890 où il devint fermier du moulin à farine de Herrebouc.

Le moulin de Saint-Jean-Poutge construit vers 1310 par les moines de Lacazedieu sur un terrain donné par le seigneur de Saint-Jean-Poutge. Moulin à trois meules et moulin à foulon, Bien national à la Révolution, il fut acheté par Antoine Daubas, premier maire de la commune. Après 1840, il change plusieurs fois de propriétaires: le comte de Dampierre, châtelain de Herrebouc, en 1856, le meunier Jean-Baptiste Lacoste, puis son fils Antoine, Joséphine, la veuve de ce dernier. Puis Léon et Eugène Dauzère, respectivement frère et neveu de Joséphine Lacoste. En 1913, il est acheté par Adrien Mauroux. À partir de 1856, les propriétaires successifs ont ajouté une scierie puis une boulangerie, des turbines pour produire électricité nécessaire à l'éclairage du moulin puis pour éclairer le village. D'abord les parties communes et la mairie puis les particuliers. Après 1900, le moulin bénéficie d'importantes modernisations techniques et devient progressivement l'une des plus importantes minoteries du département. Le moulin sera fermé en pleine production en 2008. La production d'électricité a été conservée Le 3 mai 1944, le meunier Louis Mauroux, résistant de la première heure, est arrêté par la feldgendarmerie. Déporté, il mourra au camp de Mauthausen le 17 janvier 1945.

La commune a compté un quatrième moulin situé sur le ruisseau de Barbazan en amont du Mouliot. Ce fut un petit moulin féodal qui fonctionnait grâce à un lac. Les textes du XVIIIe siècle, conservés aux archives municipales, le désignent sous le terme de "moulin rompu" et ajoutent que le lac est comblé et rendu à la culture, .

Dans la seconde moitié du 19ème siècle, un moulin à huile existait à Herrebouc, dans la maison dite à "La Hount". Il fut créé et exploité par la famille Bessagnet puis la famille Dupont, futur meunier du moulin à farine de Herrebouc. Ce moulin produisait une 'huile fine utilisée pour l'éclairage des maisons aisées et des églises. à partir de graines de lin.

L'église de Saint-Jean-Poutge est récente. Après sept années de travaux, elle est inaugurée et ouverte au culte le 8 décembre 1891. Construite sur des plans de l'architecte départemental, Francou, sur terrain acheté au sieur Joseph Delteil, elle remplace une très ancienne église romane qui s'élevait dans l'angle nord-ouest de l'actuel cimetière. L'ancienne église n'est démolie qu'après l'inauguration de la nouvelle. C'était une exigence du conseil municipal qui ne voulait pas priver ses administrés d'un lieu de culte.

La commune possède une seconde église à Pléhaut dédiée à Marie-Madeleine. Primitivement, elle s'élevait devant le château ; elle fut transférée avec son cimetière à la demande du châtelain et à ses frais en 1836 à l'emplacement actuel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Török, né le 17/10/1936 à Pléhaut (Saint-Jean-Poutge), mort à Valognes le 03/01/2017. Titulaire d'un doctorat 3e cycle en art et archéologie. Critique de cinéma, scénariste, animateur de radio, écrivain de science-fiction, professeur de narratologie.
  • Camille Dauzère : (1869 - 1944) ; né au Bilan (Saint-Jean-Poutge) le 10 avril 1869, professeur agrégé de physique. Il est nommé directeur de l'observatoire du Pic du Midi de 1920 à 1931[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-Poutge Blason D'or à la bande ondée de sinople chargée en chef d'un navire habillé d'argent et en pointe d'une roue à aubes du même; à la bordure de gueules chargée de quatre tours d'or, 1, 2 et 1.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Plan séisme
  4. Fabien Colléoni, « Saint-Jean-Poutge – La Molère », ADLFI. Archéologie de la France - Informations. une revue Gallia,‎ (ISSN 2114-0502, lire en ligne, consulté le 27 mars 2017)
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  11. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  15. Notice no PA00094915, base Mérimée, ministère français de la Culture : Château de Herrebouc
  16. Jacques Gardelles, Herrebouc, pp. 117-123, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société française d'archéologie, Paris, 1970